Afin de toucher les 16 milliards d’euros de fonds européens dont la Hongrie a été privée par la Commission européenne pour violation de l’Etat de droit sous le précédent gouvernement, les députés ont validé la suppression des « fondations de gestion d’actifs d’intérêt public », dites kekva. Ces structures s’étaient multipliées à partir de 2021 et avaient permis un transfert massif des actifs de l’Etat hongrois à des conseils de direction, dominés par le Fidesz, le parti de Viktor Orban. L’Etat devrait ainsi récupérer 8,5 milliards d’euros de patrimoine d’ici à la fin du mois d’août. Les universités hongroises, qui ont elles aussi hérité de ce modèle de gouvernance, bénéficieront d’un délai d’un an supplémentaire, tout en voyant leur transparence renforcée. « Les kekvas avaient pour seul but de défendre le gouvernement », souligne Aron Demeter, responsable de la communication au sein de la section hongroise d’Amnesty International." La suite sur lemonde.fr (article payant)