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dimanche 5 octobre 2025

Budapest: le cymbalum à l’honneur sur la scène de l’Académie de musique (Zeneakadémia)

Crédit photo: Miklós Lukács

Par Pierre Waline 

"Introduit en Hongrie au cours du XVe siècle, le cymbalum (cimbalom) est un instrument de musique à cordes frappées. Il est constitué d’une caisse trapézoïdale en bois reposant sur des pieds, dont les cordes métalliques sont frappées par le musicien à l’aide de deux baguettes. Le modèle actuel fut créé à la fin du XIXe siècle, se voyant ajouter une pédale semblable à celle d’un piano. On en frappe les cordes grâce à deux baguettes légèrement recourbées, aux extrémités couvertes de feutre ou de cuir. Son timbre aux résonances métalliques prononcées est immédiatement reconnaissable. Il contient généralement entre 35 et 42 cordes organisées en paires ou groupes, la version de concert pouvant dépasser cent trente cordes couvrant quatre octaves et demi. Instrument accompagnant les ensembles tziganes, on peut le trouver également dans des œuvres du répertoire classique. Notamment chez Stravinsky.

C’est à cet instrument qu’était dédié le concert donné ce soir pour accompagner l’Ensemble de cordes de Budapest (Budapesti Vonósok) placé sous la conduite de János Pilz. En soliste Miklós Lukács, généralement connu pour ses interprétations de jazz, mais aussi lié à des compositeurs du répertoire traditionnel. Au programme des œuvres de Mozart (Divertimento KV. 138), Haydn (concerto pour violon en sol majeur en version transcrite), Joseph Suk (Sérénade en mi bémol majeur) et du Hongrois Kornél Fekete-Kovács (Elements). Ce dernier morceau spécialement écrit pour notre soliste de ce soir, donnant une large part à l’improvisation.

Composé en 1772, alors que Mozart avait seize ans, le divertimento en fa (KV 138) se présente sous la forme d’un quatuor réunissant deux violons, un alto et un violoncelle, ici étendus à l’ensemble de l’orchestre. Composé de trois mouvements (Allegro, Andante, Presto), il combine les procédés empruntés aux Italiens à la manière de Michael Haydn. Contemporain d’une série de huit symphonies (14 à 21), d’aucuns supposent que le jeune Mozart aurait envisagé de l’élargir à une forme symphonique en y ajoutant des parties de hautbois et de cor (A. Einstein). Au demeurant, malgré leur forme initiale de quatuor, ces „divertissements” de jeunesse, par leur caractère polyphonique prononcé, sont parfois qualifiés de „symphonies de Salzbourg”. Sur l’interprétation, rien à redire, sinon que de louer une fois de plus la qualité de cet ensemble, brillamment mené par son premier violon János Pilz, pour la grande pureté du son et, au sein de chaque pupitre, un jeu parfaitement à l’unisson. De l’œuvre, je retiendrai le premier mouvement par son entrain débordant de jeunesse. La suite sur jfb.hu

vendredi 28 mars 2025

Culture - Le cymbalum, trait d’union entre traditions et modernité

"Dans la bibliothèque feutrée du Musée d’ethnographie de Genève, un public attentif a eu le privilège d’assister à une rencontre rare autour du cymbalum, instrument traditionnel hongrois à la sonorité envoûtante. Guidée par Fabrice Contri, ethnomusicologue et directeur des ADEM, la présentation mettait en lumière toute la richesse culturelle de cet instrument.

Le cymbalum, souvent associé à la musique tzigane et aux fêtes populaires de l'Est, s’invite aujourd’hui jusque dans les salles de concert. C’est un instrument complexe, doté de 136 cordes, inventé en 1807 par un musicien hongrois qui le voulait plus riche, plus ample, presque comme une alternative au piano. À travers l’intervention du violoniste et ambassadeur Levente Székely, la musique s’est faite récit, reliant campagnes et villes, hier et aujourd’hui." La suite sur lemanbleu.ch

lundi 15 février 2021

Entretien - Miklós Lukács, maître des horloges - Le joueur de cymbalum hongrois répond à nos questions.

Miklós Lukács © Gérard Boisnel
"Phénomène repéré depuis de nombreuses années sur la scène européenne, Miklós Lukács est de ces musiciens qu’on n’est jamais surpris de retrouver dans de nombreux projets. En Hongrie bien sûr, où il a écumé toutes les scènes d’importance avec ses pairs, du vétéran Béla Szakcsi Lakatos à Mihály Dresch. Mais aussi dans toute l’Europe où son cymbalum, cet instrument populaire à cordes frappées d’Europe Centrale, fait sensation. Mais bien plus que l’instrument, c’est la personnalité et la finesse musicale de Lukács qui est recherchée, et le spectre large de son jeu, qui embrasse le classique aussi bien que l’improvisation pure. En deux trios, de « l’américain » de Cimbalom Unlimited au « hongrois » Cimbiosis, il a imposé sa propre voix et son instrument polymorphe. Rencontre avec un musicien généreux fasciné par le temps et les rencontres

- Votre instrument, typique de l’Europe Centrale, était surtout connu des amateur de Bartók. Comment l’avez-vous imposé dans la sphère jazz ?"
La suite sur citizenjazz.com

vendredi 27 septembre 2019

Le Monde Dans Mon Village présente « Cimbalom Brothers »

"Nous sommes heureux de vous convier au premier concert de la saison !
-Concert de musiques hongroises avec le groupe Cimbalom Brothers !
-Dimanche 20 Octobre dès 16h à l’église de Sainte-Orse (24210)
Buvette conviviale après le concert.
☎ Sur réservation au 06 03 71 06 81
Concert: 10€ Adhérent: 8€ Enfant: 5€
Le Cymbalum est un instrument à cordes frappées que l’on appelle aussi le piano tzigane, un des instruments phares de la musique hongroise depuis le milieu du XIXe siècle." La suite sur concertlive.fr