Affichage des articles dont le libellé est Opérette. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Opérette. Afficher tous les articles

lundi 10 août 2026

L’opérette viennoise, entre identité nationale et nostalgie

"À la veille de 1914, Vienne n’est pas seulement une capitale culturelle : elle est le cœur d’un empire multinational en tension permanente, de la Bohême à la Galicie.

Genre populaire massivement diffusé, l’opérette viennoise fonctionne comme une diplomatie culturelle interne, mettant en récit un empire qui se donne à voir comme un espace de coexistence maîtrisée.

De « La Chauve-souris » au « Pays du sourire », elle sublime un empire déjà vacillant tout en accompagnant son effritement — une véritable « apocalypse joyeuse ».

« La civilisation habsbourgeoise a poursuivi le rêve d’une totalité harmonieuse et c’est précisément cette passion nostalgique qui l’a contrainte à découvrir la désarticulation du réel. »
— Claudio Magris, Vienne 1880-1938, l’apocalypse joyeuse (1986)." La suite sur revueconflits.com 

vendredi 13 mars 2026

De Budapest à Hanoï en dialogue symphonique

"Une soirée de musique et d’opérette hongroises promet un moment culturel exceptionnel à Hanoï le 17 mars, avec un concert unique réunissant des artistes hongrois et vietnamiens.

Intitulé "Hongrie - Vietnam : Un dialogue symphonique", le concert mettra en vedette le pianiste László Váradi, la soprano Dalma Süle et le ténor hongrois d’origine vietnamienne Ninh Duc Hoàng Long. Ils interpréteront des œuvres de compositeurs hongrois de renommée internationale tels que Franz Liszt et Béla Bartók.

Si Franz Liszt est célébré comme un maître du piano, reconnu pour la richesse de son langage musical et sa technique virtuose, Béla Bartók est considéré comme un pionnier du mélange de musique classique et d’éléments folkloriques d’Europe centrale, créant ainsi un style original et moderne." La suite sur lecourrier.vn

mercredi 3 janvier 2024

Pricesse Czardas Grand Kursaal Besancon, 4 février 2024

"Emmerich Kálmán est l’un des plus grands compositeurs hongrois. Il crée Princesse Czardas en 1915 à Vienne au Johann Strauss Theater d’après un livret de Leo Stein et Béla Jenbach. L’Atelier Lyrique de Bourgogne propose une mise en scène traditionnelle de cette opérette viennoise avec chœurs, ballet et orchestre. Les décors et costumes d’époque nous plongent dans l’univers des pays de l’Est et de leurs majestueux palais. L ‘action de Princesse Czardas se déroule au début du XXe siècle à Budapest et Vienne.Le Prince Edwin de Liebensdorf est amoureux de Sylva Maresco, une belle et séduisante chanteuse de music-hall surnommée la Princesse Czardas et qui fait courir tout Budapest. Pour mettre fin à l’idylle qui la lie au Prince, Sylva Maresco a décidé d ‘entreprendre une tournée aux Amériques. Afin de retenir près de lui la femme qu’il aime, Edwin, par-devant notaire, s’engage à épouser la Princesse Czardas au cours des deux mois à venir. Mais le Prince Léopold-Marie de Liebensdorf ne veut point de mésalliance pour son fils. Il envoie, à Budapest, son frère, le Colonel von Rohndorf pour qu’il ramène Edwin à Vienne. D’autre part, le Prince fait annoncer les fiançailles d ‘Edwin et de la Comtesse Stasi. Le Comte Boni Kansciano, ami du jeune Prince et, lui aussi, épris de Sylva s’empresse de lui montrer le faire-part des fiançailles. Désemparée et croyant à une trahison de son amoureux, Sylva part aussitôt avec Boni
Tarif : 17.00 – 46.50 euros.
Début : 2024-02-04 à 15:00

Réservez votre billet ici

Source : unidivers.fr

lundi 10 janvier 2022

Emmerich Kálmán - Gräfin Mariza


"Musique légère ? Pourquoi ne parle-t-on jamais de musique « lourde » pour désigner les autres ? Pour n’avoir pas la célébrité d’Offenbach ou de Johann Strauss, Emmerich Kálmán, hongrois devenu viennois, puis installé à Broadway, connut un succès planétaire, égal à celui de Franz Lehár.

Avec ses mélodies qui s’impriment dans la mémoire, ses duos romantiques, ses incises comiques, et une orchestration riche (avec tárogató et cymbalum, imposés par le contexte tzigane), Gräfin Mariza [Comtesse Maritza] répondait aux exigences du genre et connaîtra une diffusion universelle et durable, à l’égale de celle du Zigeuner Baron (Le Baron tzigane, que cite le texte parlé). On n’en compte plus les enregistrements. Au moins quatre films furent tournés, dont un avec René Kollo… Cependant, sa programmation s’est raréfiée ces dernières décennies.

Contemporaine à sa création, l’action se déroule en Hongrie. La belle comtesse Maritza, lasse de ses soupirants, annonce par la presse ses fiançailles avec le baron Zsupan, fruit de son imagination. Son intendant, qu’elle ne connaît que sous son nom d’emprunt – Bela Torek – n’est autre que le comte Tassilo, ruiné par son père pour doter sa sœur Lisa, qui ignore tout. Or un « vrai » baron Zsupan se présente pour faire la connaissance de sa promise…Tout se termine pour le mieux, évidemment. Le fiancé imaginaire s’éprend de Lisa comme Tassilo qui s’unira à Maritza, après avoir récupéré son héritage. Pour autant la musique n’est pas à l’eau de rose. Le folklore tzigane, avec ses csardas opposant le lassu au friss, la valse viennoise, bien sûr, et même le fox-trot irriguent une partition riche en couleurs, renouvelée, continue, qui fait toujours le bonheur des auditeurs." La suite sur forumopera.com

vendredi 1 mai 2020

Un jour, une création: 30 avril 1870, joyeux anniversaire, Franz Lehár !

"C’est dans une petite ville située aujourd’hui au sud-est de la Slovaquie, Komárno (qui s’appelait alors Komárom et se situait plutôt dans le royaume de Hongrie) que vient au monde le petit Franz Lehár voici 150 ans. Dans le très cosmopolite empire austro-hongrois, il partage ses ascendances entre la Bohème tchèque, dont sa famille paternelle est originaire, et la Hongrie, d’où sa mère est native. Son père, Franz lui aussi, est le chef de la fanfare d’un régiment d’infanterie. C’est ainsi que Franz junior débutera d’ailleurs sa carrière après avoir été initié au violon, son instrument de prédilection, qu’il peaufine au Conservatoire de Prague." La suite sur forumopera.com

mardi 5 mars 2019

La Hongrie démarre son année culturelle en Israël avec des chants et des danses

"Budapest a l'intention de conquérir le public israélien avec une cavalcade d'événements : opérettes, ballet, théâtre, art et... du goulasch aussi.
BUDAPEST – Par un après-midi de février, une troupe de chanteurs et danseurs hongrois de talent se réunit dans un grand bâtiment ancien du centre de la capitale pour une répétition générale, alors qu’une petite foule se presse pour regarder dans l’auditorium principal.
Les lumières s’obscurcissent et un silence s’abat sur le public. L’orchestre se lance dans un riche mélange de mélodies folkloriques et de grands classiques locaux, et l’un après l’autre, une série d’interprètes se succèdent sur scène dans un tourbillon digne d’un vaudeville : de jeunes soldats se mettent à claquer des bottes et à taper du pied dans une suite musicale joyeuse et animée ; une servante vêtue d’habits vaporeux se moque de son seigneur dans une soprano croustillante, riant sur les notes d’une mélodie espiègle ; un baryton en smoking fait des clins d’œil et sourit à la foule alors qu’il chante les plaisirs d’une vie simple ; et un couple chatoyant qui se trémousse et se dandine tout en exaltant les joies d’un voyage dans une lumière fantastique." La suite sur timesofisrael.com

dimanche 26 mars 2017

Quand Johann Strauss s’invite sur les bords du Danube.... à Budapest. (Le Baron tzigane au Théâtre Erkel)

Par Pierre Waline
"Lors d’une visite qu’il effectua à Budapest au cours de l’hiver 1883, Johann Strauss y rencontra l’écrivain hongrois Mór Jokai qui venait de publier une nouvelle intitulée Szaffi. Oeuvre romanesque et pittoresque à souhait, sur fond de lutte contre l’occupant turc. L’oeuvre plut au compositeur viennois qui décida d’en faire une opérette (encouragé pour ce faire par Liszt). Pour en réaliser le livret, le choix se porta sur le journaliste viennois Ignaz Schnitzer, entre autres traducteur du poète Sándor Petőfi.
Créée à Vienne en octobre 1885, l’oeuvre, donnée sous le titre de Der Zigeunerbaron, remporta un succès tel qu’elle fut pratiquement jouée deux fois d’affilée, chacun de ses airs ayant été bissé. Ceci en présence de l’empereur François-Joseph qui, contrairement à son habitude, assista jusqu’au bout à la représentation. Située à mi-chemin entre opéra et opérette, l’oeuvre, non dédaignée par les plus grands chefs (Karajan, Weingartner, Kleiber, Harnoncourt) est restée aujourd’hui encore à l’affiche des plus grandes scènes du monde." La suite sur francianyelv.hu

mercredi 8 mars 2017

« Princesse Czardas » opérette sauce hongroise à Marseille

"« Princesse Czardas » au théâtre de l’Odéon a renouvellé l’esthétique du genre. Une production remarquable.
Décidément il se passe toujours quelque chose au théâtre de l’Odéon. Après une mémorable Véronique d’André Messager, le mois dernier, c’est autour de Princesse Czardas du compositeur austro-hongrois Emmerich Kalman d’avoir les honneurs du temple marseillais de l’opérette et de la musique dite légère. On pouvait redouter, pour ressusciter cet ouvrage créé en 1915, une débauche de fanfreluches belle époque, des toiles peintes très viennoises, des clichés plus ou moins hongrois. Que nenni ! Jack Gervais, le metteur en scène attitré du lieu, a choisi la modernité et le dépouillement d’un décor fabriqué par les ateliers de l’Opéra, fait de structures géométriques abstraites, décor blanc, animé de savants et très beaux jeux de lumière." La suite sur lamarseillaise.fr

mercredi 4 mai 2016

Cinéma : Paul Abraham, de l'opérette à la tragédie, de János Darvas 12 mai 2016 à 20 h Institut hongrois

Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Réservation : accueil@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44

À travers le destin tragique du compositeur hongrois, une évocation des derniers beaux jours de l'opérette en Europe.
Paul Abraham a composé une musique légère très appréciée en Europe au début des années 30. Ses opérettes jazz étaient jouées dans des centaines de théâtres, ses musiques de film avaient fait de lui une star du jeune cinéma parlant et ses chansons enthousiasmaient des millions d'auditeurs. Né en 1892 à Apatin, dans l'actuelle Serbie, Paul Abraham quitte en 1930 Budapest pour Berlin. Il perce sur la scène internationale avec son opérette Victoria et son hussard. Ses oeuvres suivantes lui valent des succès retentissants. Sa brillante période berlinoise prend fin le 30 janvier 1933, jour de la prise du pouvoir par Hitler. Paul Abraham fuit en Hongrie, rejoint Paris en 1939, puis La Havane et New York. Sa santé mentale se dégrade et, en 1946, il est admis dans un hôpital psychiatrique new-yorkais où il passe dix ans, seul et oublié de tous.
Entrée 10 € (Vin d’honneur)
Accès dans la limite des places disponibles seulement.

mardi 22 octobre 2013

Airs d’operettes : Invitation au voyage au fil du Danube 15 novembre à 20 h Institut hongrois

Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Réservations souhaitées au accueil@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44
Entrée : 20/15€ | Vin d’honneur

Salon Musical en soutien du Prix Hungarica avec :
Orianne Moretti, soprano
Matthieu Muglioni, ténor
Eric Artz, piano
Didier Francfort, musicologue et présentateur
Les Amis de l’Institut hongrois et l’Institut d’Histoire Culturelle Européenne Bronislaw Geremek vous convient à une soirée exceptionnelle dédiée à l’opérette.
Orianne Moretti, finaliste du Concours Flame 2012 et demi-finaliste du concours international d’Arles 2012, chantera avec Matthieu Muglioni, jeune ténor français, accompagnés au piano par Eric Artz, les œuvres de Lehar, Kalman et Strauss. Les œuvres seront commentés et introduites par Didier Francfort, directeur de l’Institut d’Histoire Culturelle Européenne – Bronisław Geremek et historien.
PROGRAMME
Ouverture du Pays du sourire (piano)
J. Strauss II : Air de Strauss Junior « Sans argent dans la poche » Valses de Vienne
F. Lehar : Air de Vilja La Veuve joyeuse
F. Lehar : Duo Lisa/Sou Shong « Prendre le thé à deux » Le Pays du Sourire
F. Lehar : Air de Paganini « J’ai toujours cru qu’un baiser » Paganini
F. Lehar : Air d’Anna-Lisa « Amour, toi seul sur la terre » Paganini
entracte
Ouverture de La Veuve joyeuse (piano)
E. Kalmann : Duo Sylva/Edwin « C’est la femme qu’on aime » Princesse Czardas
E. Kalmann : Air de Tassilo Comtesse Maritza
F. Lehar : Air de Giuditta « Mes lèvres vous embrassent » Giuditta
E. Kalmann : Duo « C’est l’amour », Princesse Czardas
F. Lehar : Air de Sou Shong « Je t’ai donné mon cœur » Le Pays du Sourire
J. Strauss II : Air de Fanny « Je t’aime quand même » Les trois valses.
Le Prix Hungarica bénéficie du soutien généreux de

vendredi 1 février 2013

DE L’OPÉRETTE par Adam Biro

Pour écouter — et voir —  le finale de la Princesse csárdás :  http://www.youtube.com/watch?v=PBdJfZzj5gA

Quand au café, lors de mon dernier séjour à Budapest, quelqu’un proposa d’aller voir tous ensemble la Princesse csárdás, deux camps s’affrontèrent. (Vieille coutume hongroise.) Le camp des enthousiastes inconditionnels, j’en étais, et le camp des intellos, je n’en étais pas. (J’aurais pu me trouver dans les deux ; vieille coutume française.)

—La Princesse csárdás ? Vous n’y pensez pas. Payer pour assister à cette exhibition de bêtises, de vulgarité, à cette histoire qui ne tient pas debout, aux trémoussis des prima donnas qui ne cherchent qu’à briller toutes seules au dépens des autres… Pour rien au monde. C’est bon pour… le peuple — dirent les amateurs de Wagner.

Moi, j’aime les comédies musicales, je raffole des opérettes. Je suis un fan de Brigadoon, de Chantons sous la pluie (« I’m happy again »), Chicago (où, sidéré, je vis que l’on pendait, on ne sait pourquoi, une Hongroise), My Fair Lady, South Pacific (« I’m gonna wash that man outta my hair »), My One and Only, Anything Goes (musique de Cole Porter !), Silk Stockings (encore Cole Porter, paroles : Lengyel Menyhért), All that Jazz, Bandwagon (oh, les jambes de Cyd Charisse !), Hello Dolly !, Guys and Dolls (Marlon Brando y chante et danse !), et je suis un inconditionnel de la Princesse csárdás, de la Comtesse Marica, de la Femme aux mille baisers (Csókos asszony), de Kálmán, de Lehár et d’Offenbach. Amateur de surréalisme, j’aime le côté absurde, abracadabrant des situations, j’aime l’idiotie des livrets et des paroles (quand Pauline Carton chante, dans Toi, c’est moi : « Aimons-nous sous les palétuviers, aimons-nous sous l’évier », je suis au septième ciel), je raffole de leurs sous-entendus grivois, déguisés, il me plaît qu’on réécrive, actualise les paroles d’une époque à l’autre, souvent pour des raisons idéologiques, j’aime, quand dans la Princesse csárdás, on chante « Hajmási Péter, Hajmási Pál », or personne ne s’appelle Hajmási dans la pièce. Je suis aux anges quand tout le monde se retrouve par enchantement au même moment dans le même café d’une lointaine ville improbable, quand les morts se lèvent pour pousser une chansonnette puis se recouchent, je vibre quand la cousette devient, après avoir vaincu mille obstacles, comtesse, et si elle prévoit déjà de cocufier rapidement son comte de mari, elle ne sait pas encore avec qui. Et cela finit toujours bien ! On connaît d’emblée le happy end — la vie est belle, tous les problèmes trouvent une solution.

En fait, j’aime ce refus de la réalité, de l’horreur du quotidien. Tout est possible — comme dans les contes.

Puis le conte est magnifié par cette superbe musique entraînante, mélange de chansons populaires hongroises, de klezmer juif, de mélodies russes et de jazz américain. On  retrouve cette même musique, un peu plus jazzy, un peu moins chansons populaires, dans les comédies musicales de Broadway. Et les danseuses ! Leur corps, leurs mouvements ! (Il paraît qu’il y a aussi des danseurs.) Et la perfection, l’harmonie de l’ensemble, l’organisation de toute la mécanique ! Et le public ! Les gens connaissent les paroles par cœur, ils chantent avec les acteurs, ils interrompent le spectacle par des applaudissements tonitruants, debout. De plus, en Hongrie, les spectateurs ont une façon particulière d’applaudir, de faire la claque : de plus en plus fort, sur un rythme de plus en plus rapide, jusqu’à ce que l’air soit répété, jusqu’à ce que les comédiens reviennent saluer.

—Moi, dit l’un de nous, un homme plutôt taciturne, je me suis juré en cinquante-six que jamais, plus jamais je ne chanterai ni n’applaudirai en chœur. Si j’étais, par hasard, tenté de le faire, à un concert ou au théâtre, il me suffirait de me souvenir et de réentendre « éljen Sztálin, éljen Rákosi,  éljen a Párt », vive Staline, vive Rákosi (le petit Staline hongrois), vive le Parti, et ça pendant des minutes et des minutes, personne n’osant s’arrêter le premier. Et l’envie me quitte. Et ce n’est rien : j’ai vu l’autre jour un documentaire sur les années Mao en Chine. Le « Grand bond en avant » cher aux intellos occidentaux : trente-six millions de Chinois morts de faim. Et pendant ce temps-là : défilé gi-gan-tesque sur la place Tian’anmen devant Mao, avec une statue de Mao de dix mètres de haut portée par des pionniers scandant le nom de Mao, sous le portrait géant du même Mao. Non, plus jamais. Même au spectacle, quand une chanteuse ou un comédien invite le public à chanter, je reste bouche cousue. —

Moi, j’oublie les applaudissements, et je ne m’intéresse pas vraiment au public. Le spectacle de cette Princesse csárdás avec sa mise en scène ringarde, comme si Stanislawski, Grotowski, Jean Vilar, Peter Brook, Gruber, Peter Stein, Giorgio Strehler n’avaient jamais existé, ses décors « réalistes » tapageurs-féeriques populaires, ses girls splendides et coquines, ses chanteurs virils à la moustache de Charles Boyer et de Clark Gable, ses chanteuses à la poitrine opulente m’a totalement conquis et enchanté. Suivant en cela Rimbaud, j’aime, moi aussi, «les peintures idiotes, dessus de portes, décors, toiles de saltimbanques, enseignes, enluminures populaires ».

adam biro
février 2013
biroadam4(AT)gmail.com

mardi 29 janvier 2013

" N'Daramba et le Grand Juge", une fable comique sur le pouvoir des faibles...

Après un mois de résidence d'artistes, la Compagnie des Inachevés  présente une opérette marionnettique, un procès brechtien intitulé" N'Daramba et Le Grand Juge" dans la mise en scène de Monika Rusz au Centre culturel M. Rebérioux (27, av. François Mitterand M°Créteil-Pointe du Lac) le 20 et 23 février à 15h (tout public à partir de 7 ans).

Avec Lili Spyratos, José Luis Roig. Musique composée et interpètée par David Tuil. Marionnettes : Anna Bodi Kövecses. Manipulation : Laura Gudino, Costumes : Zsofia Boncsér, Eclairage : Frédéric Fontaine, Graphisme : Marianna Fekete.

Renseignements et Réservations au01 41 94 18 15 ou 06 70 12 24 07.
Tarif plein: 10 €, tarif réduit( moins de 18 ans): 6 €
www.compagniedesinacheves.com

dimanche 7 novembre 2010

« L'Opérette imaginaire » de Novarina en version hongroise

"Quand on lui propose de venir faire une lecture d'un de ses textes en Hongrie ou tout autre chose, Valère Novarina dit oui tout de suite.

Le secret de la mélodie d'Istvan

Alors il a tout de suite dit oui quand on lui a proposé de mettre en scène l'un de ses textes. Cela ne pouvait être que « L'Opéra imaginaire », autrement dit « Kepzeletbeli operett ». Dans sa vie, hormis la France de Thonon, du Col du feu et autres ancrages, il y a la Hongrie et ensuite le reste du monde. Comme souvent, c'est du côté de l'enfance que cela se noue.

Dans « L'Envers de l'esprit », texte fort recommandable (tous le sont) paru en 2009 chez POL (comme tous les autres), Novarina raconte cette belle histoire. Sa mère avait 18 ans, elle avait un amoureux hongrois, un étudiant, il voulait l'épouser, mais la famille avait dit non et Istvan était retourné en Hongrie avant de finir à Auschwitz.

Bien des années plus tard, lorsqu'un autre homme devenu époux et père s'absente, la mère se met au piano devant ses deux enfants, dont Valère. Parfois, elle finit par chanter la chanson qu'Istvan avait écrite pour elle, en hongrois. Une langue qu'elle ne parlait pas. Novarina écrit :

« La Hongrie devint pour moi une sorte de secrète seconde patrie et la langue hongroise, de toutes les langues étrangères, celle qui me touchait immédiatement et profondément comme une langue maternelle incompréhensible. »

Et, plus encore, le hongrois fût « non seulement la sœur obscure du français mais son autrui : une même langue dans sa variation incompréhensible -son retour à l'envers »." La suite sur rue89.com

« L'Opérette imaginaire », de Valère Novarina - Théâtre de l'Europe-Odéon, 20 heures, du 9 au 13 novembre, 01 44 85 40 40 - voir le programme détaillé des manifestations de toute la saison, qui explore l'œuvre de Valère Novarina

jeudi 21 octobre 2010

L'Opérette imaginaire en hongrois surtitré au Théâtre de l'Odéon du 9 au 13 novembre 2010

de & mise en scène par Valère Novarina
du 9 au 13 novembre 2010

Théâtre de l'Odéon, 6e



avec József Jámbor, Árpád Kóti, Attila Kristán, Tibor Mészáros, Anna Ráckevei, Nelli Szűcs, Kinga Újhelyi, József Varga, Artúr Vranyecz
musiciens László Csonka, Lajos Pál, Anna Tálas
En quelques mots...
Cette Képzeletbeli Operett nous transporte sur de nouveaux confins de ce monde en paroles qu’est l’oeuvre de Novarina. Du côté de la Hongrie, car il s’est trouvé une traductrice, Zsófia Rideg, pour accomplir ce tour de force : une version magyare de L’Opérette imaginaire. Les comédiens se sont jetés corps et âme dans ce gouffre à mots en deux parties et à trouées musicales, sans cesse traversé par un mort mortel qui «chante jusqu’à ce qu’on le retue». L’auteur-metteur en scène a été émerveillé par la troupe – interprètes «surentraînés», affirme Novarina, «comme des gens du cirque», avec qui il a découvert «par l’oreille, par l’entendement» à quel point «l’acteur est un animal à vérifier les traductions», pendant que son complice compositeur, Christian Paccoud, réinventait toutes les chansons aux côtés de Lajos Pál, accordéoniste virtuose qui porte en lui les traditions savantes ou populaires de la musique de son pays.
Représentations
Du mardi 9 au samedi 13 novembre à 20h

Location groupes : 01 44 85 40 37 / 40 88
A partir de 6 personnes :
Série 1 : 26€ au lieu de 32€ / Série 2 : 19€ au lieu de 24€ / Série 3 : 12€ au lieu de 14€

Location individuelle à partir du mercredi 20 octobre : 01 44 85 40 40
Du lundi au samedi, de 11h à 18h30


Théâtre de l'Odéon - Entrée du public :
Place de l'Odéon – 6e

Métro : Odéon
RER B : Luxembourg
Bus : 63, 87, 86, 7O, 96, 58
Parkings : rue Soufflot, Place St Sulpice, rue de l'Ecole de Médecine

mercredi 29 septembre 2010

L'Opérette imaginaire au Théâtre de l'Odéon du 9 au 13 novembre 2010

[Képzeletbeli Operett] en hongrois surtitré
de & mise en scène Valère Novarina

Un jour nous apercevrons la fontaine aux sept mille verbes.
Ou en tout cas nous annoncerons que nous l’avons aperçue.

Valère Novarina

Vous qui entrez ici, dans l’oeuvre de Novarina, bienvenue sur une terre d’échos, musicienne plus que jamais, peuplée d’invraisemblables rengaines, de prières, de catalogues vertigineux, de performances verbales déshabillant l’idiome de haut en bas, de surprises satiriques ! Contrée dont nous autres francophones entendons l’un des dialectes qui s’y charrie, s’éboule, se casse et se réinvente – car cet idiome en éruption, à cascades et rebondissements, inouï et si reconnaissable, c’est du français virtuose de bouche, fait de rumeur et de grand large, et pas une phrase par ici qui s’achève comme on aurait cru, pas un mot, où ça ne risquerait pas de bi-, tri-, quadrifurquer, pas un instant qui ne renvoie à un état natif du langage. Cela dit, cette Képzeletbeli Operett nous transporte sur de nouveaux confins de ce paysage de paroles, du côté de la Hongrie, car il s’est trouvé une traductrice, Zsófia Rideg, pour accomplir ce tour de force qu’est l’élaboration d’un texte magyar de L’Opérette.
Alors ? Alors il y a théâtre. Énergique, enfantin, magique. Les comédiens se sont jetés corps et âme dans ce gouffre à mots en deux parties, pièce à trouées musicales sans cesse traversée par un mort mortel qui «chante jusqu’à ce qu’on le retue», passe et repasse, devient autrui et finit tout de même par avoir le dernier mot : «Oui». L’auteur et le compositeur ont été émerveillés par la troupe, «des acteurs surentraînés», affirme Novarina, «comme des gens du cirque».
Face à des interprètes formés à la grande école stanislavskienne, qui tentèrent d’abord de travailler sur la construction de leurs personnages, il a rappelé jour après jour que «le texte est la paroi qu’il faut monter», insisté sur les remous ponctuels suscités par la langue, et découvert «par l’oreille, par l’entendement» à quel point «l’acteur est un animal à vérifier les traductions». – Mais il y a aussi opérette. Car «après quinze jours de traversée de la langue à la nage», Christian Paccoud a réinventé toutes les chansons aux côtés de Lajos Pál, accordéoniste virtuose qui porte en lui les traditions savantes ou populaires de la musique de son pays.
Novarina en personne signe la mise en scène de cette version en langue hongroise (dont il confie dans L’Envers de l’esprit qu’elle est «de toutes les langues étrangères celle qui me touchait immédiatement et profondément comme une langue maternelle incompréhensible»). Christian Paccoud a dit un jour que «tous les spectacles de Valère Novarina sont des voyages» : s’ils le sont déjà dans leur langue (très) originale, que dire alors de cette Opérette, devenue Képzeletbeli avant de venir à Paris ? Chaque langue, au plus profond de son sens, est une musique et une joie.

à lire L’Opérette imaginaire de Valère Novarina, P.O.L, 1998 – L’Envers de l’esprit de Valère Novarina, P.O.L, 2009
Source : theatre-odeon.fr

jeudi 18 décembre 2008

Deux rois de l'opérette : Ferenc Lehár et Imre Kálmán

"Dans beaucoup de pays à l'approche des fêtes de fin d'année, la plupart des théâtres, même les plus sérieux, affichent une opérette. A Budapest, tout comme à Vienne, il n'est pas nécessaire d'attendre décembre, les opérettes y fleurissent à longueur d'année et il y a même des théâtres qui leur sont exclusivement réservés." Lire l'article sur le Podcastjournal.net

Et surtout si vous êtes de passage à Budapest, faites un détour par le Budapesti Operett Szinház, c'est Nagymezö utca.