Théâtre du Nord-Ouest
13 rue du Faubourg Montmartre 75009, Paris
"Rencontre avec Matthieu Berton, directeur de l'Institut français à Budapest
Dès le mois de septembre, les événements s'enchaînent à l'Institut français en Hongrie. Cette rentrée est marquée par les vernissages de plusieurs expositions, dans de nouveaux espaces à l'Institut français comme hors les murs, placées sous le signe du bicentenaire de la photographie. C'est l'occasion de revenir sur les activités culturelles et éducatives de l'Institut, dont le directeur, Matthieu Berton, a bien voulu nous accorder un entretien.
JFB : À la veille de l'inauguration de l'Espace Vasarely, vous avez lancé plusieurs événements emblématiques qui mettent en lumière des liens culturels importants — parfois méconnus ou oubliés — dans le parcours d'artistes d'origine hongroise davantage connus en France, dont la dernière révélation est Nora Dumas.
Matthieu Berton : L’exposition et celle consacrée à Émile Zola à la Mai Manó Ház, marquent le lancement des célébrations du Bicentenaire de la photographie en Hongrie, imaginées et coordonnées par l’Institut français de Hongrie dans le cadre des célébrations du ministère de la Culture français.
Au total, 26 programmes seront proposés pendant un an, à Budapest, mais aussi à Veszprém et à Fehérvárcsurgó, dans plusieurs institutions majeures : la Maison des Photographes, le Musée national, le Centre Robert Capa, le Musée Kiscelli et, bien sûr, l’Institut français. Expositions, conférences, colloques, publications et rencontres mettront à l’honneur la photographie sous toutes ses formes : patrimoine, création contemporaine, édition, recherche, transmission et éducation.
Le Bicentenaire est une occasion exceptionnelle de revenir sur l’histoire de cet art, dont les origines sont liées à la France, avec les premières expériences de Nicéphore Niépce, il y a 200 ans." La suite sur jfb.hu
— Ádám, tu peux rester au lit, il n’y a pas d’école, il y a la révolution.
C’est par cette phrase que ma mère m’a réveillé le matin du mercredi 24 octobre 1956. À Budapest, Hongrie. J’avais 15 ans.
Je ne suis pas resté au lit. Je suis parti explorer la ville. Et la Révolution.
La contestation était dans l’air, après dix ans de dictature. Le discours de Khrouchtchev au XXe Congrès du Parti communiste soviétique en février 1956, critiquant violemment le régime stalinien avait donné le ton.
Le 23 octobre dans l’après-midi a eu lieu à Budapest une manifestation spontanée d’étudiants, et dans la soirée, sidérés, nous avons entendu les premiers tirs. Et c’était la révolution — qui — nous le pensions — triomphait.
Les Russes ont évacué Budapest puis des partis, interdits, sont re-nés, des journaux enfin libres ont été distribués avec des révélations sur le passé et pleins d’espoir quant à l’avenir.
Puis, dans la nuit du 4 novembre, les Russes sont revenus...
Après quelques rares tentatives — étouffées (Berlin, Poznan...) — contre la vassalisation par l’URSS, et avant Prague 1968, il faudra attendre 1989 et la chute du mur de Berlin pour que le régime soviétique en Europe de l’Est et centrale s’écroule.
Adam Biro est né à Budapest en 1941. Il a quitté la Hongrie en 1956 pour la France puis il a vécu à Genève jusqu’en 1970 où il a fait ses études. Éditeur de livres d’art, il est auteur d’une quinzaine de livres, nouvelles, essais, dictionnaires, et de deux pièces de théâtre. Il partage sa vie entre Paris et la Touraine.
Extrait de presse
« Adam Biro, c’est le destin d’un siècle, ce XXe si violent et chaotique, pudiquement relayé par bribes, par une réflexion parfois âpre sur la judéité. C’est aussi un constat sans pathos sur la relative liberté de l’homme pris dans une existence sociale. » — La Liberté
Nouvelles
13,5 × 20 cm
ISBN 978-2-913904-89-7
20 photographies n&b
76 p. — 14 €
A paraître le 15 octobre 2026
Consulat de Hongrie 7 Square Vergennes, 75015 Paris
L'Institut Liszt Paris a l'honneur de consacrer cette soirée à la mémoire de György Kassai (1922–2025), éminent traducteur de la littérature hongroise en langue française, disparu l'an dernier.
Figure incontournable des échanges littéraires entre la Hongrie et la France, György Kassai a consacré sa vie à faire dialoguer deux cultures. Grâce à son immense érudition, à son exigence intellectuelle et à son talent de traducteur, il a permis à de nombreux lecteurs francophones de découvrir quelques-unes des œuvres majeures de la littérature hongroise. Son travail, salué par ses pairs comme par les écrivains qu'il a traduits, demeure une référence et constitue un héritage précieux pour tous ceux qui œuvrent au rayonnement de la culture hongroise.
À l'occasion de cet hommage, plusieurs personnalités évoqueront son parcours exceptionnel, son œuvre et l'empreinte durable qu'il laisse dans le monde des lettres.
Avec la participation de :
La seconde partie de la soirée sera consacrée à la remise des prix du XIIᵉ Concours de traduction littéraire, organisé par l'Institut Liszt.
Cette année, les participants étaient invités à traduire du hongrois vers le français une nouvelle de Antal Szerb, l'un des écrivains les plus raffinés et les plus appréciés de la littérature hongroise du XXᵉ siècle.
Les lauréats ont été désignés par un jury composé de Natalia Zaremba et Charles Zaremba, traducteurs de renom, auxquels l'on doit notamment les traductions françaises d'œuvres de Benedek Totth, Imre Kertész, Antal Szerb, Attila Bartis, Ádám Bodor et Gyula Krúdy.
La meilleure traduction sera publiée sur le site www.litteraturehongroise.fr témoignant de l'engagement de l'Institut Liszt en faveur de la découverte de nouveaux talents et de la diffusion de la littérature hongroise en France.
Boire ou lire, faut-il choisir ? Pour clôturer le festival VO-VF, l’Institut Liszt Paris vous invite à une soirée placée sous le signe de la littérature hongroise et du vin.
La rencontre s’ouvrira par une présentation de textes de la littérature hongroise par Guillaume Métayer, qui guidera le public à travers quelques œuvres et auteurs majeurs. Cette introduction sera suivie d’une lecture d’extraits choisis, interprétés par le comédien Sébastien Dutrieux, avant de laisser place à une dégustation de vins hongrois. Entre découverte littéraire et plaisir des sens, cette soirée propose un dialogue original entre les mots et les saveurs. Les vins seront accompagnés de quelques amuse-bouches, invitant à prolonger les échanges dans une ambiance conviviale. Une occasion de parcourir la richesse de la littérature hongroise tout en découvrant quelques grands crus du pays, lors d’un moment de partage où culture et gourmandise se rencontrent.
Joëlle Dufeuilly traduit depuis plus de vingt ans les plus grandes voix de la littérature hongroise, notamment László Krasznahorkai, prix Nobel 2025. C’est un travail de funambule : restituer en français une littérature exigeante, sombre, parfois drôle, musicale, rythmée par des phrases sans fin. Traductrice passionnée d’une langue réputée difficile, Joëlle Dufeuilly nous ouvre les portes d’une scène littéraire encore trop méconnue.
Rencontre avec Joëlle Dufeuilly
Cette rencontre est soutenue par l’Institut Liszt Paris
Le festival VO-VF est un rendez-vous unique dédié à la traduction littéraire. Tout au long d'un week-end, traducteur·ices, auteur·ices et lecteur·ices se réunissent pour explorer les défis et les joies de cette discipline de l'ombre qui fait passer les mots et les idées d'une langue à l'autre, d'un pays à l'autre.
Rencontre en direct sur YouTube et Instagram
Son agente littéraire, Anett Orosz, a confirmé sa mort à l’AFP.
L’annonce avait d’abord été publiée sur les réseaux sociaux de
l’écrivain, à la demande de sa famille, qui a indiqué ne pas souhaiter
s’exprimer davantage pour le moment.
En France, Péter Nádas venait encore d’être distingué : à l’automne 2025, son vaste récit autobiographique Ce qui luit dans les ténèbres. Souvenirs de la vie d’un narrateur
(Noir sur Blanc, traduit du hongrois par Sophie Aude) avait reçu le
prix Transfuge de l’autobiographie puis un prix spécial du jury Médicis.
Né le 14 octobre 1942 à Budapest dans une famille juive et communiste, Péter Nádas grandit au milieu des bouleversements qui marqueront toute son œuvre. Enfant, il connaît le siège de Budapest à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Sa mère meurt alors qu’il est encore adolescent, son père se suicide en 1958. À 16 ans, il est orphelin.
À ces traumatismes familiaux s’ajoutent ceux de la Hongrie d’après-guerre : l’installation du régime communiste, la répression et l’écrasement de l’insurrection de 1956." La suite sur actualitte.com
"Peter Nadas est mort", a déclaré à l'AFP son agente littéraire Anett Orosz, confirmant une information postée sur le compte Facebook de l'écrivain, annonçant qu'il était décédé mercredi matin à son domicile de Gombosszeg.
L'un des plus grands écrivains hongrois contemporains, récompensé par plusieurs prix internationaux et pressenti à plusieurs reprises pour le prix Nobel de littérature, il est l'auteur d'une œuvre traduite dans de nombreuses langues.
Dramaturge, romancier et essayiste, Peter Nadas était connu pour des méditations nourries de son expérience personnelle de la guerre, de la dictature communiste et des bouleversements de la Hongrie contemporaine." La suite sur france24.com
Portant une fine moustache, un tee-shirt noir et une chaînette autour du cou, Nelio Biedermann ne cherche pas à jouer au jeune écrivain tourmenté lorsqu'il vient présenter à Paris son roman, publié jeudi par Belfond.
Décontracté, il refuse l'étiquette d'"enfant prodige" de la littérature que certains lui ont prêtée à la sortie de "Lázár" en Suisse alémanique en 2025. Des critiques l'ont même présenté comme l'héritier de Thomas Mann, l'auteur de "La montagne magique" couronné d'un Prix Nobel de littérature en 1929.
Nelio Biedermann préfère comparer l'attention qu'on lui prête en raison de son jeune âge à celle accordée au prodige du football espagnol Lamine Yamal, sous les projecteurs grâce à "la qualité de son jeu"." la suite sur tv5monde.com
Jean Mattern — Sur les traces du pays de ses pères, un écrivain français découvre que les pastèques du Banat poussent plus haut que les murs les plus hauts des empires.
Timișoara est la ville d’origine de ma famille paternelle. Mon père a fui la Roumanie alors qu’il avait 15 ans, fin 1944 (et mon grand-père en 1957), pour échapper au régime communiste. Il est décédé sans jamais y être retourné. C’est en Allemagne qu’il a passé toute la suite de son existence et c’est là que j’ai grandi avant de m’installer en France. Lorsque j’étais enfant, je n’ai pas entendu prononcer le nom de cette ville sous sa forme roumaine, Timișoara, mais hongroise : Temesvár. En allemand, on dit également Temeschburg. En serbe, Temišvar.
Cette ville porte donc au moins quatre noms, représentatifs des différentes ethnies et communautés linguistiques qui ont longtemps été présentes au sein de cette ancienne agglomération de l’Empire des Habsbourg. Après avoir été aux mains des Ottomans, elle est conquise en 1716 par le prince Eugène de Savoie, puis rattachée à la monarchie autrichienne. Elle passe ensuite, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, sous le contrôle de l’Empire austro-hongrois. Elle est alors la capitale de la très riche région du Banat, maintenant partagée entre la Hongrie, la Serbie et la Roumanie. Ce n’est qu’après la Première Guerre mondiale que Timișoara devient officiellement roumaine.
La ville est donc le fruit d’une histoire multiculturelle particulièrement mouvementée. Je me souviens d’ailleurs que, lorsqu’on demandait à mon père quelle était son origine, il ne disait pas qu’il était roumain, ni hongrois, mais banatais." La suite sur legrandcontinent.eu
« Un écrivain dans la famille » (5/6). Issu d’une illustre dynastie hongroise, Péter Esterházy est devenu une star nationale des lettres avec « Harmonia Cælestis », en 2000, où il rendait hommage à son père. Mais il a découvert peu après que son héros avait été un informateur de la police secrète du pouvoir communiste, et a alors rédigé une version « revue et corrigée » de son œuvre qui, au-delà de ses proches, a ébranlé tout le pays.
A chaque pas, l’escalier en bois sombre grince si fort qu’il semble sur le point de rompre. Aujourd’hui encore, le bruit déchirant de ces quelques marches usées rythme le quotidien de cette bâtisse fonctionnelle aux murs blancs, en bordure de Budapest, la capitale hongroise, où a grandi le célèbre auteur Péter Esterházy, descendant de l’une des plus illustres familles du pays.
Représentants de l’aristocratie, leaders politiques sous l’Empire austro-hongrois, les Esterházy ont été privés de leurs terres, de leurs châteaux et de leurs biens par le pouvoir communiste en 1949, avant d’être expulsés de force à la campagne. Le père, le comte Mátyás Esterházy, polyglotte surdiplômé, est alors contraint de cultiver des melons dans une exploitation nationalisée, pendant que Lili, la mère, élève leurs quatre fils. Ils ne sont autorisés à revenir dans la capitale qu’en 1957, dans cette modeste demeure proche des rives du Danube, loin du centre-ville.
A la fin des années 1990, après la mort de ses parents, Péter Esterházy décide de s’y installer. Ce père de quatre enfants, avec ses petites lunettes rondes et ses cheveux en bataille, est devenu un romancier reconnu, grâce à ses œuvres qui triturent syntaxe et ponctuation pour raconter à la fois l’ère communiste et l’histoire romanesque de sa propre famille.
Après le décès de l’écrivain, devenu une grande figure intellectuelle, emporté par un cancer du pancréas en 2016, à 66 ans, et le déménagement de sa veuve, Gitti, sous dialyse, leur maison n’est plus habitée et se détériore rapidement. En 2024, par manque de moyens pour l’entretenir, leurs enfants se résolvent à mettre en vente la propriété." La suite sur lemonde.fr (article payant)
"Rencontre avec Nina Yargekov et Guillaume Métayer à la Librairie Prélude et sur les ondes de Tilos Rádió
Deux déclarations d’amour, deux livres dédiés à Budapest présentés à la Librairie Prélude nous ont permis une visite littéraire de la capitale hongroise en présence de Nina Yargekov et Guillaume Métayer.
Une présentation animée par Kinga László nous a fait découvrir le roman Budapest de Nina et son regard intime et personnel de cette romancière franco-hongroise déjà remarquée pour Double nationalité Prix de Flore qui explore les questions d’identité et d’appartenance.
Après la librairie Prélude, Nina était l’invitée de l’émission de Tilos Rádió: Mauvaises Ondes – dont nous indiquons le lien à la fin de l’interview.
L’autre livre : Guide de Budapest à l’usage des Martiens d’Antal Szerb traduit du hongrois et annoté par Guillaume Métayer poète, historien littéraire et traducteur nous emmène dans une ville futuriste et féerique à la fois.
Guillaume, en véritable maître nous introduit dans cet univers mêlant ironie, érudition et tendresse dans une adaptation sensible, à la hauteur de Antal Szerb.
Nous avons rencontré Nina et Guillaume après la séance dédicace." La suite sur jfb.hu
Le 23 septembre, la Librairie Delta accueillera une rencontre exceptionnelle autour de deux ouvrages consacrés à Budapest.
À cette occasion seront présentés Budapest de Nina Yargekov (L’Arbre qui marche, 2026), paru au mois de mars, ainsi que la traduction française du célèbre Guide de Budapest à l’usage des Martiens d'Antal Szerb (Rumeur, 2026).
La rencontre réunira Nina Yargekov et Guillaume Métayer, traducteur de l’ouvrage d'Antal Szerb, qui évoqueront chacun leur regard sur Budapest, ville d’histoire, de mémoire et de création, à travers ces deux publications qui offrent des perspectives complémentaires sur la capitale hongroise.
"À 71 ans, le lauréat du prix Nobel de littérature 2025 qualifie encore toutes ses œuvres d'échecs. Mais c'est précisément cette obsession persistante qui a donné naissance à l'une des voix les plus singulières et captivantes de la littérature contemporaine.
Rares sont les lauréats du prix Nobel à évoquer leur carrière avec la même lucidité et la même introspection que László Krasznahorkai. Dans un entretien accordé au New Yorker , publié la semaine dernière à l'occasion de la remise du prix Nobel de littérature 2025, l'écrivain hongrois a confié qu'à chaque relecture d'un ancien manuscrit, il découvrait une « erreur choquante », et que son livre suivant n'était qu'une tentative de la corriger. Qu'est-ce qui pousse l'un des écrivains les plus respectés d'Europe à se considérer comme un échec ?
La sentence est longue, comme un aveu.
Contrairement à de nombreux lauréats du prix Nobel, Krasznahorkai a
bâti sa réputation sur une prose qui pouvait s'étendre sur des dizaines,
voire des centaines de pages, sans la moindre ponctuation. Selon une
critique du Guardian à propos de son roman Herscht 07769, le
traducteur et poète George Szirtes a décrit ce style comme « un lent
cours d'eau de lave, un gigantesque fleuve noir de mots ».
Pour Krasznahorkai, la ponctuation n'est pas une simple convention grammaticale, mais revêt une signification sacrée, presque religieuse : « Dieu mettra le dernier point », a-t-il déclaré de façon énigmatique dans The Guardian . Les racines de ce style d'écriture, selon Krasznahorkai lui-même dans un entretien avec The Paris Review , puisent chez deux figures qu'il qualifiait de « légendes » dans sa jeunesse : l'écrivain Gyula Krúdy et le poète János Pilinszky." La suite sur vietnam.vn
Né en 2003, Nelio Biedermann a grandi sur les bords du lac de Zurich. Sa famille paternelle est issue de la noblesse hongroise ; ses grands-parents ont fui vers la Suisse dans les années 1950. Nelio Biedermann a étudié la littérature allemande et le cinéma à l’Université de Zurich avant d’écrire son premier roman, Anton will bleiben (non traduit), déjà fort remarqué par la critique. Mais c’est son deuxième roman, Lázár, qui va le révéler à l’international. Livre phare de la foire de Francfort, Lázár paraîtra dans vingt-six pays.
Résumé du livreTout
commence avec la venue au monde de Lajos von Lázár, un enfant blond aux
yeux clairs comme de l’eau. Tout commence, et tout finira aussi, se dit
son père, le baron Sandor, face à ce fils qui ne ressemble à personne.
Car dans le château familial niché au cœur de la forêt, la naissance de
l’enfant blond aux premiers jours du XXème siècle, va bouleverser à
jamais l’ancienne vie des barons von Lazar.
C’est d’abord la
chute de l’Empire des Habsbourg qui va balayer leurs traditions. La mère
de Lajos, la belle Mária, et son oncle, le spectral Imre, ne s’en
relèveront pas, incapables de vivre sans leurs repères. Quand Lajos
héritera du domaine dans les années vingt, l’éclat d’antan semblera
brièvement briller à nouveau.
Mais c’est à leurs enfants après eux,
Eva et Pista, qu’il reviendra de trouver la force de résister aux forces
obscures qui annoncent la guerre.
Un roman-monde, l’histoire
bouleversante et profondément originale d’une famille au cœur des
tourbillons du XXème siècle. Captivant, presque hypnotique, empreint de
légèreté et de poésie, Lazar nous ramène à la question éternelle : dans
les tourments de l’Histoire comme dans les beaux jours d’été, comment
vivre ?