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dimanche 12 avril 2026

Législatives en Hongrie: Viktor Orbán accuse l'opposition de complot, son adversaire Peter Magyar réagit

"En pleine campagne législative, le Premier ministre nationaliste Viktor Orbán a tenté une nouvelle fois d'intimider ses adversaires, les accusant de fomenter un complot à son encontre pour semer le "chaos".

Le Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orbán a accusé, ce vendredi 10 avril, ses "adversaires", à deux jours des législatives dimanche, de se livrer à une "tentative organisée d'utiliser le chaos" pour remettre en cause leur résultat, des accusations que le chef de l'opposition lui a retournées.

Ils "complotent avec des services de renseignement étrangers, ne reculant devant rien" pour "s'emparer du pouvoir", a-t-il ajouté sur Facebook, dénonçant des "menaces de violences" sur ses partisans, des "accusations de fraude électorale fabriquées de toutes pièces" et de "manifestations pré-organisées" avant même le dépouillement.

Viktor Orbán, au pouvoir depuis 2010, brigue un cinquième mandat. Or son rival conservateur et pro-européen Peter Magyar est largement en tête des sondages indépendants.

"Fraudes", "actes criminels", "désinformation"

Ce dernier a répliqué vendredi en demandant aux Hongrois "de ne céder à aucun type de provocation et de conserver (leur) sérénité", invitant Viktor Orbán à "accepter le jugement du peuple hongrois avec le calme et la dignité qui s'imposent"." La suite sur bfmtv.com

lundi 6 avril 2026

«Voici comment fonctionne le système Orban»

"Ancien membre du Fidesz, Akos Hadhazy lutte depuis 15 ans en Hongrie contre la corruption systémique sous Viktor Orban. Il redoute que le premier ministre affaibli ne tente par tous les moyens de se maintenir au pouvoir.

Akos Hadhazy est assis dans son bureau du 14ᵉ arrondissement de Budapest, juste en face du parc municipal. Ce quartier, c'est le sien. Dans les rues, on passe devant des affiches à son effigie. Bien qu’il ne fasse pas partie de Tisza, le mouvement d’opposition, il a de bonnes chances de remporter un mandat direct en tant qu’indépendant. Son combat de longue date contre la corruption l’a rendu célèbre dans toute la Hongrie.

Pour la première fois depuis 16 ans, le premier ministre Viktor Orban pourrait perdre les élections. Le «vent du changement» souffle-t-il déjà dans les rues de la capitale?

Akos Hadhazy: Beaucoup sentent qu’un changement se prépare. Mais je ne suis pas aussi optimiste.

«L’opposition a une chance de gagner si le Fidesz renonce à la fraude électorale»
Je crains toutefois que le gouvernement y ait recours ouvertement pendant ou après les élections.

La fraude électorale existe donc bel et bien en Hongrie?
Ce n’est plus une question, c’est un fait. Prenez la machine de propagande: toutes ces affiches dans le pays, qui mettent en scène une «conspiration» entre Ursula von der Leyen, Volodymyr Zelensky et le chef de l’opposition, Peter Magyar. Elles ont été financées avec des millions en argent public. Des campagnes payées par l’Etat au profit d’un parti, c'est déjà une fraude électorale. Par ailleurs, j'ai personnellement été témoin d’achats de voix par le Fidesz." La suite sur watson.ch

jeudi 2 avril 2026

La Hongrie se moque de l'UE et contourne sans complexe le gendarme antifraude européen

"Le gouvernement de Viktor Orbán n'a restitué qu'une part marginale des fonds signalés par l'organisme européen de lutte contre la fraude. L'opposition, elle, réitère ses accusations de corruption à l'encontre du régime au pouvoir.

Selon les données de l'Office européen de lutte antifraude (OLAF), la Hongrie a récupéré et reversé moins d'un cinquième des fonds identifiés par Bruxelles comme potentiellement frauduleux. À l'approche d'une élection qui s'annonce difficile pour le Premier ministre Viktor Orbán, l'opposition relance ses accusations de corruption systémique.

La question a déjà coûté cher à la Hongrie: en 2022, l'Union européenne (UE) a gelé 27 milliards d'euros de fonds destinés à Budapest, après avoir pointé des connexions politiques jugées «déterminantes» dans l'attribution des marchés publics. Selon la Commission européenne, environ 18 milliards restent encore bloqués. Dans ce contexte, les efforts de restitution apparaissent dérisoires: la Hongrie n'a reversé qu'environ 250 millions d'euros sur près de 1,4 milliard identifiés comme suspects par l'OLAF –soit à peine 18%." La suite sur slate.fr

mardi 2 décembre 2025

Hongrie : fraude électorale massive dans le village de Tiszabura

"Selon le maire de cette commune, l'une des plus pauvres de Hongrie, il est possible d'obtenir jusqu'à 70 000 HUF (170 €) par personne pour un vote, mais il existe également une réduction pour les familles.

Des élections locales ont été organisées dimanche pour la troisième fois à Tiszabura, l'un des villages les plus pauvres de Hongrie. Comme la dernière fois, Zsigmond Fekete, le candidat de l'Association des communautés tsiganes, est arrivé en tête, avec un taux de participation surprenant d'environ 80 %.

Les deux résultats précédents ont été annulés par la Cour suprême hongroise pour cause de fraude électorale massive : des électeurs avaient été payés et transportés sur place, tandis que de l'argent liquide avait été retrouvé dans les urnes." La suite sur euronews.com

mercredi 19 novembre 2025

Hongrie : le pays devient un refuge pour des étrangers influents accusés de fraudes ou de crimes

"Des politiciens étrangers qui partagent les mêmes opinions sont accueillis à bras ouverts, même s'ils sont poursuivis par la justice de leur pays.

"Personne n'est au-dessus de la loi", a déclaré Zbigniew Ziobro, qui, en réécrivant la lettre de la loi, a servi ses propres intérêts en tant que ministre polonais de la Justice et procureur général.

Aujourd'hui, la justice se retourne contre lui.

Il est accusé d'avoir détourné 150 millions de zlotys, soit 35 000 euros, par le parquet qu'il a dirigé. Début novembre, le Sejm, la chambre basse du Parlement polonais, a suspendu l'immunité parlementaire de l'ancien vice-président du parti Droit et Justice (PiS), le parti au pouvoir et aujourd'hui dans l'opposition." La suite sur euronews.com

jeudi 21 novembre 2024

Hongrie : une crèche soupçonnée d'avoir détourné plus de 1,8 millions d'euros de fonds européens

"L'Office antifraude de l'UE a ouvert une enquête sur l'établissement qui ne dispose que de 12 places disponibles.

L'Office antifraude de l'Union européenne a demandé à consulter les comptes d’une crèche hongroise de la commune de Kazár, dont la création aurait coûté près d’un 1,8 million d'euros. L’établissement en question a ouvert ses portes en septembre dernier et ne dispose que de 12 places. Chaque berceau aurait donc couté près de 150 000 € à l’Union européenne.

Un marché truqué..." La suite sur euronews.com

mercredi 28 septembre 2022

Un élu hongrois d'extrême droite condamné pour espionnage au profit de Moscou

"Un ancien eurodéputé hongrois d’extrême droite a été condamné mardi par la Cour suprême pour des faits d’espionnage au profit de Moscou, où il vit désormais.

“La Cour a déclaré le prévenu coupable (...) d’espionnage contre les institutions de l’Union européenne”, selon l’arrêt consulté par l’AFP.

Bela Kovacs est accusé d’avoir œuvré “pour les intérêts de la Russie et (pour) affaiblir la politique de l’UE” entre 2012 et 2014, d’après l’acte d’accusation cité par la presse. Il aurait également travaillé pour le renseignement militaire russe.

La Cour suprême a en outre confirmé sa condamnation pour “fraude fiscale” et “falsification de documents ayant entraîné un préjudice financier”." La suite sur 7sur7.be

samedi 2 avril 2022

Hongrie : quatre clés pour comprendre les élections législatives, cruciales pour l'avenir du Premier ministre Viktor Orban

"Au pouvoir depuis douze ans, le dirigeant nationaliste brigue un quatrième mandat consécutif.

Stop ou encore ? Les Hongrois votent, dimanche 3 avril, à l'occasion des élections législatives. Le Premier ministre nationaliste et conservateur Viktor Orban, au pouvoir depuis douze ans, est favori dans les études d'opinion, mais affronte pour la première fois une opposition soudée.

Franceinfo vous donne les quatre clés du scrutin, dont la campagne a été, comme la présidentielle en France, bousculée par la guerre en Ukraine." La suite sur francetvinfo.fr

Législatives - En Hongrie, l’épouvantail Orbán en tête dans les sondages

"Malgré les critiques de l’opposition qui lui reproche sa russophilie, le Premier ministre a multiplié les gestes et les cadeaux pour que son parti remporte le scrutin de dimanche.

« Pourquoi voudriez-vous que je change de gouvernement ?» Visage serein barré d’une sage moustache blanche, Sandor Galik est un retraité heureux. Blouson et veste de jean impeccablement repassés, il a récemment fait deux heures de train pour entendre Viktor Orbán parler à Budapest. «J’ai touché un 13e mois de retraite et une prime d’environ 300 euros», explique cet ex-fonctionnaire de 68 ans qui vit à Csengod, ville de 2 000 habitants au centre de la Hongrie. «Le gouvernement a remboursé à mes deux fils une année d’impôt sur le revenu et ma fille ne paie plus d’impôts, comme tous les jeunes de moins de 25 ans. Et le gaz est moins cher qu’ailleurs en Europe… Je me devais de monter à Budapest, c’est une façon de dire merci au Premier ministre», sourit Sandor, drapeau vert, blanc et rouge à la main. Dimanche, il votera pour le Fidesz, le parti de Viktor Orbán.

En bon populiste, ce dernier a rempli le porte-monnaie de ses compatriotes avant les élections. Mais l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février a changé la donne. Viktor Orbán, qui était encore en visite au Kremlin le 1er février, est aujourd’hui critiqué pour sa proximité avec Poutine. Pourtant l’homme fort de Budapest n’a pas toujours été aussi russophile. En 1989, jeune leader d’un parti progressiste, Orbán lançait un tonitruant «Dehors les Russes !» devant une foule immense à Budapest." La suite sur liberation.fr

vendredi 1 avril 2022

Législatives hongroises : des bulletins de vote retrouvés dans une décharge en Roumanie

"Alors qu'ont lieu les élections législatives dimanche en Hongrie, des bulletins de vote partiellement brûlés ont été découverts dans une décharge en Roumanie.

C'est un journaliste d'un site Internet local qui a tourné ces images. On y voit des bulletins déjà remplis par des électeurs ayant voté pour des partis d'opposition. 

Si le scrutin a lieu dimanche en Hongrie, les ressortissants hongrois vivant dans les pays frontaliers peuvent, eux, déjà voter par correspondance. Mais ce système est jugé vulnérable à la fraude par les partis d'opposition qui voient derrière ces bulletins jetés une manœuvre du Fidesz, le parti au pouvoir." La suite et vidéo sur euronews.com

mercredi 30 mars 2022

Hongrie : comment le Fidesz d'Orbán a modifié le système électoral

"Péter Márki-Zay, le candidat de l'opposition au poste de premier ministre hongrois, avec six partis derrière lui, a eu droit à un total de seulement cinq minutes dans les médias publics pour présenter son programme électoral. Les politiciens de l'opposition ne sont pas vraiment mis en lumière par les médias gouvernementaux,y compris ceux qui sont financés par les contribuables.

Selon l'expert électoral Róbert László, il s'agit là de l'une des plus grandes anomalies du système électoral hongrois. Sans oublier que le gouvernement fait campagne depuis douze ans avec l'argent public, dépensant des centaines de fois plus que les partis d'opposition. Et il y a d'autres problèmes : "Beaucoup de gens vivent dans une situation tellement vulnérable qu'ils pensent que pour rester dans le programme de travaux publics ou pour obtenir certains avantages au niveau local, ils doivent mettre leur voix au bon endroit au bon moment lors des élections, qu'elles soient locales ou nationales. Ils n'ont même plus nécessairement besoin d'être intimidés pour le faire, ils ont malheureusement été brisés ces dernières années." La suite sur euronews.com

mardi 29 mars 2022

Une organisation ultra-conservatrice polonaise vient observer les élections hongroises

"L’organisation ultra-conservatrice polonaise Ordo Iuris comptera parmi les observateurs du scrutin du 3 avril en Hongrie.

Le 3 avril, jour des élections législatives hongroises, l’OSCE craignant des fraudes déploiera une mission complète d’observation, un fait inédit dans l’Union européenne." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

lundi 28 mars 2022

En Hongrie, des bénévoles mobilisés contre la fraude aux élections

"Le Premier ministre souverainiste Viktor Orban, 58 ans, espère remporter le 3 avril un quatrième mandat consécutif, et poursuivre sa "révolution conservatrice" 

Dans ce contexte, l'OSCE a missionné sur place plus de 200 observateurs, un dispositif exceptionnel pour un pays de l'UE - auquel seule la Bulgarie avait eu droit en 2013

Dans une semaine, jour des législatives en Hongrie, Laszlo Mero sera à pied d'oeuvre. Comme 20 000 autres bénévoles, il se prépare à surveiller les opérations de vote en Hongrie, sur fond de craintes de fraude.

Le Premier ministre souverainiste Viktor Orban, 58 ans, espère remporter le 3 avril un quatrième mandat consécutif, et poursuivre sa "révolution conservatrice".

Selon Bruxelles, cette transformation à marche forcée s'est accompagnée de nombreuses atteintes à l'Etat de droit et des inquiétudes pèsent sur l'intégrité du scrutin." La suite sur arabnews.fr

samedi 19 février 2022

Le pouvoir hongrois prêt à toutes les manipulations

"Un journal hongrois, porte-voix du premier ministre Viktor Orbán, publie de prétendues révélations censées mettre au jour un complot contre la Hongrie, avant les élections du 3 avril. Mais il s’agit d’une opération de désinformation, qui a utilisé notamment un billet de blog du Club de Mediapart.

Budapest (Hongrie).– Une forte odeur de barbouzerie imprègne la campagne électorale hongroise, à l’issue de laquelle le premier ministre Viktor Orbán espère rempiler pour un quatrième mandat d’affilée." La suite sur mediapart.fr (article payant)

jeudi 10 février 2022

Soupçons - En Hongrie, des élections législatives sous haute surveillance

"Redoutant des fraudes électorales, l’OSCE préconise l’envoi de 218 observateurs afin d’encadrer le scrutin du 3 avril, lors duquel le Premier ministre Viktor Orbán briguera un quatrième mandat d’affilée. De quoi diviser la presse magyare.

Le 3 avril prochain, le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, tentera de conquérir un quatrième mandat de suite face à une coalition d’opposition menée par le chrétien-démocrate Péter Márki-Zay. Deux mois avant le verdict des urnes, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a recommandé, dans un rapport publié vendredi 4 février, l’envoi de 218 observateurs afin d’encadrer le scrutin hongrois.

L’organisme entend prévenir “d’éventuelles intimidations d’électeurs ou des achats de votes”, justifiant également sa démarche par l’important “écho médiatique autour de l’élection”, ainsi que par l’organisation le même jour d’un référendum anti-LGBT controversé sur la protection de l’enfance, relate HVG.

“Après la Bulgarie, la Hongrie deviendrait ainsi le second pays de l’Union européenne concerné par un dispositif d’encadrement aussi important si cette préconisation se concrétisait”, indique le quotidien de gauche Népszava. Sur les 218 observateurs, “18 examineraient durant plusieurs semaines le déroulement du processus électoral national et les 200 autres suivraient le vote en tant que tel”, précise le journal.

Fraudes et anomalies en 2018

Les observateurs “devraient probablement être déployés dans neuf grandes villes du pays, en l’occurrence Budapest, Debrecen, Miskolc, Szeged, Győr, Pécs, Nyíregyháza, Kecskemét et Szombathely”, précise le portail 24.hu. L’OSCE “recherche actuellement des interprètes et des chauffeurs sur place”, développe le site." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

mardi 14 décembre 2021

En Hongrie, Macron rencontre Orban, "adversaire" et "partenaire européen"

"Outre les terrains d'entente sur le nucléaire ou la défense européenne, le chef de l'État devait parler des sujets qui fâchent comme l'État de droit et des droits LGBT.

POLITIQUE - Emmanuel Macron a rencontré ce lundi 13 décembre à Budapest le Premier ministre hongrois Viktor Orban, son adversaire dans l’UE côté valeurs mais un allié potentiel sur des sujets comme les investissements, le nucléaire ou la défense européenne, au programme de la présidence française du Conseil de l’UE.

Ce déplacement, le premier d’un chef d’État français depuis 2007, s’effectue dans le cadre d’un sommet des pays du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie). “C’est un adversaire politique, mais un partenaire européen”, avait souligné jeudi Emmanuel Macron, qui boucle ainsi sa tournée des 26 autres capitales de l’Union européenne. “Quelles que soient nos sensibilités politiques, nos choix, nous devons travailler ensemble pour notre Europe”." La suite sur huffingtonpost.fr

mercredi 17 novembre 2021

Les ONG alertent sur le risque de tourisme électoral en Hongrie

"Un amendement récemment adopté en Hongrie légalise l’établissement d’adresses fictives et pourrait donner lieu à un « tourisme électoral » lors des élections parlementaires de l’année prochaine, selon une déclaration mardi (16 novembre) de l’Union hongroise des libertés civiles (TASZ) et du groupe de réflexion Political Capital, a rapporté Telex, partenaire d’EURACTIV.

L’amendement modifie la définition de la résidence. Désormais, il n’est plus nécessaire de vivre réellement à cette adresse. La résidence sera réduite à une adresse de contact, avec seulement une présomption en faveur de la résidence.

Selon les organisations de la société civile, les amendements suppriment également les sanctions pour l’établissement (ou la complicité) d’une résidence fictive." La suite sur euractiv.fr

mercredi 17 février 2021

Révéler l’identité d’un fraudeur fiscal n’est pas contraire au respect de la vie privée, selon la CEDH

"Pratiqué en France par le fisc pour les personnes morales, le "Name & Shame" n'est pas anticonstitutionnel quand il cible les particuliers, considère la Cour européenne des droits de l'homme.

Grâce à la Cour européenne des droits de l’homme, la pratique du "Name & Shame", une technique déjà bien usitée par l'administration américaine pour dissuader les contribuables de fraude fiscale en "balançant" publiquement l’identité des mauvais élèves, semble avoir de beaux jours devant elle en Europe.

Saisie par un citoyen hongrois qui contestait que l’autorité financière de son pays ait publié son nom, son adresse et le montant de sa condamnation fiscale en vertu du droit au respect de la vie privée et familiale, la CEDH lui a donné tort dans un arrêt rendu le mois dernier relevé par Capital.

La cour a en effet considéré que la publication de ces éléments n’était pas contraire à la Convention européenne des droits de l’homme, qui protège ce droit dans son article 8." La suite sur boursier.com

mercredi 3 février 2021

La CEDH accepte que l’on dévoile en ligne les noms des fraudeurs fiscaux

"Un jugement récent de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) estime que la publication en ligne du nom des fraudeurs fiscaux, par les autorités hongroises, n’est pas contraire à la protection de la vie privée. L’équilibre entre l’intérêt légitime et défense de la vie privée est respecté, d’après les juges.

En Hongrie, l’administration fiscale a créé un portail dans lequel elle dévoile la liste des fraudeurs fiscaux épinglés par la justice, avec leurs noms, adresses et les sommes en jeu.

Publier le nom des fraudeurs fiscaux « n’est pas manifestement dépourvu de fondement raisonnable » pour la CEDH

Un particulier hongrois, dont le nom avait été ainsi révélé, a saisi la CEDH, estimant que ce portail attentait à sa vie privé, et contrevenait aux principes de protection de l’Union Européenne. Mi-janvier 2021, la CEDH a rendu un arrêté, déboutant le plaignant de sa demande." La suite sur ruedebaguette.com

 

dimanche 17 janvier 2021

Pour la CEDH, il n’est pas illicite de publier en ligne les noms de fraudeurs fiscaux

"La Cour européenne des droits de l'Homme s'est penchée sur une affaire en Hongrie dans laquelle l'identité des fraudeurs est publiée en ligne, par les autorités. Dans son verdict, elle considère ce but légitime et qu'il n'y a pas d'infraction à la vie privée compte.

Dans sa décision du 27 décembre 2019, le Conseil constitutionnel a validé l’essentiel d’un dispositif expérimental consistant à déceler d’éventuels fraudeurs en passant les réseaux sociaux au tamis. L’institution faisait observer que la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales est un objectif de valeur constitutionnelle. Elle rappelait néanmoins la nécessité de tenir compte du droit au respect de la vie privée.

Il apparaît aujourd’hui que cette lutte contre les resquilleurs pourrait aller plus loin encore. C’est ce que fait remarquer Nicolas Hervieu, un juriste en droit public et collaborateur du cabinet Spinosi & Sureau. Sur Twitter, il signale la publication par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) d’un arrêt dans lequel est porté un coup de canif envers la vie privée, au nom d’autres considérations." La suite sur numerama.com