"Une brume matinale, fine et glacée, nimbe Budapest d’un linceul vaporeux. Tel un esprit évanescent, elle voile les vallées de Buda et le château lointain, estompant les contours de la cité dans une blancheur spectrale. Budapest, en cette fin d’hiver, est une ville de cristal : le givre étreint ses pierres, le brouillard enchaîne ses rives, tandis qu’un vent tranchant balaie les quais du Danube, fleuve puissant et mélancolique. Il est beau, certes, de s’y promener, mais il convient de s’en vêtir lourdement, comme pour se protéger du poids de l’histoire.
Au fil de la matinée, le vent dissipe les derniers voiles et un soleil
« édenté », piquant, vient illuminer ce joyau danubien et ses ponts superbes. Budapest possède une beauté magique, ancrée au cœur de la Pannonie. Impossible de résister à son charme cosmopolite, à sa culture foisonnante, à la singularité de son peuple magyar, dont la langue musicale et lointaine en fait une île linguistique au milieu des Slaves. Cette petite contrée, jadis pilier de la double monarchie austro-hongroise, est un condensé de contradictions et de contrastes." La suite sur chiensurlalune.fr


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