"Le franc-tireur hongrois, centenaire depuis février, va être célébré par le festival ManiFeste de l’Ircam, où l’Ensemble intercontemporain interprétera les «Messages de feu Demoiselle R. V. Troussova» qui lancèrent sa carrière internationale en 1981.
Né il y a cent ans en Roumanie, de parents juifs hongrois, György Kurtág est le doyen des compositeurs, la figure tutélaire d’un certain art officiel, dont les tables de la loi furent écrites en 1923 par Schönberg, l’inventeur du dodécaphonisme. Sa découverte en 1981, à l’âge de 55 ans, fut une aubaine pour ceux qui refusaient de voir que les temps avaient changé et que les minimalistes américains, comme Steve Reich, étaient en train de réconcilier le public avec la musique «savante», en renouant avec la pulsation continue, le centre tonal et l’isorythmie.
Passé par les classes de Messiaen et Milhaud à Paris, entre 1957 et 1958, le timide jeune homme n’osa pas montrer ses premières œuvres à Pierre Boulez, qui animait alors le Domaine musical. En 1968, il se ragaillardit..." La suite sur liberation.fr (article payant)
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