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mardi 6 octobre 2026

Les lundis hongrois - «La maison au pied du rock» de Károly Makk 9 novembre 2026 à 19h45 Cinéma Le Champo

 

Cinéma Le Champo 51 rue des Écoles, 75005 Paris

Après les rétrospectives des films de Márta Mészáros, Zoltán Fábri et István Szabó, les Archives de l’Institut National Cinématographique de Hongrie, l’Institut Liszt Paris et le cinéma Le Champo s’associent pour présenter, durant l’année 2026-2027, une sélection de 9 films de l’un des maîtres du cinéma hongrois, Károly Makk.

Né en 1925 et décédé en 2017, il fut l’un des premiers artisans du cinéma hongrois. C’est son premier long-métrage en 1955, Liliomfi, en compétition au Festival de Cannes, qui lance sa carrière internationale. Après de difficiles années 1960, il tourne, dans les années 1970 et 1980, des films que louent les critiques pour sa parfaite direction d’acteurs et son analyse des moments de l’histoire récente de la Hongrie. Malgré 6 sélections au Festival de Cannes, 2 au Festival de Venise, 1 au Festival de Berlin, ainsi qu’une multitude de films et de téléfilms et les prix remportés, Károly Makk est aujourd’hui un peu oublié. La restauration de ses films qu’ont entreprise les Archives du film permettent de revoir des œuvres longtemps invisibles.

La maison au pied du rock, le deuxième film de la rétrospective Károly Makk sera projeté le 9 novembre au Champo.

Ferenc Kós rentre chez lui en 1945, prisonnier de guerre soviétique brisé. Sa femme est décédée et Tera, sa belle-sœur, s'occupe de lui. Selon les rumeurs, elle chercherait à le séduire car elle est secrètement amoureuse. La situation bascule lorsque Ferenc guérit et ramène une jolie mariée à la maison. La tension entre eux trois atteint son paroxysme. Le film, construit sur des silences et des éléments visuels sombres, aborde de profonds drames existentiels et les profondeurs de l'âme dans une période de ré-idéologisation.

Présentation du film par Joël Chapron, spécialiste des cinématographies d’Europe de l’Est, chercheur associé de l’université d’Avignon.

La maison au pied du rock / Ház a sziklák alatt
Hongrie / 1958 / 101 min / VOST
Un film de Károly Makk

Scénaristes : Károly Makk, Sándor Tatay
Directeur de la photographie : György Illés
Avec János Görbe, Irén Psota, Margit Bara, József Bihari, Viola Orbán, Sándor Deák

Producteur : Hunnia Filmstúdió

Section informative Venise 1958 – Meilleur film San Francisco 1958

En partenariat avec les Archives de l’Institut National Cinématographique de Hongrie

lundi 5 octobre 2026

« Le Temps suspendu » de Péter Gothár - 2 novembre 2026 à 19:30 - Cinéma Le Champo


Cinéma Le Champo 51 rue des Écoles, 75005 Paris

Œuvre culte, à la fois percutante et d'une qualité irréprochable, ce film d'adolescents nous plonge dans les années 1960, une époque où la jeunesse hongroise s'extasiait devant Elvis Presley, s'échangeait des photos pornographiques et se droguait au Coca-Cola. Mais il y a bien plus que cela : le film aborde le traumatisme de l'insurrection de 1956, le sentiment de culpabilité qui l'accompagne et la nostalgie éternelle et vaine de ceux qui sont restés au pays. Il dégage une douce amertume, un sentiment de rébellion vaine et d'échec permanent.

Hongrie / 1981 / 96 min / VOST
Réalisateur : Péter Gothár

Scénaristes : Géza Bereményi, Péter Gothár
Directeur de la photographie : Lajos Koltai
Compositeur : György Selmeczi
Avec István Znamenák, Henrik Pauer, Sándor Sőth, Anikó Iván, Péter Gálfi, Lajos Őze, Ági Kakassy, Ádám Rajhona, Pál Hetényi et Mária Ronyecz

Quinzaine des réalisateurs Cannes 1982

La projection sera suivie d’un débat sur l’insurrection de 1956 avec plusieurs intervenants. 

mardi 25 août 2026

Come-back En Hongrie, le festival Sziget reprend du poil de la fête

"En difficulté depuis le Covid et longtemps menacé par l’extrême droite de Viktor Orbán, l’événement de Budapest où cohabitent musique, cirque ou danse retrouve des couleurs depuis sa reprise en main par l’un de ses fondateurs. Preuve en a été son édition 2026, mi-août.

Vous êtes venus pour la musique ? Il y en a, sur quatorze scènes, de la tête d’affiche (Skrillex, Sombr, Florence + The Machine) aux artistes locaux, de la pop à l’expérimentation radicale, et même si vous le souhaitez des groupes de reprises d’Abba ou des DJ qui jouent exclusivement des titres de Bad Bunny.

Vous voulez autre chose que de la musique ? Aucun problème, il y a une vingtaine de scènes supplémentaires dédiées au théâtre, au cirque, à la danse et au stand-up, sans oublier les conférences ou les spectacles hybrides – comme celui des occitans de la Coopérative de productions polymorphes et populaires qui traversent le site de long en large à la nuit tombée sur un immense navire en flammes dans une pièce-performance inspirée de Moby Dick.

Vous voulez voir un film ? Il y en a chaque jour au Kino Bizarre, un petit cinéma en plein air que vous trouverez sur le chemin de la plage –..." La suite sur liberation.fr (article payant)

mardi 18 août 2026

Le vent de la liberté de Márta Mészáros sur Arte

Une jeune ouvrière textile s’éprend d’un étudiant de bonne famille. Par Marta Mészaros, pionnière du cinéma féministe hongrois, le tableau cruel d’une société communiste profondément clivée, malgré ses idéaux égalitaristes affichés.

Depuis que ses parents ont divorcé, Jutka a coupé les ponts avec eux. Gagnant sa vie dans une usine textile, elle vit avec ses jeunes collègues dans un foyer pour travailleuses. Après avoir été molestée par son petit ami quand elle a refusé de l’épouser, elle part s’amuser dans un bal où elle fait la connaissance d’Andras, un étudiant de bonne famille. N’osant pas lui avouer sa condition d’ouvrière, elle se présente à lui comme une étudiante de première année. Leur relation devenant de plus en plus sérieuse, Jutka finit par lui révéler la vérité sur sa situation. Quand le jeune homme accepte enfin de la présenter à ses parents, Jutka s’enfonce dans les mensonges pour leur faire bonne impression…

Tensions à l’œuvre
Comme l’était avant elle l’héroïne de Cati, le premier film de Marta Mészaros, Jutka (Erzsebet Kutvolgyi) est éprise de liberté. Bien qu’indépendante financièrement, elle accepte sans broncher les coups d’un ex-compagnon toxique qui la renvoient à son statut supposé, inférieur à celui des hommes. Elle est aussi empêchée de s’épanouir totalement dans la relation amoureuse naissante qu’elle noue avec Andras (Gabor Nagy) et souffre que leur différence de milieux sociaux ne puisse inspirer au jeune étudiant que de la gêne, voire de la honte. Au-delà du brûlant portrait de femme dans la Hongrie des années 1970, la pionnière du cinéma féministe de son pays révèle les tensions à l’œuvre entre des genres et des classes sociales qui s’ignorent, voire se méprisent, et brosse le tableau cruel d’une société communiste profondément clivée, malgré ses idéaux égalitaristes affichés.

Avec Gabor Nagy, Erzsebet Kutvolgyi, József Székhelyi, Marianne Moor

Réalisation Márta Mészáros

Pays Hongrie

Année 1973

samedi 8 août 2026

Le futur de la Cinémathèque hongroise : dialogue des exemples du passé et des exigences du présent

"Le 4 juin dernier, 10 ans après l’organisation d’un événement similaire, divers acteurs du monde du cinéma et de sa conservation en Hongrie et à l’international se sont réunis à l’Institut français afin de s’interroger sur le futur de la cinémathèque hongroise. Suite à cet événement, j’ai eu la chance d’être accueilli par György Ráduly, dans les locaux des Archives cinématographiques de l’Institut National du Film dont il est à la tête, afin de revenir sur sa vision du travail de conservation et ses aspirations concernant cette future institution.

Face à l’affiche jaune annonçant le programme de cette table ronde du 4 juin, je m’interroge. Pourquoi organiser un tel événement, qui annonce pourtant s’intéresser au futur de l’institution nationale que sera la Cinémathèque hongroise, au sein de l’Institut français - et cela pour la deuxième fois ? Pourquoi avoir consacré la première partie de la rencontre à un échange avec Frédéric Bonnaud, directeur de la Cinémathèque française ? Si ce lien volontairement affirmé et affiché entre cinéma hongrois et français me paraît de prime abord questionnant, il devient évident à l’aune des informations qui me sont ensuite apportées. Plus que simplement logique, le choix du lieu et des intervenants révèle les exemples passés et les aspirations futures qui inspirent et guident les efforts de conservation des films en Hongrie, menés par György Ráduly. D’une part, parce que 130 ans après les premières images filmées à Budapest par les frères Lumières, force est de rappeler que ces échanges s’inscrivent dans la continuité d’une longue histoire commune entre les deux pays. De l’autre, parce que la conclusion de chaque intervenant semble être la même : face aux enjeux actuels, la conservation des films et leur mise en avant ne peuvent aboutir que par le biais d’une coopération entre divers acteurs, tant à l’échelle nationale qu’internationale." La suite sur jfb.hu

dimanche 2 août 2026

Silence et cri de Miklos Jancsó disponible sur Arte jusqu'au 31/10/2026


"Dans la Hongrie de l’après-guerre civile de 1919, Un ancien révolutionnaire traqué par les autorités trouve refuge dans une ferme isolée, où règnent peur, méfiance et violence. Entre silence oppressant et explosions de brutalité, chacun tente de survivre dans un climat de répression politique.

Avec Andrea Drahota, András Kozac, Zoltan Latinovits

Réalisation Miklos Jancso

Hongrie 1968 

A regarder (75 min) sur arte.tv

mercredi 29 juillet 2026

"Blue Heron" de Sophy Romvari s'aventure en terre adolescente


"[CRITIQUE] Le Festival du film social aura lieu du 5 au 8 octobre 2026 dans une soixantaine de villes. Alain Lopez, président de l’association La 25e image, organisatrice de cet événement né de la mobilisation des centres de formation en travail social, livre pour ASH sa perception du premier long métrage de cette réalisatrice canado-hongroise.

Combien de films ne font qu’effleurer l’écorce épaisse du réel que les plus présomptueux entendent saisir à pleines mains ! Leur flux paraît intarissable, aspiré par un tourbillon toujours plus rapide. Et là, un événement qui tient du miracle, la logorrhée cinématographique s’interrompt.

Oubliées les histoires plus ou moins palpitantes, les héros admirables, les dialogues bien sentis alternant rires et émotions, les éclats de voix et les grimaces passant pour de la sincérité. Juste les regards d’une petite fille, la réalisatrice enfant,..." La suite sur ash.tm.fr (article payant)

Queen Budapest : le dernier concert filmé avec Freddie Mercury ressort en 4K dans les salles du monde entier


© Tous droits réservés

"Le 27 juillet 1986, Queen devenait le premier groupe de rock occidental à se produire derrière le Rideau de fer, devant 80.000 personnes au Népstadion de Budapest. Quarante ans plus tard, ce concert historique — et dernier filmé avec Freddie Mercury — revient dans les salles de cinéma et en IMAX à partir du 7 octobre 2026, dans une version restaurée en 4K par les équipes de Peter Jackson.

Un concert hors norme dans une Hongrie sous régime communiste

En juillet 1986, Queen est en plein The Magic Tour, l’une des plus grandes tournées de leur carrière. Jouer à Budapest représente alors bien plus qu’une simple date supplémentaire : le groupe devient le premier acte rock occidental à fouler une scène de stade derrière le Rideau de fer, avec l’aval du gouvernement hongrois — une première pour un État communiste.

Les 80.000 billets s’arrachent, mais l’engouement dépasse les murs du stade : environ 45.000 personnes supplémentaires suivent le concert depuis l’extérieur. Des fans ont fait le voyage depuis la Russie et la Pologne. Le show est capturé par 17 caméramans hongrois, avec 17 caméras et 25 miles de pellicule 35 mm — tout ce que le pays pouvait mobiliser." La suite sur rtbf.be

vendredi 3 juillet 2026

Les lundis hongrois - « Liliomfi » de Károly Makk 5 octobre 2026 à 19h45 - Cinéma Le Champo

Cinéma Le Champo 51 rue des Écoles, 75005 Paris

Après les rétrospectives des films de Márta Mészáros, Zoltán Fábri et István Szabó, les Archives du film hongroises (National Film Institute), l’Institut Liszt Paris et le cinéma Le Champo s’associent pour présenter, durant l’année 2026-2027, une sélection de 9 films de l’un des maîtres du cinéma hongrois, Károly Makk.

Né en 1925 et décédé en 2017, il fut l’un des premiers artisans du cinéma hongrois. C’est son premier long-métrage en 1955, Liliomfi, en compétition au Festival de Cannes, qui lance sa carrière internationale. Après de difficiles années 1960, il tourne, dans les années 1970 et 1980, des films que louent les critiques pour sa parfaite direction d’acteurs et son analyse des moments de l’histoire récente de la Hongrie. Malgré 6 sélections au Festival de Cannes, 2 au Festival de Venise, 1 au Festival de Berlin, ainsi qu’une multitude de films et de téléfilms et les prix remportés, Károly Makk est aujourd’hui un peu oublié. La restauration de ses films qu’ont entreprise les Archives du film permettent de revoir des œuvres longtemps invisibles.

 Károly Makk, © Hungarofilm, Budapest

Liliomfi, le premier film de la rétrospective Károly Makk sera projeté le 5 octobre au Champo.

1830. Une troupe de comédiens ambulants arrive en ville. Le jeune acteur Liliomfi et la belle Mariska tombent amoureux, mais des difficultés surgissent car tous deux sont déjà promis à des mariages arrangés. Le jeune couple ignore que l'oncle de Liliomfi et le tuteur de Mariska, le professeur Szilvay, ont déjà décidé de les unir par les liens du mariage. Dans la joute verbale amusante qui s'ensuit, ils mettent à profit leurs talents d'acteurs pour donner une leçon à tous ceux qui se dressent sur leur chemin. 

 Károly Makk, Liliomfi

Présentation du film par Joël Chapron, spécialiste des cinématographies d’Europe de l’Est, chercheur associé de l’université d’Avignon.

Liliomfi
Hongrie / 1954 / 107 min / VOST

Un film de Károly Makk
D'après la comédie d'Ede Szigligeti, écrite en 1849
Scénario : Dezső Mészöly 
Directeur de la photographie : István Pásztor
Avec Iván Darvas, Marianne Krencsey, Margit Dajka, Samu Balázs, Éva Ruttkai

Compétition Cannes 1955 

jeudi 28 mai 2026

« Cocotte » de György Pálfi


"Le défi de Cocotte n’est pas sans rappeler, en négatif, celui du mashup Final Cut : Ladies and Gentlemen (2012), où György Pálfi narrait une histoire d’amour en recyclant d’innombrables extraits de films de toute origine. Aux stéréotypes incarnés par des centaines de visages différents se substituent désormais ceux d’une aventure animalière en prises de vues réelles dont la protagoniste gallinacée – différenciée de ses congénères par son plumage noir – possède le profil le plus inexpressif et le plus indéchiffrable qui soit, au point que son rôle a pu être tenu par huit poules différentes sans que le moindre raccord puisse être suspecté par le spectateur." La suite sur cahiersducinema.com

lundi 18 mai 2026

"Moulin" de Lászlo Nemes au Festival de Cannes : les derniers jours d'un héros national avec Gilles Lellouche en chef de la Résistance

"Le réalisateur hongrois oscarisé en 2016 pour "Le Fils de Saul", revient en sélection officielle avec un drame historique très attendu. Centré sur les derniers jours de la vie de Jean Moulin et sa confrontation avec le chef de la Gestapo Klaus Barbie, le film a été salué par une longue ovation. 

Auréolé du Grand Prix du Festival de Cannes en 2015 pour Le Fils de Saul, son premier long métrage, le réalisateur hongrois László Nemes, 49 ans, revient en sélection officielle avec ce quatrième film, Moulin, le premier qu'il n'ait écrit lui-même. Dans le rôle de Jean Moulin, Gilles Lellouche fait face au comédien allemand Lars Eidinger, qui incarne Klaus Barbie.

À la fin de la projection dans le Grand Théâtre Lumière, dimanche 17 avril, l'acteur allemand s'est tourné vers son partenaire français pour le serrer dans ses bras, sous les bravos du public debout. Un beau moment. Le contraste était saisissant entre l'Allemand, en costume blanc, une collerette autour du cou, et le Français, en smoking noir et nœud papillon. Deux tenues aux antipodes, comme leurs personnages dans le film." La suite sur franceinfo.fr

En compétition Cannes 2026 : «Moulin» de László Nemes, l’heure est brave

"Non sans pesanteurs formelles et narratives, le beau film du cinéaste hongrois sur les dernières semaines du résistant repose presque intégralement sur la performance intériorisée de Gilles Lellouche.

Dimanche, elle est de retour, sur les ruines des avis tranchés : la critique en zigzag, en boucle, en manque de sommeil mais pas d’amour. Onze ans après un début à Cannes aussi applaudi que controversé avec son premier film le Fils de Saul – immersion dans le camp d’extermination d’Auschwitz aux basques d’un déporté juif enrôlé dans le Sonderkommando, fort détestée par Libé en son temps –, le Hongrois László Nemes est de retour au Festival, en compétition et en copie 35 mm s’il vous plaît, avec Moulin : un récit des dernières semaines de la vie du chef de la Résistance intérieure française, avant et après son arrestation fatale à Caluire en juin 1943, avec Gilles Lellouche dans le titre-rôle et Lars Eidinger dans celui de son tortionnaire Klaus Barbie. Nemes comptant parmi les héritiers contemporains d’un cinéma pas léger (sa page Wikipédia mentionne pour influences principales le KAMBT, pentacle des cinéastes sur-modernes Kubrick, Antonioni, Malick, Bergman et Tarkovski), même si on pouvait trouver au Fils de Saul..." La suite sur liberation.fr (article payant)

samedi 9 mai 2026

LES LUNDIS HONGROIS - Chère Emma, un film d'István Szabó le 1er juin 2026 à 19 h 45 au cinéma le Champo


Chère Emma / Actes et esquisses
(Édes Emma, drága Böbe - vázlatok, aktok)
un film d'István Szabó

Ours d'Argent du Festival de Film de Berlin, 1992
Prix du Meilleur Scénario, European Film Award, 1992

(Fiction, Hongrie, 1992, 81’, Couleur, VOSTF)
avec Johanna Ter Steege, Enikö Börcsök, Peter Andorai, Eva Kerekes

Le film fait le portrait de deux jeunes femmes, Emma et Böbe, arrivant de la campagne pour enseigner le Russe à Budapest. Mais après la tombé du Rideaux de Fer, le Russe ne fait plus partie du programme et l’école demande désormais une connaissance de l’anglais. Les deux amies sont bientôt rattrapées par la dure réalité du nouveau système. Elles apprennent l'anglais qu'elles dispensent, dès le lendemain à leurs propres élèves. Alors que leurs revenus restent insuffisants, Böbe choisit de séduire les touristes en séjour à la capitale...

« A travers Emma, c'est un instantané de la Hongrie que nous offre István Szabó. La vie au jour le jour de gens ordinaires. Des gens désespérément accrochés au peu qu'ils possèdent. (...) Szabó filme sobre et peint ses personnages à la manière des impressionnistes. »
Isabelle Danel, Télérama, 1992

« István Szabó dresse donc un constat précis qui nous renseigne, bien mieux que n'importe quel reportage télévisé, sur la réalité réalité quotidienne telle qu'elle est vécue dans une société exsangue et déchirée. (...) Superbement interprétée par Johanna Ter Steege, Emma devient donc l'incarnation à la fois humble et résolue de cette vérité farouche. »
Claude-Jean Philippe, France Soir, 1992

« La dimension la plus importante du film de Szabó réside dans le fait qu’il capture cette atmosphère désespérée qui a probablement hantés de nombreuses personnes réalisant que la société ne leur était plus d’aucune utilité. Ils sont donc forcés de ressentir une responsabilité individuelle qui n’a aucun lieu d’être. » 

Moritz Pfeifer 

Cinéma : Le Champo 51 Rue des Écoles, 75005 Paris
Séance animée par Joël Chapron, spécialiste des cinématographies d'Europe de l'Est 

vendredi 8 mai 2026

Péter Magyar : « Orbán en prison ? Ce n’est pas mon rôle. C’est celui des juges »

"Première interview internationale pour le futur Premier ministre. « Pour moi, la politique, ce sont les gens, leurs désirs, leurs espoirs. C’est cela, la démocratie », confie-t-il. Avec LéNA, découvrez le meilleur du journalisme européen.

Péter Magyar a choisi l’Italie comme première étape de son déplacement à l’étranger. Avant de rencontrer Giorgia Meloni à Rome, le futur Premier ministre hongrois a tenu à accompagner, au Riviera International Film Festival à Sestri Levante, près de Gênes, un réalisateur qui a cru en lui dès le premier instant, Tamás Yvan Topolánszky. Celui-ci a tourné un film sur la « longue marche » de Magyar, Spring Wind – The Awakening, qui a contribué à sa victoire inattendue face à Viktor Orbán.

Pour cette première interview internationale après les élections, Magyar n’a accordé d’entretien qu’à La Repubblica et à un autre journal italien. Il a explicitement demandé qu’on ne lui pose pas de questions politiques, uniquement des questions en lien avec le film. Comme il s’agit d’un film politique, l’entretien a néanmoins inévitablement pris une tournure politique." La suite sur lesoir.be (article payant)

Judit Elek, une île sur terre - Intégrale (2005) : le test complet du Blu-ray


"Toute première édition de l’intégrale d’une figure majeure du cinéma hongrois du XXe siècle encore trop peu connue en France. À découvrir!

Le coffret Judit Elek, une île sur terre propose, pour la première fois rassemblés, les dix-huit films, documentaires et fictions, réalisés, de 1963 à 2023, par la cinéaste hongroise disparue le 1er octobre 2025. Pionnière, avec ses documentaires, du « cinéma direct » visant à s’approcher des personnages et des objets pour saisir la réalité, une approche facilitée par l’apparition de caméras légères pouvant être portées à l’épaule, Judit Elek, née en 1937, formée de 1956 à 1961 à l’Université d’art dramatique et cinématographique (Színház- és Filmművészeti Egyetem, SZFE), cofondatrice en 1959 du Balázs Béla Stúdió, a aussi réalisé huit longs métrages de fiction, de La Dame de Constantinople en 1969 à Retour - Retrace en 2011.

Judit Elek, une île sur terre contient, répartis sur six Blu-ray BD-50, les films suivants :" La suite sur dvdfr.com

jeudi 30 avril 2026

L'homme allumette - György Kurtág 02 juin 2026 de 19h à 21h30 La Scam, Auditorium Charles Brabant


La Scam, Auditorium Charles Brabant 5, rue Vélasquez 75008 Paris

L'Association des Amis de la Culture Hongroise vous convie à la projection d'un documentaire de Judit Kele sur György Kurtàg à l'occasion de l'année de son 100e anniversaire. Un vin d'honneur clôturera la soirée.

Réservations

dimanche 19 avril 2026

Ciném'à la Maison – « Hab (Cream) » 19 mai 2026 à 19:30 Lieu: Online


Nous reprenons nos projections de films en ligne !

Le cinéma hongrois a plein de pépites, et on vous les fait découvrir dans notre série "Ciném'à la Maison". Tous les troisièmes mardis du mois à 19h30, on vous propose un film hongrois grâce à l’Institut National Cinématographique de Hongrie (NFI).

Pour voir les films, rejoignez notre groupe Facebook en cliquant ici : Ciném'à la Maison.

Le 19 mai, on vous invite à regarder Hab (Cream), un film de Nóra Lakos.

Hongrie, 2020, 90 min
Réalisatrice : Nóra Lakos
Scénario : Fruzsina Fekete
Directeur de la photographie : Dániel Bálint 

Avec Vica Kerekes, László Mátray, Erik Gyarmati, Emőke Zsigmond, Miklós Bányai

Synopsis

Il existe un test qui, soi-disant, permet de déterminer avec une précision de 99 % si l'on vit réellement avec l'âme sœur. Mais pour Dóra (Vica Kerekes), cela n'a pas suffi : l'homme dont elle est amoureuse à 99 % s'apprête justement à épouser quelqu'un d'autre. La vie peut bien sûr rester douce malgré tout : Dóra est en effet pâtissière, elle adore tout ce qui touche à son métier, elle passe ses journées entre pâtes, mousses et cerises confites – et propose tout cela aux gourmands dans une adorable petite boutique. Mais le paradis des pâtisseries est confronté à un avenir amer : si sa propriétaire ne se procure pas rapidement beaucoup d’argent, elle devra baisser le rideau. Même les meilleurs livres de cuisine n’offrent aucune solution à ce genre de situation, alors Dóra élabore un plan astucieux : elle s’inscrit à un concours destiné aux entreprises familiales et engage un célibataire à l’esprit d’entreprise (László Mátray), qui se fait passer pour son fiancé pendant la campagne pour récolter les millions manquants. Seulement, ce type est un coureur de jupons invétéré. Et pour couronner le tout, il est en plus très beau…
 


Projection gratuite - en hongrois, sous-titrée en anglais

Rejoignez le groupe Facebook "Ciném'à la Maison" pour accéder aux liens des films.
Cliquez ici pour vous inscrire : Ciném'à la Maison

samedi 11 avril 2026

LES LUNDIS HONGROIS - Hanussen, un film d'István Szabó le 4 mai 2026 à 19 h 45 au cinéma le Champo

 

Cinéma : Le Champo 51 Rue des Écoles, 75005 Paris

Séance animée par Joël Chapron, spécialiste des cinématographies d'Europe de l'Est 

Synopsis

À la fin de la Première Guerre mondiale, le caporal-chef Klaus Schneider est blessé à la tête. À l'hôpital militaire, le docteur Bettelheim remarque les capacités particulières d'hypnotiseur de son patient et aimerait les utiliser pour les soins aux malades. Mais le capitaine Nowotny lui propose le monde clinquant des spectacles de variétés. Ils se produisent d'abord à Vienne où l'ancien caporal-chef apparaît sous le nom Hanussen, puis à Berlin. C'est là qu'il connaît le succès non seulement avec ses spectacles d'hypnose, mais aussi de voyance (on ne sait pas exactement quelle est la part de la chance et celle de l'escroquerie). Alors qu'il est clair que le parti nazi se renforce, il « prédit » l'arrivée au pouvoir d'Hitler. Le nouveau pouvoir le remarque, lui fait la cour, l'invite à des réceptions. Pendant un temps, il arrive apparemment à garder son destin en main et à trouver des échappatoires, mais il est en même temps dans une incertitude constante, car il ressent le danger. Le chef de la propagande nazie se sert d'Hanussen et lui fait « prédire » l'incendie du Reichstag. Après cela, il n'y a plus d'issue possible : Hanussen devient dangereux, il doit disparaître. Il est emmené, et dans la forêt d'automne, tout simplement fusillé.
Source : Wikipedia 

mardi 7 avril 2026

A Hunt For Hedgehogs - Sünvadászat - Un film de Mihály Schwechtje Vendredi 10 avril 2026 à 18h30 Cinéma Pathé les Fauvettes

« A Hunt For Hedgehogs » de Mihály Schwechtje

Cinéma Pathé les Fauvettes 58 avenue des Gobelins, Paris, 75013)

Bogi, jeune étudiante en chant lyrique de l’Université de musique Franz-Liszt de Budapest, gagne sa vie en gardant les enfants de son cousin Tamás, dont le mariage bat de l’aile. Le jour de son examen final, sous pression et complètement dépassée, tiraillée entre ses études et ses obligations familiales, elle commet une erreur qui peut s’avérer fatale.

Fiction, Hongrie, 2024, 96’, C, VOSTF/A
Scénario: Mihály Schwechtje, Panni Szurdi
Avec Beatrix Trill, Csaba Polgár, Dorottya Mari, Andrea Fullajtár et Juli Jakab

Mihály Schwechtje est un réalisateur et dramaturge hongrois. Il réalise son premier long métrage en 2018, Hope You’ll Die Next Time (Remélem legközelebb sikerül meghalnod :-). Il remporte le prix du Meilleur film jeunesse à Tallinn. A Hunt For Hedgehogs (Sünvadászat) est son deuxième long métrage de fiction. Parallèlement à sa carrière de réalisateur, Schwechtje enseigne à l’Université des arts du théâtre et du cinéma de Budapest et occupe dès 2023 le poste de directeur d’études à la Metropolitan Film University de Budapest. Titulaire d’un doctorat en arts, il est maître de conférences au département cinéma de l’université ELTE et membre de la Freeszfe Society. En 2025, il présente sa toute dernière pièce, Pier, à la Jurányi House.