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mercredi 30 juillet 2025

L’éducation contre la ségrégation : entretien avec Gábor Erőss, sociologue engagé et élu écologiste


"Le Journal francophone de Budapest a rencontré Gábor Erőss, sociologue hongrois de 52 ans, chercheur à l’Institut de sociologie du Centre de sciences sociales 
(TK SzI) et ancien adjoint au maire du 8ᵉ arrondissement de Budapest (Józsefváros) entre 2019 et 2024. Membre du parti écologiste Párbeszéd, il a exercé son mandat avec une priorité claire : lutter contre la ségrégation scolaire dans un quartier longtemps marginalisé. Formé en France, à l’Université Paris Descartes, puis à l’EHESS, Gábor Erőss revient sur les politiques éducatives qu’il a mises en œuvre et sur sa vision de l’école comme outil d’émancipation sociale.

JFB : Quels ont été vos principaux combats en tant qu’adjoint au maire ?

Gábor Erőss : Ma priorité a été de m’attaquer à la ségrégation scolaire, très marquée dans notre arrondissement. Trop d’écoles étaient désertées par les familles des classes moyennes, perçues comme des écoles « à problèmes », alors qu’elles accueillent simplement des élèves issus des minorités, notamment Roms (Tziganes). Il fallait briser cette dynamique. Et – les écoles primaires et secondaires ayant été étatisées en 2013 – le faire dans le domaine qui restait du ressort des municipalités : les écoles maternelles.

Pour cela, nous avons agi – avec le soutien de la Commission Européenne qui cherchait à financer des programmes éducatifs visant à mettre fin à la discrimination ethnique et avec des ONG qui étaient les partenaires de la municipalité (Partners Hungary et la Fondation Rosa Parks) – sur  plusieurs leviers : introduction des cours d’anglais dans toutes les écoles maternelles, piscine pour tous, hausse des salaires pour les enseignants, recrutement d’éducateurs spécialisés et de psychologues scolaires, mais aussi la refonte de la carte scolaire et fermeture d’une école maternelle fortement ségréguée. Mais aussi rénovation des édifices, notamment dans les quartiers difficiles. Ces mesures ont permis d’améliorer l’attractivité des écoles locales, de diminuer le contournement de la carte scolaire, de réduire fortement les inégalités entre établissements en termes d’origine sociale et d’augmenter le nombre total d’élèves inscrits ; c’est ce qu’ont prouvé et reconnu des rapports indépendants et des prix internationaux remportés par le programme." La suite sur jfb.hu

dimanche 27 août 2023

«En Hongrie, le sport symbolise le pouvoir de Viktor Orban, et la division qu’il suscite»

"Depuis 2010, la Hongrie investit massivement dans l’organisation de grands événements sportifs, comme les Mondiaux d’athlétisme cette semaine. Les uns adorent, les autres abhorrent, et personne n’est plus capable de se parler, regrette le sociologue Tamas Doczi.

Tous les soirs depuis une semaine, la grande foule chemine vers le flambant neuf Centre national d’athlétisme de Budapest pour assister aux épreuves des Championnats du monde. Il y a des étrangers qui en profitent pour visiter la ville, bien sûr, mais aussi beaucoup de Hongrois ravis que l’événement se tienne chez eux (jusqu’à dimanche soir). Est-ce à dire que la population soutient sans réserve les efforts continus du gouvernement du premier ministre, Viktor Orban, pour accueillir des grandes compétitions internationales? C’est un peu plus compliqué que cela, explique au Temps Tamas Doczi, professeur associé à l’Université hongroise des sciences du sport, à Budapest. Le sociologue détaille les mécanismes de la politique sportive menée par le Fidesz, le parti au pouvoir depuis treize ans, et décrit une société polarisée en mal de projet rassembleur.

Le Temps: Depuis le début des Mondiaux d’athlétisme, les tribunes du stade sont bien garnies et l’ambiance est excellente. La Hongrie a l’air contente d’accueillir cet événement, non?
..." La suite sur letemps.ch

lundi 5 décembre 2022

Zsuzsa Hegedüs, sociologue francophile et conseillère de Viktor Orbán, est décédée

"Zsuzsa Hegedüs, sociologue de renom en France, puis conseillère du premier ministre hongrois Viktor Orbán, est décédée samedi à l'âge de 76 ans, rapporte le journal Mandiner . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

lundi 1 novembre 2021

Des chercheurs hongrois initient une enquête internationale sur la sexualité

"A l’initiative de chercheurs hongrois d’ELTE, une recherche scientifique à grande échelle intitulée International Sex Survey a été lancée, avec pour objectif d’étudier les comportements sexuels et leurs répercussions sociales.

Cette Étude internationale sur la sexualité sera menée dans plus de 40 pays, au moyen d’un questionnaire anonyme en ligne, et les chercheurs espèrent obtenir des échantillons de 2 000 adultes dans chaque pays.

La recherche est menée sous la direction du Dr Beata Bőthe (Département de psychologie, Université de Montréal) et en collaboration avec le personnel de l’Institut de psychologie de l’Université Eötvös Loránd, Dr Zsolt Demetrovics, Mónika Koós et Léna Nagy." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

jeudi 21 janvier 2021

Hongrie : les habitants de Buda gagnent deux fois plus que les ruraux

"Une étude statistique publiée GKI Gazdaságkutató Zrt. met en lumière les fortes disparités spatiales des revenus en Hongrie . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

mercredi 9 décembre 2020

Désirer comme un homme de Florian Vörös


Comment se noue la domination masculine dans les fantasmes ? Et par quels moyens cette domination pourrait-elle se dénouer ? À partir d'entretiens approfondis avec des hommes, Florian Vörös explore les imaginaires sexuels masculins à l'aune d'une pratique très courante, mais peu étudiée par les sciences sociales : le visionnage de pornographie. En mêlant conversations entre hommes sur le plaisir sexuel et réflexion d'inspiration féministe sur les normes, les hiérarchies et les violences de genre, cet ouvrage décrit avec minutie la fabrique sexuelle de la masculinité blanche. La comparaison des cultures sexuelles gay et hétéro permet aussi d'aborder un large éventail d'images, de discours, de pratiques et de sociabilités qui alimentent le désir.
Qu'est-ce qu'être un homme, un " vrai " ? Être actif, puissant et pénétrant ? Se contrôler et se montrer invulnérable ? Se prétendre adulte et responsable ? Au plus près des paroles et des affects des participants à l'enquête – des hommes âgés de vingt à soixante ans, blancs et issus des classes moyenne et supérieure –, le sociologue interroge leur adhésion à un modèle hégémonique de masculinité, fondé sur une conception de la virilité comme force " naturelle " à " civiliser ".

Auteur Florian Vörös
Editeur La découverte
Date de parution 05/11/2020
Collection Revue Problemes politique Et Sociaux
Format 13cm x 22cm
Prix : 18 €
Source : fnac.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

samedi 19 septembre 2020

Á. Heller, La Valeur du hasard. Ma vie (trad. G. Métayer)

 

Ágnes Heller,

La Valeur du hasard. Ma vie

Édition de Georg Hauptfel.

Traduction de Guillaume Métayer,

Rivages Payot, 2020.

EAN13 : 9782743650278.

La vie extraordinaire d’Ágnes Heller (1929-2019), l’une des grandes philosophes et sociologues du xxe siècle. Une vie intense et mouvementée, traversée par une constante et courageuse quête de liberté. Au cours de sa longue existence, elle aura connu de près quatre systèmes différents : la société autocratique de classes, les totalitarismes nazi puis communiste, la démocratie libérale. Dans les dernières années de sa vie, forte de son expérience, elle lutte contre le nationalisme renaissant et la démocratie illibérale. Au cœur de son parcours existentiel et intellectuel, la rencontre avec György Lukács et la naissance de l’école de Budapest, avec son cortège d’amitiés et d’intrigues amoureuses. La vocation philosophique d’Ágnes Heller, son vif esprit d’indépendance, s’accompagnent d’un engagement politique sans concession qui la projette en première ligne des événements cruciaux du xxe siècle : la révolution de 1956, Mai 1968, la chute du Mur en 1989, et jusqu’au gouvernement d’Orbán. Elle raconte son émigration en Australie puis en Amérique et ses fébriles années new-yorkaises (elle occupera la chaire Hannah Arendt à la New School for Social Research). Dans ce kaléidoscope d’expériences défilent les plus grands noms de la pensée du xxe siècle, de Foucault à Derrida, d’Adorno à Löwenthal, de Jonas à Habermas, de Kołakowski à Bauman.

Sommaire

Avant-propos 5

1. Premiers souvenirs 7

2. Famille. 10

3. Enfance. 19

4. Le grand et le petit mondes 27

5. Guerre et persécution. 35

6. Après la guerre. 49

7. Études, Lukács et le parti 57

8. Révolution et interdiction de travail 71

9. Nouveau départ et l’école de Budapest 85

10. L’année 1968. 109

11. Deuxième interdiction professionnelle et émigration. 122

12. L’Australie. 128

13. Les États-Unis 144

14. Le changement de système, la mort de Feri et Budapest 168

15. Europe. 182

16. Liberté et responsabilité. 189

17. La valeur du hasard. 194

Index des noms

Voir le livre sur le site de l'éditeur…

Source : fabula.org

dimanche 3 mai 2020

Quand les murs racontent des histoires…

"Il vous est probablement arrivé de longer un vieux mur, de passer devant un bâtiment ancien, ou éventuellement d’essayer de déchiffrer une vieille inscription à moitié effacée et de vous demander ce dont ils ont été les témoins. Le but de cette rubrique (ou de ce blog ?) est de vous faire découvrir les histoires insolites que les murs renferment et vous faire découvrir Budapest ainsi que d’autres villes d’Europe centrale sous un angle nouveau. Nous allons explorer le passé en adoptant une approche pluridisciplinaire : histoire locale, architecture et urbanisme saupoudré d’un soupçon de sociologie et de généalogie." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

samedi 10 août 2019

Ce mois d’août, Le Courrier d’Europe centrale prend le large !

"Votre média met le pied sur le frein pour ce qui est du suivi de l’actualité ce mois d’août. Moins d’actus donc… mais plus d’histoires et de reportages ! Voici un avant-goût de ce qui vous attend ces trois semaines à venir.En fait de prendre le large complètement, disons plutôt que notre rédaction va réduire un peu la voilure, au profit de reportages hors-actu. En effet, de nouveaux articles vous attendent tout de même sur le site ce mois d’août et non des moindres !
Tout d’abord, il y aura les deux derniers articles de la série en sept épisodes « Budapest, une ville du monde », qui nous plait particulièrement en ce qu’elle nous permet de mettre en valeur la diversité de plus en plus grande de « notre » ville. Il faut dire qu’avec les nombreux départs de Hongrois vers l’Ouest de l’Europe, les étrangers sont un vecteur de dynamisme plus important que jamais à l’heure actuelle, dans l’économie et la culture budapestoises." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

lundi 13 mai 2019

Colloque « Les lieux de la précarité - la précarité inscrite dans l’espace social et dans l’espace géographique » les 5 juin de 9h à 19h et 6 juin de 9h à 15h Institut hongrois

Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Réservation obligatoire : reservation@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44

Colloque international organisé par le Centre Interuniversitaire d’Études hongroises et finlandaises (CIEH&CIEFi) de la Sorbonne Nouvelle - Paris 3 en collaboration avec La Fédération de recherche Études pluridisciplinaires sur l’Europe intermédiaire (EPEI) le Centre d’Études et de Recherches Comparatistes (CERC) le groupe de travail CODHIL du Département d’Études Françaises de l’Université Eötvös Loránd de Budapest (ELTE)
Nous proposons de problématiser le thème de la précarité dans le cadre d’un cycle de trois colloques : Existences précaires - études de cas : XIXe XXè, XXIè siècles ; Les lieux de précarité – la précarité inscrite dans l’espace social et dans l’espace géographique ; Précarités au fil du temps - trajectoires brisées, trajectoires maîtrisées.
La précarité rejoint la pauvreté tout en constituant une catégorie plus générale. Elle est avant tout rupture des liens sociaux, la personne précaire se sent isolée, inexistante pour les autres. « La précarité recouvre alors la forme du non-sens de l’existence, des lendemains pour rien, ces personnes ont un profond sentiment d’inutilité ».
Le colloque 2019 - Les lieux de la précarité - la précarité inscrite dans l’espace social et dans l’espace géographique - se propose pour sujet les lieux de précarité auxquels la création contemporaine, sensible à notre vécu quotidien, fait une place de plus en plus large. Il accueille les propositions abordant les différents lieux dans lesquels émergent les membres de cette nouvelle classe, et encourage la variété des disciplines porteuses de « données » concernant ce phénomène. Les contributions issues des études littéraires, des études politiques, de la linguistique, de la sociologie, de l’histoire, du droit et de l’économie seront invitées à dégager une géographie interdisciplinaire de la précarité/ du précariat.
Entrée libre

Agnes Heller, la philosophe hongroise qui a survécu aux idéologies

"A 90 ans, celle qui n’a cessé de combattre les dictatures et les abus de pouvoir dans son pays ne cède en rien sa liberté de dire et de penser.
Portrait. Elle serait la propagandiste d’un « marxisme vulgaire », enrichi de totems « post-libéraux ». Elle « insulterait la Hongrie ». Agnes Heller obnubile la presse aux ordres du pouvoir, qui la diffame à longueur de colonnes. C’est le prix à payer lorsqu’on dit ce qu’on pense de la dérive autoritaire en cours dans ce pays où le premier ministre nationaliste, Viktor Orban, désormais tristement célèbre, ne supporte aucune contradiction. Le cerveau lavé par un discours officiel de plus en plus éloigné de la vérité, les Hongrois ont oublié qu’ils étaient les héritiers de l’une des plus illustres intellectuelles européennes.
C’est loin d’Europe centrale, d’ailleurs, qu’on trouve quelqu’un qui puisse restituer l’ampleur de son travail – à l’université de Montréal, où Philippe Despoix est professeur associé de littérature comparée. La carrière d’Agnes Heller est « ancrée dans une confrontation avec le quotidien », explique cet universitaire qui lui a consacré sa thèse. Entourée par un cercle d’amis hongrois, elle a « animé une école inédite de la pensée, un foyer interdisciplinaire unique, au tournant des années 1960 et 1970. Elle a croisé avec eux philosophie du langage, phénoménologie, sociologie et esthétique et a renouvelé la théorie critique ».

Une victoire de la conviction
De tout cela, il n’est plus question en Hongrie, où ce qu’il s’est passé entre 1945 et 1989 est conspué. Avoir survécu à la Shoah et avoir été pourchassée sous le communisme ne protègent pas des campagnes dégradantes. Dans son bel appartement donnant sur le Danube, Agnes Heller, profil d’oiseau et silhouette poids plume, est pourtant en pleine forme : elle ne lit pas ce qui s’écrit sur elle. Elle vient tout juste de souffler ses 90 bougies avec son fils, sa fille, ses petits et arrière-petits-enfants, qui sont « tous, sauf une, installés en Hongrie »." La suite sur lemonde.fr (article payant)

vendredi 8 mars 2019

Hongrie, Pologne : pourquoi les femmes votent-elles à droite ?

"Cet article écrit par Weronika Grzebalska[1] et Eszter Kováts[2] a été publié le 18 décembre dernier dans la revue International Politics and Society de la Fondation Friedrich Ebert. Traduction de l’anglais vers le français par Ludovic Lepeltier-Kutasi.
"Au lieu de se demander comment les femmes peuvent-elles voter à droite, nous devrions nous intéresser au système politico-économique dans lequel elles vivent et aux alternatives politiques qui leur sont offertes. Les cas hongrois et polonais apportent un éclairage singulier sur cette question.
« Qu’est-ce qui ne tourne pas rond avec elles ? », s’était un jour ouvertement interrogé un éditorialiste du Guardian au sujet du soutien sans faille des femmes aux Républicains américains. La question ne date pas d’hier mais elle est encore régulièrement déterrée par des chroniqueurs progressistes dès lors qu’il s’agit, souvent en lien avec un sinistre fait divers, de commenter la réaction patriarcale qui sévit sous les gouvernements populistes conservateurs." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

1 - Weronika Grzebalska est sociologue et présidente de l’Association polonaise d’études sur le genre. Ses travaux portent sur le militarisme, la sécurité nationale et les politiques de droite. Ancienne membre de la FEPS YAN, membre de la Clark University (États-Unis), iASK (Hongrie) et du programme Trajectories of Change de la ZEIT-Stiftung.

2 - Eszter Kováts est doctorante en sciences politiques à l’Université Lóránd Eötvös (ELTE) de Budapest. Elle travaille au bureau hongrois de la Friedrich-Ebert-Stiftung, où elle est responsable depuis 2012 du programme d’égalité des sexes de la fondation pour l’Europe du Centre-Est.

vendredi 1 février 2019

Ce sentiment d’impuissance qui paralyse la société hongroise

"Article de Mária Vásárhelyi publié le 19 décembre sur le site de la revue Élet és Irodalom, sous le titre « Katatónia ». La traduction a été réalisée par Paul Maddens.

Selon la sociologue spécialiste des médias Mária Vásárhelyi, ce qui paralyse la société hongroise, ce n’est pas tant le manque d’information que le sentiment d’impuissance collective qui découle des « expériences funestes du passé ».

Le concept d’« impuissance apprise » est utilisé en psychologie et en psychologie sociale. A l’aide de ce concept, les spécialistes décrivent un état dans lequel l’individu perçoit sa propre situation comme étant sans issue et sur laquelle il n’a aucune prise. Aussi il ne fait aucun effort pour la transformer, il se résigne à ce qui paraît impossible à changer et devient blasé et dépressif.
Le théoricien de l’impuissance apprise, Martin Seligman, a prouvé par une série d’expériences pratiquées sur des chiens que si un courant électrique de faible intensité est envoyé sur l’une des deux grilles du plancher d’une cage divisée en deux parties égales, alors le chien apprend rapidement qu’il doit sauter de l’autre côté de la cage. Si une lumière s’allume dans les secondes qui précèdent l’arrivée du courant électrique, il comprend qu’il peut éviter la décharge électrique en sautant avant. Mais, s’il a vécu auparavant un certain temps dans une cage sans refuge dans laquelle la décharge électrique était inévitable, alors dans sa nouvelle cage, il ne cherche même pas d’échappatoire pour éviter la douleur." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

 

vendredi 16 novembre 2018

Patchworks, portraits et réalité sociale

"Après plusieurs expositions remarquées à la bibliothèque de l’université ELTE, au Collegium Budapest et à la Galerie Racine à Paris, c’est un petit espace associatif, le Zöldike (le verdier), dans le 1er arrondissement de Budapest que le sociologue Gábor Erőss a choisi pour présenter ses angles urbains. Une exposition commune avec la biologiste Orsi Kovács, comme un dialogue entre la ville et la campagne. Dans la lignée des travaux de Pierre Fraser, de l’université de Laval, les photos de Gábor Erőss présentent la « réalité visuelle » du 8e arrondissement, lieu hors du temps, aux contrastes souvent insolites, où coexistent toutes les identités qui forment la société hongroise d’aujourd’hui.
JFB : Vous êtes sociologue et photographe tout en étant très impliqué dans le militantisme politique en Hongrie, quel est le lien entre toutes ces activités ?" La suite sur jfb.hu

mercredi 26 septembre 2018

Les études de genre, un savoir en danger ?

"En Hongrie, deux universités ont perdu leur accréditation pour des programmes concernant le sujet. De la Pologne à la Turquie, des Etats-Unis à la France, les chercheurs subissent pertes de financement, mais aussi tentatives d’intimidation. Pourquoi le «genre» préoccupe-t-il tant les projets populistes et les extrémistes actuels ?
En août, le gouvernement Orbán a annoncé la révocation de l’accréditation accordée aux programmes de maîtrise en études de genre. Ces formations sont actuellement offertes par deux institutions : la Central European University (CEU), liée au milliardaire George Soros, et l’université publique Eötvös Loránd (ELTE). Si cette décision ne met pas fin aux recherches sur le genre, elle risque de porter un coup fatal au développement de ce domaine d’études et menace de manière directe la transmission de ces savoirs. Elle constitue une ingérence directe du gouvernement dans l’organisation des études supérieures, sans consultation des autorités académiques. A ce titre, il s’agit d’un précédent dangereux en Europe." La suite sur liberation.fr

jeudi 16 août 2018

Appel contre la suppression des "Études de genre" à l'Université hongroise

"Texte de l'appel à protestation du Réseau hongrois des enseignants universitaires (OHA) contre le plan du gouvernement de Viktor Orbán visant à supprimer le master "Études sur le genre".
C’est en plein milieu des vacances universitaires d’été que la Conférence des recteurs hongrois a reçu une proposition de modification de décret, issue des ministères des Ressources Humaines (EMMI, équivalent du ministère de l'éducation nationale, ndle) et de la Justice, demandant la suppression du Master « Etudes sur le genre ». A l’heure actuelle cette formation est proposée aux étudiants dans deux universités hongroises : la Faculté des Sciences Sociales de ELTE et l’Université d’Europe Centrale (CEU). Selon la proposition des deux ministères les étudiants admis cette année pourront encore achever leurs études, mais dans le futur personne ne pourra commencer en Hongrie des études dans cette discipline." La suite sur blogs.mediapart.fr

vendredi 13 juillet 2018

En Hongrie, ces sexagénaires qui se tuent au travail en rêvant de la retraite

"Dans la Hongrie "illibérale", l'allongement de l'âge légal du départ à la retraite à 65 ans n'a pas épargné ceux qui exercent des métiers pénibles. Qu'ils soient ouvriers, artisans, postiers ou agriculteurs, ces sexagénaires nés après 1957 devront encore attendre quelques années avant de pouvoir toucher leur pension. Malgré la fatigue, les rhumatismes et les blessures. Reportage dans un coin de la campagne hongroise.
József a 62 ans et est agent d'entretien. Il ne supporte plus son travail ni nerveusement ni physiquement ; au bout de trois-quatre heures il est déjà fatigué. István a 59 ans et exploite huit hectares de vigne à côté de son travail de maçon, mais il a de plus en plus de mal à monter dans son tracteur. Zoltán travaille comme facteur à 56 ans et sillonne les routes toute la journée sur son vélo et s'enrhume facilement quand vient le froid . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

dimanche 25 mars 2018

Remise du Prix Hungarica 2017 - 6 avril 2018 à 19h30 Institut hongrois

Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Réservation obligatoire : reservation@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44

Le 14e Prix Hungarica , créé en 2004 par l’Association des Amis de l’Institut hongrois, décerné par le jury le 7 mars 2018, sera remis à :
Julia Arikàn BAVOUZET pour sa thèse de doctorat en histoire, sociologie et langues soutenue à l’université de Nanterre et intitulée « Entre technocrates et administrateurs de l’Ancien régime. Les hauts fonctionnaires des ministères hongrois du dualisme (1878-1918) ».
Jean-Pierre LIOTARD-VOGT a obtenu un accessit pour son mémoire de master 2 en histoire, présenté à l’Inalco et intitulé « Travail de politisation et sociabilités militantes au sein de la mouvance social-démocrate à Budapest entre 1890 et 1914 ».
Les lauréats seront invités à commenter leurs travaux de recherche.
Le Prix Hungarica 2017 a bénéficié du mécénat d’EDF.
Entrée libre

mercredi 30 août 2017

La « question rom », les injustices sociales et la gauche hongroise

"Tribune publiée le 12 août 2017 dans Népszava sous le titre « Mit kezdjen a romákkal a szociáldemokrácia? ». Traduite du hongrois par Ludovic Lepeltier-Kutasi.
Selon la sociologue Angela Kocze, les politiques redistributives devraient mieux prendre en compte le déficit de reconnaissance dont souffrent les Roms en Hongrie.

Est-ce qu’il existe une chance pour qu’émerge en Hongrie une politique sociale-démocrate antiraciste, ou sommes-nous condamnés aux solutions d’un autre âge, promues et soutenues par les voïvodes, les vaticinateurs et autres « ethno-entrepreneurs » ?
Je vais essayer de présenter ici un raisonnement simple qui pourrait constituer la base d’une politique fidèle et cohérente avec les valeurs sociales-démocrates et antiracistes. Je vais pour cela m’appuyer sur les travaux théoriques de la politiste féministe et « post-marxiste » Nancy Fraser (…). Il existe encore de nos jours des responsables politiques de gauche qui croient que si les antagonismes et exploitations entre classes sociales se réduisent, cela s’accompagnera spontanément d’une atténuation, voir d’une disparition définitive des formes de différenciation sociale affectant les groupes méprisés, discriminés et « racialisés »." La suite sur hu-lala.org

samedi 18 février 2017

En Hongrie, charge politique contre les gender studies

"En Hongrie, un responsable du Parti populaire chrétien-démocrate (KDNP) a brutalement réagi au lancement, à la rentrée prochaine, d’un master de gender studies à l’Université Loránd Eötvös de Budapest.
L’Université Loránd Eötvös (ELTE) a récemment annoncé sur son site Internet l’ouverture d’un master de gender studies (études de genre) à la rentrée prochaine. L’objectif est de former les étudiants hongrois aux champs scientifiques explorant les rapports sociaux entre les sexes, du point de vue notamment de la sociologie, de l’anthropologie et de la psychanalyse. La nouvelle, reprise par le très conservateur site 888.hu, a provoqué une réaction en règle de Lőrinc Nacsa, président de la Fédération des jeunes chrétiens-démocrates hongrois (IKSz), l’organisation de jeunesse du Parti populaire chrétien-démocrate (KDNP), allié gouvernemental du Fidesz de Viktor Orbán." La suite sur hu-lala.org