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jeudi 9 avril 2026

Lauréate du prix Nobel de physiologie ou médecine 2023 : « Je suis tout simplement passionnée par la recherche »

La scientifique Katalin Karikó est colauréate du prix Nobel de physiologie ou médecine 2023. Photo : vilcek.org.

"Le succès du Dr Katalin Karikó, colauréate du prix Nobel de physiologie ou médecine 2023, est le fruit d'efforts inlassables et d'un engagement sans faille envers la voie qu'elle a choisie.

La scientifique Katalin Karikó est reconnue pour ses recherches sur l'ARNm, fondement de la technologie vaccinale moderne. Malgré de nombreux obstacles rencontrés au cours de sa carrière, sa persévérance lui a permis de démontrer le potentiel de l'ARNm en médecine. Les travaux de Karikó ont contribué de manière significative au développement du vaccin contre la COVID-19, ayant un impact considérable sur la santé mondiale et confirmant l'importance d'une recherche scientifique continue.

Le succès, c'est la joie de résoudre des problèmes en laboratoire.

Dans une interview accordée au prix Nobel, Karikó a déclaré : « Je veux simplement faire de la recherche, pas recevoir de prix. » Cette affirmation reflète parfaitement son état d'esprit : un dévouement à la recherche scientifique, en particulier à l'étude de l'ARNm, plutôt qu'à la gloire ou aux récompenses. Pendant des décennies, elle a travaillé discrètement, essuyant d'innombrables refus et coupes budgétaires, mais elle a persévéré dans sa passion pour la science.

Tout au long de sa carrière, Karikó a défini le succès par la joie de résoudre des problèmes en laboratoire, et non par la recherche de reconnaissance. Malgré un licenciement (en 1995) et des financements limités pour ses recherches sur l'ARNm pendant des décennies, sa passion pour la découverte scientifique l'a toujours motivée." La suite sur vietnam.vn

vendredi 27 février 2026

Ne jamais renoncer Katalyn Karikó

Ne jamais renoncer
Katalyn Karikó
Quanto, 2024, 276 pages, 24,50 €

"Beaucoup de livres qui relatent de grandes découvertes scientifiques peuvent donner l’impression que leur trame narrative, quand il y en a une, est un simple emballage, une figure de style obligatoire et étirée en longueur. L’autobiographie de Katalin Karikó, biochimiste, prix Nobel de médecine 2023 pour sa contribution aux vaccins utilisant l’ARN messager contre la Covid-19, est au contraire fascinante parce que l’histoire de sa vie personnelle est « une démonstration sans égale de la valeur de la science et de ce qu’elle peut apporter, non seulement à l’humanité dans son ensemble, mais aussi, individuellement, à ceux et celles qui croient en elle ! »

Le titre de la traduction française du livre Ne jamais renoncer est très bien choisi 1. K. Karikó raconte ainsi comment au cours de sa carrière elle a subi nombre de revers et d’avanies et n’a pas vraiment démarré avec les meilleures chances sur la ligne de départ. Elle revient sur sa jeunesse dans une maison sans eau courante et sans chauffage central en Hongrie communiste. On se dit que c’est presque un miracle qu’elle ait persévéré jusqu’au bout. Son secret : « croire profondément en la valeur de ce qu’elle faisait », sans avoir besoin d’être motivée par la reconnaissance officielle et les récompenses (et de fait elle n’en a reçu à peu près aucune avant la toute fin de sa carrière)." La suite sur afis.org

mardi 16 décembre 2025

Cancers, maladies génétiques, infections… Les multiples promesses de l’ARN messager


"Il y a cinq ans, des vaccins développés en un temps record grâce à cette technologie ont permis au monde de sortir de la pandémie de covid. Mais les domaines où elle pourrait apporter des progrès significatifs sont bien plus nombreux. Avec LéNA, découvrez le meilleur du journalisme européen.

En décembre 2020, moins d’un an après le début de la pandémie de covid-19, le laboratoire Pfizer annonçait triomphalement les premiers résultats de son vaccin contre le Sars-CoV-2. Moins d’un an plus tard, des millions de personnes étaient vaccinées et, progressivement, la plupart des Etats ont pu lever les confinements, couvre-feux et autres restrictions qui ont rythmé nos vies pendant près de trois ans.

Ce vaccin marquait une première mondiale : il utilisait la technologie de l’ARN messager (ARNm) développée depuis de longues années dans l’ombre des laboratoires de recherche. Cinq ans plus tard, elle a encore mûri et, partout dans le monde, des équipes s’efforcent de faire éclore les traitements de demain. Maladies infectieuses, cancers, pathologies génétiques… La liste des promesses portées par l’ARNm est longue, mais le chemin pour les concrétiser reste complexe. Plus de 200 essais cliniques consacrés à l’ARNm sont en cours." La suite sur lesoir.be (article payant)

jeudi 3 juillet 2025

Great Immigrant: Katalin Karikó


"Born in Hungary, Katalin Karikó received a Nobel Prize for developing the scientific foundation for vaccines that were instrumental in fighting COVID-19. A new Carnegie-commissioned comic series highlights Karikó’s story and the stories of other naturalized citizens who enrich American society and strengthen our democracy.

Katalin Karikó left her home country of Hungary with her husband and daughter in 1985, after her university position was eliminated. She stitched all their money into her daughter’s teddy bear and bought one-way tickets to the United States where she had found a position as a researcher in Pennsylvania. While she had worked with RNA while in graduate school in the 1970s, convincing others of its potential wasn’t always easy." La suite sur carnegie.org 

lundi 12 août 2024

« Les routes de l'ARN » : de la découverte de l'ARN au prix Nobel de Katalin Karikó 20 septembre 2024 à 19h00 Lieu: Serre de l’Institut Pasteur

Serre de l’Institut Pasteur 28 rue du Docteur Roux, 75015 Paris

l’Institut Pasteur, l’Ambassade de Hongrie à Paris et l'Institut Liszt vous invitent au vernissage de l’exposition consacrée à la vie et la recherche scientifique de Katalin Karikó, biochimiste hongro-américaine spécialisée dans la technique ARN messager, prix Nobel de physiologie ou médecine en 2023, conjointement avec Drew Weissman.

L'exposition retrace l'histoire de l'ARN messager, depuis les découvertes fondamentales en biologie moléculaire jusqu'à ses applications révolutionnaires en vaccinologie.
À travers trois sections, l'exposition éclaire le chemin biologique, historique et humain de ce messager qui a conduit à des avancées scientifiques et médicales majeures.

L’exposition s'inscrit dans la thématique de la 41e édition des Journées Européennes du Patrimoine 2024 “Routes, réseaux et connexions”.

Katalin Karikó
Née en Hongrie, à Szolnok, en 1955, les recherches de Katalin Karikó sur l'ARN messager, poursuivies depuis le début des années 1990, ont joué un rôle déterminant pour permettre l'utilisation de celui-ci dans la création de vaccins d'un nouveau type, approche qui se concrétise avec la recherche contre la pandémie de Covid-19, et notamment la création du vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech. Elle a enseigné à l'université de Pennsylvanie. Elle devient ensuite vice-présidente senior chez BioNTech RNA Pharmaceuticals.

Entrée libre, merci de confirmer votre présence avant le 10 septembre !
Cliquez ici pour la RÉSERVATION

jeudi 4 juillet 2024

« Ne jamais renoncer », de Katalin Kariko, Prix Nobel de médecine 2023 : la leçon de ténacité d’une immigrée

"Dans son autobiographie, la biologiste, née en Hongrie, raconte son extraordinaire aventure, sur le chemin semé d’embûches de la découverte du vaccin à ARN messager. 

En d’autres temps, sans doute aurions-nous lu ce livre avec un regard moins orienté. L’extraordinaire parcours de Katalin Kariko, sa conviction inébranlable que l’ARN messager pouvait constituer un outil thérapeutique unique, le scepticisme constamment rencontré, les obstacles franchis pendant trente ans font de cette aventure une véritable épopée scientifique. Mais, la période que nous traversons étant particulière, impossible de ne pas voir dans ce récit une parabole sur les atouts de l’immigration.

Depuis l’avènement du vaccin à ARN messager, en décembre 2020, et plus encore depuis le couronnement de Katalin Kariko par le prix Nobel en 2023, l’histoire est désormais connue. Son héroïne l’a d’ailleurs longuement racontée dans nos colonnes. Mais cette autobiographie, écrite d’une plume alerte, lui donne une nouvelle intensité. Voici donc une petite fille hongroise née en 1955, fille de boucher, élevée dans une maison en pisé, sans eau courante. L’enfant aime l’école. Pas forcément la plus douée, selon elle, mais assurément la plus travailleuse, elle enchaîne les succès scolaires, puis universitaires. La voilà biologiste, avec une spécialité, ou plutôt une passion : l’ARN messager, cette molécule qui transfère l’information génétique de l’ADN pour fabriquer nos protéines." La suite sur lemonde.fr (article payant)

mercredi 29 novembre 2023

Katalin Kariko et Drew Weissman Prix Nobel de Médecine 2023 : le vaccin à ARN messager récompensé !

" « Les gens doivent savoir qu’il ne s’agit pas d’une expérience unique que nous avons réalisée et que le vaccin n’a pas été fabriqué en dix mois. Nous avons modifié l’ARN messager et nous avons eu les honneurs, mais les vaccins sont basés sur plus de vingt ans de travail par Kati et moi et sur le travail de centaines, voire de milliers d’autres scientifiques. » (Drew Weissman, le 2 octobre 2023 au "New York Times").

Je reviens sur l'attribution du Prix Nobel de Médecine de l'année 2023, annoncé le lundi 2 octobre 2023 par le Comité Nobel : cette prestigieux récompense, aboutissement de grandes recherches, s'est portée sur le vaccin à ARN messager adapté à combattre le covid-19 et ses deux principaux "inventeurs", Katalin Kariko, d'origine hongroise, et l'Américain Drew Weissman, tous les deux travaillant dans une université américaine, celle de Pennsylvanie, à Philadelphie. Les deux lauréats recevront leur prix dans quelques jours. Inutile de dire que j'ai été très ému à l'annonce de ce Nobel.

Ce Prix Nobel répond à tous les impératifs de la recherche : un travail en équipe, un saut technologique voire une véritable révolution technologique, une réalisation concrète qui a sauvé des millions de vies humaines et aussi, et c'est peut-être le plus important, un espoir pour de nombreuses autres maladies, en particulier le sida et le cancer, même s'il faut toujours resté prudent dans ce domaine puisque d'optimisme n'ont pas toujours été tenues dans le passé." La suite sur agoravox.fr

mardi 3 octobre 2023

Nobel 2023 : de la Hongrie communiste au monde des start-up

"Stockholm, le lundi 2 octobre 2023 – Le Prix Nobel de médecine a été décerné à Katalin Kariko et Drew Weissman, pour leurs travaux ayant ouvert la voie au développement des vaccins à ARNm contre la Covid-19.

Ce lundi 2 octobre est marquée par l’ouverture de la nouvelle campagne vaccinal de rappel contre la Covid-19 en France. Hasard du calendrier, c’est aussi ce lundi 2 octobre que l’Académie royale des sciences de Suède a décidé de décerner le Prix Nobel de médecine à Katalin Kariko et Drew Weissman, dont les recherches ont ouvert la voie à l’élaboration des vaccins à ARN messager contre la Covid-19. Ces vaccins qui ont été administrés ces trois dernières années à plusieurs milliards de personne sur la planète.

Un an après avoir créé la surprise en attribuant le prix académique le plus prestigieux du monde à des recherches sans aucune application médicale apparente en récompensant le paléogénéticien suédois Svante Paabo, les académiciens suédois retrouvent cette année leur sens pratique." La suite sur jim.fr

Katalin Karikó, du purgatoire scientifique au Nobel de médecine

"Pionnière des vaccins anti covid des laboratoires Pfizer-BioNTech et Moderna, la biochimiste d’origine hongroise Katalin Karikó vient d’obtenir la prestigieuse distinction avec son partenaire de recherches Drew Weissman. L’apothéose d’une vie aussi remarquable qu’accidentée dédiée au développement de l’ARN messager.

Les distinctions s’accumulaient depuis l’arrivée des vaccins ARN messager inspirés de ses recherches. Il lui manquait encore la récompense suprême, effleurée en 2021 mais décrochée par David Julius et Ardem Patapoutian pour leur découverte des récepteurs de la température et du toucher. Ce 2 octobre, Katalin Karikó est devenue la première scientifique hongroise sacrée prix Nobel de médecine et la troisième personnalité hongroise nobélisée de l’Histoire après Albert Szent-Györgyi en 1937 (isolateur de la vitamine C) et le romancier Imre Kertész (auteur du livre Etre sans Destin) en 2002." La suite sur lesoir.be (article payant)

Cet article est réser

lundi 2 octobre 2023

Prix Nobel de médecine : les chercheurs Katalin Karikó et Drew Weissman récompensés pour leurs travaux sur les vaccins à ARN messager

"Les travaux de la scientifique hongroise et du chercheur américain ont ouvert la voie au développement des vaccins contre le Covid-19 grâce à leurs "découvertes concernant les modifications des bases nucléiques". 

Le prix Nobel de médecine et de physiologie 2023 a été attribué, lundi 2 octobre, à la Hongroise Katalin Karikó et l'Américain Drew Weissman "pour leurs découvertes concernant les modifications des bases nucléiques qui ont permis le développement de vaccins ARNm efficaces contre le Covid-19", salue le comité Nobel. "Les lauréats ont contribué au développement à un rythme sans précédent de vaccins à l'occasion d'une des plus grandes menaces pour la santé humaine dans les temps modernes", a-t-il ajouté." La suite sur francetvinfo.fr

mercredi 14 décembre 2022

Opinion: Après leurs débuts pandémiques, les vaccins à ARNm ne font que commencer

"Beaucoup pensent que les désormais célèbres vaccins à ARNm ont vu le jour en un clin d’œil, à une vitesse fulgurante, au milieu d’une pandémie mortelle. Mais pour Drew Weissman, qui, avec son partenaire de recherche Katalin Karikó, est crédité d’avoir développé la plate-forme qui a rendu possible les vaccins à ARNm qui sauvent des vies, la technologie de l’ARN tardait à venir.

Weissman, 63 ans, a grandi à Lexington, Massachusetts, avant de fréquenter l’Université Brandeis, puis d’obtenir un doctorat et un diplôme de médecine de l’Université de Boston. Il a finalement décroché une bourse dans le laboratoire du Dr Anthony Fauci à l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, où il a passé la majeure partie des années 90 à rechercher des cellules dendritiques, un acteur biologique clé dans le démarrage de la réponse immunitaire du corps. Ainsi, lorsqu’il s’est retrouvé à l’Université de Pennsylvanie en 1997, la question de savoir comment renforcer le système immunitaire humain brûlait déjà dans son esprit.

Puis, le hasard est intervenu. Weissman est tombé sur Karikó, biochimiste à l’université, alors qu’il attendait à la machine Xerox que des articles soient photocopiés. Ils ont commencé à parler de leur intérêt commun pour la recherche. Karikó, originaire de Hongrie, avait passé des décennies à rechercher l’ARN messager – le manuel d’instructions biologiques pour la production de protéines dans les cellules humaines – et était convaincu du potentiel qu’il représentait pour la thérapeutique humaine.

Juste comme ça, une équipe de rêve scientifique a été formée." La suite sur nouvelles-dujour.com

jeudi 29 septembre 2022

Katalin Kariko : « J’ai eu besoin de tous ces échecs pour me ressourcer »


"Vice-présidente de BioNTech et figure de la recherche sur l’ARN messager, elle a longtemps dû batailler pour imposer ses travaux.

Poursuivre envers et contre tout. S'il est une personne à qui le terme pugnacité sied particulièrement, c'est bien Katalin Kariko. Née en 1955 à Szolnok, une petite ville de Hongrie, elle a joué un rôle déterminant dans la découverte de l'ARN messager qui a permis la mise au point en un temps record de vaccins contre le Covid-19. Aussi, lorsque Le Point lui a proposé de réagir à l'appel de Claude Imbert, qui, dans son premier éditorial, expliquait avoir choisi de ne jamais désespérer de rien, elle a accepté avec enthousiasme que l'on reprenne les extraits les plus personnels des interviews qu'elle avait accordés à notre journal les 29 janvier 2021 et 2 avril 2022. Certes, la découverte de cette molécule qui sert d'intermédiaire dans la synthèse des protéines est une aventure collective..." La suite sur lepoint.fr (article payant)

samedi 6 août 2022

Katalin Karikó, pionnière du vaccin à ARN messager: «Si j’étais restée en Hongrie, je serais devenue médiocre et pleurnicharde»

"Dans l’ombre, parfois dans un sous-sol, durant près de quarante ans, Katalin Karikó a consacré sa vie à l’ARN messager. Ses avancées se sont révélées déterminantes pour Moderna et BioNTech. Elles ont permis le développement rapide d’un vaccin anti-Covid. La scientifique savoure, oui, mais «sans esprit de revanche».

Le visage souriant, franc et fatigué, à en croire l’écran de l’ordinateur à travers lequel la biochimiste répond aux questions (celles portant sur un possible vaccin pancorona, sur la production de vaccins dans le monde et sur une éventuelle levée de brevets ont été déclinées), depuis sa maison des environs de Philadelphie (Pennsylvanie). Elle se dit d’ailleurs un peu surprise de toute cette attention médiatique. Des prix, des distinctions, des doctorats honoris causa, des centaines de demandes d’interview, du monde entier, elle qui menait une vie discrète jusqu’à la pandémie. Senior vice-présidente de la start-up allemande BioNTech, depuis 2013, elle reste mordue de recherche. Certes, la découverte de l’ARN messager demeure une aventure collective, mais le procédé doit beaucoup à la pugnacité et la résilience de cette chercheuse née en Hongrie, il y a 67 ans, dans une petite ville près de Kisújszállás, où son père est boucher, sa mère, comptable. Tôt prise de passion pour les sciences, et surtout décidée, Katalin Karikó choisit le terrain aride de la biochimie et plus particulièrement de l’ARN. La jeune chercheuse rêve d’en percer les secrets. La tâche est laborieuse." La suite sur levif.be (article payant)

dimanche 3 juillet 2022

Katalin Kariko, pionnière du vaccin à ARN messager : « J’étais l’archétype de la scientifique qui lutte. Et qui chute »

"Entretien« Je ne serais pas arrivée là si… » « Le Monde » interroge une personnalité sur un moment décisif de son existence. La biochimiste hongroise de 67 ans, vice-présidente de BioNTech, revient sur son exil aux Etats-Unis et sur sa ténacité dans la poursuite de ses recherches.

  ARNE DEDERT/DPA VIA AFP

"S’il fallait retenir un visage de l’extraordinaire épopée du vaccin à ARN messager, ça serait le sien. Depuis un an, Katalin Kariko collectionne les honneurs. Cette chercheuse qui, à 67 ans, n’était jamais allée à Paris y est passée deux fois en juin : pour recevoir la grande médaille de l’Académie des sciences et le prix international L’Oréal-Unesco Pour les femmes et la science. L’occasion pour la biochimiste hongroise, désormais vice-présidente de l’entreprise allemande BioNTech, de revenir sur les multiples embûches qui ont jalonné son parcours.

Je ne serais pas arrivée là si…

… Si je n’avais pas été si souvent limogée des postes que j’occupais. Mon histoire n’est pas celle de la femme à succès qui, pas après pas, avance dans sa carrière, en enchaînant les promotions pour atteindre la gloire et les prix internationaux. Pendant longtemps, la réussite m’a même fuie. Vu de l’extérieur, j’étais l’archétype de la scientifique qui lutte. Et qui chute.

Moi je voyais bien que j’avançais, j’avais confiance et ça me rendait heureuse malgré tout. Mais les institutions dans lesquelles je travaillais ne m’ont jamais montré beaucoup de soutien. En revanche, elles ont toutes fini par me montrer la porte. Sans cela, je n’aurais pas quitté la Hongrie, ni Temple University, le premier établissement qui m’a accueillie aux Etats-Unis, ni l’université de Pennsylvanie ensuite, et je ne serais jamais allée chez BioNTech…

J’ai fini par comprendre que le système est tel qu’il n’accorde le soutien financier, les promotions, les bourses qu’à ceux qui gravitent déjà près du centre, où règnent les théories dominantes du moment. A l’inverse, l’originalité et l’indépendance s’affirment à la périphérie. Le prix à payer est lourd, mais c’est cela qui m’a permis de rester concentrée sur mon objectif." La suite sur lemonde.fr (article payant)

lundi 27 juin 2022

La pionnière des vaccins à ARN messager Katalin Karikó récompensée par l’Académie des sciences

La biochimiste hongroise Katalin Karikó en juin 2022 à New York.
Jemal Countess / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

"Katalin Karikó, la biochimiste hongroise, dont les travaux fondamentaux ont favorisé le développement des vaccins à ARN messager, a reçu la Grande Médaille 2021 à Paris.

“J’ai toujours rêvé que dans nos réfrigérateurs ou congélateurs, nous disposerions un jour de différents flacons contenant de l’ARN messager, témoigne la biochimiste Katalin Karikó, sous la coupole de l’Académie des sciences, à Paris, le 21 juin 2022. Et que si par exemple, vous vous brûlez la main en cuisinant, il suffirait de prendre le flacon adéquat qui contient l’ARN messager codant une protéine utile à la guérison et de se l’administrer”, poursuit-elle avec son fort accent hongrois. Après une trentaine d’années d’efforts, ce rêve est en passe de devenir une réalité. L’apport de ses travaux a été crucial dans la mise au point des nouvelles stratégies vaccinales développées dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Pour cette raison, l’Académie des sciences a remis à cette tenace scientifique la plus prestigieuse de ses récompenses, la Grande Médaille 2021." La suite sur sciencesetavenir.fr

vendredi 17 juin 2022

Fondation L’Oréal et l’UNESCO - Une cérémonie exceptionnelle pour célébrer des femmes scientifiques remarquables : 15 lauréates internationales et 30 jeunes talents


"Le 23 juin, la Fondation L’Oréal et l’UNESCO rendront hommage à 45 éminentes femmes scientifiques de plus de 35 pays et représentant toutes les régions du monde lors d’une cérémonie exceptionnelle de remise du Prix international Pour les Femmes et la Science qui se tiendra au siège de l’UNESCO à Paris.

Parmi celles-ci :
LAURÉATE POUR L’AMÉRIQUE DU NORD
Professeure Katalin Karikó,
biochimie,
Professeure associée adjointe à la Perelman School of Medicine, Université de Pennsylvanie, USA et Vice-présidente sénior de BioNTech, Philadelphie, États Unis.
Source : unesco.org

mercredi 15 juin 2022

Katalin Karikó était reçue solennellement à l'Académie des Sciences de Paris le 14 juin 2022


Le 14 juin 2022 l'Académie des sciences de Paris c'était Séance solennelle de réception des associés étrangers élus en 2021.

Élue associé étranger le 8 décembre 2021
Section : Biologie humaine et sciences médicales

Katalin Karikó est professeur-adjoint à l’Université de Pennsylvanie, Vice-présidente senior chez BioNTech RNA Pharmaceuticals.

La scientifique avait été récompensée précédemment pour ses recherches pionnières ayant permis la mise au point des vaccins à ARN messager. 

Communiqué de presse de l'Académie des sciences - Paris, le 28 septembre 2021

L’Académie des sciences vient de décerner sa Grande Médaille 2021 à Katalin Karikó. La biochimiste d’origine hongroise, aujourd’hui vice-présidente senior chez BioNTech RNA Pharmaceuticals, mène depuis les années 1990 des recherches pionnières sur l’ARN messager et son utilisation à des fins thérapeutiques. L’apport de ses travaux a été crucial dans la mise au point des nouvelles stratégies vaccinales développées dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. La Grande médaille est la récompense la plus prestigieuse remise par l’Académie des sciences.


 

 

Katalin Karikó débute sa carrière en Hongrie, au Centre de recherche de Szeged, se spécialisant sur la biochimie des ARN messagers, et développant des tests antiviraux et viraux. Mais le centre manque de financements. En 1985, elle gagne alors les États-Unis avec son mari et sa fille, alors âgée de deux ans, pour rejoindre le département de biochimie de l’Université de Temple, à Philadelphie, avant de devenir professeur à la prestigieuse Université de Pennsylvanie.
Dans les premières années, elle peine à convaincre de l’utilité de ses travaux sur l’ARN messager à des fins thérapeutiques, la communauté scientifique s’intéressant davantage aux recherches sur l’ADN et à la thérapie génique. Aux côtés de Drew Weissman, immunologiste à l'Université de Pennsylvanie, elle poursuit néanmoins ses recherches sur la réponse immunitaire induite par l’ARN messager, convaincue du potentiel vaccinal de ses travaux. Leurs travaux ont fortement contribué à la mise au point des vaccins utilisés aujourd’hui pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 par Pfizer BioNtech et Moderna.



jeudi 2 juin 2022

Le Prix International L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science

"Le Prix International L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science est remis chaque année à cinq femmes scientifiques émérites -une pour chacune des régions ci-après : Afrique et États arabes, Asie et Pacifique, Europe, Amérique latine et Caraïbes, Amérique du Nord - en reconnaissance de leurs réalisations scientifiques. Chaque scientifique a eu un parcours unique combinant un talent exceptionnel, un profond engagement envers son métier et un courage remarquable dans un domaine encore largement dominé par les hommes.

Les domaines scientifiques retenus pour le prix alternent entre les sciences de la vie (années paires) et les sciences de la matière, les mathématiques et les sciences informatiques(années impaires).

Cinq lauréates du Prix L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science ont reçu le Prix Nobel dans leur domaine de compétence: Christine Nusslein-Volhard et Elizabeth Blackburn en médecine ou physiologie, Ada Yonath, Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna en chimie.

LES LAURÉATES 2022

Découvrez le palmarès des cinq femmes scientifiques d'exception reconnues pour l'excellence de leurs recherches dans les sciences de la vie.

Parmi ces cinq femmes

Amérique du Nord

Professeure Katalin Karikó – Biochimie

Professeure adjointe à la Perelman School of Medicine, Université de Pennsylvanie, États- Unis, et Vice-présidente senior chez BioNTech RNA Pharmaceuticals

Récompensée pour son développement révolutionnaire d'un ARNm non inflammatoire, pouvant constituer un vaccin puissant et essentiel pour produire récemment des vaccins COVID-19 efficaces. Ses travaux ont ouvert la voie à de futures thérapies dans le cadre de maladies complexes telles que le cancer, l'insuffisance cardiaque, les accidents vasculaires cérébraux, l'anémie et les maladies auto-immunes.

Katalin KARIKÓ - Académie des sciences de Paris - Cérémonie de réception des associés étrangers élus en 2021


Katalin KARIKÓ sera à l'honneur mardi 14 juin 2022 à l'Académie des Sciences à Paris !!!
CÉRÉMONIE DE RÉCEPTION DES
ASSOCIÉS ÉTRANGERS ÉLUS EN 2021 /
Au terme des élections ouvertes en 2021, l’Académie des sciences a élu 16 nouveaux associés étrangers. Une cérémonie solennelle, lors de laquelle ils seront reçus, se tiendra sous la Coupole du Palais de l’Institut de France, mardi 14 juin 2022, à partir de 14h50.
Pour assister à la diffusion en direct de cette cérémonie, rendez-vous sur notre chaîne Youtube !
academie-sciences.fr

Developing mRNA for therapy
Katalin KARIKÓ
Professeure-adjointe à l’Université de Pennsylvanie, États-Unis – Vice-présidente senior chez BioNTech RNA Pharmaceuticals /

vendredi 25 mars 2022

Katalin Karikó: «Nous n’avons pas suffisamment éduqué le grand public aux progrès des 50 dernières années»

"La biochimiste hongroise à l’origine de la modification de l’ARN messager synthétique, Katalin Karikó, s’est vu accorder le titre de Docteur Honoris Causa par l’Université libre de Bruxelles. L’occasion de revenir sur l’aventure du vaccin contre le covid et des pistes thérapeutiques pour l’avenir. 

Elle est celle sans qui le développement rapide des vaccins à ARN messager contre le coronavirus n’aurait pu se faire. Avec son collègue le Dr Drew Weissman, Katalin Karikó, biochimiste hongroise, n’a jamais ménagé ses efforts pour mettre au point la technique de modification biochimique de l’ARNm synthétique. Son obstination lui vaut désormais le titre de Docteur Honoris Causa décerné par l’Université libre de Bruxelles (ULB). Le Soir a pu la rencontrer lors de son passage à Bruxelles. C’était il y a deux ans. Le Sars-CoV-2 se propageait dans le monde. Quelle a été votre réaction lorsqu’on vous a appelée pour mettre au point un vaccin à ARN messager contre ce virus ?" La suite sur lesoir.be (article payant)