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lundi 12 octobre 2026

Le théâtre à Budapest sans parler hongrois : lever de rideau, sous-titres allumés

Photo : Dániel Dömölky

"Ma méthode préférée pour comprendre une culture ? Aller là où les locaux se retrouvent. S’asseoir dans un café, traîner dans une exposition, écouter. Pour apprendre une langue, c’est pareil : ça marche mieux quand on y prend du plaisir. À Budapest, le théâtre coche les deux cases. Et bonne nouvelle pour les non-hongrophones : plusieurs scènes proposent régulièrement des surtitres en anglais.

Vígszínház : le plus simple, et déjà un décor de rêve 

Un mythique théâtre à l’italienne, des velours, des balcons, et une saison qui fait une vraie place au public international. Le Vígszínház propose notamment Orgueil et Préjugés, La Mouette, Le Château, Gatsby le Magnifique, Le Dictateur et Pinocchio avec des surtitres en anglais. Pour les amoureux des grands textes, Orgueil et Préjugés de Jane Austen est le choix évident. La Mouette de Tchekhov, mise en scène par David Doiasvili, ose des solutions visuelles et scéniques qui donnent envie de redécouvrir ce classique. Dans Le Château, Viktor Bodó transforme Kafka en un monde absurde, grotesque et étrangement drôle, où l’impossibilité de comprendre ce qui nous entoure devient précisément le sujet. Pour ceux qui veulent en prendre plein les yeux, Gatsby le Magnifique plonge dans un monde de luxe, de désir et de désillusion. Le Dictateur nous emmène dans l’univers de Chaplin, avec Attila Vidnyánszky Jr. dans le double rôle du petit barbier et du grand dictateur. Et Pinocchio, comédie musicale mise en scène par Tamás Keresztes, est le choix familial. Le bon réflexe : pour lire les surtitres sans vous briser la nuque, mieux vaut éviter les tout premiers rangs et choisir une place centrale à l’orchestre ou dans les premiers rangs du balcon." La suite sur jfb.hu

samedi 10 octobre 2026

La communauté ukrainienne en Hongrie demande le réexamen des concerts de Netrebko

"La communauté ukrainienne en Hongrie prépare une pétition au sujet des concerts d’Anna Netrebko à Budapest. Les initiateurs recueillent des soutiens afin de transmettre le document aux autorités hongroises avant les représentations prévues en décembre.

La communauté ukrainienne en Hongrie prépare une pétition commune appelant à réexaminer l’opportunité des représentations à Budapest de la chanteuse d’opéra russe Anna Netrebko. Ses concerts sont prévus les 7, 27 et 30 décembre 2026." La suite sur mezha.net

jeudi 19 février 2026

Le doyen des compositeurs, György Kurtag, fête ses 100 ans avec un nouvel opéra

"Né le 19 février 1926, le compositeur hongrois György Kurtag, figure majeure et farouchement discrète de la musique contemporaine, fête ses 100 ans ce jeudi. Pour l’occasion, le doyen des compositeurs offrira au public son deuxième opéra, qui sera créé à la fin de la semaine à Budapest.

Celui qui confiait dans une rare interview à un hebdomadaire hongrois en 2017 que le travail de composition pouvait s’avérer « pénible » se déplace désormais en fauteuil roulant. Mais il n’a rien perdu de sa vivacité d’esprit ni de sa passion pour la musique, selon son entourage. « Il n’entend plus très bien. Mais en contrepartie, il ressent encore davantage, il perçoit encore plus le monde et la musique », s’émerveille Andras Keller, chef d’orchestre et directeur de Concerto Budapest, lors d’une répétition début février du nouvel opéra en un acte de György Kurtag, Die Stechardin.

Cette nouvelle œuvre, le deuxième opéra du compositeur hongrois, conte l’histoire d’amour entre une marchande de fleurs, Maria Dorothea Stechard, et le philosophe et physicien allemand Georg Christoph Lichtenberg au XVIIIe siècle. En quelque sorte un message à Marta, l’épouse de György Kurtag, pianiste et interprète clé de son oeuvre, décédée en 2019. Pour rendre hommage au centenaire, qui a un fils également compositeur, György Kurtag Jr., Budapest accueille une série de célébrations – concerts, projection de documentaires, création audiovisuelle – qui entendent dessiner le portrait d’un artiste dont l’œuvre exigeante a marqué la musique européenne des dernières décennies." La suite sur radioclassique.fr

dimanche 4 janvier 2026

Redécouvrez ce conte cruel de Perrault dans une adaptation musicale immersive, jouée en région après Lille

« Le château de Barbe bleue », un opéra de Bartok, va être joué partout dans la région des Hauts-de-France en février 2026. Un projet porté par l’Opéra de Lille (Nord).

Le majestueux et impressionnant Opéra de Lille (Nord), dont beaucoup hésitent à franchir les portes, s’externalise. Il offre des représentations partout dans la région. Du 8 janvier au 10 février 2026, dans 12 lieux des Hauts-de-France, se donne un spectacle immersif. Un petit opéra (1 h 15) dont la musique est écrite par Béla Bartók (le seul opéra du compositeur hongrois). Il met en musique une histoire mondialement connue. Le conte cruel de Perrault qui confronte Barbe bleue le féminicide et sa dernière épouse, appelée ici Judith, devant le mystère des portes fermées." La suite sur actu.fr (article payant)

mercredi 24 décembre 2025

Andrè Schuen, Don Giovanni de grande classe avec Iván Fischer


"Dans un spectacle conçu et dirigé par lui, Iván Fischer parvient avec une belle palette de chanteurs et quelques idées simples à magnifier le chef d'œuvre de Mozart.

Réussir Don Giovanni est loin d'être facile. Il faut un plateau homogène de chanteurs brillants, il faut un chef inspiré, et il faut une mise scène qui puisse à la fois respecter les rapports sociaux et amoureux des personnages, et porter le mythe dans sa dimension universelle. Après avoir essuyé tant de tentatives malheureuses, voire pitoyables, c'est un grand bonheur de voir enfin un Don Giovanni restitué dans tous ses délices, malices et significations. Le public de Baden-Baden qui s'est levé comme un seul homme dès le tomber de rideau ne s'y est pas trompé : c'est un spectacle de qualité exceptionnelle qui lui a été donné.

, chef d'orchestre et metteur en scène, a mûrement réfléchi à son Don. L'idée géniale a été de ne pas transposer toutes les références temporelles comme on le fait tout le temps en ce moment, mais de transformer les éléments matériels du décor et les comprimari, en des éléments vivants antiques (mi-statues, mi-ombres heureuses) ce qui a pour double effet heureux de concentrer l'action sur les sept personnages et de transcender l'unité de temps. Aucun accessoire, à part la mandoline. Ni verre à champagne, ni épée, ni mousquet. Les costumes, d'une remarquable beauté, sont bien ceux du XVIIIᵉ siècle, ce qui visse l'intrigue dans un siècle où la morale, les codes d'honneur et les rapports de classe jouent un rôle capital." La suite sur resmusica.com

vendredi 28 novembre 2025

Katalin Károlyi - Exposition photos de Katalin Károlyi à la Villa Barabás de Budapest à partir du 4 décembre 2025


Pour celles et ceux qui seraient à Budapest ces prochains jours, à signaler l'exposition photo, qui ouvrira ses portes à partir du 4 décembre 2025, de la mezzo-soprano Katalin Károlyi.
barabasvilla.hu

mercredi 5 novembre 2025

Don Giovanni de Mozart, coups de foudre à Vicenza

"Don Giovanni de Mozart s’inscrit dans la huitième édition du festival d’opéra de Vicenza, mis en scène et dirigé par Iván Fischer à la tête du Budapest Festival Orchestra dans le somptueux théâtre renaissance de la ville, il Teatro Olimpico :

C’est un véritable coup de foudre qui incita le chef d’orchestre Iván Fischer à créer le Festival d’Opéra de Vicenza. Un coup de foudre pour ce lieu historique qu’est le Théâtre Olympique, le plus ancien théâtre couvert de l’époque renaissance. Pour la huitième édition de ce festival, Iván Fischer dirige Don Giovanni de Mozart, sa mise en scène prenant comme point d’ancrage le décor « naturel » du théâtre lui-même.

Au milieu des boiseries et de la riche statuaire, deux socles mobiles définissent l’espace scénique serti par les lumières d’Andrea Tocchio. À ce décor, s’ajoutent les corps des étudiants du Théâtre des arts de la scène de l’université de Budapest et des danseurs de la compagnie d’opéra Iván Fischer qui, dans leurs costumes aux couleurs de marbre (conçus par Anna Biagiotti), créent une statuaire vivante parmi celle, classique, du théâtre." La suite sur olyrix.com

vendredi 31 octobre 2025

L’Opéra national de Hongrie réinvente Lohengrin dans un univers steampunk

Lohengrin

"L’Opéra national de Hongrie prépare une nouvelle production du Lohengrin de Richard Wagner, mise en scène par András Almási-Tóth et dirigée par Martin Rajna. L’opéra sera présenté dans une esthétique steampunk, transposant l’histoire dans un cadre conceptuel inspiré par le futurisme du XIXe siècle.

Cette production à grande échelle implique plus de 250 participants, dont l’Orchestre, le Chœur et le Chœur d’enfants de l’Opéra national de Hongrie, et sera présentée avec une double distribution, internationale et hongroise.

Un nouveau cadre conceptuel

Bien que l’intrigue originale de Wagner se déroule dans un environnement chevaleresque à Anvers au Xe siècle, les créateurs de cette nouvelle production la considèrent comme « une histoire profondément romantique du XIXe siècle ». Ils ont par conséquent transposé le décor à l’époque même de Wagner." La suite sur martincid.com

mercredi 22 octobre 2025

Favoriser les coopérations culturelles entre la France et la Hongrie

"Rencontre avec SEM. Jonathan Lacôte, ambassadeur de France en Hongrie 

L’actualité franco-hongroise de la rentrée dans l’agenda de l’Ambassade et de l’Institut françEnseiais est riche en événements culturels. SEM. Jonathan Lacôte a bien voulu accorder une interview au JFB à la Résidence de France pour en parler.

Jonathan Lacôte :  La rentrée est dense, comme toutes les saisons de l'année sont denses dans l'actualité franco-hongroise et dans l'agenda de l'Ambassade et de l'Institut français. Pour en rester à l'actualité culturelle, elle a été particulièrement riche en septembre parce que nous avons eu à la fois du cinéma avec le marathon du film classique, auquel la France participe systématiquement, et de la littérature puisque le mois de septembre est, à Budapest, le mois du salon du livre. La France y est toujours très présente et elle était même, l'année dernière, invité d'honneur.

Nous avons aussi célébré les 250 ans de l'enseignement du français à ELTE et dans l'enseignement hongrois. De ce fait, le mois de septembre et la rentrée ont été extrêmement denses.

De manière générale, toute notre action culturelle a pour vocation de favoriser les coopérations culturelles, les contacts culturels entre la France et la Hongrie. 

Par exemple, le marathon du film classique ne consiste pas seulement à diffuser des films français dans le cadre du marathon, mais permet de faire venir des professionnels du cinéma pour renforcer la coopération entre la France et la Hongrie. Ainsi Olivier Henri, le directeur général du Centre national de la cinématographie et Nicolas Seydoux, représentant de Gaumont-Pathé, étaient présents à Budapest. Un représentant de la cinématheque de Toulouse ainsi que la directrice des archives Pathé Gaumont sont également venus à Budapest. C’est une opportunité pour que de nombreux contacts se nouent entre des acteurs français et des acteurs hongrois du monde du cinéma." La suite sur jfb.hu

mardi 14 octobre 2025

Prix Nobel de littérature : Un roman de László Krasznahorkai a inspiré deux opéras

"Le prix Nobel de littérature 2025 a été décerné jeudi dernier à l’écrivain hongrois László Krasznahorkai. Son deuxième roman, La Mélancolie de la résistance, a fait l’objet d’un film et a inspiré les livrets de deux opéras.

C’est « pour son œuvre fascinante et visionnaire qui, au milieu d’une terreur apocalyptique, réaffirme le pouvoir de l’art » que l’écrivain hongrois László Krasznahorkai, 71 ans, a été désigné Prix Nobel de littérature 2025. Son premier roman, Sátántangó (Le Tango de Satan), paru en 1985, avait fait l’objet d’un film, dont certains plans ont été utilisés pour illustrer un clip du Salve Regina d’Arvo Pärt, comme le second La Mélancolie de la résistance (1989 – Gallimard), qui a également inspiré deux opéras.

Le premier de ces opéras, Valuschka, composé par le chef d’orchestre hongrois Peter Eötvös sur un livret de Mari Mezei et Kinga Keszthelyi, suit à la lettre les différents chapitres du roman de László Krasznahorkai dans lequel on voit évoluer, dans une petite ville du sud-est de la Hongrie, Mme Pflaum qui se débat avec une menace jamais nommée, une plongée hypnotique, dans un monde fascinant et crépusculaire." La suite sur radioclassique.fr

jeudi 28 août 2025

À Salzbourg, les “Trois sœurs” d’Eötvös fascinent

© SF/Monika Rittershaus

"L’opéra du compositeur hongrois, disparu en 2024, est servi par une production à l’expressionnisme décapant, une distribution sans faille et une direction d’orchestre impeccable.

À peine avait-il été créé à Lyon en 1998 que l’opéra Trois sœurs s’installait au répertoire des théâtre lyriques, sans jamais le quitter, devenant très vite un classique du XXe siècle. C’était pourtant le premier de Peter Eötvös : un coup de maître. Un demi-siècle après, la magie opère toujours. Pas un instant l’attention ne se relâche pendant ces deux heures de musique que le compositeur hongrois divise en trois « séquences », axées sur Irina, André et Macha, le frère devenant l’une des principales figures de l’œuvre. Il a restructuré la pièce de Tchekhov, préférant à la chronologie des événements un jeu de miroirs à travers trois destins – ainsi voit-on deux fois l’incendie, ou le Docteur casser la pendule. Et la fin devient un prologue ouvrant sur l’espoir d’un avenir plus heureux dont la suite montre l’impossibilité." La suite sur diapasonmag.fr

mercredi 30 juillet 2025

György Kurtág, 99 ans, compose son deuxième opéra

 © Getty Images / Le compositeur György Kurtág en 2006.

"À 99 ans, le compositeur hongrois György Kurtág s'attèle à son deuxième opéra, qui sera créé en février 2026 à Budapest, pour marquer son centenaire.

Stèle musicale pour une fleuriste oubliée

Le compositeur hongrois György Kurtág fêtera ses 100 ans en février 2026. Le Centre musical de Budapest lui a commandé, pour l’occasion, un opéra qui sera présenté le 20 février 2026, soit un jour après l’anniversaire du compositeur, dans le cadre d’un festival en son honneur pour célébrer son centenaire.

L’opéra s’appellera Die Stechardin et racontera l’histoire d’amour naissante entre une marchande de fleurs, Maria Dorothea Stechard (1765-1782), et le philosophe, écrivain et physicien allemand Georg Christoph Lichtenberg (1742-1799), de 20 ans son aîné. Le livret du dramaturge allemand Christoph Hein s’inspire des lettres et écrits du philosophe pour créer cette voix féminine." La suite sur rtbf.be

lundi 7 juillet 2025

Nouvelle jeunesse pour Le Roi d’Ys

"Un nouvel enregistrement du Roi d’Ys d’Edouard Lalo paraît en format livre-disque au label du Palazzetto Bru Zane. L’Orchestre National Philharmonique de Hongrie est dirigé par György Vashegyi, réunissant, parmi la distribution, Judith van Wanroij, Cyrille Dubois, Kate Aldrich, Nicolas Courjal et Jérôme Boutillier.

Poursuivant sa mission de redécouverte et de valorisation du romantisme musical français, le Palazzetto Bru Zane - Centre de musique romantique française complète sa collection Opéra Français d’un nouvel opus : Le Roi d'Ys. Contrairement à d’autres éléments de cette collection, cet opéra bénéficiait déjà au préalable d’une discographie certes courte mais pourvue de quelques excellentes références (André Cluytens 1957 et Armin Jordan 1988 notamment). En plus de la compléter avec des artistes de notre temps et des moyens techniques modernes (au moins comparé à la version de Cluytens encore en mono), la plus-value de cette parution vient notamment de son format livre-disque. En plus de la beauté de l’objet, décoré d’éléments brillants sur la couverture et incluant quelques illustrations et photos de l’époque de la création, il propose au lecteur une précieuse mine d’informations sur cet opéra à la notoriété somme toute relative. En plus des notes explicatives sur l’œuvre et sa genèse, d’un texte sur la redécouverte du folklore breton au XIXème siècle, et du livret complet, une section reprend les commentaires du compositeur Victorin Joncières suite à la création." La suite sur olyrix.com

vendredi 16 mai 2025

Le Chevalier à la Rose (Der Rosenkavalier) de Richard Strauss au Théâtre des Champs-Elysées 21 mai au 5 juin 2025

Dirigé par le chef d'orchestre hongrois Henrik Nánási

 

Henrik Nánási | direction
Krzysztof Warlikowski | mise en scène
Małgorzata Szczęśniak | scénographie, costumes
Claude Bardouil | chorégraphie
Felice Ross | lumières
Kamil Polak | vidéo
Véronique Gens | La Maréchale
Niamh O'Sullivan | Octavian
Regula Mühlemann | Sophie
Peter Rose | Le Baron Ochs von Lerchenau
Jean-Sébastien Bou | Monsieur de Faninal
Eléonore Pancrazi | Annina
Krešimir Špicer | Valzacchi
Francesco Demuro | Un chanteur italien
Laurène Paternò | Marianne
Florent Karrer | Un commissaire / Un notaire
François Piolino | Le majordome de la Maréchale / Le majordome de Faninal
Yoann Le Lan | Un aubergiste
Orchestre National de France
Chœur Unikanti, Maîtrise des Hauts-de-Seine
du 21 mai au 5 juin 2025
Théâtre des Champs-Elysées
15 Avenue Montaigne, 75008 Paris

mardi 29 avril 2025

Opéra de Budapest, saison 2025-26: La création contemporaine à l’honneur au côté des grands classiques du répertoire (Mozart, Beethoven, Wagner)

"Pour la saison à venir, nous sont annoncées non moins de 385 représentations comprenant, au côté de 36 reprises du répertoire, 7 nouvelles productions, 14 spectacles dédiés aux plus jeunes, ainsi que deux douzaines de concerts et récitals de chant.  

Au rang des nouvelles productions, nous commencerons par citer Lohengrin dans une mise-en-scène inédite d’András Almási-Tóth sous la direction du jeune chef Marton Rajna. Autres nouvelles productions: un Fidélio conçu par Tobias Kratzer, intendant de l’Opéra de Hambourg dans une mise-en-scène présentée à Londres, ou encore Cosi fan Tutte dans une toute nouvelle mise-en-scène du Hongrois Máté Szabó. Côté jeunesse, nous retiendrons entre autres deux créations: un ballet „PetiteCoppélia” par les membres de l’École et de l’Institut national du ballet, ou encore „La Belle et la Bête”, conte-opéra de Péter Tóth.

Au rang des artistes invités, il convient de citer en premier lieu Anna Netrebko qui fera sa première apparition en Lady Macbeth. Mais aussi Christopher Sokolowski (Lohengrin) et Johanní van Oostrum (soprane Sud-Africaine en Elsa). Giorgi Strurua, venu de Géorgie pour incarner Turandot, le ténor russe Andrei Danilov dans la Bohême et Rigoletto ou encore (sans pouvoir les citer tous) le ténor grec Vassilis Kavayas dans l’Italienne à Alger. Parmi les chefs, citons l’Allemand Constatntin Trinks qui débutera dans Parsifal. Comme on peut en juger, des artistes issus des horizons les plus divers, mais toutes et tous garants de qualité." La suite sur jfb.hu

mardi 25 février 2025

Opéra national hongrois


"L'Opéra national hongrois, joyau architectural de Budapest, représente une fusion éclatante des styles néo-Renaissance et baroque. Construit en 1884, il témoigne de l'âge d'or de la ville et de sa riche tradition musicale." La suite sur generationvoyage.fr

mardi 7 janvier 2025

Tout donner, sans rien sacrifier

"Le metteur en scène Kornél Mundruczó revient au Grand Théâtre pour y monter Salomé de Richard Strauss. Il a désormais quitté sa Hongrie natale, où « l’art critique n’existe plus ». Le sien prend à bras-le-corps des réflexions sur l’identité et le contexte social.

En 2010, Viktor Orbán arrive au pouvoir en Hongrie. Depuis, lui et son gouvernement exercent leur influence sur la création hongroise en reprenant notamment en main de nombreuses institutions culturelles. Face au nationalisme et à la censure, nombreux sont les artistes qui ont été poussés à s’exiler pour pouvoir travailler. C’est le cas de Kornél Mundruczó. Né en 1975, son travail est aujourd’hui mondialement reconnu. Comme réalisateur, le Hongrois recevait en 2014 le Prix Un Certain Regard à Cannes pour White God. En 2020 Pieces of a Woman, son premier film en anglais, est sélectionné à la prestigieuse Mostra de Venise. Son travail ne se limite cependant pas au cinéma, comme dramaturge et metteur en scène, Kornél Mundruczó s’est aussi illustré au théâtre et à l’opéra. Avec sa compagnie Proton Theatre, il s’est déjà produit plusieurs fois à Genève. En septembre dernier, dans le cadre du festival La Bâtie, il présentait sa dernière création, Parallax. Une pièce de théâtre qui interroge l’hérédité des traumatismes familiaux, le trouble identitaire et ces instants où la grande histoire percute l’intimité. Au Grand Théâtre de Genève, le Hongrois s’est aussi illustré à plusieurs reprises avec L’Affaire Makropoulos (2020), Sleepless de Peter Eötvös (2022) et Voyage vers l’Espoir de Christian Jost (2023)." La suite sur letemps.ch

jeudi 4 juillet 2024

À la Staatsoper de Berlin, Marc-André Dalbavie adapte La Mélancolie de la résistance à l’opéra et à l’écran


"Avec , Dalbavie fait du roman de Krasznahorkai une expérience scénico-musicale singulière.

Un même roman contemporain adapté deux fois en moins d'un an à l'opéra, c'est sans doute un cas unique. En décembre 2023, le dernier opéra de Peter Eötvös, Valuschka, était créé à Budapest avant d'être traduit en allemand à Ratisbonne ; en ce début d'été, c'est à Berlin que La mélancolie de la résistance de László Krasznahorkai retrouve la scène lyrique, sous la forme d'un « opéra avec film » mis en musique par , en français et avec deux grands chanteurs français en haut de l'affiche. L'opéra d'Eötvös semblait enchaîner les épisodes sans parvenir à rendre compte du sens et de l'atmosphère trouble du roman, publié en 1989 et nourri de la décomposition du monde soviétique ; celui de Dalbavie, qui commence en douceur et ne déploie sa séduction que progressivement, est beaucoup plus parlant et émouvant.

Le spectacle se passe à la fois à la scène et à l'écran, sous forme de film réalisé en direct sur des décors qui n'apparaissent qu'exceptionnellement sur le devant de la scène. La musique elle-même commence par se faire discrète : le cinéma est à vrai dire un bon moyen pour rendre compte de la profusion du roman de Krasznahorkai, déjà adapté à l'écran par Béla Tarr sous le titre Les Harmonies Werckmeister, qui est celui de la partie centrale du roman. Le film-opéra proposé par n'a pas la puissance hypnotique des images austères de Tarr, mais il présente les personnages et une partie de l'histoire, souvent par l'image seule, de manière plus concise que ne saurait le faire le seul opéra – et que ne l'avait fait Eötvös. Les chanteurs sont sonorisés tout au long de la soirée, ce qui était sans doute nécessaire pour leur permettre d'être audibles quand ils sont filmés en arrière-scène autant que quand ils sont directement visibles. Cela fait un peu oublier l'orchestre qui tend à n'être qu'un accompagnement, pour soutenir les chanteurs ou pour souligner les épisodes des nombreuses scènes muettes sur l'écran ; il n'est vraiment au premier plan que pour une transcription un peu boursouflée de la 4e fugue du Clavier bien tempéré de Bach." La suite sur resmusica.com

mardi 5 mars 2024

Un directeur d’opéra créée un entracte dans Carmina Burana pour… rentabiliser la buvette

"Le directeur de l’Opéra d’État hongrois de Budapest a pris une décision surprenante en créant un entracte pendant les représentations des Carmina Burana afin d’augmenter les recettes de la buvette. Une décision qui a entraîné le retrait du chef d’orchestre et metteur en scène du spectacle.

En général, les Carmina Burana, la célèbre cantate scénique de Carl Orff, sont jouées in extenso sans pause. Mais pas à Budapest où le directeur général de l’Opéra d’État hongrois Szilveszter Ókovács a décidé de créer un entracte de 30 minutes afin, justifie-t-il, d’augmenter les recettes de l’espace de restauration.

Une décision unilatérale d’autant plus surprenante qu’elle a été prise après 5 des 14 représentations programmées à l’Opéra d’État hongrois et qui a eu pour conséquence le retrait dimanche de Tibor Bogányi, qui a mis en scène ce spectacle et le dirige depuis 5 ans.

« Le succès de Carmina Burana réside aussi dans son unité, son arc imparable et celui-ci est balayé par la décision actuelle. Sous cette forme, je ne peux plus m’engager à diriger la production, la performance ne correspond pas à ma conception de metteur en scène ! » a-t-il écrit dans un message publié sur son compte Facebook." La suite sur radioclassique.fr

mercredi 22 mars 2023

Opéra de Budapest: une saison placée sous le signe du „charme slave”…. (Présentation de presse)

Par Pierre Waline

"C´est dans l´annexe de l´Atelier Eiffel que Szilveszter Ókovács, son directeur, nous a réunis pour nous présenter la saison 2023-2024 de l´Opéra.

Quelques chiffres, pour commencer: 14 premières, 2 créations hongroises, 2 troupes étrangères invitées 2 tournées et 3 nouveaux spectacles à l´attention des enfants. En ouverture, pour nous mettre dans la note, la soprano Andrea Brassói-Jőrös nous sert un extrait de Roussalka qu´elle interprètera dans le rôle titre en janvier et février prochains. Une première, cet opéra de Dvořák n´ayant encore jamais été donné sur scène en Hongrie (uniquement en version concert). Car cette saison 2023-24 sera en grande partie consacrée au monde slave. Plus de quarante représentations en rapport, soit direct, soit indirect avec la vie musicale des pays slaves. Il n´est pas de notre propos d´en dresser ici la liste, aussi nous contenterons-nous, pour donner un aperçu, d´en mentionner quelques temps forts." La suite sur francianyelv.hu