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jeudi 17 septembre 2026

Hongrie. La Maison de la terreur, symbole du “combat culturel” d’Orban, fermée temporairement

"Mardi 15 septembre, le ministre de la Culture a limogé la directrice de la Maison de la terreur, proche conseillère de l’ancien Premier ministre hongrois Viktor Orban, et annoncé la fermeture de ce musée controversé des totalitarismes, pour le remodeler. Mais certaines voix critiques du nouveau pouvoir redoutent une réécriture de l’histoire, à l’approche du 70e anniversaire de l’insurrection antisoviétique de 1956.

Le 24 février 2002, Viktor Orban, alors Premier ministre, inaugurait à Budapest la Maison de la terreur, un musée retraçant l’histoire des régimes fasciste et communiste en Hongrie. Installé dans l’ancien siège du parti pronazi des Croix fléchées, devenu le quartier général de la police politique communiste, ce lieu de mémoire confié à l’historienne Maria Schmidt, proche conseillère d’Orban, a été critiqué en raison du traitement minimaliste des exactions des Croix fléchées.

Le 15 septembre, deux semaines après la dissolution et la nationalisation de la fondation gérant le musée, le ministre de la Culture, Zoltan Tarr, limogeait Maria Schmidt et fermait la Maison de la terreur “jusqu’à la fin de l’examen du contenu”, selon les propos de Tarr cités par 24.hu. Le lieu, qui doit “présenter une image authentique des moments les plus sombres de notre histoire moderne”, rouvrira le 22 septembre “gratuitement pendant une semaine et sera visitable en l’état jusqu’au terme de l’examen”, ajoute le ministre repris dans un autre article.

Le polémiste Zsolt Bayer et plusieurs voix pro-Orbán préparent une manifestation sur place le 20 septembre afin de soutenir cette “part selon eux importante du passé hongrois et de l’identité nationale”, relate Blikk. Les organisateurs “refusent que la Maison de la terreur..." La suite sur courrierinternational.com (article payant)


mardi 20 janvier 2026

“L’Ivresse de la violence”, premier roman horrifiant, rouvre les archives de la Hongrie fasciste

Gábor Zoltán, né à Budapest en 1960. Photo Éditions Belfond

"Gábor Zoltán revient sur une page très sombre de l’Histoire. À Budapest, durant l’hiver 1944-1945, une milice, ciblant les Juifs et ceux qui n’adhèrent pas à l’ultranationalisme, sème le chaos. Un récit impitoyable.

C'est un roman terrifiant. Le Hongrois Gábor Zoltán, programmateur d’émissions de radio et metteur en scène, y évoque la façon dont le parti des Croix fléchées, organisation paramilitaire fasciste, a semé la terreur dans un quartier de Budapest pendant l’hiver 1944-1945. Les troupes allemandes sont alors sur le départ et l’armée soviétique est aux portes de la ville. Mais rien n’arrête les Croix fléchées, ivres de pouvoir et de haine contre les Juifs, ainsi que tous ceux qui n’adhèrent pas à l’ultranationalisme. Les rafles sont quotidiennes : femmes, hommes, vieillards, bijoux, vêtements sont le butin convoité qui sera arboré comme preuve du zèle de ceux qui..." La suite sur telerama.fr (article payant)

vendredi 9 janvier 2026

Gábor Zoltán et la violence du fascisme


«L’ivresse de la violence, Gábor Zoltán, traduit du hongrois par Thomas Sulmon, Belfond, 363 p., 23 €, ebook 15,99 € 

L’ivresse de la violence » est un roman difficilement soutenable. Il raconte l’histoire vraie des Croix fléchées, ces Hongrois qui, en 1944-45, ont tué des milliers de juifs. Un roman pour rappeler ce qu’est le fascisme. Lisez le premier chapitre.

Même si ce n’est pas le titre original – en hongrois, c’est Orgia, et ça signifie bien « orgie » en français –, L’ivresse de la violence fonctionne parfaitement. On y sent la spirale effarante qui entraîne à faire couler le sang, l’euphorie de la communion dans la fureur, la griserie d’être ensemble à commettre des crimes. Car c’est bien de ça que traite ce roman effarant de Gábor Zoltán. L’écrivain hongrois dévoile le passé fasciste de la Hongrie à travers cette milice des Croix fléchées, un parti ultranationaliste hongrois fondé en 1935 et qui d’octobre 1944 à février 1945 a régné sur Budapest et a éliminé des milliers de ce qu’ils appelaient « des indésirables » : juifs, anglophiles, américanophiles, Roms, homosexuels, tout ce qui n’avait pas les valeurs viriles des Hongrois." La suite sur lesoir.be (article payant)

mardi 9 février 2021

« Le mémorial des assassins », le documentaire qui exhume les crimes des Croix fléchées à Budapest

"Le mémorial de la Seconde guerre mondiale dressée dans le 12e arrondissement de Budapest fait polémique. Et pour cause : il reprend un symbole cher aux mouvances fascistes de l’entre-deux guerres, tout en se dressant à deux pas de divers massacres de juifs perpétrés par les Croix fléchées. Le documentaire de 444.hu fait toute la lumière sur cette affaire . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

Le documentaire « Le mémorial des assassins » de 444.hu a été réalisé par Dániel Ács. Il est disponible gratuitement, sous-titré en anglais, sur YouTube.