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vendredi 10 avril 2026

Hongrie : Viktor Orbán en campagne

"Rudy Reichstadt et Tristan Mendès France décryptent et analysent, dans ce nouveau numéro de Complorama comment le Premier ministre hongrois Viktor Orbán utilise le complotisme comme stratégie électorale.

Le 107è numéro de Complorama examine cette semaine la campagne électorale en Hongrie. Le vote a lieu le 12 avril. Viktor Orbán est au pouvoir depuis seize ans. Pour la première fois, les sondages ne lui sont pas favorables.

Un glissement rhétorique

Les cibles traditionnelles, durant la campagne, comme George Soros ou l'Union européenne, ont été remplacées par des accusations d'ingérence ukrainienne orchestrées par Volodymyr Zelensky. Pour Tristan Mendès-France, maître de conférences associé à l'université Paris-Cité, spécialiste des cultures numériques : "Le sujet de l'Ukraine est évidemment central dans la communication politique d'Orban depuis au moins le début du conflit avec la Russie" ajoutant qu'Orban a une "proximité idéologique avec Poutine".

Durant cette campagne, le paradoxe de l'ingérence est atteint avec la venue du vice-président américain. J.D. Vance dénonce d'un côté "l'ingérence ukrainienne dans les élections, à la fois aux États-Unis et en Hongrie" mais pour Tristan Mendès-France le plus extraordinaire reste l'explication du 7 avril à Budapest Ouverture dans un nouvel onglet, lorsque Vance dit "explicitement avoir été envoyé par Trump pour dénoncer une supposée ingérence de Bruxelles tout en appelant explicitement à la réélection d'Orban"." La suite et à écouter (22mn) sur radiofrance.fr

lundi 17 mars 2025

Le président hongrois Viktor Orbán promet des mesures de répression

"Le premier ministre populiste hongrois a promis samedi de débarrasser son pays de ceux qui, selon lui, œuvrent pour les intérêts de puissances étrangères. Dans un discours teinté de complotisme, il a affirmé que son gouvernement de droite éliminerait une « armée de l’ombre » mondiale au service de l’Union européenne et d’un « empire libéral américain ».

Pendant ce temps, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées dans le centre de Budapest pour faire une démonstration de force contre le premier ministre, au pouvoir depuis de nombreuses années, et soutenir une nouvelle force politique qui vise à mettre fin au régime de Viktor Orbán et à son système économique lors des élections de l’année prochaine.

Ces manifestations, qui ont coïncidé avec une fête nationale commémorant la révolution hongroise de 1848 contre l’Empire des Habsbourg, sont survenues alors que ce pays d’Europe centrale est confronté à une inflation et à une crise du coût de la vie qui ont alimenté un mécontentement croissant envers M. Orbán et son style de gouvernance autocratique." La suite sur ledevoir.com

mardi 31 octobre 2023

Hongrie : le complotisme à l’ère de Viktor Orban

"La rencontre entre le Premier ministre hongrois Viktor Orban et le président russe Vladimir Poutine, le 17 octobre en Chine, met dans l’embarras l’Europe. Pour légitimer sa politique radicale qui lui vaut d'être mis au ban de l'UE, Viktor Orban brandit de nombreuses théories du complot.

La poignée de main entre Viktor Orban et Vladimir Poutine le 17 octobre en marge du forum des Nouvelles routes de la soie à Pékin a du mal à passer du côté de l'Europe, en pleine guerre en Ukraine. Si le Premier ministre hongrois assure vouloir maintenir le contact avec le Kremlin pour favoriser un accord de paix, cette proximité inquiète. 

Viktor Orban est de plus en plus isolé en Europe, mis au ban notamment pour sa politique radicale. Pour tenter de légitimer cette politique ultra conservatrice, il n'hésite pas à brandir des théories complotistes, comme le "grand remplacement", le lobby LGBT+ ou encore l'antisémitisme." La suite sur francetvinfo.fr

vendredi 16 juin 2023

George Soros, le philanthrope diabolisé, à l'heure de la retraite

"Le financier et philanthrope américain George Soros, 92 ans, a annoncé dimanche 11 juin céder les rênes de son empire à son fils Alexander. Il était depuis trente ans la bête noire des autocrates et des complotistes du monde entier, qui en avaient fait le bouc émissaire idéal. 

C'est par un gif extrait du Parrain que Viktor Orban a accueilli l'annonce du passage de flambeau de George Soros à son fils. Le tweet, largement relayé, montre le personnage de Don Corleone embrasser son fils pour l'adouber. « Soros 2.0 », commente sobrement le Premier ministre hongrois, dans un dernier coup de griffe à son meilleur ennemi. L'analogie n'est pas nouvelle. En 2017, le très sulfureux animateur radio Alex Jones accusait le milliardaire américain d'être le chef d'une « mafia juive », en ayant déjà recours à l'œuvre de Francis Ford Coppola pour appuyer ses dires. « Le film Le Parrain est basé sur une histoire vraie, ils ont simplement changé les noms », assurait ce fervent partisan de Donald Trump dans son émission The Alex Jones Show.

Des États-Unis à Israël, en passant par l'Italie et la Turquie, George Soros est ainsi depuis plus de 30 ans accusé de tous les maux. Pêle-mêle : il serait à l'origine de coups d'État, des manifestations violentes de Charlottesville, de la « caravane » de migrants partie du Honduras jusqu'à la frontière américaine, de la crise migratoire en Europe..." La suite sur rfi.fr

mardi 13 juin 2023

George Soros, le milliardaire philanthrope devenu cible des complotistes, passe la main

"Âgé de 92 ans, George Soros va passer la main à son fils Alexandre, 37 ans

Spéculateur de légende auto-érigé en philanthrope et pourfendeur du capitalisme ultralibéral, George Soros, qui s’apprête à céder à l’un de ses fils le contrôle de son empire, est devenu la cible des ultra-conservateurs et complotistes, prompts à des attaques aux relents antisémites.

Âgé de 92 ans, le milliardaire va transmettre les rênes de son organisation à Alexander (37 ans), l’un de ses fils, a-t-il indiqué au Wall Street Journal.

Alex, son diminutif, va succéder à un personnage haï par une partie de la droite dure, des contestataires et conspirationnistes, qui l’ont accusé, entre autres, d’avoir financé des manifestations violentes, œuvré à renverser des gouvernements ou fabriqué une crise migratoire en Europe. Le mois dernier encore, Elon Musk l’a visé dans un tweet, affirmant gratuitement : « Il veut éroder le tissu même de la civilisation. Soros déteste l’humanité »." La suite sur sudouest.fr