"Le journaliste d'investigation Szabolcs Panyi, du média en ligne VSquare, a fait grand bruit en révélant une affaire de coordination entre la Hongrie et la Russie lors des sommets de l'Union européenne (UE), peu avant les élections législatives. Celles-ci ont mis fin aux 16 années de règne du Premier ministre Viktor Orban, inscrit par RSF sur sa liste des prédateurs de la liberté de la presse en 2021. Dans un entretien accordé à Reporters sans frontières (RSF), Szabolcs Panyi explique comment les conditions d'exercice du journalisme ont changé sous le nouveau gouvernement et ce qu'il reste à faire pour restaurer la liberté de la presse dans le pays.
Cela fait deux mois que le Premier ministre Viktor Orban a perdu les élections. Quel a été l'impact de sa défaite sur votre sécurité et sur votre travail de journaliste ?
Sous Orban, mon téléphone a été piraté par le logiciel espion Pegasus, j'ai été calomnié par l'appareil médiatique d'État, et quelques semaines avant le scrutin d'avril, j'ai été accusé d'espionnage et qualifié d'“espion ukrainien” par le gouvernement [en raison de l'enquête de Szabolcs Panyi sur le ministre hongrois des Affaires étrangères, qui avait divulgué à son homologue russe des informations sensibles discutées lors des sommets de l'UE]. C'était l'aboutissement d'années de pression destinées à faire passer mes reportages sur la corruption ou sur les opérations de renseignement russes en Hongrie pour de la trahison plutôt que pour du journalisme." La suite sur rsf.org
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