Affichage des articles dont le libellé est Xénophobie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Xénophobie. Afficher tous les articles

mardi 30 juin 2026

Politiques anti-genre : fabriquer l'ennemi, défaire les droits

"Cet événement, programmé dans le cadre de la 31ᵉ Budapest Pride, a analysé la manière dont les régimes illibéraux instrumentalisent les droits.

Intervenants : Valentin Behr, chargé de recherches CNRS (CESSP) ; Andrea Pető, professeure au département d'études de genre de l'Université d'Europe centrale (CEU) ; Viktória Radványi, modératrice (présidente de la Budapest Pride).

Andrea Pető : régime illibéral hongrois et stratégie anti-genre du “retour à avant” 

La politique du genre est extrêmement importante à analyser pour comprendre la “crise des politiques illibérales” selon Andrea Pető. En effet, celle-là représenterait en elle-même tout un “système d’alerte” : la réduction des libertés civiles, et plus précisément des droits des minorités sexuelles et des femmes, serait un symbole d’un affaiblissement démocratique.

Dans son livre, Viktor Orbán's affairs with women, elle montre que cette stratégie hongroise des acteurs illibéraux s'institutionnalise en se fondant sur une pratique discursive de retour aux structures d’ordre “garantissant l’existence de la société”. Les discours se concentrent par exemple sur le rôle reproducteur de la femme comme pilier de la famille hétérosexuelle, et donc sur une stigmatisation d’une vie alternative qui “menacerait l’existence même de la société”. Ce discours se matérialise dans les universités, qui font face à des attaques répétées sur le champ d’étude relié au genre." La suite sur jfb.hu

lundi 29 avril 2024

[Littérature] Krisztina Tóth : «Il ne faut pas avoir peur de la poésie!»

"Éminente figure de la littérature contemporaine en Hongrie, Krisztina Tóth a accumulé les livres et les prix avant d’être mise au ban par le gouvernement de Viktor Orbán. Elle raconte tout ça avant sa venue ce week-end à Luxembourg.

On la connaît d’abord en français pour un recueil de poésie (Le Rêve du Minotaure, 2001) et un roman (Code-barres, 2014). Mais ce serait réducteur de résumer Krisztina Tóth à ces deux ouvrages, surtout à la vue de son CV, impressionnant : une quarantaine de livres écrits depuis 1989, traduits en seize langues et honorés de nombreux prix nationaux comme internationaux. Sans oublier son statut de traductrice pour, entre autres, Desnos et Mallarmé. En 2021, pourtant, sa popularité et son expérience ont été balayées à la suite d’une interview où, questionnée sur les livres figurant sur les programmes scolaires, elle émet une réserve sur L’Homme en or (1872), roman de l’écrivain Mór Jókai, qui, selon elle, véhicule une image peu flatteuse – voire humiliante – des femmes.

S’ensuit alors une violente polémique, faite de menaces, d’injures et de boycottages, orchestrée par le gouvernement de Viktor Orbán et la presse à sa solde. Une affaire qui fera écho en Europe, relayée notamment par le journal Libération. Alors qu’elle n’a toujours pas retrouvé crédit dans son pays, Krisztina Tóth arrive aujourd’hui à Luxembourg dans le cadre du Printemps des poètes, fière que son roman Pixel soit aujourd’hui disponible en Chine et heureuse de bientôt en présenter un nouveau (Nos bijoux). L’occasion de discuter avec elle d’écriture, de poésie et bien sûr, de démocratie." La suite sur lequotidien.lu

mercredi 13 décembre 2023

Le Parlement hongrois adopte une loi pour lutter contre "les interférences étrangères"

"Le Parlement hongrois a adopté mardi soir une série de mesures instaurant une autorité de surveillance chargée de prévenir "les interférences étrangères" dans le processus électoral, avec des peines de prison à la clé.

Les textes ont été approuvés à une large majorité dans un Parlement dominé par le parti Fidesz de Viktor Orban, pour une entrée en vigueur prévue début février.

Destinée à "protéger la souveraineté" du pays d'Europe centrale, ce paquet législatif est vu par les détracteurs du Premier ministre nationaliste comme une nouvelle offensive pour museler les contre-pouvoirs." La suite sur rtl.be

dimanche 26 novembre 2023

Dans une Hongrie dépourvue d’immigrés, l’arrivée nouvelle de travailleurs étrangers suscite des tensions

"Reportage
Dans l’est du pays, l’immense chantier d’une usine BMW a entraîné l’arrivée d’ouvriers venus d’Asie, des « invités », selon la terminologie du gouvernement Orban. Or dans cette région, la population est chauffée à blanc par la rhétorique anti-immigrés du parti au pouvoir.

Quelques dizaines d’habitants se serrent, mercredi 15 novembre, dans la petite salle surchauffée du conseil municipal de Berettyoujfalu, une ville de 14 000 habitants perdue dans l’est de la Hongrie. L’heure est grave, à en croire le maire, Istvan Muraközi, qui a convoqué en urgence cette réunion publique pour parler « du problème des 150 travailleurs indiens apparus par surprise » en octobre sur le territoire de cette commune typique des campagnes magyares profondes où l’on n’a jamais vu d’immigrés, surtout non européens.

« Cela fait déjà 1 % de notre population », s’inquiète ce quinquagénaire au look de paisible fonctionnaire, avec sa chemise à carreaux et sa chevelure bien rangée. Elu du Fidesz, le parti nationaliste et anti-immigrés du premier ministre, Viktor Orban, il promet : « Ce n’est pas la mairie qui a fait venir » ces jeunes hommes. Hébergés dans un ancien internat vétuste et un village vacances tristounet planté près d’un étang, ils sont employés sur le chantier de la future usine de voiture électrique BMW, qui doit ouvrir en 2025 à Debrecen, deuxième ville de Hongrie, à quarante-cinq minutes de bus de là." La suite sur lemonde.fr (article payant)

samedi 11 mars 2023

Droits humains - La xénophobie et l'homophobie galopantes en Hongrie inquiètent le Conseil de l'Europe

"Au pays de Viktor Orbán, les propos haineux se multiplient contre les demandeurs d'asile, les Roms, les musulmans et les minorités sexuelles, constate l'instance qui réunit les États signataires de la Convention européenne de sauvegarde des droits humains, appelant les personnalités publiques de Hongrie à réagir.

Chez têtu·, ça fait un bon moment que la dérive de la Hongrie nous inquiète… Ce jeudi 9 mars, dans un rapport sur cet État d'Europe centrale membre depuis 2004 de l'Union européenne (UE), portant sur la période 2018-2022, le Conseil de l'Europe exprime sa "préoccupation" face aux "propos haineux" ainsi qu'à la "xénophobie de plus en plus présente dans le discours politique" du pays dirigé par Viktor Orbán, visant pêle-mêle les demandeurs d'asile, les Roms, les musulmans et les minorités sexuelles." La suite sur tetu.com

vendredi 10 mars 2023

Le Conseil de l'Europe inquiet de la «xénophobie» en Hongrie

"Le Conseil de l'Europe a exprimé, dans un rapport publié jeudi 9 mars, sa «préoccupation» face aux propos haineux et à la «xénophobie de plus en plus présente dans le discours politique» en Hongrie, visant les demandeurs d'asile, les Roms, les musulmans, et les minorités sexuelles.

«Les personnalités publiques, y compris les responsables politiques de tous bords, sont vivement encouragées à prendre rapidement, fermement et publiquement position contre l'expression de propos haineux», indique la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance, organe du Conseil de l'Europe, dans la présentation de ce rapport qui porte sur la période 2018-2022.

Plusieurs recommandations

La Commission se dit «préoccupée» par l'adoption de lois «portant gravement atteinte» aux droits des demandeurs d'asile ainsi que des personnes LGBT, notamment pendant l'état d'urgence instauré pour faire face à la pandémie de Covid. L'instance déplore la ségrégation à l'égard des populations Roms qui demeure «très répandue» dans le secteur éducatif, et dénonce «la poursuite des expulsions forcées» à leur encontre, souvent sans «aucune solution de relogement». «Des actes racistes ciblant les musulmans ont également été signalés, prenant principalement la forme d'agressions verbales contre des femmes portant des symboles religieux visibles», relève le rapport." La suite sur lefigaro.fr

samedi 30 juillet 2022

Propos racistes d’Orban : « Il joue sur des sentiments de xénophobie qui sont réels »

"VIDEO. Lors d’un discours prononcé samedi 23 juillet en Transylvanie roumaine, le Premier ministre hongrois s’est dit opposé au « mélange des races ». L’historienne Marie-Anne Matard-Bonucci décortique.

Rien ne va dans le discours qu’a prononcé Viktor Orban en Roumanie, samedi 23 juillet. En s’adressant à une foule au nom du peuple hongrois, le Premier ministre a exprimé avec virulence son rejet d’une société « multiethnique ».

« Nous ne voulons pas être une race mixte qui se mélangerait avec des non Européens. Les pays où des peuples européens et extra-européens cohabitent ne sont plus des nations. Ces pays ne sont rien d’autre que des conglomérats de peuples », a-t-il lancé avant de critiquer le plan européen du gaz, en ironisant sur les chambres à gaz du régime nazi." La suite et vidéo sur nouvelobs.com

mardi 17 mai 2022

La Hongrie investit sa première présidente de la République… LGBTphobe

"Connue pour ses positions réactionnaires et LGBTphobes, Katalin Novák avait officié comme ministre de la Famille de Viktor Orbán. Elle est désormais présidente de la Hongrie.

Pour la communauté LGBTQI+ de Hongrie, c'est désormais un duo infernal qui dirige le pays. Élue présidente de la République le 10 mars par l'Assemblée nationale, Katalin Novák a été investie ce samedi 14 mai pour un mandat de cinq ans. Si elle devient, à 44 ans, la première femme à occuper ce poste – protocolaire – dans le pays d'Europe centrale, pas de quoi réjouir pour autant…

Proche du Premier ministre réactionnaire Viktor Orbán, issue comme lui du Fidesz, le parti xénophobe et nationaliste au pouvoir, Katalin Novák était sa secrétaire d'État puis ministre chargée de la Famille depuis 2014 jusqu'à sa désignation, en décembre dernier, comme candidate à la présidence. Son prédécesseur Janos Ader, 62 ans, qui occupait la présidence depuis 2012, était lui-même co-fondateur du Fidesz." La suite sur tetu.com

vendredi 14 janvier 2022

La société civile hongroise appelle à une forte présence d’observateurs aux élections du 3 avril

"Vingt organisations de la société civile hongroise ont demandé ce jeudi à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et au commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe d’augmenter la présence d’observateurs nationaux pour les élections législatives qui se tiendront le 3 avril prochain.

Les signataires de la lettre, parmi lesquels Amnesty International ou le Comité hongrois d’Helsinki, se disent « très préoccupés » par les modifications des lois électorales que le gouvernement de Viktor Orbán a adoptées depuis 2018.

Cette inquiétude quant au bon déroulement des élections au Parlement hongrois se fonde sur certaines mesures prises lors du dernier mandat de l’exécutif. Parmi eux figurent, comme l’assure le communiqué, une « discrimination » par laquelle il est difficile pour les citoyens vivant à l’étranger d’accéder au vote ou une intervention « déformante » de l’État sur le marché des médias." La suite sur cinktank.com

samedi 25 septembre 2021

"Lutter contre l’extinction de la population européenne", le grand fantasme d’Orban et des dirigeants européens conservateurs

"Budapest accueillait cette semaine le quatrième Sommet démographique international organisé par le Premier ministre hongrois, Viktor Orban. Depuis 2015, cet événement bisannuel réuni des alliés du dirigeant conservateur qui entendent promouvoir la natalité et le modèle de la famille traditionnelle pour lutter contre "l’extinction de l’Europe".

Préserver la "culture européenne"

Cette année, plusieurs dirigeants européens de premier plan ont fait le déplacement à l’invitation du Premier ministre Orban, dont Janez Jansa, le chef du gouvernement slovène qui assure actuellement la présidence tournante de l’Union européenne, Aleksander Vucic, le président serbe, les premiers ministres polonais et tchèque ainsi que des ministres venus de Roumanie, de Slovaquie et Lettonie. D’autres personnalités ont également été invitées à s’exprimer, comme Mike Pence, ancien vice-président des Etats-Unis sous l’ère Trump, Marion Maréchal, ancienne députée du Front national (devenu entretemps Rassemblement national) et même Eric Zemmour, l’éditorialiste d’extrême-droite condamné à plusieurs reprises pour provocation à la haine et à la discrimination raciale, qui pourrait bientôt se lancer dans la course à la présidence en France.

"L’augmentation du nombre d’enfants européens est essentielle pour préserver la culture chrétienne et les autres traditions religieuses de l’Europe pour les générations futures, ont déclaré les premiers ministres hongrois, polonais et tchèques à l’issue de la première journée de "débat", ajoutant que la migration ne (devait) pas être considérée comme le principal outil pour relever les défis démographiques." La suite sur rtbf.be

"J'admire sa politique": à Budapest, Zemmour fait l'éloge du dirigeant populiste hongrois Orban

"Le sulfureux polémiste s'est rendu dans la capitale hongroise, ce vendredi, pour un sommet démographique où sont conviées de nombreuses personnalités de la droite identitaire.

Au lendemain du débat qui l'a opposé à Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV, Éric Zemmour était attendu ce vendredi à Budapest, en Hongrie. Un déplacement à l'occasion d'un sommet démographique, réunissant nombre de personnalités de la droite identitaire, notamment Marion Maréchal ou encore l'ancien vice-président américain Mike Pence, qui a vanté la politique nataliste menée par Viktor Orban." La suite et vidéo sur bfmtv.com

jeudi 16 septembre 2021

Eric Zemmour et Marion Maréchal invités en Hongrie

"Le candidat putatif et l’ancienne députée frontiste sont invités à Budapest pour un sommet sur la démographie le 23 et 24 septembre. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán y sera aussi.

« Nous souhaitons un accueil très chaleureux aux penseurs pro-famille et aux décideurs à Budapest, en Hongrie, où nous pensons qu’il n’y a pas d’avenir sans familles fortes. » C’est par ses mots que Katalin Novák, la ministre hongroise de la Famille, introduit le Budapest Demographic Summit, dont la 4e édition aura lieu dans la capitale hongroise, du 23 au 24 septembre. Petite particularité de ce rendez-vous des ultraconservateurs de la planète cette année : la venue d’Eric Zemmour, qui pourrait être candidat à l’élection présidentielle de 2022, et de Marion Maréchal, ancienne députée frontiste et aujourd’hui directrice de son école à Lyon, l’Issep, selon le site internet du sommet." La suite sur nouvelobs.com

mardi 14 septembre 2021

Devant les catholiques hongrois, le pape François a réfréné toute critique directe d’Orbán

"Le pape François a finalement rencontré brièvement Viktor Orbán en marge du Congrès eucharistique, puis a prononcé une messe sur la Place des Héros, ne faisant qu'une allusion voilée à la politique xénophobe du gouvernement hongrois..." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

jeudi 9 septembre 2021

Timothy Garton Ash : "Viktor Orbán a le beurre et l'argent du beurre avec l'UE"

"Défaite des Occidentaux en Afghanistan, atteintes aux valeurs de l'Union européenne en Hongrie et bilan d'Angela Merkel qui achève son dernier mandat de chancelière en Allemagne... Nous avons évoqué ces sujets au sein de la Maison de l'histoire européenne à Bruxelles, avec Timothy Garton Ash, historien et écrivain britannique qui est aussi professeur d'Études européennes à l'Université d'Oxford....

....

Le "scandale" hongrois : "Il faut lier les valeurs européennes aux fonds européens"

Sándor Zsiros :

"Parlons des valeurs. Pourquoi n’y a-t-il pas au sein de l'Union européenne, une compréhension commune de ses valeurs fondamentales ?"

Timothy Garton Ash :

"L'Union européenne a dans un premier temps, inscrit ses valeurs dans l'article 2 du traité de l'Union sans les définir clairement. Aujourd'hui, c'est chose faite. Donc actuellement, nous sommes face à une situation où ces valeurs européennes ont été bafouées de manière considérable dans des pays comme la Hongrie et la Pologne. Et je crois que nous devons les défendre. Viktor Orbán a le beurre et l'argent du beurre. Il remporte les élections en disant que Bruxelles et l'Union européenne, ça suffit, mais il touche pour son pays, des milliards d'euros versés par les contribuables européens. Par conséquent, ce qui est crucial pour avoir une réponse efficace, c'est de lier les valeurs européennes aux fonds européens. Et c'est ce que l'Union européenne a échoué à faire jusqu'à présent." La suite sur euronews.com

mercredi 7 juillet 2021

La Hongrie d'Orban est un révélateur de la fracture Est Ouest en Europe

"Demain entre en vigueur en Hongrie la loi controversée qui interdit la diffusion de contenus sur l’homosexualité auprès des mineurs. La commission européenne menace de déclencher une procédure de sanction contre Budapest, un indice du fossé entre l’Est et l’Ouest de l'Europe. C’est le monde d’après. 

C’est tentant de montrer du doigt Viktor Orban.

C’est un fier à bras, c’est vrai, qui aime à défier Bruxelles. C’est également un xénophobe aux accents antisémites, attentatoire aux libertés, bien décidé à rester au pouvoir ad vitam aeternam. Et il se plait à instrumentaliser politiquement les sujets sensibles : hier les migrants, aujourd’hui les questions de genre. Pour toutes ces raisons, il est tentant de le désigner comme le « vilain petit canard » de l’Europe. 

Mais c’est un peu facile. Parce qu’ il est plus que cela : il incarne aussi un courant de pensée." La suite sur franceinter.fr

 

jeudi 8 avril 2021

Football - La Hongrie s'en prend à l'Allemagne après le limogeage d'un coach hongrois au Hertha Berlin

"La Hongrie a convoqué jeudi un représentant de l'ambassade de l'Allemagne à Budapest, dénonçant une « entrave à la liberté d'expression » après le limogeage par le Hertha Berlin de son entraîneur hongrois des gardiens Zsolt Petry pour des propos jugés homophobes et xénophobes.

La Hongrie a convoqué jeudi un représentant de l'ambassade d'Allemagne à Budapest, dénonçant une « entrave à la liberté d'expression » après le limogeage par le Hertha Berlin de son entraîneur hongrois des gardiens Zsolt Petry pour des propos jugés homophobes et xénophobes. « L'Allemagne, comme la Hongrie, a directement vécu au cours de son histoire la terreur à l'encontre de ceux qui exprimaient leur opinion, alors préserver les droits fondamentaux à la liberté d'expression est notre devoir moral commun », a déclaré sérieusement le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué." La suite sur lequipe.fr

mercredi 31 mars 2021

Les partis au pouvoir en Hongrie et en Pologne veulent s'allier à la Ligue en Italie

"BUDAPEST (Reuters) - Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán et son homologue polonais Mateusz Morawiecki rencontreront jeudi Matteo Salvini, le dirigeant de la Ligue en Italie, afin de discuter d'une alliance au niveau européen, rapporte mardi l'agence de presse hongroise MTI.

Les discussions entre ces trois responsables auront lieu à Budapest, précise l'agence. Elles porteront notamment sur la création d'une alliance entre la Ligue, le Fidesz hongrois et le parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir en Pologne, a déclaré le chef de presse de Viktor Orbán, cité par l'agence.

Le Fidesz a quitté ce mois-ci le groupe du Parti populaire européen (PPE) après la décision de ce dernier de suspendre la formation dont est issu Viktor Orbán sur fond de conflit sur le respect de l'Etat de droit en Hongrie." La suite sur latribune.fr

mercredi 21 octobre 2020

Hongrie : Orban n'impose aucune nouvelle mesure malgré la forte hausse de morts liés au coronavirus

 "EPIDEMIE La stratégie hongroise suscite des interrogations, au moment où l’Europe durcit ses restrictions.

Vie quasi normale en Hongrie. Alors que le pays d’Europe centrale affiche désormais un des taux de mortalité lié au coronavirus les plus élevés de l’Union européenne par million d’habitants, le gouvernement ne semble pas vouloir appliquer de mesures radicales. Viktor Orban qui avait déclaré au printemps un strict état d’urgence, a simplement fermé les frontières du pays.

« Après la peur initiale », la population a relâché sa vigilance, commentait la responsable de l’université médicale de Budapest, Bela Merkely, dans la presse locale, alors que le cap du millier de décès était dépassé." La suite sur 20minutes.fr

 

jeudi 20 août 2020

Comment Soros est devenu l’ennemi public numéro un d’Orbán

"1984, comme le roman dystopique. 1984, l’année de l’implantation en Hongrie de la Fondation de George Soros, traité aujourd’hui dans son pays de naissance en ennemi du peuple, comme Emmanuel Goldstein dans l’État d’Océania imaginé par George Orwell.
George Soros est un homme complexe : Hongrois, Américain, juif, financier, milliardaire et, comme il le revendique, « philanthrope politique ». Il a fait fortune par la spéculation la plus brutale et mis la majeure partie de ses gains au service de son idéal politique d’une « société ouverte » en finançant des groupes politiques engagés dans des combats démocratiques et des causes progressistes de par le monde. Et cette histoire remonte au début des années 1980 dans la capitale hongroise.
Un jour d’automne de l’année 1983, Judit Geszti, 33 ans à l’époque, employée dans une société de commerce international, se rend, sur les conseils de son ancien patron de l’Académie des sciences, à un entretien d’embauche. Un certain Soros cherche du personnel. « J’y suis allée avec nonchalance, j’étais jeune et je n’avais rien à perdre. Mais quand je suis entrée dans cet hôtel de luxe, avec tous ces gens qui me regardaient, je me suis sentie un peu mal à l’aise. Je n’étais pas riche, ce n’était pas mon monde, raconte-t-elle. Il m’a juste dit de parler de moi. Il écoutait très attentivement et après un moment il m’a demandé pourquoi je voulais le job. Le problème c’est que je n'avais pas la moindre idée de qui il était, ni de quoi il s’agissait. J’ai dit que j’aimais les nouveaux projets et il a répondu : “C’est tout ce qu’il me faut !” Il avait un sourire bienveillant et un côté paternel avec moi. Je n’ai su qu’après que c’était un homme très riche… » La voilà recrutée au secrétariat de ce qui devient quelques mois plus tard la Fondation Soros.
Quand, à cette époque, George Soros revient dans sa ville natale de Budapest, il est un riche homme d’affaires new-yorkais qui, à la tête du Soros Fund Management, gère le fonds d’investissement Quantum. En Hongrie, c’est un parfait inconnu. Il y est né en 1930, mais il l’a quittée à l’adolescence peu après la Seconde Guerre mondiale." La suite sur mediapart.fr (article payant)

mardi 28 avril 2020

Stopper la gangrène de l’autoritarisme en Europe


« Dix millions de citoyens de l’UE vivent désormais sous le joug d’un régime autoritaire. » -- Kenneth Roth, Directeur exécutif de Human Rights Watch, commentant les réponses de certains gouvernements à la crise du Covid-19, en avril 2020.
© 2020 Human Rights Watch
"Il y a quelques semaines, l’Union européenne a subi un changement fondamental : elle a cessé d’être un bloc d’États démocratiques. Pire encore, les dirigeants de toute l’Europe ont à peine bronché.
La prise du pouvoir absolu par Viktor Orbán, début avril – sous prétexte de pandémie de coronavirus – n’est que l’aboutissement d’une décennie de dérive autoritaire. Orbán et son parti au pouvoir, Fidesz, ont progressivement politisé les tribunaux, décimé les médias indépendants, détruit la liberté académique, entravé le travail de la société civile et favorisé la xénophobie. Même après que le Parlement européen a lancé la « procédure de l’Article 7 », qui permet d’infliger des sanctions aux États bafouant les valeurs de l’Union, la Commission et les États membres n’ont pratiquement rien fait pour arrêter Orbán. Ce sont les atermoiements qui ont prévalu." La suite sur hrw.org