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jeudi 27 février 2025

Kix ! 400 coups à Budapest

Suivi pendant une décennie, le jeune Sanyi pousse comme une herbe folle dans les rues de la capitale magyare. En creux, le portrait d’un quart-monde loin de la Hongrie idéalisée par Viktor Orban.
Il ne tient pas en place. Gueule d’ange au sourire charmeur, le gamin de 8 ans n’est jamais aussi libre, du matin au soir, que lors d’indociles échappées dans la rue. Fuyant le logement insalubre où s’entassent un frère aîné, une mère cumulant trois boulots, un père alcoolisé et une grand-mère d’âge canonique, Sanyi fonce sur son skate tel un "voyou des rues", s’amuse à lancer son ballon sur la porte de l’église ou s’échine à détraquer l’interphone d’un immeuble cossu. À mesure que les années passent, la famille s’agrandit d’une petite fille, et Sanyi, de plus en plus frondeur, ne rate pas une occasion de se faire remarquer : il fume, tague partout des sexes d’homme géants, squatte aussi avec ses potes une cave pour parfaire sa musculature d’adolescent. Ses absences répétées au collège finissent néanmoins par alerter les services sociaux...

Quotidien difficile
Pendant dix ans – comme l’avait fait en fiction Richard Linklater avec Boyhood –, l’artiste skateur David Mikulan et le réalisateur Balint Revesz ont suivi de mois en mois un jeune Budapestois défavorisé, le filmant lors de ses escapades remplies de quatre cents coups qui auraient sans doute beaucoup plu à François Truffaut. Poussant la porte de son foyer familial, ils captent aussi les moments anodins d’un quotidien difficile, où le frigo vide, la malbouffe, le désœuvrement et le récit des éclats de voix tiennent le premier rang. Grandissant, l’ado, qui découvre sinon l’amour du moins le couple, par bribes se livre, confiant ses espoirs et ses lignes rouges jusqu’à ce que sa participation à un acte irréparable n’entrouvre sur lui les portes de la prison. Au travers des années qui passent sur Sanyi, gosse puis adolescent tour à tour attachant et agaçant, le portrait du quart-monde magyar loin de la Hongrie idéalisée par Viktor Orban.

Réalisation Dávid Mikulán et Bálint Révész

Pays France
Année 2023

93 min

Disponible jusqu'au 20/04/2025

https://www.arte.tv/fr/videos/103533-000-A/kix-400-coups-a-budapest/

lundi 10 octobre 2022

André dans les villes : Budapest-Paris-New York Documentaire Réalisé par Teri Wehn-Damisch CENTRE POMPIDOU 17 octobre 2022 à 17 h

 © Délégation aux Arts Plastiques

"CENTRE POMPIDOU 19 Rue Beaubourg , 75004 Paris
Tarif 5€ et 3€ (tarif réduit)

Informations complémentaires

Le Prix Charles Brabant, décerné chaque année par la Scam, consacre un parcours singulier, un talent et une exigence créatrice ayant su imposer durablement leur empreinte sur la création documentaire. En 2022 il récompense le travail de Teri Wehn Damisch. Rémi Lainé, président de la Scam, lui remettra son prix au cours de cette soirée hommage.

D’abord productrice d’émissions culturelles à la télévision puis cinéaste, la franco-américaine Teri Wehn Damisch a réalisé une vingtaine de films, souvent des portraits d’artistes et d’intellectuels des deux côtés de l’Atlantique. À travers ses rencontres avec des photographes (André Kertész, Gisèle Freund, Jacqueline Salmon), des architectes, des écrivains, des artistes-plasticiens et des décorateurs (Phyllis Lambert, Julia Kristeva, Umberto Ecco, Michael Snow, Robert Morris, Luciano Fabro, François Rouan, Sonia Delaunay, Alexandre Trauner) ou avec l’ethnologue-anthropologue Françoise Héritier, on aperçoit souvent les ombres des tragédies humaines du 20e siècle.

De : Wehn-Damisch Teri
Année :
1986
Durée :
52
Pays de production :
France
Production :
Délégation aux Arts Plastiques

Né en Hongrie, le célèbre photographe André Kertész (1894-1985) a vu sa carrière démarrer dans le Paris des années 1920 où il révolutionne la photographie avec ses Distorsions. En 1936, il s’installe à New York. Au soir de sa vie, il décide de revenir une dernière fois dans son pays natal. Teri Wehn-Damisch l’accompagne et réalise ce film qui deviendra l’un de ses préférés

jeudi 23 juin 2022

Post Mortem : photos posthumes et fantômes hongrois (en Blu-ray, DVD et VOD)


Note artistique : (3,5/5)

Synopsis

En Hongrie, en 1919, miraculeusement revenu du front, Tomás exerce comme photographe post mortem dans une foire itinérante : à la demande des familles, il immortalise les défunts en recréant l'illusion de la vie par de savantes mises en scène. Alors qu'il vient d'arriver dans un village lourdement endeuillé, il est saisi par les révélations de la jeune Anna : le village serait hanté par des spectres mystérieux et terrifiants…

• Titre original : Post Mortem
• Support testé : Blu-ray
• Genre : horreur
• Année : 2020
• Réalisation : Péter Bergendy
• Casting : Viktor Klem, Fruzsina Hais, Judit Schell, Andrea Ladányi, Zsolt Anger, Gábor Reviczky, Gabriella Hámori, András Balogh, Diána Magdolna Kiss
• Durée : 1 h 55 mn 49
• Format vidéo : 16/9
• Format ciné : 2,39/1
• Sous-titrage : français
• Pistes sonores : DTS-HD MA 5.1 hongrois, français
• Bonus en VOST : entretien avec le réalisateur Péter Bergendy (2022, 11 mn 50) - scènes coupées (8 mn 22) - conception des effets visuels (3 mn 07)
• Éditeur : Condor Entertainment

La suite sur on-mag.fr

mercredi 11 octobre 2017

Disparition de József Nepp, géant du film d’animation hongrois

"Le très célèbre dessinateur hongrois József Nepp est mort ce lundi à l’âge de 84 ans. L’annonce est venue de la famille de l’artiste elle-même dans la journée d'hier. Le père de la série Gusztáv laisse derrière lui une œuvre riche et éternelle.
Né à Csepel (Budapest) le 23 juin 1934, József Nepp était une grande figure du film d'animation hongrois. Après une formation de peintre-décorateur à l'école supérieure des arts appliqués de Budapest, il rejoint en 1957 les studios de dessin animé Pannónia où il devient rapidement préposé à la conception des arrières-plans. Il y rencontre Tibor Csermák et Attila Dargay avec lesquels il tourne en 1961 le court-métrage animé Szenvedély, dont il tirera son "Gusztáv", un "monsieur-tout-le-monde" qui fera l'objet d'une longue série de 120 épisodes . . ." La suite sur hu-lala.org (article payant)

jeudi 8 mai 2014

Vivement recommandé par les Mardis hongrois !

Nadj à la Villette !

Figure emblématique de la danse contemporaine en France, Josef Nadj installe son univers artistique dans la Grande halle avec deux spectacles, Les Philosophes et Ozoon et le concert-film Elégia.
Toute l'information sur villette.com

et

Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas au Théâtre de l'Oeuvre du 13 mai au 29 juin 2014
d’après le roman de Imre Kertész
adaptation et mise en scène Joël Jouanneau
avec Jean-Quentin Châtelain
50 % de réduction du 13 au 18 mai 2014
Toute l'information et réservation sur theatredeloeuvre.fr

mardi 6 septembre 2011

UIPT – Union Internationale Parallèle des Télécommunications du 10 septembre au 22 octobre 2011 - Level One

Tamás St.Turba : UIPT : Etant donné : La grève, 2001

Vernissage : Samedi 10 septembre 2011 à 18h00
Level One, 18, rue des 4 fils 75003 Paris

Poète et artiste, Tamas St. Turba, est une figure exemplaire : sa capacité à résister à tout système idéologique et économique et sa liberté de pensée lui donnent une position particulière aujourd'hui. Son œuvre polymorphe (performances, textes, poèmes, installations, dessins, photographies, films) à la fois conceptuelle et politique répond avec beaucoup de justesse à nos questionnements actuels.

Nous présenterons des textes manifestes, des sculptures et dessins. Le film Centaure, projeté dans l’exposition (film 16 mm noir et blanc), 1973-75 interroge de façon critique la dégradation sociale et la persistance de classes à l'intérieur même d'un état communiste. Avec toujours cette même lucidité, UIPT organise des référendums depuis une dizaine d’années. A Paris, une installation in situ sera réactivée afin de proposer au public un référendum autour des questions du chômage et du travail.

Informations : +33 6 11 40 61 92
Horaires : 10-13h | 14-19h

Institution représentée par son intendant: Tamás St. Turba

Entrée libre