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samedi 3 octobre 2026

Hongrie : le bras de fer avec Bruxelles est-il vraiment terminé ?

"La Commission européenne a récemment proposé de débloquer 4,2 milliards d'euros de fonds européens pour la Hongrie. Après des années de tensions entre Bruxelles et Budapest, cette décision marque-t-elle un véritable tournant ? Réponse avec Valentin Ledroit.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Péter Magyar au mois de mai, les relations entre la Hongrie et l'Union européenne se sont normalisées, après des années de bras de fer initié par Viktor Orbán.

Symbole de ce retour dans le jeu européen, la Commission a proposé, le 23 septembre dernier, de débloquer 4,2 milliards d'euros de fonds européens destinés à la Hongrie et bloqués en raison des atteintes à l'état de droit dans le pays. L'exécutif veut également redonner à Budapest pleinement accès aux programmes et .

Six mois après la victoire de Péter Magyar aux législatives, que reste-t-il des différends entre la Hongrie et l'Union européenne ? Et peut-on désormais parler de véritable normalisation ? Éléments de réponse." La suite sur touteleurope.eu

vendredi 18 septembre 2026

Décryptage - En Hongrie, la « dés-orbanisation » est-elle un leurre ?

"Arrivé au pouvoir en avril, le premier ministre Péter Magyar, qui avait promis une rupture avec son prédécesseur, Viktor Orban, communique sur la démocratisation progressive du pays. Certaines méthodes inquiètent à gauche quant au rétablissement réel de l’État de droit, la poursuite d’un régime de sécurité permanent pour les migrants et de discrimination pour les Roms.

Il y a une forme d’impatience en Hongrie. La gauche, qui espérait plus que tout le départ de Viktor Orban, après seize années au pouvoir sans discontinuer, aurait dû se réjouir de voir le peuple tourner la page. Sur tout le continent, les libéraux ont tôt fait de gloser sur le retour de la Hongrie en Europe et le rétablissement des normes démocratiques à la faveur de la victoire de Péter Magyar aux législatives d’avril.

« Nous avons libéré la Hongrie ! » se targuait le nouveau premier ministre. Parmi les progressistes, qui ne peuvent s’empêcher de noter que le Parlement est entièrement à droite, l’enthousiasme est plus modéré. « L’essentiel de son rôle a été de mettre Orban dehors », juge la militante pacifiste Vera Zalka, que nous avons pu joindre ainsi que plusieurs autres activistes. Cinq mois après, même réduite à peau de chagrin, la gauche mesure déjà que le chemin sera long. « C’est le même one-man-show que sous Orban », lance un brin dépité l’économiste et militant écologiste György Droppa. « La Hongrie s’est toujours cherché un grand leader », poursuit-il.

La parole a ceci de fascinant qu’elle semble performative. L’ancien eurodéputé et fondateur du parti Oui solidarité pour un mouvement hongrois, Tibor Szanyi, qui..." La suite sur humanite.fr (article payant)

jeudi 26 mars 2026

En Hongrie, la communauté LGBT+ espère un changement de gouvernement mais sans grande illusion

"Pécs (Hongrie) (AFP) – Même si le militant Geza Buzas-Habel souhaite la défaite du Premier ministre nationaliste Viktor Orban lors des législatives du 12 avril, il doute qu'un changement à la tête du pays améliorera vraiment le sort de la communauté LGBT+ en Hongrie. 

Depuis 2020, le gouvernement hongrois s'attaque aux droits des minorités sexuelles et de genre, au nom de la défense des valeurs traditionnelles, sous le regard jusqu'à présent impuissant de Bruxelles.

Ces atteintes sans équivalent au sein de l'Union européenne, sont symbolisées par l'interdiction des marches des fiertés, un pas que seul Viktor Orban a osé franchir.

Son adversaire, le conservateur Péter Magyar, dont le parti Tisza est en tête des intentions de vote, tout en répétant qu'il est pour l'égalité, s'abstient toutefois de prendre une position claire sur les droits LGBT+.

"Revenir aux lois qui étaient en vigueur avant les modifications apportées par Orban serait déjà un progrès", déclare M. Buzas-Habel à l'AFP dans un café de la ville de Pecs (sud), qui compte une forte population étudiante.

"L'opposition ne se positionne pas sur nos droits, il faut qu'on maintienne la pression", déplore ce militant rom et gay de 32 ans, poursuivi pour avoir organisé une marche des fiertés à Pecs en octobre.

Le sujet n'occupe pas une place centrale dans la campagne électorale, axée davantage sur le guerre en Ukraine et les liens avec l'UE ou la Russie." La suite sur france24.com

vendredi 20 mars 2026

En Hongrie, une loi autorise les maires à sélectionner leurs habitants

"En Hongrie, les maires ont le droit de sélectionner les habitants de leur ville. Le Premier ministre Viktor Orbán a fait passer une loi qui permet aux élus de faire le tri dans leur population et d'expulser de leur maison les minorités non grata, comme les Tziganes.

Pilis est une petite ville de la campagne hongroise où Károly Losó voulait s'installer. "Je reviendrais vivre ici, si je pouvais, parce qu'on y a vécu il y a une dizaine d'années", confie-t-il. À l'automne dernier, avec son épouse, ils ont même acheté à bon prix une petite maison à restaurer au milieu d'un grand terrain. Mais aujourd'hui, il ne peut que la regarder de loin. Quelques semaines après s'y être installés, ils se disputent avec une voisine. Le maire leur ordonne de quitter les lieux. "Il est arrivé, il nous a dit que l'on avait deux semaines pour partir d'ici. Ce qu'on deviendrait, où on irait, ça ne l'intéressait pas. On avait deux semaines, sinon il nous expulsait manu militari", se souvient Károly Losó.

L'argent versé pour leur maison leur a été remboursé par la mairie, désormais propriétaire. Mais pour Károly Losó, qui fait partie de la minorité rom de Hongrie, la pilule est dure à avaler. "C'est du racisme. Ce maire, de je ne sais pas quel parti, c'est un raciste. Il s'en prend aux Tziganes. Dès qu'il en voit un, il ne le laisse pas rentrer", assure-t-il." La suite et vidéo (4min) sur franceinfo.fr

mercredi 4 mars 2026

Hongrie : publication de nouveaux rapports sur les minorités nationales et les langues minoritaires nationales

"Les rapports du Conseil de l’Europe portent sur 14 langues et 13 minorités nationales.

Le Conseil de l'Europe a publié deux rapports concernant la Hongrie, l'un de ses États membres. Le premier porte sur les 13 minorités nationales qui vivent dans ce pays, tandis que le second examine la situation des langues minoritaires en Hongrie, notamment le beás et le romani.

Pour ce qui est des minorités nationales, il s'agit du sixième rapport du Comité consultatif du Conseil de l'Europe sur la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales concernant la Hongrie. Le Comité consultatif y prend acte de l’engagement constant du pays à protéger les minorités reconnues sur son territoire, tout en appelant à une action renforcée pour garantir une égalité et une participation pleines et effectives de toutes les communautés. Il salue la solidité du cadre juridique hongrois et l’augmentation des financements alloués aux administrations autonomes des minorités, qui soutiennent les initiatives culturelles et gèrent les institutions éducatives et culturelles des minorités. De nombreux représentants des minorités ont fait part de leur satisfaction quant aux mesures de soutien en place.

Dans le même temps, le Comité consultatif souligne la nécessité d’une plus grande reconnaissance publique des contributions des minorités à la société hongroise, notant que le soutien se limite souvent à des aspects symboliques ou folkloriques, au lieu de favoriser l’inclusion sociale et économique au quotidien. L’avis appelle donc à redoubler d’efforts dans le domaine de l’éducation et des médias pour promouvoir le dialogue interculturel et le respect mutuel.

Une discrimination qui persiste à l’égard des Roms

La situation des communautés roms demeure préoccupante. Les Roms continuent de subir des écarts structurels dans les domaines de l’éducation, de l’emploi, du logement et de la santé, et sont confrontés à une discrimination persistante. La ségrégation scolaire est répandue et nécessite une action urgente et pérenne, notamment des politiques globales de déségrégation et une meilleure coordination entre les autorités nationales et locales." La suite sur coe.int

mardi 10 février 2026

Hongrie : l’organisateur d’une Marche des fiertés risque jusqu’à un an d’emprisonnement

"La justice hongroise poursuit un militant des droits LGBT + pour avoir organisé un rassemblement à Pécs qui a réuni plusieurs milliers de participants.

L’organisateur de la seule Marche des fiertés, qui s’est tenue en dehors de Budapest l’année dernière, est poursuivi en justice après un signalement du parquet, ont indiqué lundi des ONG de défense des droits humains en Hongrie.

« Le parquet de Pécs a informé Geza Buzas-Habel que son dossier avait été transmis au tribunal et il encourt une peine pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement », a écrit dans un communiqué Amnesty International, qui soutient le militant avec trois autres organisations." La suite sur leparisien.fr 

mardi 3 février 2026

Politique. Face au racisme d’un ministre, les Roms de Hongrie manifestent avec des brosses à WC

"Janos Lazar, ministre des Transports et pilier de l’exécutif hongrois, a assimilé les Roms du pays au “récurage des toilettes” dans les trains. Le Fidesz de Viktor Orban tente de contenir le scandale, à l’aube des élections du 12 avril, pour ne pas perdre dans les urnes le soutien habituel de la communauté.

Le 22 janvier, Janos Lazar provoquait une tempête avec des commentaires d’un “racisme ouvert” à l’encontre de la communauté rom du pays, attaque le site d’information 24.hu. Interrogé sur la pénurie de main-d’œuvre en Hongrie lors d’un forum public, le puissant ministre des Transports et de la Construction considérait que les Roms (7 % de la population hongroise) représentent une “réserve interne” et doivent “récurer les toilettes dégueulasses des trains” puisque “les électeurs hongrois ne sont pas vraiment enclins” à accomplir ce genre de tâches.

Le surlendemain, Lazar s’excusait pour des propos qu’il disait regretter “sincèrement”, affirmant avoir “toujours œuvré en faveur des Roms”, relate le quotidien Magyar Nemzet. “Notre devoir est de créer des emplois pour tout le monde et non pas de faire de la place pour les immigrants. Quand je parle de cela, je pense à tous les Roms et à tous les non-Roms. Il faut respecter tous les types de travail et tous les travailleurs”, justifiait le ministre." La suite sur courrierinternational.com

lundi 2 février 2026

En Hongrie, les roms ciblés par un ministre, avant les élections

"Les déclarations du ministre de la Construction et des Transports ont suscité une vive indignation publique la semaine dernière. Selon lui, les roms ne seraient bons qu’à nettoyer les toilettes.

Le Ministre des Transports de la Hongrie, János Lázár, a-t-il cherché à séduire l’électorat d’extrême droite en s’en prenant à la minorité rom, ou simplement commis une énorme bourde ? 

« S’il n’y a pas de migrants pour nettoyer les toilettes du train Intercités – car les électeurs hongrois ne sont pas enthousiastes à aller nettoyer les toilettes immondes des autres –, alors il faut faire appel aux réserves internes. Et ces réserves internes, ce sont les roms hongrois »." La suite sur ouest-france.fr (article payant)

mardi 20 janvier 2026

Hongrie : un lycée pour les Roms ! | Reportage | ARTE Regards

"Disponible jusqu'au 25/03/2028

En Hongrie, 40 % des Roms vivent sous le seuil de pauvreté. Les jeunes membres de la communauté sont particulièrement touchés par le décrochage scolaire. Face à cette situation, le lycée Ambedkar apparaît comme un îlot de résistance, abritant exclusivement des élèves Roms. L’histoire de cet espoir est d’abord associée à un homme : Tibor Derdak, le directeur de l'établissement. Reportage (France, 2024, 30mn)" 

vendredi 28 novembre 2025

Actualités - Session d'étude visant à autonomiser les jeunes femmes roms au Centre européen de la jeunesse de Budapest

"Le Centre européen de la jeunesse de Budapest accueille la session d'étude « Autonomiser les jeunes femmes roms » du 24 au 28 novembre 2025, organisée en coopération avec Human Rights in Action (EN-HRA). Cet événement rassemble des jeunes et des organisations de jeunesse qui œuvrent pour la promotion des droits et l'inclusion des communautés roms à travers l'Europe.

La session d'étude se concentre sur les défis auxquels sont confrontées les jeunes femmes roms, notamment la discrimination, le racisme, l'antitsiganisme, le sexisme et d'autres formes d'exclusion. Grâce à des méthodes d'éducation non formelles, les participants explorent les moyens de renforcer la participation civique, le militantisme en faveur des droits humains et les pratiques inclusives dans le domaine du travail avec les jeunes.

Tout au long du programme, les participants apprennent à utiliser des outils de travail avec les jeunes pour lutter contre la discrimination et concevoir des initiatives inclusives pour et avec les jeunes femmes roms. La session d'étude vise également à renforcer les réseaux européens de jeunes en encourageant la coopération entre les jeunes Roms et non Roms, en développant leurs compétences en matière de leadership et en les aidant à agir en tant que multiplicateurs qui promeuvent des activités inclusives et participatives dans leurs communautés." La suite sur coe.int

mercredi 15 octobre 2025

Promouvoir les droits humains des Roms et des Gens du voyage en Hongrie par le renforcement des capacités de la police

"La Division des Roms et des Gens du voyage continue de soutenir le renforcement de la réponse policière face aux crimes à motivation raciale commis contre les Roms et les Gens du voyage en Hongrie

S'appuyant sur des activités similaires visant à renforcer les capacités de la police en Hongrie, la Division des Roms et des Gens du voyage, en coopération avec la Police nationale hongroise, le Département pour l’exécution des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et l’Agent du gouvernement hongrois auprès de la CEDH, a franchi une nouvelle étape dans le renforcement de la capacité de la police à traiter les crimes à motivation raciale.

Du 6 au 9 octobre 2025, une formation de formateurs a réuni 26 enquêteurs seniors de toute la Hongrie. Cette formation visait à doter les participants d’outils et de méthodologies issus de la Boîte à outils du Conseil de l’Europe pour les fonctionnaires de police, afin de garantir que les connaissances acquises soient diffusées auprès de leurs collègues." La suite sur coe.int

samedi 26 juillet 2025

Personne ne conteste la place de l’homme dans la révolution

"De l’ordre de 200 œuvres féminines - tant historiques que contemporaines - se trouvent au sein de la Galerie de Budapest du 17 juillet au 5 octobre. L’exposition, intitulée « Personne ne conteste la place de l’homme dans la révolution », s’articule autour de l’art des femmes tout au long de l’histoire moderne, dévoilant ainsi des adversités (particulièrement la méconnaissance et la marginalisation), auxquelles fait face la valeur prégnante (autant culturelle que politique) exprimée par ces œuvres. 

Le titre fait allusion au statut singulier de l’homme ; en dépit des fluctuations socioculturelles façonnant les expériences individuelles et collectives, la place masculine demeure normative, gravée dans le marbre - à laquelle la position féminine est souvent secondaire. En révélant ce phénomène, l’exposition met les femmes et leurs histoires (notamment la création d’un tapis) au centre.

Un tapis révolutionnaire

La construction de l’Académie hongroise des sciences (MTA) - haut lieu de la culture et de la science - a été jalonnée de défis profonds; à peine le bâtiment était-il érigé, il est apparu clairement que les investissements n’étaient guère convenables - laissant l’intérieur vide. Antónia Szőgyén Jánosné Bohus, activiste, a pris connaissance de ces nouvelles ; dans le but d'enjoliver l’Académie, elle a initié un appel à la communauté afin d’y tisser un tapis fleuri. Au final, plus de 160 femmes - issues de classes, religions et âges divers - se sont réunies et la pièce décorative gigantesque a été réalisée, puis installée dans l’Académie en 1867." La suite sur jfb.hu

vendredi 23 août 2024

En Hongrie, des réfugiés ukrainiens perdent leur droit au logement

"Une loi entrée en vigueur mercredi 21 août réserve désormais le droit d'accès aux logements sociaux du pays aux seuls déplacés originaires des zones de guerre. À Kocs, au nord de Budapest, les expulsions ont déjà commencé.

Des réfugiés ukrainiens en Hongrie ont perdu mercredi leur logement social suite à un décret réservant le droit d'accès aux seuls déplacés originaires des zones de guerre, définies par le gouvernement du premier ministre nationaliste de Viktor Orban. Des secteurs qui seront redéfinis chaque mois. À l’heure actuelle, Budapest recense treize zones géographiques touchées par l’invasion russe, soit la moitié des régions ukrainiennes. Les réfugiés dont le dernier lieu de résidence ne se trouve pas dans l’une de ces régions perdent immédiatement leur droit à l’aide de l’État. Selon le correspondant de la BBC, les plus vulnérables sont des roms de la région de Transcarpatie au sud ouest de l'Ukraine frontalière de la Hongrie. À Kocs, au nord de Budapest, 120 réfugiés, pour la plupart des femmes et des enfants, ont été expulsés d'un centre d'hébergement par la police. Le site d'information hongrois indépendant Telex était sur place lors de l'expulsion et raconte que ces réfugiés ont des enfants qui fréquentent déjà les jardins et les écoles publiques locales, qu'ils n'ont pas les moyens de louer un appartement et que quand, ils le peuvent, les propriétaires sont plutôt réticents. C'est aussi l'avis du HCR, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, qui alerte dans un communiqué  "Pour beaucoup, le changement entraînera des pertes d'emploi et aura un impact sur la scolarisation, mettant en péril les résultats positifs obtenus jusqu'à présent en matière d'intégration". Toujours selon le HCR, sur les 46.000 réfugiés ukrainiens que compte la Hongrie, cette nouvelle loi pourrait concerner environ 2.000 à 3.000 personnes." La suite sur radiofrance.fr

mercredi 22 mai 2024

Hongrie : comment le Fidesz de Viktor Orban invoque la « raison d’État » pour gentrifier Budapest

"À Budapest, le quartier de Józsefváros sert de laboratoire au premier ministre nationaliste. Expulsés, les Roms et les plus pauvres dénoncent une politique de discrimination qui profite aux géants de la construction proches du Fidesz.

Budapest (Hongrie), envoyée spéciale.

Le face-à-face dit tout des tensions qui parcourent le quartier populaire de Józsefváros. Au numéro 6 de la rue Tavaszmező, une entrée monumentale décrépie, de style néo-Renaissance, ornée de deux sculptures. Sur le trottoir opposé, un hôtel moderne, en briques mais sans charme, et un parking souterrain monofonctionnel.

À Budapest, la gentrification avance à bon train, non sans résistance. En attestent les graffitis ornant désormais la porte du numéro 6, qui abritait jusqu’en 2016 la Maison de la culture rom avant que ses locataires n’en soient expulsés et le dessin de leur drapeau, orné d’une roue symbolisant le voyage, effacé. « Les vies des Roms comptent aussi », « Rendez-nous ce que vous nous avez pris », « Vous nous avez volé notre culture ».

Comme autant de missives adressées à l’ancien maire du 8e arrondissement, affilié au Fidesz, le parti du premier ministre Viktor Orban. Aladár Horváth observe, dépité, le bâtiment désespérément vide. « Ils ont parlé de prostitution, de toxicomanie pour expliquer que nous étions déviants. La gentrification du quartier est le visage urbanistique d’un système néocolonial et d’une ségrégation où les minorités n’ont pas le droit de cité. Ils utilisent la criminalité, les problèmes d’hygiène dans une politique de nettoyage ethnique », dénonce l’écrivain et responsable de la Fondation pour les droits civiques des Roms et premier député de sa minorité en Hongrie." La suite sur humanite.fr

mardi 26 décembre 2023

Hongrie. Erika Varga : comment j’ai fondé Romani Design, la première maison de mode rom

La créatrice de mode Erika Varga, cofondatrice de la marque hongroise
Romani Design, Budapest, en mars 2019.
Photo : Attila Kisbenedek/AFP

"Depuis 2010, la Hongroise Erika Varga crée des vêtements et des accessoires haut de gamme dont les motifs aux couleurs éclatantes exaltent l’identité rom. Avec sa griffe, Romani Design, elle espère combattre les préjugés dont souffre la communauté tsigane dans son pays, raconte le magazine “Jelen”, publié à Budapest.

“L’oisiveté ne mène à rien. J’ai appris cela de mes parents. Tout petit, mon père transportait déjà de l’eau contre quelques sous. Il avait quitté l’école avant la grande section. Ses ancêtres étaient commerçants. Il a suivi leur voie, mais a aussi appris à poser du torchis, ferrer des chevaux et a travaillé comme livreur. La famille de ma mère travaillait la terre et élevait des animaux”, raconte Erika Varga en guise d’introduction.

La créatrice de mode poursuit : “Nous sommes de la région de Szabolcs [dans le nord-est de la Hongrie]. Mes frères et moi avons grandi entourés de proches aimants, baignant dans la culture tsigane olah [valaque] et le respect des traditions. Ma grand-mère adorée m’a raconté des histoires et chanté des chansons durant toute mon enfance. Elle avait une collection de poupées et nous leur avons cousu ensemble de nombreux habits. Elle fabriquait aussi de belles tenues pour nous, les filles.”

À l’école de l’exclusion

Erika n’a été scolarisée qu’à partir du cours préparatoire, où elle a appris le magyar – à la maison, on parlait le cerhar [dialecte tsigane]. La famille vivait en ville, pas dans le quartier tsigane, et l’école n’accueillait que quelques élèves roms. “C’est là que j’ai découvert l’exclusion. L’institutrice faisait asseoir les Tsiganes au fond de la classe. J’ai raconté ça à ma mère, qui est allée régler la situation”, se souvient Erika.

“En troisième [l’équivalent du CE2 français], j’étais l’unique Rom. Quand les autres me brimaient, ma professeure principale me disait d’être fière d’être tsigane et punissait mes harceleurs.”“J’aimais étudier. Mes parents m’ont soutenue et j’ai intégré un lycée technique à Budapest”, enchaîne Erika." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

mercredi 16 août 2023

La fondation de George Soros prévoit de limiter le financement à l’Europe

"L’association caritative fondée par le financier milliardaire George Soros détourne son attention de l’Europe vers d’autres parties du monde.

Open Society Foundations, l’organisation caritative fondée par le milliardaire d’origine hongroise George Soros, détourne son attention des questions européennes.

Il dit qu’il envisage de retirer ou de mettre fin à une grande partie de son travail au sein de l’Union européenne, en se concentrant sur d’autres parties du monde." La suite sur observatoiredeleurope.com

vendredi 10 mars 2023

Le Conseil de l'Europe inquiet de la «xénophobie» en Hongrie

"Le Conseil de l'Europe a exprimé, dans un rapport publié jeudi 9 mars, sa «préoccupation» face aux propos haineux et à la «xénophobie de plus en plus présente dans le discours politique» en Hongrie, visant les demandeurs d'asile, les Roms, les musulmans, et les minorités sexuelles.

«Les personnalités publiques, y compris les responsables politiques de tous bords, sont vivement encouragées à prendre rapidement, fermement et publiquement position contre l'expression de propos haineux», indique la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance, organe du Conseil de l'Europe, dans la présentation de ce rapport qui porte sur la période 2018-2022.

Plusieurs recommandations

La Commission se dit «préoccupée» par l'adoption de lois «portant gravement atteinte» aux droits des demandeurs d'asile ainsi que des personnes LGBT, notamment pendant l'état d'urgence instauré pour faire face à la pandémie de Covid. L'instance déplore la ségrégation à l'égard des populations Roms qui demeure «très répandue» dans le secteur éducatif, et dénonce «la poursuite des expulsions forcées» à leur encontre, souvent sans «aucune solution de relogement». «Des actes racistes ciblant les musulmans ont également été signalés, prenant principalement la forme d'agressions verbales contre des femmes portant des symboles religieux visibles», relève le rapport." La suite sur lefigaro.fr

vendredi 7 janvier 2022

La seule radio rom de Hongrie est désormais diffusée sur les ondes FM

"Rádió Dikh, la seule radio rom de Hongrie, a commencé à diffuser sur la fréquence 100,3 de la bande FM.
La station propose des programmes du matin, un programme sur demande et un certain nombre de programmes de service public concernant la culture, l'art et la cuisine roms. Rádió Dikh commence sa programmation quotidienne avec Vekker (« Réveil ») à partir de 7 heures en semaine. L'émission quotidienne de deux heures propose des reportages et des entretiens avec des personnalités éminentes de la société rom." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

mercredi 28 juillet 2010

Les Roms hongrois accusés de tous les maux par l'extrême droite

"La population rom du pays est régulièrement stigmatisée. Ses associations dénoncent quant à elles les discriminations à l’embauche.
En avril dernier, le parti d’extrême droite Jobbik a fait une entrée en force au Parlement hongrois, obtenant plus de 16 % des suffrages. Parmi les thèmes sur lesquels il a conduit sa campagne, se trouvait une stigmatisation de la minorité rom, qui représente environ 600 000 personnes, soit 6 % de la population du pays. Le chef du parti, Gábor Vona, déclarait ainsi dans ses meetings : « Une majorité de Roms s’est installée dans l’assistanat. Il faut dire la vérité… Nous sommes contre ceux qui font des enfants pour que le facteur arrive à la maison avec un chèque ! »" La suite sur la-croix.com

dimanche 11 avril 2010

Hongrie, ultradroite dans ses votes

"Avant les élections législatives de dimanche, voyage dans le nord-est du pays, où les nationalistes du Jobbik séduisent par leurs discours irrédentistes et anti-Roms.

Par FLORENCE LA BRUYÈRE Envoyée spéciale au Borsod (Hongrie)

A l’entrée de la maison de la culture, un stand propose des douzaines de pin’s et stickers représentant la Grande Hongrie, celle d’avant 1920, qui allait jusqu’à l’Adriatique. C’est le dernier meeting du Mouvement pour une meilleure Hongrie (Jobbik, extrême droite) dans cette banlieue de petits immeubles proprets, que le parti a écumée sans relâche.

En pantalon noir et sweat-shirt Warrior pour l’un, gilet Lonsdale pour l’autre, deux marques fétiches des ultras, Tamas, 22 ans, et Attila, 23 ans, jettent un œil satisfait sur la salle où affluent commerçants, petits entrepreneurs du bâtiment, et beaucoup de jeunes. Si le Jobbik, simple mouvement étudiant fondé en 2003, est devenu un parti national, c’est grâce à ces milliers de jeunes militants. Tamas, étudiant en histoire, veut un changement radical :«La question tsigane n’est pas un problème social ou économique, c’est génétique. Il faut créer un Service du travail obligatoire ou les expulser du pays.» Attila, étudiant en anglais, se dit «contre la démocratie parlementaire, plutôt pour la monarchie constitutionnelle. Il faudrait réserver le droit de vote aux gens instruits». L’Union européenne ? «Elle est dans les mains des capitalistes juifs.»

La suite de l'article à lire sur Libération du 9 avril 2010