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mercredi 8 juillet 2026

En Hongrie, les télévision et radio publiques, pro-Orban, ont cessé d’émettre pour repartir sur de nouvelles bases

"Les téléspectateurs de la chaîne M1 sont accueillis par un écran noir, affichant un texte présentant les excuses de la principale chaîne télévisée du groupe MTVA pour ses mensonges passés.

Les télévision et radio publiques hongroises, pro-Orban, ont cessé d’émettre pour quelques heures, mardi 7 juillet en milieu d’après-midi, pour remanier leurs bulletins d’information et repartir sur de nouvelles bases. « Aujourd’hui, la propagande a cessé d’être diffusée sur les antennes des médias de service public », s’est félicité Péter Magyar, saluant une journée historique sur Facebook. Le premier ministre hongrois, qui avait mis fin aux seize ans de pouvoir du nationaliste Viktor Orban lors des législatives d’avril, avait promis de rétablir rapidement l’indépendance d’un service public mis au pas.

Les téléspectateurs de la chaîne M1 sont accueillis par un écran noir, affichant un texte présentant les excuses de la principale chaîne télévisée du groupe public pour ses mensonges passés, a constaté l’Agence France-Presse (AFP)." La suite sur lemonde.fr 

mercredi 1 juillet 2026

« Il agit très clairement pour le compte d’intérêts étrangers » - Le contrat qui prouve qu’Erik Tegnér agissait comme un agent d'influence du pouvoir hongrois

"StreetPress a obtenu le contrat d’Erik Tegnér, directeur du média d’extrême droite Frontières, avec le Danube Institute. Pour 4.200 euros par mois, il devait aider à promouvoir les discours d’Orbán en France, en parallèle du lancement de son média.

C’est un document qui détaille les missions pour un pays étranger confiées au patron d’un média d’extrême droite français. StreetPress s’est procuré le contrat signé le 12 juillet 2021 entre Erik Tegnér et le Danube Institute (DI), un think tank hongrois proche de l’ancien Premier ministre Viktor Orbán, déchu aux dernières élections législatives. Selon ce document, dont l’existence a été révélée l’année dernière par le média Télérama, le fondateur et directeur du média d’extrême droite « Frontières » a été chargé de promouvoir les discours de l’institut en France. Il devait développer ses relais dans les milieux intellectuels et politiques français et favoriser la diffusion de contenus liés à la Hongrie, notamment via des articles dans les médias hexagonaux soigneusement ciblés, comme Le Figaro, Marianne, Le Point ou Valeurs actuelles. Montant de la prestation affiché : 4.200 euros hors taxes par mois." La suite sur streetpress.com 

mardi 30 juin 2026

Hongrie: «Plus de deux tiers de la population est favorable au mariage homosexuel», rappelle la chercheuse Ambre Bruneteau

"En pleine canicule, la Marche des fiertés est tout de même prévue samedi 27 juin dans plusieurs villes d'Europe, y compris à Budapest. Elle avait été interdite l'an dernier par le gouvernement de Viktor Orban. Même si la communauté LGBT+ était réunie malgré tout, depuis, le conservateur pro-européen Peter Magyar est devenu Premier ministre et il n'envisage donc plus d'interdire cette marche des fiertés. Ambre Bruneteau, doctorante en sciences politiques à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, est la Grande invitée internationale de RFI. 

RFI : Les droits des personnes LGBT+ n'ont pas forcément été très abordés pendant la campagne des législatives. L'autorisation de cette marche des fiertés, est-ce tout de même un symbole important pour la Hongrie, ou est-ce anecdotique ?

Ambre Bruneteau : C'est vrai qu'après 16 ans de régime sous Orban où les droits des personnes LGBT+ ont été particulièrement réprimés, c'est un symbole important que d'autoriser la Marche des fiertés et de la soutenir. Peter Magyar a donné formellement son accord, même si, dans la campagne, c'est une thématique qu'il avait volontairement occultée, notamment, à mon avis, pour récupérer des voix d'une partie plus conservatrice de l'électorat. Il y a beaucoup d'attentes et les associations, notamment celles qui défendent les droits des personnes LGBT+, ont énormément d'attentes et restent un peu sur leurs gardes vis-à-vis de ce nouveau Premier ministre." La suite sur rfi.fr

mercredi 24 juin 2026

Les députés hongrois votent sur des mesures anti-corruption, avec le dégel des fonds européens en vue

"Les députés hongrois ont approuvé mardi des mesures pour lutter contre la corruption, qui s'inscrivent dans la vaste offensive de réformes du nouveau Premier ministre Peter Magyar et visent aussi à permettre au pays d'accéder aux milliards d'euros de fonds européens actuellement gelés.

L'Union européenne a annoncé fin mai qu'elle allait débloquer plus de 16 milliards d'euros destinés à la Hongrie mais gelés en raison des atteintes à l'Etat de droit sous le gouvernement du Premier ministre nationaliste Viktor Orban, au pouvoir notamment de 2010 à 2026. A condition d'adopter les réformes nécessaires pour s'attaquer aux problèmes liés à la corruption et à l'Etat de droit.

Conservateur pro‑européen Peter Magyar a promis un "changement de régime" après avoir délogé en avril Viktor Orban, au pouvoir depuis 16 ans." La suite sur tv5monde.com

mercredi 17 juin 2026

En Hongrie, le paysage médiatique est bouleversé par la chute de Viktor Orban

"Alors que nombre de médias hongrois avaient été transformés en machine de propagande sous le précédent gouvernement, le nouveau premier ministre, Péter Magyar, avance au pas de charge pour réformer le conglomérat audiovisuel public MTVA, qui comprend l’agence de presse MTI.

Journaliste depuis plus de dix ans à l’agence de presse nationale hongroise MTI, Istvan (un prénom d’emprunt) admet volontiers qu’il n’avait pas beaucoup d’estime pour le sens de son travail avant la chute de l’ancien dirigeant nationaliste Viktor Orban. « On était soumis à une censure totale, avec certains sujets complètement interdits, comme la pédophilie dans l’Eglise, [catholique] ou d’autres subissant un contrôle étroit sur tout ce qui avait trait à la guerre en Ukraine ou à l’Union européenne », explique cet agencier, qui dit « se sentir de nouveau totalement libre » depuis la victoire écrasante du candidat conservateur et pro-européen Péter Magyar aux élections législatives du 12 avril, dans ce pays d’Europe centrale.

« Dès le 13 avril, il était évident que rien ne marcherait plus comme avant. Nos chefs sont certes toujours là, mais on ne les voit presque plus et l’on peut à nouveau écrire ce que l’on veut », se réjouit Istvan. En cette mi-juin, cela fait deux mois que MTI traverse un profond bouleversement, comme les autres médias hongrois qui avaient été transformés en machine de propagande sous M. Orban. M. Magyar est certes revenu sur sa promesse radicale de « suspendre immédiatement » les programmes des médias publics, mais il avance au pas de charge pour réformer en profondeur « l’usine à mensonges », ainsi qu’il qualifie le conglomérat audiovisuel public MTVA, qui comprend MTI." La suite sur lemonde.fr (articla payant)

mercredi 10 juin 2026

“L'autoritarisme ne s'arrête pas le soir des élections” : le journaliste Szabolcs Panyi explique comment le nouveau gouvernement hongrois doit concrétiser les réformes sur la liberté des médias

"Le journaliste d'investigation Szabolcs Panyi, du média en ligne VSquare, a fait grand bruit en révélant une affaire de coordination entre la Hongrie et la Russie lors des sommets de l'Union européenne (UE), peu avant les élections législatives. Celles-ci ont mis fin aux 16 années de règne du Premier ministre Viktor Orban, inscrit par RSF sur sa liste des prédateurs de la liberté de la presse en 2021. Dans un entretien accordé à Reporters sans frontières (RSF), Szabolcs Panyi explique comment les conditions d'exercice du journalisme ont changé sous le nouveau gouvernement et ce qu'il reste à faire pour restaurer la liberté de la presse dans le pays.

Cela fait deux mois que le Premier ministre Viktor Orban a perdu les élections. Quel a été l'impact de sa défaite sur votre sécurité et sur votre travail de journaliste ?

Sous Orban, mon téléphone a été piraté par le logiciel espion Pegasus, j'ai été calomnié par l'appareil médiatique d'État, et quelques semaines avant le scrutin d'avril, j'ai été accusé d'espionnage et qualifié d'“espion ukrainien” par le gouvernement [en raison de l'enquête de Szabolcs Panyi sur le ministre hongrois des Affaires étrangères, qui avait divulgué à son homologue russe des informations sensibles discutées lors des sommets de l'UE]. C'était l'aboutissement d'années de pression destinées à faire passer mes reportages sur la corruption ou sur les opérations de renseignement russes en Hongrie pour de la trahison plutôt que pour du journalisme." La suite sur rsf.org

jeudi 23 avril 2026

Hongrie : « Après seize ans d’un régime illibéral, peut-on restaurer l’Etat de droit en acceptant de le mettre entre parenthèses ? »

"Dans une tribune au « Monde », la politiste Ambre Bruneteau s’interroge sur la manière dont le futur premier ministre hongrois, Péter Magyar, pourra solder les années Orban. Selon elle, la question qui s’ouvre n’est pas seulement celle de l’alternance politique, mais d’une sortie de régime.

Troisième jour dans la Hongrie post-Orban. Péter Magyar est invité dans la matinale de la radio publique Kossuth, celle où Viktor Orban prenait la parole chaque vendredi depuis seize ans, selon le rite de son pouvoir, puis sur la chaîne de télévision publique M1. La scène est inédite alors que, depuis 2010, l’opposition avait été méthodiquement tenue à l’écart de ces antennes, devenues des instruments de propagande gouvernementale.

Il aura fallu plus de 3 millions de votes sur les 8 millions d’électeurs pour que cette voix soit enfin diffusée. Mais, à peine installé face aux micros puis aux caméras, le futur premier ministre choisit la confrontation : « Ce qu’il s’est passé ici depuis 2010 aurait suscité l’admiration de Goebbels [Joseph, ministre de la propagande sous le IIIe Reich] ou du dictateur nord-coréen (…) Nous allons fermer cette usine à mensonges. » Le propos est révélateur de l’ampleur du défi et de ses écueils.

La question qui s’ouvre n’est pas seulement celle de l’alternance politique, mais celle de la sortie d’un régime. Comment un pays se remet-il de seize ans de pouvoir illibéral ? Comment démantèle-t-on un système qui a progressivement infiltré chaque strate des institutions, des médias à la justice, des universités aux mairies, sans détériorer davantage ce que l’on prétend précisément restaurer ?

L’exemple de la Pologne n’offre qu’une réponse partielle. Pour reprendre le contrôle des médias publics transformés en relais du parti Droit et justice au pouvoir de 2015 à 2023, Donald Tusk avait choisi la voie rapide : limogeages immédiats et contournements assumés des verrous juridiques laissés par ses prédécesseurs. Stratégie efficace à court terme, mais contestée, y compris par des organisations de défense de l’Etat de droit comme les comités Helsinki.

La période qui s’ouvre pour la Hongrie pose la même question, mais de façon encore plus aiguë. Faut-il, pour défaire un « Etat-parti », accepter temporairement d’agir comme lui ? La tentation est forte, mais elle pose une difficulté importante : peut-on restaurer l’Etat de droit en acceptant de le mettre entre parenthèses ? En faisant des règles un simple moyen au service d’une fin jugée supérieure, on prend le risque de reconduire le principe même de l’illibéralisme : subordonner les garanties juridiques à la souveraineté du..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

jeudi 16 avril 2026

Le nouveau Premier ministre hongrois veut suspendre l'information des médias publics

"Le vainqueur des élections en Hongrie Peter Magyar a déclaré mercredi qu'il comptait suspendre l'information sur les médias publics après la formation de son gouvernement. Ces derniers sont accusés d'avoir été mis au service de son prédécesseur Viktor Orban.

"La fabrique du mensonge prendra fin après la formation du gouvernement: nous suspendrons le service d'information" jusqu'à restauration de la liberté de la presse, a déclaré le conservateur sur le plateau de la chaîne télévisée publique M1.

Trois jours après sa victoire, le futur Premier ministre a été reçu par la radio et à la télévision publiques mercredi matin et les entretiens ont été tendus. Il a évoqué ces invitations comme étant les premières sur ces "médias de propagande" en un an et demi.

Après le retour au pouvoir en 2010 du nationaliste Viktor Orban, le paysage médiatique hongrois avait été profondément remanié et l'audiovisuel public était devenu, selon les observateurs internationaux de l'OSCE, les relais de sa communication." La suite sur rts.ch

vendredi 13 mars 2026

Un jour, une carte : en Hongrie, Viktor Orban agite la peur de la guerre et s’attaque à Volodymyr Zelensky

"Après 16 années au pouvoir, Viktor Orban pourrait être renversé en avril prochain par le conservateur Peter Magyar, grand favori des sondages. Pour tenter de renverser la vapeur, le Premier ministre nationaliste joue une carte qu’il connaît bien : la peur de la guerre. Et il trouve en Volodymyr Zelensky le bouc émissaire idéal.

La vidéo circule sur les réseaux sociaux. On y voit une petite fille, les larmes aux yeux, demander à sa mère, elle aussi en pleurs : "Maman, quand papa rentre-t-il à la maison ?" La scène montre ensuite le père de la fillette… exécuté sur le front en Ukraine. Sauf... que tout est faux.

Ce spot de campagne de Fidesz, le parti de Viktor Orban, a été entièrement généré par l’intelligence artificielle. Il se termine par un message très clair : si vous voulez éviter que la Hongrie soit entraînée dans la guerre, un seul choix s’impose : le Fidesz." La suite sur rtbf.be

En Hongrie, un film à la gloire de l’anti-Orbán Péter Magyar

"Un mois avant les élections, « Tavaszi Szél » (Vent du Printemps) raconte l’ascension de l’opposant favori des sondages. Une heure trente de propagande à visage un poil plus humain que celle du pouvoir.

Il était une fois un prince blond, biberonné par la politique depuis l’enfance et cadre du régime Orbán. Le 10 février 2024, son ex-épouse l’ex-ministre de la Justice et la présidente de la République sautent après un scandale de grâce dans une affaire pédocriminelle. Le lendemain, le golden-boy se rebelle contre son camp dans une interview historique. Deux ans plus tard, à force d’abnégation, Péter Magyar est devenu le rival numéro un de Viktor Orbán qu’il pourrait renverser lors des élections de ce 12 avril." La suite sur lesoir.be (article payant)

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dimanche 18 janvier 2026

Les réponses de Viktor Orbán aux questions des journalistes

"05/01/2026 Source: Cabinet du Premier ministre

Zoltán Kovács, secrétaire d’État : Merci, Monsieur le Premier ministre. Conformément à la tradition, je propose de commencer par MTVA.

László Mészáros (MTVA) : Bonjour à toutes et à tous. Pardon, je vais céder la parole à ma collègue. Nous sommes plusieurs présents.

Ildikó Csuhaj (MTVA) : Merci beaucoup. Ildikó Csuhaj, des médias de service public. Monsieur le Premier ministre, vous avez vous-même indiqué que les élections devraient avoir lieu au printemps, selon les informations disponibles, le 12 avril. En juillet, à Tusnádfürdő, vous évoquiez, sur la base des données et sondages de l’époque, une victoire écrasante du Fidesz, avec 80 sièges individuels sur 106. Aujourd’hui, que pouvez-vous nous dire ? Vous avez sans doute accès aux sondages internes : sur les 106 circonscriptions, combien de mandats individuels anticipez-vous désormais ? Peut-on dire que vous attendez toujours une victoire nette du Fidesz ? Et, à l’approche des élections, est-il définitivement exclu qu’il y ait un débat entre candidats au poste de Premier ministre, autrement dit que vous débattiez avec Péter Magyar ? Je vous cite : « C’est l’homme de Bruxelles. » Merci.

Il est effectivement prévu que des élections législatives aient lieu en Hongrie en 2026. La date précise relève de la décision du président de la République. L’expérience montre que, de manière générale, les élections sont fixées à la date la plus précoce autorisée par les règles constitutionnelles. Tant qu’aucune décision officielle n’a été prise, nous nous alignons sur cette hypothèse. Quant aux résultats attendus, ce n’est malheureusement pas à nous d’en décider, mais au peuple hongrois : à qui il appartient exclusivement de déterminer ce qu’il souhaite et combien de mandats reviendront à chacun. Notre tâche consiste à nous fixer des objectifs. Le nôtre est clair : réitérer le résultat des élections de 2022. S’agissant des débats, la situation est la suivante : je ne débat qu’avec des personnes souveraines. Cela vaut aussi bien pour vous, les journalistes, que pour les responsables politiques. Ceux qui sont financés depuis l’étranger, dont les maîtres se trouvent hors du pays, je ne les considère pas comme souverains, et je ne vois donc aucun sens à débattre avec eux. En revanche, je reste naturellement à la disposition de chaque électeur hongrois." La suite sur miniszterelnok.hu

jeudi 1 janvier 2026

Hongrie : une campagne sur panneaux d'affichage de plus en plus dure à l'approche des élections

"Cette année encore, les espaces publics ont été submergés de campagne de propagande sur panneaux d'affichage.

Cette année encore, les espaces publics hongrois ont été submergés de campagnes de propagande sur panneaux d'affichage. Les cibles favorites : les dirigeants européens que le gouvernement décrit comme va-t-en-guerre, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le président du principal parti d'opposition TISZA, Péter Magyar.

Ce dernier a fait son apparition sur les panneaux d'affichage après sa première tournée dans le pays au printemps 2024. Il est depuis représenté comme un fidèle serviteur d'Ursula von der Leyen. On le voit également à côté de toilettes dorées, accompagné de Volodymyr Zelensky qui y verse de l'argent.

Cette campagne a commencé à se durcir à l'automne 2025, lorsque les partis d'opposition ont commencé à dévoiler leurs premiers candidats pour les prochaines élections parlementaires, selon l'ONG aHang." La suite sur euronews.com

jeudi 6 novembre 2025

Avec le rachat du journal le plus lu en Hongrie par ses proches, Viktor Orbán consolide son hégémonie

"Les soutiens du premier ministre d’extrême droite ont annoncé, vendredi 31 octobre, le rachat de « Blikk », quotidien consulté par plus de trois millions de lecteurs mensuels. Alors que les prochaines élections législatives sont prévues en avril, Viktor Orbán accélère sa guerre culturelle avec un nouvel outil de propagande.

L’idéal fasciste dont rêve Viktor Orbán ne cesse de se conforter. Dirigeant autoritaire érigé en modèle par l’extrême droite mondiale, le chef d’État continue d’étendre sa sombre influence sur la société hongroise. Le groupe Indamedia – détenu à 50 % par Miklós Vaszily, un homme d’affaires pro-gouvernemental et PDG de TV2, une chaîne de télévision privée – a annoncé le rachat du journal le plus consulté en Hongrie, Blikk.

La vente du quotidien, officialisée vendredi 31 octobre, est due à des raisons économiques, affirme son ancien propriétaire, le groupe Ringier basé en Suisse. « J’ai failli avoir une crise cardiaque en apprenant la nouvelle, a confié un journaliste au quotidien britannique The Guardian, sous couvert d’anonymat. Pour moi, c’est moralement inacceptable. » Blikk a su construire un lectorat fidèle grâce à un virage éditorial et numérique enclenché ces derniers mois." La suite sur humanite.fr

samedi 9 août 2025

Hongrie : succès d'une pétition contre les affiches politiques

"Lancée fin juillet par une association, la pétition vise à bannir des espaces publics les affiches à caractère politique.

Plus de 180 000 personnes ont déjà signé une pétition en ligne visant à faire cesser l'affichage politique dans les lieux publics en Hongrie. Les fondateurs de l'association Loupe Theatre, Rozi Lovas, Tamás Lengyel, Áron Molnár et János Antal Horváth, ont lancé une campagne à la fin du mois de juillet pour supprimer ce qu'ils qualifient de "discours de haine" des espaces publics.

Dans leur vidéo sur Facebook, ils déclarent que les rues sont pleines de messages manipulateurs et incendiaires qui "divisent les familles et détruisent les amitiés". Ils demandent que les espaces publics soient libérés de l'incitation politique et de la désinformation, que les campagnes de haine financées par des fonds publics cessent et qu'un discours public authentique, libre et fondé sur des valeurs soit autorisé." La suite sur euronews.com

dimanche 6 octobre 2024

Hongrie : manifestation contre "la propagande gouvernementale" dans les médias

"Des milliers de personnes se sont rassemblées samedi à Budapest devant le siège du radiodiffuseur public pour exiger la fin de ce qu'ils qualifient de "propagande gouvernementale" dans les médias.

Depuis le retour au pouvoir du Premier ministre nationaliste Viktor Orban en 2010, de nombreux médias indépendants en Hongrie ont fait faillite ou ont été transformés en organes pro-gouvernementaux, tandis que les médias publics ont été contraints de suivre la ligne du parti au pouvoir, le Fidesz.

La télévision d'état MTVA est depuis longtemps accusée d'être un porte-parole de M. Orban, publiant rarement des informations critiques sur son action, tout en dénonçant ceux qui sont perçus comme des rivaux." La suite sur rtl.be

dimanche 9 juin 2024

Les internautes hongrois assaillis de vidéos montrant une Europe en ruines et diffusées par une organisation proche du pouvoir

"Guerre “atomique”, femmes fabriquant des grenades et jeunesse embrigadée : en amont des élections européennes du 9 juin, les internautes hongrois sont assaillis de vidéos apocalyptiques amplifiant le récit du Premier ministre Viktor Orban, opposé à l’aide à l’Ukraine.

Derrière ces clips d’une à trois minutes, il y a le Centre Megafon, une organisation au financement opaque dotée d’un gros budget.

Elle fait feu de tout bois depuis le début de l’année, dépensant au total 650 millions de forints (1,7 million d’euros) pour promouvoir son contenu sur Facebook, selon les estimations du groupe Meta, maison mère de la plateforme.

Aucun autre parti politique n’a déboursé autant sur la période dans l’UE, d’après des vérifications menées par l’AFP.

Fake news en série sur l’Ukraine et l’EU

Au cœur des messages propagés, la possibilité évoquée par le président français Emmanuel Macron d’envoyer en Ukraine des troupes occidentales, ou encore sa proposition d’un “débat” sur la place de la dissuasion nucléaire française en Europe." La suite sur 7sur7.be

vendredi 7 juin 2024

Avec le rachat d'Euronews, le Premier ministre hongrois Viktor Orban étend son empire médiatique

"Depuis plusieurs années, le Premier ministre hongrois Viktor Orban se crée un véritable empire médiatique en rachetant, via des proches, des médias, dont récemment la chaîne d’information Euronews. Cette pratique soulève de nombreuses critiques, certains y voyant un moyen de tenter d'influencer l'opinion.

Le rachat d'Euronews avait été annoncé en 2022 déjà, mais une enquête du quotidien Le Monde, en collaboration avec le site d’investigation hongrois Direkt 36 et le magazine portugais Expresso, a révélé ce printemps que les fonds utilisés pour cette acquisition venaient de proches de Viktor Orban.

Si la direction d'Euronews et les représentants des nouveaux propriétaires affirment qu'il s'agit pour eux d'une affaire purement commerciale et qu'il n'y a pas d'enjeux politiques, cette implication du pouvoir hongrois soulève des interrogations sur les véritables raisons qui se cachent derrière ce rachat." La suite sur rts.ch

dimanche 2 juin 2024

Hongrie : comment Viktor Orban utilise la désinformation pour asseoir son pouvoir

"À une semaine des élections européennes, l'équipe de "Vrai ou Faux" s’est rendue en Hongrie, sur les terres de Viktor Orban, où son parti, le Fidesz, est le grand favori du scrutin.

À 45 kilomètres de Budapest, le village où Viktor Orban a grandi bénéficie d’un stade de football de 4500 places et de nombreuses infrastructures financées par les subventions de l’Union européenne. Mais certains habitants la voient comme une institution qui leur prend plus qu’elle leur donne. Le Parlement européen a tenté de geler une partie des fonds à destination de la Hongrie, qui reste le deuxième bénéficiaire net après la Pologne. Sur les affiches de campagne du Fidesz, le parti de Viktor Orban, les opposants sont grimés en majordomes d’Ursula von der Leyen. Ils font des cadeaux à la présidente de la Commission européenne : l’immigration, les questions de genre et la guerre. Sur un stand du parti, le rejet des personnes transgenres est bien intégré. Selon une militante, l’Union européenne nourrit le conflit en Ukraine." La suite sur francetvinfo.fr

samedi 1 juin 2024

En Hongrie, la domination écrasante du clan de Viktor Orban sur les médias

"Brandissant des drapeaux aux couleurs nationales - rouge, blanc, vert -, des milliers de Hongrois ont manifesté jeudi 30 mai à Budapest devant l’édifice néo-classique où se tenait un débat organisé par la Télévision publique entre les 11 partis candidats aux élections européennes. Le premier… depuis plus de 15 ans. Dès son retour au pouvoir en 2010, le Premier ministre nationaliste Viktor Orban a transformé l’audiovisuel public en outil au service de son parti.

C’est sous la pression de Péter Magyar que la Télévision publique (MTVA) a organisé l’événement. Loin d’être un véritable débat, l’émission a néanmoins permis d’entendre, chose rare, des voix critiques du pouvoir. Péter Magyar, ancien cadre gouvernemental entré en rébellion avec le régime, avait menacé d’organiser des manifestations continues devant le siège de la chaîne d’Etat si celle-ci ne diffusait pas de débat avant les élections européennes du 9 juin, jour où se tiennent également les municipales en Hongrie." La suite sur rtbf.be

vendredi 31 mai 2024

La Hongrie soumise à un déluge de propagande avant les européennes

"A quelques jours des élections européennes, le gouvernement de Viktor Orbán lâche un tapis de bombes informationnelles sur sa population . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)