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lundi 11 mai 2026

Prise de fonction à Budapest Rencontre avec Peter Magyar, l'homme qui a déboulonné Orban

"Vainqueur des législatives du 12 avril en Hongrie, l'opposant en chef à Viktor Orban a su mobiliser les électeurs, surtout la jeunesse. Il a pris ses fonctions de chef du gouvernement ce samedi 9 mai à Budapest. Rencontre avec l'homme qui a déboulonné Orban.

Il est arrivé seul. Ou presque. Ce mercredi 8 avril, à Kalocsa, une ville moyenne à une heure de route au sud de Budapest, Peter Magyar entamait déjà, à midi, son troisième meeting électoral de sa journée marathon. Puis une voix s'est élevée pour chanter l'hymne hongrois, d'ordinaire déclamé lors des rassemblements pro-Orban, cet inamovible Premier ministre conservateur et «illibéral», à la tête de la Hongrie depuis 2010, qui vient de quitter le pouvoir ce samedi 9 mai.

Changement d'ambiance soudain: les milliers de partisans et curieux venus voir celui qui n'était alors que l'outsider de la campagne pour les législatives sont galvanisés. «Bénis le Hongrois, ô Seigneur», entonne le candidat dont le nom de famille (prononcez Myodor) signifie, littéralement, «Hongrois». Kalocsa, ce jour-là, donnait un avant-goût de la révolution démocratique qui, dimanche 12 avril, a déferlé sur la Hongrie.

Rendre le pouvoir aux Hongrois

Peter Magyar, 45 ans, n'a pas promis de tout renverser. Il n'a pas, non plus, juré de transformer son pays en meilleur élève de l'Union européenne (UE), après en avoir été l'épouvantail ces dernières années. L'eurodéputé conservateur, ancien membre du Fidesz, le parti de Viktor Orban, a balayé le Premier ministre sortant, principal allié de Donald Trump en Europe, avec une principale promesse: celle de rendre le pouvoir à ses compatriotes. Une démocratie horizontale, transparente, où la corruption et le népotisme ne seront plus les règles. Avec, en prime, la promesse de ne plus s'en prendre chaque jour à Bruxelles, comme l'avait encore fait, à Budapest, la veille de notre reportage à Kalocsa, le vice-président des Etats-Unis, JD Vance." La suite sur blick.ch

dimanche 3 mai 2026

Péter Magyar défend la nomi­na­tion de son futur beau- frère au minis­tère de la Jus­tice hon­grois

"Dans cette vidéo d'envi­ron six minutes pos­tée sur les médias sociaux, le futur Pre­mier ministre hon­grois Péter Magyar a prin­ci­pa­le­ment parlé des prio­ri­tés de son nou­veau gou­ver­ne­ment, mais il a éga­le­ment abordé en détail les cri­tiques qu'il a reçues pour la nomi­na­tion de son beau- frère, l'avo­cat Márton Mel­lé­thei­-Barna, au poste de ministre de la Jus­tice, prin­ci­pa­le­ment de la part des poli­ti­ciens du Fidesz et de leurs fidèles, qui ont subi une défaite his­to­rique lors des élec­tions.

"Nous devons com­men­cer à remettre notre pays sur les rails, à rame­ner les fonds euro­péens, à relan­cer l'éco­no­mie et à amé­lio­rer les ser­vices publics", a déclaré Péter Magyar. "Nous devons éga­le­ment pan­ser les plaies des der­nières décen­nies, réuni­fier la nation hon­groise et, bien sûr, rendre jus­tice à ceux qui ont com­mis les crimes de l'ancien régime."

La nomi­na­tion de Márton Mel­lé­thei-­Barna au poste de ministre de la Jus­tice a été annon­cée par Péter Magyar, l'un des deux der­niers ministres annon­cés, en même temps que Gábor Pósfai, qui est éga­le­ment can­di­dat au poste de ministre de l'Inté­rieur. Márton Mel­lé­thei­-Barna est avo­cat, père de quatre enfants, ami d'uni­ver­sité du futur Pre­mier ministre, l'un des dix pre­mières membres du parti Tisza, direc­teur juri­dique du parti et a occupé un cer­tain nombre d'autres postes néces­si­tant une exper­tise juri­dique, tels que chef de diverses sous-uni­tés du parti ou délé­gué du parti, par exemple au sein de la com­mis­sion élec­to­rale natio­nale lors des élec­tions au Par­le­ment euro­péen de 2024." La suite sur pressreader.com

mercredi 29 avril 2026

"Arrêtez ces criminels !": les proches d'Orban fuient la Hongrie à bord de jets privés remplis de milliards

"Péter Magyar, le nouveau Premier ministre hongrois, affirme que des oligarques liés à Orbán transfèrent des dizaines de milliards de forints vers les Émirats arabes unis, les États-Unis, l’Uruguay et d’autres pays lointains. Il appelle les autorités judiciaires et policières à "arrêter ces criminels et les empêcher de fuir".

Après seize années de pouvoir marqué par l'illibéralisme et la corruption, la fin brutale de l'ère Viktor Orbán provoque une vague massive de départs au sein de son cercle restreint. Selon des sources citées par le Guardian, des jets privés chargés de biens décollent régulièrement vers Vienne, tandis que d'importants volumes d'actifs financiers sont déplacés vers le Moyen-Orient, notamment en Arabie saoudite, à Oman et aux Émirats arabes unis. D'autres personnalités influentes du Fidesz étudieraient des options d'exil vers l'Australie, Singapour ou les États-Unis.

Péter Magyar, Premier ministre élu dont le parti Tisza a remporté une victoire écrasante, ne dit pas le contraire. Sur son compte X (ex-Twitter), il dénonce publiquement une tentative délibérée de soustraire ces fortunes à la justice. "Des oligarques liés à Orbán transfèrent des dizaines de milliards de forints vers les Émirats arabes unis, les États-Unis, l'Uruguay et d'autres pays lointains", affirme-t-il. Il a appelé les autorités judiciaires et policières à intervenir pour "arrêter ces criminels et les empêcher de fuir"." La suite sur ladepeche.fr

vendredi 21 février 2025

En Hongrie, un documentaire sur l’enrichissement de la famille de Viktor Orban attire des millions de vues

 « La Dynastie » retrace efficacement la façon dont les proches du premier ministre sont devenus miraculeusement riches en parallèle de sa carrière politique depuis au moins quinze ans.

Bien qu’il ait déjà été largement documenté par la presse écrite, l’enrichissement spectaculaire de la famille et des amis de Viktor Orban est encore plus éloquent une fois porté à l’écran. Intitulé La Dynastie, un documentaire produit par le site d’investigation magyar Direkt36 connaît un succès éclatant en Hongrie depuis sa mise en ligne sur YouTube, le 7 février, avec déjà près de trois millions de vues cumulées au 20 février.

« Nous savions que le sujet susciterait un certain intérêt, mais on ne s’attendait sûrement pas à des millions de vues », se réjouit Andras Pethö, directeur de Direkt36 et producteur de ce film, qui, sur le papier, a déjà été vu par un tiers des habitants de ce pays d’Europe centrale. Si Direkt36 est un des sites d’information qui publient les enquêtes les plus fouillées sur les affaires du premier ministre..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

vendredi 3 juin 2022

Hongrie : Des dividendes records pour les familles Orbán et Szijjártó

"Le père de Viktor Orbán et l’épouse de Péter Szijjártó se sont adjugés des dividendes mirobolants l’année dernière . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

mercredi 1 septembre 2021

La Hongrie en coupe réglée

"Viktor Orbán consolide son pouvoir grâce aux fondations

À l’initiative du gouvernement hongrois, des fondations privées ont pris le contrôle de la plupart des universités et d’un patrimoine public de plusieurs milliards d’euros. Avec cette privatisation géante d’un genre nouveau, le premier ministre Viktor Orbán dépouille l’État au profit de ses proches, tout en enracinant son influence dans les institutions culturelles et universitaires du pays.

n 1996, après de juteuses opérations financières, l’homme d’affaires hongrois András Tombor et son père Balázs fondent le Mathias Corvinus Collegium (MCC). Attachés aux valeurs chrétiennes et conservatrices, ils ambitionnent de créer un institut universitaire d’excellence favorisant le débat d’idées et l’esprit critique. S’il se réduisait à un simple internat les premières années, le petit établissement grandit tellement qu’il faut désormais lui faire de la place. Sur le mont Gellért, qui domine le Danube à Budapest, le bâtiment austère abritant l’Institut Balassi — équivalent de l’Institut français — doit être démoli pour laisser place à ses nouveaux locaux d’ici à 2025.

Créée par la famille Tombor pour financer ses projets universitaires et culturels, la Fondation Tihanyi est devenue une société de gestion d’actifs après avoir acquis de nombreux biens publics. L’État lui a cédé gratuitement un important patrimoine immobilier et des parts dans des entreprises de premier plan : 10 % de la compagnie pétrolière et gazière Mol et du fleuron pharmaceutique Gedeon Richter. Au cours de l’année 2020, la fondation aurait reçu de l’État un ensemble d’actifs estimé par les médias indépendants à plus de 500 milliards de forints (1,4 milliard d’euros). C’est plus que le budget annuel cumulé des vingt-sept établissements publics d’enseignement supérieur hongrois pour l’année 2019. Depuis, la fondation investit dans l’immobilier de luxe : elle a acquis le port de plaisance de Révfülöp sur le lac Balaton, l’hôtel Konferencia, un établissement de luxe situé à Győr, ou encore l’Aranybika, hôtel emblématique de Debrecen.

Groupe de pression ultraconservateur, la Fondation Tihanyi entretient d’étroites relations avec le gouvernement de M. Viktor Orbán. En 2015, elle a fondé un Institut de recherche sur l’immigration dont le directeur général est l’un des secrétaires d’État à la chancellerie du premier ministre, chargé des relations avec le Parlement, M. Balázs Orbán (sans lien familial avec le premier ministre). Elle s’est (...)" La suite sur monde-diplomatique.fr (article payant)

lundi 17 mai 2021

Europe: alerte aux fraudes sur le plan de relance

"La manne de 750 milliards d’euros attise les convoitises de gouvernements népotistes et de mafias.

Une douzaine d’eurodéputés ont écrit le 26 avril à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Ils s’inquiètent de voir 20 % des fonds destinés à la Hongrie dans le cadre du plan de relance européen post-Covid «disparaître dans des structures de financement opaques exemptes de contrôle budgétaire et dont l’objectif est de détruire davantage la liberté d’enseignement et l’autonomie institutionnelle en Hongrie».

Le lendemain, le Parlement du pays votait une loi plaçant les universités sous l’égide de fondations contrôlées par l’entourage du premier ministre Viktor Orban. Celui-ci prévoit d’allouer 2,8 milliards d’euros de l’enveloppe d’aide de l’UE à la «modernisation» de l’enseignement supérieur. «Les proches, les amis, la famille d’Orban s’enrichissent avec les fonds de l’Union européenne. Et la Commission ferme les yeux», déplore l’eurodéputé vert allemand Daniel Freund, l’un des signataires de la lettre." La suite sur lefigaro.fr (article payant)

jeudi 27 août 2020

Foot-ball - Derrière Puskas Akadémia, l’œuvre d’Orban

"Rien ne prédestinait l’équipe de Felcsút, village hongrois de 1500 habitants, à disputer un tour de Ligue Europa contre les Suédois de l’IF Hammarby. Rien, sauf la volonté toute-puissante du premier ministre.
Quand Viktor Orban franchit le seuil de sa résidence secondaire à Felcsút, un stade démesuré trône sur sa droite. La Pancho Aréna compte 4000 places assises dans ce village de 1500 habitants. C’est ici que joue le club de Puskas Akadémia. Ferenc Puskas, capitaine du mythique «Onze d’or» hongrois finaliste de la Coupe du monde 1954 et surnommé «Pancho» lors de ses années au Real Madrid, n’a jamais mis les pieds à Felcsút. Le club et le stade sont nés de la volonté de Viktor Orban, l’homme qui dirige la Hongrie d’une main de fer depuis 2010." La suite sur letemps.ch

mardi 21 janvier 2020

Il est devenu l’homme le plus riche de Hongrie grâce à « Dieu, la chance, et Viktor Orbán »

"En Hongrie, l’homme qui détient la plus grande fortune du pays, Lőrinc Mészáros, est aussi un proche du Premier ministre. Le milliardaire remporte chaque année des centaines de millions d’euros de marchés publics.
Les plus riches concentrent toujours plus de richesses tandis que les inégalités s’accroissent. Au moment où les dirigeants de grandes entreprises et ceux des États se rencontrent au Forum économique mondial de Davos, Basta ! regarde ce qui se cache derrière les légendes dorées des milliardaires européens. Comment ont-il vraiment construit leur fortune ? Quelle est leur influence sur la politique ? Aujourd’hui, étape en Hongrie, où, comme dans nombre de pays d’Europe de l’Est, des oligarques ont fait fortune en partie avec des subventions de l’Union européenne. L’homme devenu le plus riche du pays, Lőrinc Mészáros, est en plus un ami du Premier ministre Orbán, au pouvoir depuis dix ans. Une contribution de Gabriella Horn, journaliste au site d’investigation hongrois Atlatszho.hu.
C’est l’une des personnalités les plus influentes de Hongrie. En 2018, il est devenu officiellement l’homme le plus riche du pays. Cet homme, c’est Lőrinc Mészáros. Avant, il a été maire d’une petite ville hongroise, Felcsút, qui se trouve aussi être le village où a grandi le Premier ministre hongrois Viktor Orbán. C’est aussi cette commune qui abrite un grand stade et une académie de football connus nationalement, et situés juste en face de la maison du Premier ministre." La suite sur bastamag.net

dimanche 19 janvier 2020

Les terres agricoles de Hongrie, vaches à lait du camp de Viktor Orbán ?

"En Hongrie, ce jour-là, le brouillard semble s'être mis au service du clan du Premier ministre hongrois Viktor Orbán pour dissimuler les pratiques de népotisme dont il est accusé. Des oligarques abusent-ils de leur pouvoir pour s'accaparer des terres agricoles à grande échelle et détourner des fonds européens ?
Notre reporter Hans von der Brelie rencontre Gabi Horn, enquêtrice de la plateforme de lanceurs d'alerte Átlátszó, en bordure de terrains gérés par des amis proches du Premier ministre. Grâce aux images de notre drone, nous découvrons que des travaux de construction sont en cours sur un ancien domaine impérial datant de deux cents ans. Aujourd'hui, il appartient à la famille de Viktor Orbán.
"Hatvanpuszta est une propriété détenue par le père du Premier ministre," précise la journaliste. "Et beaucoup de gens se demandent d'où vient l'argent pour des agrandissements aussi importants et pourquoi ce sont les amis et les proches du gouvernement qui obtiennent les contrats," dit-elle." La suite sur euronews.com

mercredi 12 septembre 2018

Sur le banc des accusés du Parlement européen, Viktor Orban dénonce un « chantage »

"Les eurodéputés doivent voter le déclenchement de l’article 7 du traité de l’UE sur les risques de violation grave de l’Etat de droit contre la Hongrie.

Viktor Orban avait fait le déplacement à Strasbourg, mardi 11 septembre, pour dissuader les députés européens de voter le déclenchement contre son pays d’une procédure visant le respect de l’Etat de droit, mais face à l’hémicycle européen, il n’a pas modéré son discours : le premier ministre hongrois a accusé l’Union européenne de se livrer à un « chantage » et a estimé que l’assemblée de Strasbourg avait décidé, avant même de l’entendre, « de condamner un pays et un peuple » sur la base d’un rapport qui bafouerait leur honneur.Ce fut un débat d’une rare violence, et d’une très grande force symbolique. C’est en effet la première fois que le Parlement européen se prononce sur le déclenchement de l’article 7 du traité de l’Union européenne [qui concerne des risques de violation grave de l’Etat de droit] contre un Etat membre. Une procédure qui n’a été déclenchée qu’une fois, par la Commission européenne, contre la Pologne à la fin de 2017." La suite sur lemonde.fr

mardi 17 avril 2018

Hongrie : comment l’entourage de Viktor Orbán s’enrichit grâce aux fonds européens et à la complaisance d’entreprises comme Bouygues

"Le premier ministre hongrois Viktor Orbán vient d’être réélu pour un troisième mandat, à l’issue d’une campagne marquée par une surenchère dans les discours anti-migrants et anti-UE. Dans le même temps, son entourage continue à s’enrichir grâce à des projets de travaux publics financés en grande partie sur fonds européens. En bénéficiant parfois de la complaisance d’entreprises occidentales, comme Bouygues.
Le gouvernement dirigé par Viktor Orbán, qui vient d’être reconduit pour quatre années supplémentaires, est emblématique des nouvelles oligarchies au pouvoir dans une partie de l’Europe de l’Est, qui mettent l’appareil d’Etat et les fonds publics au service des intérêts économiques d’une petite élite. Le travail de journalistes d’investigation hongrois comme ceux de Direkt36 a permis de montrer comment des parents ou des amis d’enfance de Viktor Orbán ou d’autres hommes politiques hongrois avaient amassé des fortunes en monopolisant les marchés publics, eux-mêmes financés en grande partie grâce aux fonds de cohésion de l’Union européenne (UE)." La suite sur multinationales.org

samedi 7 avril 2018

Viktor Orban, seigneur de Budapest

"Critiqué pour sa fermeté anti-migrants et son régime autoritaire, le premier ministre hongrois devrait facilement conquérir un troisième mandat consécutif aux législatives de dimanche. Portrait
Viktor Orban est un leader né. Lorsqu’il exigea le retrait des troupes soviétiques le 16 juin 1989 sur la place des Héros, sa voix était celle d’une jeunesse éprise de démocratie à l’occidentale et de liberté. Lorsqu’il devint l’un des plus jeunes chefs d’Etat d’Europe à 35 ans en 1998, il se voulait fer de lance d’une politique moderne chassant les ex-caciques communistes dépassés des arcanes du pouvoir. Et lorsqu’il revint aux affaires en 2010, Viktor Orban promit à la Hongrie de la remettre au centre de l’Europe.
Pari on ne peut plus réussi. En huit années de gouvernance, le dissident antisoviétique de jadis a soldé le crédit de 25 milliards de dollars contracté auprès du FMI par ses prédécesseurs sociaux-démocrates; fâché le continent quasi entier en limitant l’Etat de droit tout en encensant Poutine, Trump et Erdogan; mis Bruxelles au pied du mur avec sa clôture anti-migrants de 175 kilomètres érigée à la frontière serbe; réduit la dette de 6% tout en augmentant l’ensemble des salaires de 10% sur la période 2010-2018. Et il fonce désormais sans embûche vers un troisième mandat consécutif qui le maintiendrait au pouvoir jusqu’en 2022." La suite sur letemps.ch

vendredi 30 mars 2018

Des ombres d'affairisme sur la campagne électorale de Viktor Orban

"Budapest - Une frénésie de nouveaux stades et de lampadaires municipaux peut-elle compromettre les ambitions de Viktor Orban aux législatives du 8 avril ? Pour les opposants au Premier ministre hongrois, ces marchés publics sont les symboles d'un pouvoir clientéliste et corrompu devenu un thème central de la campagne électorale.
"La Hongrie n'a pas de problème majeur de corruption, il n'y a que la tentative politique de l'opposition d'en faire un sujet important", balaie auprès de l'AFP Zoltan Kovacs, porte-parole de Viktor Orban, le dirigeant ultraconservateur à la tête du pays depuis 2010 et en lice pour un troisième mandat d'affilée." La suite sur lexpress.fr

mardi 20 mars 2018

En Hongrie, l’entourage d’Orban s’enrichit sur fonds européens

"Des proches du premier ministre hongrois s’enrichissent sur le dos de l’Union européenne qu’il ne cesse de dénoncer.
Les lampadaires de Szekszard sont devenus une affaire d’Etat. Pas seulement « parce qu’ils diffusent mal la lumière et qu’on n’y voit pas bien », comme le note le député d’opposition Akos Hadhazy, dans les rues sombres de cette petite ville du centre de la Hongrie. Mais parce que, depuis quelques mois, ils jettent une lumière crue sur les affaires sulfureuses de l’entourage de Viktor Orban, le premier ministre hongrois ultraconservateur actuellement en pleine campagne pour obtenir sa réélection le 8 avril. Si l’homme fort de Budapest dénonce sur tous les tons « Bruxelles » et sa politique d’immigration, il est nettement plus discret sur les scandales qui se multiplient autour de l’usage douteux des fonds régionaux européens par ses proches.
Parmi ces affaires, celle des lampadaires de Szekszard, et de 34 autres communes, semble la plus gênante. Tout a commencé en 2012, quand Akos Hadhazy, vétérinaire dans le civil, occupait encore la fonction de simple conseiller municipal, alors membre du Fidesz, le parti de M. Orban. En plein milieu de l’été, il est subitement convoqué pour un conseil extraordinaire destiné à renouveler les lampadaires de toute la commune. « Le maire nous a annoncé qu’il fallait tout décider dans les deux jours, sans en avoir jamais parlé auparavant, alors qu’il y en avait tout de même pour 3 millions d’euros. J’ai trouvé ça bizarre », assure l’élu qui avait pris l’habitude d’enregistrer toutes les réunions du groupe Fidesz. Pour calmer les réticences, l’édile passe alors un coup de fil en pleine réunion à la directrice de ce qui est encore une discrète société d’éclairage, Elios Innovativ. « Après cette discussion, il nous a dit que ça ne coûterait rien à la ville, grâce aux fonds européens. »" La suite sur lemonde.fr (article payant)

mercredi 14 février 2018

L’obscure affaire des lampes du gendre de Viktor Orbán

"Récemment épinglées par le gendarme anti-fraude de l'Union européenne, les juteuses affaires d'István Tiborcz, gendre de Viktor Orbán, commencent à faire scandale en Hongrie. Celles-ci ont été très bien documentées au cours des années passées par le site d'investigation Direkt 36. Retour sur les faits . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

mercredi 1 novembre 2017

Depuis 2010, les bonnes affaires de la famille Orbán

"L’enrichissement des entreprises appartenant aux membres de la famille du Premier ministre hongrois Viktor Orbán grâce à l’argent public, tant hongrois qu’en provenance de l’Union Européenne, repose sur un mécanisme bien huilé. Il est révélé et documenté par les enquêtes sérieuses menées par les journalistes d'investigation de Direkt 36 et Átlátszó.
En raison du nombre de personnes et d’entreprises concernées, l’analyse du mécanisme d’enrichissement des entreprises appartenant aux proches du Premier ministre Viktor Orbán grâce à l’argent public s’avère relativement complexe. Fort heureusement, plusieurs sites hongrois de journalisme d’investigation, en particulier Direkt36 et Átlátszó, fournissent de nombreux éléments d’informations sur ce phénomène . . ." La suite sur hu-lala.org (article payant)

jeudi 13 avril 2017

Comment Orban a vendu la Hongrie à ses amis

"Du football au BTP en passant par l’industrie du cinéma et les médias, le leader souverainiste hongrois s’appuie sur un bataillon d’obligés confortant sa suprématie au-delà d'une arène politique qu’il étouffe.
Enfant, Viktor Orbán rêvait d’une maison jouxtant un magnifique stade et d’un petit train desservant son village de Felcsút, 1.500 habitants. Les trois sont sortis de terre en une dizaine d’années, dont la Pancho Aréna dédiée au «Major galopant» Ferenc Puskás, icône de l’«équipe d’or» hongrois de football des fifties. En Roumanie, Ceaușescu avait lui aussi footballisé sa bien-aimée Scornicești, dotée d’une enceinte de 30.000 sièges alors que trois fois moins d’âmes se serraient dans le berceau du Conducător. Deux folies comparables.
Depuis 2011, Felcsút est administrée par Lőrinc Mészáros, élu sous la bannière Fidesz, le parti d’Orbán, à la faveur d’une révolution de palais. Un édile singulier, réparateur de gaz dans le passé, aujourd’hui 31e fortune magyare adoubée par l’exécutif. Ses revenus ont été multipliés par mille en une décennie et son patrimoine flirterait avec les 12 milliards de forints (38 millions d'euros). Outre la mairie et la présidence de l’académie Puskás financée par le contribuable et l’Union européenne, son empire compte une trentaine de branches, dont une chaîne d’hôtels de luxe ainsi qu’une flotte de véhicules agricoles." La suite sur slate.fr