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vendredi 9 octobre 2026

Le quotidien hongrois le plus vendu, fermé sous Orban, renaît en ligne

"Népszabadság (« Liberté du peuple »), un grand quotidien hongrois de gauche fermé il y a dix ans, portant un coup à la diversité médiatique sous l’ancien Premier ministre Viktor Orban, a relancé jeudi son site d’information en ligne ainsi qu’un magazine hebdomadaire.

Le quotidien, fondé pendant l’insurrection populaire avortée de 1956 contre la domination soviétique en Hongrie, avait été brutalement fermé en 2016 par son ancien propriétaire Mediaworks.

À l’époque, les salariés avaient déclaré penser que cette décision était motivée par leur couverture de l’action d’Orban, soulignant que leur publication était le quotidien le plus vendu de Hongrie. Mediaworks avait invoqué des pertes financières." La suite sur ch.zonebourse.com

mardi 7 juillet 2026

Hongrie : fin des versions papier des quotidiens

"Depuis ce lundi, il n'y a plus de version papier des quotidiens politiques en Hongrie. Le journal Magyar Nemzet, proche de l'ex-gouvernement Fidesz, paraîtra dorénavant sous forme d'hebdomadaire. Le quotidien de gauche Népszava cesse lui aussi sa version imprimée. Ces dernières années, Népszava avait fait l'objet de critiques pour avoir accepté de relayer des publicités officielles – publicités dont le journal ne bénéficie plus depuis l'alternance politique.

La presse dans l'impasse
 

C'est un problème parmi d'autres, explique le journaliste István Földesi dans Népszava :
«Au cours des dernières années, le nombre d'abonnés a fondu à une vitesse inquiétante. Le recul général des médias imprimés, l'absence de recettes publicitaires, encaissées dorénavant par des médias en ligne ne produisant pas de contenus, et la non-attribution expresse de publicités officielles ont mené le quotidien dans une impasse économique. Pour couronner le tout, la société Mediaworks – un des reliquats mortels du régime mafieux, qui a survécu aux élections et qui continue à exercer un monopole étouffant sur le marché de l'impression et de la diffusion – a résilié le contrat avec Népszava à effet immédiat, invoquant des impayés importants.» La suite sur eurotopics.net

samedi 14 mars 2026

RSF en Hongrie un mois avant une élection qui “déterminera l'avenir de la liberté de la presse en Europe et au-delà”

"Sans emprisonner ni tuer un seul journaliste, Viktor Orban, prédateur de la liberté de la presse, a presque anéanti le journalisme indépendant hongrois. Les 16 et 17 mars, un mois avant les élections législatives au cours desquelles son pouvoir sera contesté par le chef de l'opposition Peter Magyar, Reporters sans frontières (RSF) se rendra en Hongrie pour discuter des mesures visant à garantir la survie de la liberté des médias, quelle que soit l'issue du scrutin.

“Le vote des citoyens hongrois déterminera l'avenir de la liberté de la presse dans leur pays, en Europe et au-delà. Les méthodes prédatrices du Premier ministre Viktor Orban ont mis la liberté de la presse en danger dans son pays et servent désormais de modèle à certains dirigeants politiques en Europe et en Amérique. Si nous saluons la résilience des médias indépendants hongrois, ceux-ci ne peuvent pas se battre éternellement. Nous serons en Hongrie les 16 et 17 mars pour leur exprimer notre soutien, discuter des mesures à prendre pour assurer leur survie quel que soit le résultat des élections et attirer l'attention internationale sur ce moment décisif pour la démocratie en Europe.
Thibaut Bruttin
Directeur général de RSF"
La suite sur rsf.org

lundi 11 août 2025

Entrée en vigueur d'une loi européenne historique sur les médias visant à protéger les journalistes

Tous droits réservés AP Photo

 "Selon l'UE, la liberté des médias est une pierre angulaire de la démocratie et doit donc être protégée dans tous les États membres.

L'acte historique de l'UE sur la liberté des médias (EMFA) est entré en vigueur, dans le but de mieux protéger la presse et de rendre la propriété des médias plus transparente.

La loi vise également à limiter l'utilisation de logiciels espions contre les journalistes, à améliorer la transparence de la publicité d'État et à renforcer l'indépendance des médias publics.

Les nouvelles règles renforcent également la protection des journalistes et de leurs sources. Les plateformes de médias sociaux devraient également s'abstenir de supprimer ou de restreindre arbitrairement le contenu des médias indépendants en vertu du nouveau régime." La suite sur euronews.com

lundi 14 avril 2025

La fête de la liberté de presse à Budapest


"Rencontre avec Patrícia Horváth, journaliste et metteuse en scène

Le 15 mars -l’anniversaire de la Révolution de 1848-, c’était l’époque du renouveau, du printemps des peuples de l’Europe. C’est la grande fête nationale traditionnelle de Hongrie et la fête de la liberté de la presse qui a été célébrée en cette année 2025 à la Maison de la Presse de Budapest. Patricia Horváth, journaliste pour le Népszava et metteuse en scène hongroise, a reçu le prix du Journaliste culturel en hommage à Virág F. Éva.

C’est non sans une certaine émotion qu’Éva Vámos, rédactrice en chef du JFB, a prononcé un discours de présentation du travail de Patricia Horváth. Éva a fait l’éloge de la journaliste “elle part audacieusement à la rencontre du monde pour faire connaître le théâtre mondial libre, qui lutte contre toutes les oppressions intellectuelles et physiques”, avant qu’on lui remette son prix.

Nous avons obtenu un entretien avec Patricia Horváth qui nous a parlé de ses projets en cours et de ses futurs projets.

JFB : Quels étaient tes sentiments en voyant cette fête de la liberté de la presse et comment tu as réagi à ton prix ?

P.H. : J’ai été très émue, je n’aurais jamais pensé recevoir un quelconque prix en tant que journaliste, et en tant que metteuse en scène j’étais sûre de ne rien recevoir. Je pensais que les récompenses du 15 mars étaient uniquement politiques donc je ne m’y intéressais pas du tout. J’ai été sous le choc quand Éva m’a appelée. En tant que journaliste je me demandais pourquoi j’écrivais et j’étais incapable de me faire une image des lecteurs. Écrire des articles culturels c’est ma façon de m’exprimer en tant qu’artiste opprimée, c’est une sorte de révolte et de signe de vie. Si je ne peux pas faire de théâtre comme j’aimerais le faire, je vais rentrer par la petite fenêtre du fond et cette fenêtre c’est le journalisme pour moi. J’ai été tellement déçue de la vie culturelle hongroise donc j’ai commencé à partir pour découvrir le monde du théâtre à Paris. Je ne m’y attendais pas, ainsi de me retrouver parmi les gens récompensés, cela m’a fait me sentir comme une petite fille parmi les grands. J’étais entourée de personnes que j’admire, je suis consciente de tout ce qu’ils font mais je n’aurais jamais pensé qu’ils auraient pu me désigner comme un des leurs." La suite sur jfb.hu

samedi 5 avril 2025

La Hongrie quitte la CPI : quelles conséquences ?

"Parallèlement à la visite du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou à Budapest, le gouvernement hongrois a annoncé son retrait de la Cour pénale internationale (CPI). Nétanyahou, visé par un mandat d'arrêt émis l'année dernière par cette juridiction, a salué cette décision lors d'une conférence de presse organisée avec le chef du gouvernement hongrois, Viktor Orbán. La presse européenne fait le point.

Der Spiegel (DE) 3 avril 2025
Orbán n'a plus rien à faire dans l'UE
Les Européens ont matière à s'inquiéter, estime Der Spiegel :
«L'Union européenne a été créée dans l'intention de préserver la paix, c'est un projet qui s'appuie sur des valeurs et des normes. Dans un monde sauvage régi par la loi du plus fort, elle aura beaucoup de mal à subsister. Dans cette situation, chaque pays doit se demander à quel camp il appartient. Au camp des démocraties, qui respectent les lois, ou à l'autre camp. Viktor Orbán a fait son choix. Il n'a donc plus rien à faire au sein de l'UE.» " La suite sur eurotopics.net

dimanche 9 février 2025

La Hongrie veut des règles plus strictes pour le financement des ONG et des médias par les États-Unis

"Principaux renseignements :

  • Le gouvernement hongrois va cibler les ONG et les médias financés par les États-Unis et d’autres sources internationales.
  • Viktor Orban propose une plus grande transparence sur les contributions américaines et des sanctions contre les bénéficiaires.
  • Il suggère que les personnes travaillant pour des organisations recevant des fonds de l’USAID soient classées comme « agents »." La suite sur businessam.be

Hongrie: médias indépendants et ONG dans le viseur du Premier ministre Viktor Orban

"En Hongrie, Viktor Orban et son clan contrôlent 80% du paysage médiatique. Mais il reste quelques médias indépendants. Enhardi par l'exemple de Donald Trump, le Premier ministre hongrois annonce une offensive de son gouvernement contre les ONG et les médias indépendants qui reçoivent des fonds des États-Unis et d'autres sources internationales. Les organisations recevant de l'argent de Bruxelles sont également dans le collimateur.

Encouragé par les purges mises en place aux États-Unis par Donald Trump, Viktor Orban va encore plus loin que le président américain. À la radio hongroise, le Premier ministre hongrois promet d'éliminer les médias indépendants et les ONG. Tous des « agents de l'étranger » manipulés par le philanthrope américain George Soros, selon lui. Pour Viktor Orban, il y a une seule solution : « Il faut les balayer ! Le président américain a montré la voie, c'est le moment ou jamais d'éliminer le réseau Soros et tous ces réseaux internationaux. (…) Nous allons légalement les empêcher de fonctionner. »" La suite sur rfi.fr

mardi 28 janvier 2025

La Hongrie aujourd'hui

"Le 23 janvier 2025, József Péter Martin a été fait Chevalier dans l’Ordre national du Mérite de la République française. Cette décoration lui a été remise par Jonathan Lacôte, ambassadeur de France en Hongrie, en présence de nombreux invités de marque, lors d’une réception organisée à la Résidence de France à Budapest. Journaliste réputé, ancien rédacteur en chef du magazine économique Figyélő, maître de conférences à l’université Corvinus, il est surtout connu aujourd’hui pour son combat contre la corruption en tant que directeur exécutif de Transparency Hungary, la branche hongroise de la célèbre ONG Transparency International.

Suite à cette reconnaissance officielle, couronnant 20 années d’efforts, il a accepté de répondre aux questions du JFB.

JFB : Quelle a été votre réaction en apprenant votre nomination ?

József Péter Martin : Ma première réaction a été la surprise puis la joie. J’ai été très surpris, lorsqu’en novembre 2024, lors d’un évènement de Transparency International, l’ambassadeur de France en Hongrie, M. Jonathan Lacôte, annonça que je recevrais cette distinction.

Il est évident que cette reconnaissance n’est pas destinée qu’à moi. Elle revient aussi à mon équipe, à la section hongroise de Transparency International, à mes collègues actuels et anciens, avec qui nous travaillons côte à côte depuis plus d'une décennie, malgré les problèmes, toujours à la recherche de nouvelles motivations, pour découvrir les profondeurs de la corruption. Et aussi au mouvement global de Transparency International." La suite sur jfb.hu

mardi 22 octobre 2024

La désinformation pro-Kremlin trouble la démocratie en Europe centrale et orientale

"L'Union européenne doit s'opposer à la mainmise du gouvernement sur les médias et soutenir les organes de presse indépendants et les organisations de la société civile en Hongrie et dans l'ensemble de la région. Et, pourquoi pas, envisager le recours à des sanctions.

Une opinion de Edit Zgut-Przybylska, professeure adjointe à l'IFIS de l'Académie polonaise des sciences et chercheuse invitée à l'Institut de la démocratie de la CEU
En Europe centrale et orientale, la démocratie a été délibérément sapée par la désinformation. Depuis 2021, on assiste à une recrudescence troublante des messages pro-Kremlin, avec la Hongrie comme épicentre régional des contre-vérités orchestrées par l'État

L'ampleur et le degré de sophistication de cette désinformation sont inédits. Le gouvernement de Viktor Orbán a pris le contrôle des médias par le biais d'OPA, de nominations politiques au sein des comités de rédaction et de la création d'un réseau médiatique au sein du Conseil de l'Union européenne. Il a introduit une fausse "loi sur la protection de la souveraineté" afin d'imposer des mesures dissuasives aux organisations de la société civile (OSC) ; il a financé des campagnes d'affichage pour accuser l'UE d'être "belliciste" dans le contexte de la guerre en Ukraine ; et il a mobilisé l'État pour intimider ceux qui remettent ses idées en cause. Cela a eu pour effet d'étouffer les voix critiques – comme en témoigne le peu de temps d'antenne accordé à l'opposition politique du pays – et de créer un puissant mélange de désinformation qui se propage aujourd'hui aux pays voisins." La suite sur lalibre.be

lundi 21 octobre 2024

Le “Journal de Mickey” fête ses 90 ans : “Il fait partie du patrimoine français”

"Le magazine pour enfants a été créé en 1934 par Paul Winckler, un Français né en Hongrie. Retour sur son histoire, à l’occasion de l’anniversaire du doyen de la presse jeunesse.

La célébrissime souris américaine fête les 90 ans de son magazine pour enfants ce lundi 21 octobre et pourrait tout à fait s’exclamer : « Cocorico ! ». Contrairement à ce que l’on croit souvent, le Journal de Mickey est en effet né en France et non aux Etats-Unis. « Il fait partie du patrimoine français », sourit sa rédactrice en chef Edith Rieubon.

Doyen de la presse jeunesse dans l’Hexagone, le média, qui sort toutes les deux semaines, célèbre cet anniversaire avec plusieurs parutions, dont un hors-série de 300 pages à paraître le 23 octobre. Au programme : une compilation des meilleures BD de l’histoire du journal et une rétrospective de ses rubriques cultes." La suite sur telerama.fr

samedi 28 septembre 2024

Présidence hongroise polémique : Orban-UE, les rendez-vous manqués

"Nous sommes à Strasbourg, où Viktor Orban, le Premier ministre hongrois ultraconservateur, se fait attendre depuis des mois. Depuis juillet et pour six mois, la Hongrie occupe la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. Son discours devant le Parlement européen a été reporté à deux reprises : d'abord en juillet pour ne pas gêner la nomination du nouvel exécutif européen, puis en septembre, lorsque Viktor Orban a finalement décidé de rester dans son pays, touché par de violentes inondations. Ces rendez-vous manqués en disent long sur les relations tendues entre Bruxelles et le dirigeant hongrois, éternel trublion dans ce club européen des Vingt-Sept.

La Commission européenne a souvent frappé la Hongrie au portefeuille pour son non-respect de l'État de droit : régression de la liberté de la presse, des droits des ONG, des minorités ethniques et sexuelles, perte d’indépendance de la justice.

Sur le conflit ukrainien, Viktor Orban a souvent menacé d'opposer son veto à l’aide à l’Ukraine, et en juillet dernier, à peine arrivé à la tête de Conseil de l’UE, le dirigeant hongrois est allé à Moscou serrer la main de Vladimir Poutine et à Pékin rencontrer Xi Jinping pour parler de paix. Une initiative individuelle critiquée par ses partenaires européens.

Une émission préparée par Isabelle Romero, Perrine Desplats, Luke Brown et Elitsa Gadeva

" A écouter (17:16) sur france24.com

mardi 23 juillet 2024

La Hongrie intente une action en justice contre le Conseil de l’UE, dont elle est elle-même présidente, concernant la liberté de la presse

"Une nouvelle fois, la Hongrie entre en conflit avec l'Union européenne. Cette fois-ci, le problème est une nouvelle loi européenne visant à garantir la liberté de la presse. Selon la Hongrie, l'UE ne peut pas imposer cette loi sans autre forme de procès.

Une loi européenne sur la liberté de la presse cible principalement le manque de celle-ci en Hongrie.

L'objectif de la European Media Freedom Act est de garantir l’indépendance de la presse..." La suite sur businessam.be (article payant)

samedi 6 juillet 2024

Législatives 2024 : Hongrie, Italie, Pologne... Comment l'extrême droite gouverne chez nos voisins européens

"Plusieurs gouvernements d'extrême droite sont à la tête de pays de l'Union européenne. Certains, comme en Hongrie, mettent à mal la démocratie.

Pour la première fois dans l'histoire de la Ve République, le Rassemblement national pourrait accéder au pouvoir. Le parti d'extrême droite et ses alliés est arrivé en tête avec 33,2% des voix lors du premier tour des élections législatives du 30 juin. Il pourrait obtenir une majorité absolue de sièges à l'Assemblée nationale (289), dimanche 7 juillet, lors du second tour. Cette bascule à l'extrême droite a déjà été expérimentée par plusieurs de nos voisins européens ces dernières années. Hongrie, Italie, Pologne... Franceinfo fait le tour de ce que peuvent nous apprendre ces pays. 

En Hongrie, la démocratie sous emprise

La Hongrie est dirigée par le Premier ministre populiste Viktor Orban depuis 2010. En 14 ans, le chef de gouvernement a réduit les libertés civiles et mis à mal l'Etat de droit. La Hongrie est même devenue une "démocratie partielle", selon le rapport 2024 sur l'état des démocraties de l'ONG Freedom House. "Il s'agit du modèle de gouvernement d'extrême droite le plus achevé dans l'UE", résume la politologue Catherine Fieschi, spécialiste des droites radicales européennes.

La justice a été la première victime, mais tous les contre-pouvoirs ont été progressivement soumis à l'emprise de Viktor Orban. Les attaques contre l'indépendance de la justice lui ont attiré les foudres de la Commission européenne, qui a bloqué des paiements européens à destination du pays en 2022 pour faire pression. Viktor Orban et son parti, le Fidesz, ont aussi écrasé la liberté de la presse, en "transformant l'audiovisuel public en organe de propagande" et en prenant le contrôle de centaines de médias nationaux et locaux, via la fondation Kesma, explique Reporters sans frontières. " La suite sur francetvinfo.fr

samedi 4 mai 2024

De nombreuses avancées accomplies durant la conférence Chine-Hongrie sur "la Ceinture et la Route"

"De multiples avancées ont été réalisées jeudi au cours d'une conférence consacrée à la coopération entre la Chine et la Hongrie dans le cadre de l'initiative "la Ceinture et la Route" (ICR).

La conférence a été co-organisée à Budapest par l'agence de presse Xinhua et le groupe de médias hongrois ATV avec le soutien du Bureau de l'information du Conseil des affaires d'Etat de la Chine.

Xinhua a toujours eu à cœur de contribuer par des efforts ciblés à la construction conjointe de "la Ceinture et la Route" entre les deux pays, a déclaré lors d'un discours prononcé pendant l'événement Fu Hua, le président de l'agence de presse Xinhua.

La conférence visait à mieux mettre en œuvre le consensus atteint par les dirigeants des deux pays, ainsi qu'à promouvoir une coopération pragmatique à différents niveaux et dans tous les domaines afin de produire des résultats novateurs et d'apporter de plus grandes contributions à la collaboration entre les deux pays, a déclaré M. Fu." La suite sur china.org.cn

samedi 13 avril 2024

Rachat d’Euronews: la Hongrie d'Orban impliquée

"Le ministère français des Finances avait validé le rachat de la chaîne française d’information Euronews en 2022. Deux ans plus tard, il est révélé qu’un tiers des fonds proviendrait de sources liées à Viktor Orban.

Des entités proches du premier ministre hongrois Viktor Orban ont secrètement participé à l'achat de la principale chaîne d'information européenne Euronews, selon une enquête réalisée par des médias hongrois, français et portugais. Officiellement, c'est le fonds d'investissement Alpac Capital, dont le siège est au Portugal, qui a acquis une part majoritaire dans Euronews en juillet 2022, pour un montant d'environ 170 millions d'euros.

La transaction avait été validée en mai 2022 par le ministère français des Finances, Euronews, qui a son siège à Lyon, étant une entreprise de droit français dans un secteur stratégique, celui des médias. Or au moins un tiers des fonds proviennent de sources liées à Viktor Orban, ont révélé jeudi le site internet d'investigation hongrois Direkt36, le quotidien français Le Monde et l'hebdomadaire portugais Expresso." La suite sur lefigaro.fr

vendredi 12 avril 2024

Derrière le rachat d’Euronews, la main de Viktor Orban

"La chaîne d’information européenne en difficulté, qui bascule de Lyon vers Bruxelles, a été rachetée en 2022 grâce à des fonds fournis par des proches du premier ministre nationaliste hongrois, selon des documents confidentiels. 

Ce mardi 19 mars, Euronews a mis les grands moyens pour célébrer le lancement de sa nouvelle formule à l’Albert Hall, complexe de style Art déco de 2 500 mètres carrés installé en plein centre de Bruxelles. Le directeur général, Guillaume Dubois, veut faire oublier les longs mois de conflit social qui ont agité la chaîne paneuropéenne depuis son rachat, en 2022, par Alpac, un mystérieux fonds d’investissement portugais, et le changement de centre de gravité du groupe, de Lyon vers la capitale belge. Celui-ci s’est accompagné du départ de 175 personnes sur les 370 salariés.

« Le 3 avril, il y aura un switch symbolique de management de la newsroom. C’est Bruxelles qui décidera et plus Lyon », explique ce Français au détour d’un cocktail qui doit marquer cette transition vers un nouveau modèle, au plus proche des institutions européennes. « Nous allons proposer une couverture étendue, originale et impartiale des prochaines élections européennes [de juin] », a-t-il vanté à la brochette d’officiels présents comme Charles Michel, président du Conseil européen, et Margaritis Schinas, vice-président de la Commission européenne.

Savent-ils, eux, qui règle vraiment la facture des agapes ? Depuis le rachat d’Euronews, ses syndicats ne cessent de demander qui a financé cette acquisition d’une chaîne d’information en déficit chronique qui appartenait jusque-là au magnat égyptien Naguib Sawiris. Bénédicte Bachs-Scherrer, la directrice adjointe, leur a de nouveau répondu lors d’un comité social et économique (CSE), en 2023, que, « conformément à la réglementation », Alpac « ne [devait] pas mentionner la liste » de ceux qui ont participé à la levée de fonds European Future Media Investment (EFMI) – un véhicule de capital-risque que l’entreprise portugaise a créé spécifiquement à Lisbonne pour financer le rachat.

Or Le Monde et ses partenaires du site d’investigation hongrois Direkt36 et de l’hebdomadaire portugais Expresso sont désormais en mesure d’affirmer que des entités pro-Orbán..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

vendredi 1 mars 2024

Billet - Elargissement de 2004 : le jour où la Hongrie est rentrée à la maison

"La journaliste hongroise Viktoria Serdült se souvient des sentiments qui agitaient la Hongrie lors de l’adhésion à l’UE il y a vingt ans. Aujourd’hui, le gouvernement de Viktor Orbán s’en prend continuellement à Bruxelles et le soutien de la population à l’Union baisse.

«Nous sommes rentrés à la maison», titre la première page jaunie du journal que je garde précieusement dans une boîte sous une étagère depuis vingt ans. Sa date de publication – le 1er mai 2004 – est symbolique pour deux raisons pour moi : c’est le jour où la Hongrie a rejoint l’Union européenne et celui où j’ai commencé à travailler comme journaliste. L’un des journaux que j’ai gardés est l’édition spéciale du Magyar Hírlap, où j’ai commencé ma carrière comme reporter spécialiste des affaires étrangères.

Beaucoup de choses ont changé durant les vingt ans qui se sont écoulés depuis la publication de cette une. Pour commencer, le Magyar Hírlap est devenu un outil de propagande pour l’extrême droite, alors que le Népszabadság, l’autre journal que j’ai gardé, a fermé sous la pression du gouvernement. Mais ce n’est pas seulement ma profession que le gouvernement a prise en otage, c’est la société hongroise tout entière.

Quand je vois des affiches officielles dans les rues de Budapest qui rendent Bruxelles responsable de bombardements ou dépeignent la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, comme un pantin manipulé..." La suite sur liberation.fr (article payant)

vendredi 17 mars 2023

Liberté de presse en Hongrie - Quel rôle joue Stadler Rail dans la propagande d’Orbán?

"Aucune firme étrangère n’a placé autant de pub dans les médias pro-gouvernementaux hongrois que Stadler Rail, désormais critiquée de soutenir le système Orbán.

vendredi 3 février 2023

En Hongrie, la crise économique bouscule l’empire médiatique pro-Orbán

"Fermetures, licenciements… La presse « orbániste » souffre en Hongrie comme dans les pays voisins hébergeant des minorités magyarophones. Le modèle se réorganise pour mieux durer.
Depuis son accession au pouvoir en 2010, Viktor Orbán s’est attelé à construire une sphère médiatique à sa botte. 2011 : transformation de la radiotélévision publique et de l’agence MTI en canaux de propagande. 2014 : appropriation du portail Origo. 2016 : fermeture du grand quotidien de gauche Népszabadság pour « raisons économiques ». 2018 : ré-orbánisation du journal Magyar Nemzet et de la chaîne HírTV passés brièvement par l’opposition, puis création du conglomérat KESMA réunissant 476 titres. 2020 : domestication du site de référence Index." La suite sur lesoir.be (article payant)