"Conversation avec le poète hongrois qui présentera Les confessions de Tirésias (Ed. Jacques Brémon, 2013. trad. Brigitte Gyr) le 3 décembre à l’Institut hongrois de Paris.
Même si le livre ne donne aucune indication dans ce sens, je crois
deviner que le recueil trilingue (hongrois, anglais, français) propose
une sélection de poèmes tirés des recueils déjà publiés en Hongrie.
Comment ce livre a-t-il vu le jour ? Quels étaient les critères de
sélection ?
En effet, Les confessions de Tirésias sont des poèmes choisis
mais, pour autant, ce choix n’est pas le fruit d’une sélection
planifiée, réfléchie, mais plutôt d’un processus organique,
auto-générateur. Toutefois, le livre forme un tout cohérent qui répond
aux exigences d’un recueil de morceaux choisis : il réunit les textes
jugés les meilleurs, parcourt les différentes « époques », les
principaux thèmes et les différents types de poèmes." La suite sur litteraturehongroise.fr
lundi 17 novembre 2014
Hongrie : Viktor Orbán oublie la pauvreté infantile
"Le gouvernement ultraconservateur de Viktor Orbán s'est donné pour
objectif de mettre fin au recul démographique en Hongrie par tous les
moyens. Sa devise : toute naissance en Hongrie est précieuse. Ce
faisant, il oublie que beaucoup d'enfants hongrois doivent grandir dans
l'indigence, déplore la journaliste Nóra Ritkók dans l'hebdomadaire de
centre-gauche Heti Világgazdaság" La suite sur eurotopics.net
Entretien avec Kornél Mundruczó réalisateur de White God (en salles à partir du 3 décembre 2014)
Que signifie le titre du film ? Qui est ce « WHITE GOD » (Dieu blanc) ?
Pour le chien, son maître est un dieu. J’ai toujours été très intrigué par les caractéristiques de Dieu dont l’image évoque bonté et tolérance. Dieu est-il blanc ? C’est ainsi qu’on le représente la plupart du temps... Pourtant, l’homme blanc a maintes fois prouvé qu’il était seulement capable de dominer et de coloniser. L’association de ces deux mots dans le titre est donc à mon sens empreinte de contradictions, c’est pourquoi je l’ai trouvée intéressante.
Le titre de votre film fait immanquablement penser au WHITE DOG de Samuel Fuller (ressorti en salles en France il y a quelques mois, sous le titre DRESSÉ POUR TUER ). Est-ce volontaire ?
Malheureusement, je n’ai découvert le film de Fuller que récemment. Cela dit, je l’ai toujours considéré comme un très grand artiste. J’adore la façon dont il manie le film de genre et je suis très sensible à son approche de la société contemporaine. Mais concernant WHITE GOD, c’est plutôt chez Coetzee que j’en ai puisé la source et construit l’identité.
WHITE GOD est très différent de vos œuvres antérieures. Pouvez-vous expliquer ce qui vous a donné envie de le faire ?
Après dix années passées derrière la caméra, j’avais l’impression d’être arrivé à la fin d’un cycle. En fait, TENDER SON : THE FRANKENSTEIN PROJECT est venu clore un chapitre de ma vie de cinéaste. J’ai eu envie d’expérimenter de nouveaux genres cinématographiques. WHITE GOD est un mélange d’aventure, de vengeance, de révolte et d’héroïsme, mais il s’inspire aussi des rapports sociaux absurdes, de plus en plus acrimonieux, que nous connaissons aujourd’hui. Dans l’univers en décomposition qu’est devenue l’Europe de l’Est, la vie ressemble à un soap-opera pour les uns et à un thriller pour les autres. Ces genres alternent dans la réalité aussi facilement que lorsque nous changeons de chaîne sur notre poste de télévision. Parallèlement aux avantages discutables octroyés à certains par la mondialisation, je pense qu’un système de castes se dessine de plus en plus clairement : la supériorité est vraiment devenue l’apanage de la civilisation blanche occidentale et il est presque impossible pour nous de ne pas en abuser. Je voulais que le film offre un aperçu des passions faisant rage dans l’autre camp, et qu’il critique notre assurance détestable, pleine de mensonges et de contrevérités destinés à asservir les minorités faute de pouvoir les détruire, et notre tendance à nier les
inégalités de façon hypocrite, sans vraiment croire à la paix ni à la cohabitation pacifique.
Vous avez sciemment choisi de mêler des stéréotypes associés au mélodrame, au film d’aventure et au film de vengeance ?
Il ne s’agissait pas vraiment de les mélanger, mais plutôt de les réinterpréter. J’ai pensé qu’aligner plusieurs genres au service d’une même idée directrice serait un défi intéressant à relever. Est-il possible d’utiliser des stéréotypes pour véhiculer de véritables idées ? Parfois, les niveaux de lecture sont si proches qu’ils s’interpénètrent. Mais tous ces éléments nécessitent une idée principale pour être reliés de façon cohérente, celle des minorités opprimées.
Pourquoi avoir choisi de tourner avec des animaux plutôt que des hommes pour illustrer cette idée directrice ?
Je voulais aborder ce sujet en toute liberté, avec le moins d’entraves et de tabous possible. Il est toujours difficile de trouver le moyen de décrire des vérités intemporelles de façon originale. Découvrir les écrits de J. M. Coetzee a été une expérience révélatrice à cet égard. Ses œuvres attirent l’attention sur le fait qu’il existe une couche encore inférieure à nos plus grands exclus, une autre espèce composée d’êtres intelligents et rationnels, exploités de bien des façons par les humains : les animaux. Je raconte donc l’histoire d’animaux qui étaient autrefois les meilleurs amis de l’homme, mais dont l’espèce se trouve aujourd’hui déclassée. L’homme les a trahis et à leur tour ils se retournent contre leurs anciens maîtres et compagnons pour redonner un sens à leur existence. L’homme et l’animal partagent le même monde. Ce n’est qu’en nous mettant à la place d’espèces différentes que nous aurons une chance de déposer les armes. Cela dit, un de mes personnages principaux est une jeune fille au seuil de l’adolescence, contrainte de perdre son innocence de la même façon que les chiens perdent la leur. C’est une histoire en miroir, dans laquelle une partie de l’intrigue ne peut exister sans l’autre.
Comment s’est passé le travail avec les chiens ?
C’était une expérience thérapeutique. La tâche était inédite, même pour les dresseurs et les techniciens les plus expérimentés. Personne n’avait jamais tourné un film avec 250 chiens. Il a fallu nous adapter aux chiens et non l’inverse. Cela exigeait une forme différente d’attention et de présence de la part des acteurs. Chaque scène devait rester un jeu et ne générer aucune douleur chez les animaux. Le film est un parfait exemple de coopération singulière entre deux espèces. Cette expérience nous a aussi mis du baume au cœur, car les chiens venaient tous de refuges, et ils ont tous trouvé un foyer d’adoption à la fin du tournage.
Le contexte politique actuel en Hongrie vous a-t-il influencé ?
Le film est la critique d’une Hongrie dans laquelle une mince couche de la société dirige une grande part de la population. C’est également de plus en plus le cas ailleurs en Europe. Un petit groupe issu de l’élite se réserve le droit de régner pendant que les politiciens, comme dans un programme de téléréalité politique, passent pour des vedettes à qui nous accordons nos votes à tour de rôle. Ces tendances sont très dangereuses. Si nous n’y prenons pas garde, un jour les masses se soulèveront.
Quel visage de Budapest désiriez-vous montrer ?
Je devais me débarrasser des clichés mélancoliques sur les pays de l’Est après l’ère soviétique qui ont caractérisé nos films ces dernières décennies. L’Europe de l’Est est plongée dans le chaos, le changement perpétuel et l’instabilité. Il est impossible de prévoir quoi que ce soit. J’ai cherché des espaces et des images pour représenter cette réalité. J’ai tenté de créer un nouveau Budapest, qui exprime un rapport actuel à l’histoire de la ville.
Les mouvements de caméra et la photographie ont également changé si l’on se réfère à vos films précédents...
Sur WHITE GOD , j’ai travaillé avec un jeune directeur de la photographie, Marcell Rév. Les images ont pour lui une signification différente de celle de ma génération. En outre, je voulais raconter ce grand conte de fées en y insufflant beaucoup d’éléments du réel. Mais ce choix n’était pas seulement de notre fait : à cause du comportement imprévisible des chiens, nous n’avions pas une idée des scènes aussi précise que d’habitude, avant de les tourner. Il fallait nous adapter à tout moment.
Quelles émotions aimeriez-vous susciter chez le spectateur qui regarde votre film ?
Il me semble que le spectateur confronté à la trahison et à l’amitié ne peut que prendre parti pour Hagen et Lili. Hagen parce qu’il se défend, Lili parce qu’elle est une jeune fille courageuse au cœur pur. Elle a assez de cran pour ne pas se conformer à la norme... notre norme, celle instaurée par nos parents. Lili a le courage de se rebeller, de tenir tête et de déposer les armes, au péril de sa vie.
Comment avez-vous trouvé Zsofia Psotta qui joue Lili ? Comment a-t-elle vécu le tournage et plus particulièrement les scènes avec les chiens ?
Nous avons organisé un casting dans une école hongroise lambda et avons vu plus de 1500 adolescents. Zsofia est très vite sortie du lot comme la plus prometteuse de tous, et l’a confirmé pendant le tournage. J’avais déjà travaillé avec des jeunes totalement inexpérimentés dans le domaine du jeu, mais c’est la première fois que j’ai le sentiment que mon choix s’est porté sur une personne qui en fera son métier. Bien sûr, elle a adoré tourner, et elle est tombée amoureuse des chiens, un peu comme nous tous.
Pourquoi avez-vous choisi la Rhapsodie hongroise n°2 de Liszt comme l’un des principaux thèmes musicaux du film ?
Je cherchais une musique qui soit emblématique de la Hongrie, mais qui exprime aussi quelque chose d’obsolète. Dans le film, un chef d’orchestre désabusé oblige des enfants à jouer ce morceau. Cette scène est juxtaposée à la fureur des chiens, une fureur en lien direct avec la vérité de cette rhapsodie. Mais j’étais aussi obsédé par la vision d’une jeune fille jouant de la trompette et capable, comme dans les contes de fées, de comprendre les animaux.
Les quarante dernières minutes du film comportent des images particulièrement fortes...
Ce sont les moments où les masses se révoltent, la grande peur actuelle des pays européens. Et ils ont raison d’avoir peur. Je cherchais des images emblématiques pour représenter cela. C’est ce qui nous attend si nous persistons à refuser de comprendre les autres espèces, nos adversaires ou les minorités. Ce n’est qu’en nous mettant à leur place que nous aurons une chance de déposer les armes.
Biographie du réalisateur
Kornél Mundruczó est né en Hongrie en 1975. PLEASANT DAYS, son premier long métrage, a reçu le Léopard d’argent à Locarno en 2002. Son deuxième long métrage, JOHANNA – une adaptation de l’opéra filmique de l’histoire de Jeanne d’Arc – a été sélectionné au festival de Cannes dans la section Un Certain Regard en 2005. DELTA a été présenté en compétition au Festival de Cannes en 2008 et a reçu le Prix FIPRESCI. En 2010, TENDER SON – THE FRANKENSTEIN PROJECT a également été présenté à Cannes en compétition.
Pour le chien, son maître est un dieu. J’ai toujours été très intrigué par les caractéristiques de Dieu dont l’image évoque bonté et tolérance. Dieu est-il blanc ? C’est ainsi qu’on le représente la plupart du temps... Pourtant, l’homme blanc a maintes fois prouvé qu’il était seulement capable de dominer et de coloniser. L’association de ces deux mots dans le titre est donc à mon sens empreinte de contradictions, c’est pourquoi je l’ai trouvée intéressante.
Le titre de votre film fait immanquablement penser au WHITE DOG de Samuel Fuller (ressorti en salles en France il y a quelques mois, sous le titre DRESSÉ POUR TUER ). Est-ce volontaire ?
Malheureusement, je n’ai découvert le film de Fuller que récemment. Cela dit, je l’ai toujours considéré comme un très grand artiste. J’adore la façon dont il manie le film de genre et je suis très sensible à son approche de la société contemporaine. Mais concernant WHITE GOD, c’est plutôt chez Coetzee que j’en ai puisé la source et construit l’identité.
WHITE GOD est très différent de vos œuvres antérieures. Pouvez-vous expliquer ce qui vous a donné envie de le faire ?
Après dix années passées derrière la caméra, j’avais l’impression d’être arrivé à la fin d’un cycle. En fait, TENDER SON : THE FRANKENSTEIN PROJECT est venu clore un chapitre de ma vie de cinéaste. J’ai eu envie d’expérimenter de nouveaux genres cinématographiques. WHITE GOD est un mélange d’aventure, de vengeance, de révolte et d’héroïsme, mais il s’inspire aussi des rapports sociaux absurdes, de plus en plus acrimonieux, que nous connaissons aujourd’hui. Dans l’univers en décomposition qu’est devenue l’Europe de l’Est, la vie ressemble à un soap-opera pour les uns et à un thriller pour les autres. Ces genres alternent dans la réalité aussi facilement que lorsque nous changeons de chaîne sur notre poste de télévision. Parallèlement aux avantages discutables octroyés à certains par la mondialisation, je pense qu’un système de castes se dessine de plus en plus clairement : la supériorité est vraiment devenue l’apanage de la civilisation blanche occidentale et il est presque impossible pour nous de ne pas en abuser. Je voulais que le film offre un aperçu des passions faisant rage dans l’autre camp, et qu’il critique notre assurance détestable, pleine de mensonges et de contrevérités destinés à asservir les minorités faute de pouvoir les détruire, et notre tendance à nier les
inégalités de façon hypocrite, sans vraiment croire à la paix ni à la cohabitation pacifique.
Vous avez sciemment choisi de mêler des stéréotypes associés au mélodrame, au film d’aventure et au film de vengeance ?
Il ne s’agissait pas vraiment de les mélanger, mais plutôt de les réinterpréter. J’ai pensé qu’aligner plusieurs genres au service d’une même idée directrice serait un défi intéressant à relever. Est-il possible d’utiliser des stéréotypes pour véhiculer de véritables idées ? Parfois, les niveaux de lecture sont si proches qu’ils s’interpénètrent. Mais tous ces éléments nécessitent une idée principale pour être reliés de façon cohérente, celle des minorités opprimées.
Pourquoi avoir choisi de tourner avec des animaux plutôt que des hommes pour illustrer cette idée directrice ?
Je voulais aborder ce sujet en toute liberté, avec le moins d’entraves et de tabous possible. Il est toujours difficile de trouver le moyen de décrire des vérités intemporelles de façon originale. Découvrir les écrits de J. M. Coetzee a été une expérience révélatrice à cet égard. Ses œuvres attirent l’attention sur le fait qu’il existe une couche encore inférieure à nos plus grands exclus, une autre espèce composée d’êtres intelligents et rationnels, exploités de bien des façons par les humains : les animaux. Je raconte donc l’histoire d’animaux qui étaient autrefois les meilleurs amis de l’homme, mais dont l’espèce se trouve aujourd’hui déclassée. L’homme les a trahis et à leur tour ils se retournent contre leurs anciens maîtres et compagnons pour redonner un sens à leur existence. L’homme et l’animal partagent le même monde. Ce n’est qu’en nous mettant à la place d’espèces différentes que nous aurons une chance de déposer les armes. Cela dit, un de mes personnages principaux est une jeune fille au seuil de l’adolescence, contrainte de perdre son innocence de la même façon que les chiens perdent la leur. C’est une histoire en miroir, dans laquelle une partie de l’intrigue ne peut exister sans l’autre.
Comment s’est passé le travail avec les chiens ?
C’était une expérience thérapeutique. La tâche était inédite, même pour les dresseurs et les techniciens les plus expérimentés. Personne n’avait jamais tourné un film avec 250 chiens. Il a fallu nous adapter aux chiens et non l’inverse. Cela exigeait une forme différente d’attention et de présence de la part des acteurs. Chaque scène devait rester un jeu et ne générer aucune douleur chez les animaux. Le film est un parfait exemple de coopération singulière entre deux espèces. Cette expérience nous a aussi mis du baume au cœur, car les chiens venaient tous de refuges, et ils ont tous trouvé un foyer d’adoption à la fin du tournage.
Le contexte politique actuel en Hongrie vous a-t-il influencé ?
Le film est la critique d’une Hongrie dans laquelle une mince couche de la société dirige une grande part de la population. C’est également de plus en plus le cas ailleurs en Europe. Un petit groupe issu de l’élite se réserve le droit de régner pendant que les politiciens, comme dans un programme de téléréalité politique, passent pour des vedettes à qui nous accordons nos votes à tour de rôle. Ces tendances sont très dangereuses. Si nous n’y prenons pas garde, un jour les masses se soulèveront.
Quel visage de Budapest désiriez-vous montrer ?
Je devais me débarrasser des clichés mélancoliques sur les pays de l’Est après l’ère soviétique qui ont caractérisé nos films ces dernières décennies. L’Europe de l’Est est plongée dans le chaos, le changement perpétuel et l’instabilité. Il est impossible de prévoir quoi que ce soit. J’ai cherché des espaces et des images pour représenter cette réalité. J’ai tenté de créer un nouveau Budapest, qui exprime un rapport actuel à l’histoire de la ville.
Les mouvements de caméra et la photographie ont également changé si l’on se réfère à vos films précédents...
Sur WHITE GOD , j’ai travaillé avec un jeune directeur de la photographie, Marcell Rév. Les images ont pour lui une signification différente de celle de ma génération. En outre, je voulais raconter ce grand conte de fées en y insufflant beaucoup d’éléments du réel. Mais ce choix n’était pas seulement de notre fait : à cause du comportement imprévisible des chiens, nous n’avions pas une idée des scènes aussi précise que d’habitude, avant de les tourner. Il fallait nous adapter à tout moment.
Quelles émotions aimeriez-vous susciter chez le spectateur qui regarde votre film ?
Il me semble que le spectateur confronté à la trahison et à l’amitié ne peut que prendre parti pour Hagen et Lili. Hagen parce qu’il se défend, Lili parce qu’elle est une jeune fille courageuse au cœur pur. Elle a assez de cran pour ne pas se conformer à la norme... notre norme, celle instaurée par nos parents. Lili a le courage de se rebeller, de tenir tête et de déposer les armes, au péril de sa vie.
Comment avez-vous trouvé Zsofia Psotta qui joue Lili ? Comment a-t-elle vécu le tournage et plus particulièrement les scènes avec les chiens ?
Nous avons organisé un casting dans une école hongroise lambda et avons vu plus de 1500 adolescents. Zsofia est très vite sortie du lot comme la plus prometteuse de tous, et l’a confirmé pendant le tournage. J’avais déjà travaillé avec des jeunes totalement inexpérimentés dans le domaine du jeu, mais c’est la première fois que j’ai le sentiment que mon choix s’est porté sur une personne qui en fera son métier. Bien sûr, elle a adoré tourner, et elle est tombée amoureuse des chiens, un peu comme nous tous.
Pourquoi avez-vous choisi la Rhapsodie hongroise n°2 de Liszt comme l’un des principaux thèmes musicaux du film ?
Je cherchais une musique qui soit emblématique de la Hongrie, mais qui exprime aussi quelque chose d’obsolète. Dans le film, un chef d’orchestre désabusé oblige des enfants à jouer ce morceau. Cette scène est juxtaposée à la fureur des chiens, une fureur en lien direct avec la vérité de cette rhapsodie. Mais j’étais aussi obsédé par la vision d’une jeune fille jouant de la trompette et capable, comme dans les contes de fées, de comprendre les animaux.
Les quarante dernières minutes du film comportent des images particulièrement fortes...
Ce sont les moments où les masses se révoltent, la grande peur actuelle des pays européens. Et ils ont raison d’avoir peur. Je cherchais des images emblématiques pour représenter cela. C’est ce qui nous attend si nous persistons à refuser de comprendre les autres espèces, nos adversaires ou les minorités. Ce n’est qu’en nous mettant à leur place que nous aurons une chance de déposer les armes.
Biographie du réalisateur
Kornél Mundruczó est né en Hongrie en 1975. PLEASANT DAYS, son premier long métrage, a reçu le Léopard d’argent à Locarno en 2002. Son deuxième long métrage, JOHANNA – une adaptation de l’opéra filmique de l’histoire de Jeanne d’Arc – a été sélectionné au festival de Cannes dans la section Un Certain Regard en 2005. DELTA a été présenté en compétition au Festival de Cannes en 2008 et a reçu le Prix FIPRESCI. En 2010, TENDER SON – THE FRANKENSTEIN PROJECT a également été présenté à Cannes en compétition.
dimanche 16 novembre 2014
White god un film de Kornél Mundruczó en salle à partir du 3 décembre 2014
Pour favoriser les chiens de race, le gouvernement inflige à la
population une lourde taxe sur les bâtards. Leurs propriétaires s’en
débarrassent, les refuges sont surpeuplés. Lili, 13 ans, adore son chien
Hagen, mais son père l’abandonne dans la rue. Tandis que Lili le
cherche dans toute la ville, Hagen, livré à lui-même, découvre la
cruauté des hommes. Il rejoint une bande de chiens errants prêts à
fomenter une révolte contre les hommes. Leur vengeance sera sans pitié.
Lili est peut-être la seule à pouvoir arrêter cette guerre.
Réalisation : Kornel Mundrunczo
Scénario : Kornel Mundrunczo, Kata Weber
Image : Marcell Rév
Acteurs :
Avec Zsofia Psotta, Sandor Zsoter
Festival et prix
Festival de Cannes 2014, Grand Prix Un Certain Regard
Festival européen du film fantastique de Strasbourg 2014, Octopus d’or
Réalisation : Kornel Mundrunczo
Scénario : Kornel Mundrunczo, Kata Weber
Image : Marcell Rév
Acteurs :
Avec Zsofia Psotta, Sandor Zsoter
Festival et prix
Festival de Cannes 2014, Grand Prix Un Certain Regard
Festival européen du film fantastique de Strasbourg 2014, Octopus d’or
USDK - Ligue des champions : suivez le guide, Kornel Nagy fait les présentations
"Dunkerque boucle, dimanche, à Szeged, la phase aller du premier tour de
la Ligue des champions. Ce match face au dauphin de Kielce, le leader de
la poule, est un retour aux sources pour le Hongrois Kornel Nagy.
« Il fait beau dans ton païs », sourit Arnaud Calbry, l’entraîneur adjoint, en se tournant vers Kornel Nagy. Franc soleil, 10 ºC, Budapest a eu l’humeur agréable pour accueillir, hier, l’USDK et son Hongrois. L’arrière dunkerquois se plaît en France, mais il y a toujours des petits manques lorsqu’on pense à son pays. Kornel Nagy évoque le cinéma, le théâtre, dans sa langue natale. « Et il y a aussi la cuisine hongroise, la cuisine de maman, sourit le joueur dunkerquois. La spécialité, la tradition, ce sont les soupes chez nous. » " La suite sur lavoixdunord.fr
« Il fait beau dans ton païs », sourit Arnaud Calbry, l’entraîneur adjoint, en se tournant vers Kornel Nagy. Franc soleil, 10 ºC, Budapest a eu l’humeur agréable pour accueillir, hier, l’USDK et son Hongrois. L’arrière dunkerquois se plaît en France, mais il y a toujours des petits manques lorsqu’on pense à son pays. Kornel Nagy évoque le cinéma, le théâtre, dans sa langue natale. « Et il y a aussi la cuisine hongroise, la cuisine de maman, sourit le joueur dunkerquois. La spécialité, la tradition, ce sont les soupes chez nous. » " La suite sur lavoixdunord.fr
Vosges : trois tracteurs volés à Punerot, un vaste réseau démantelé en Hongrie
"Les autorités vosgiennes révèlent ce vendredi le démantèlement d'un réseau européen de vols-revente de tracteurs en Hongrie. Quinze ont été retrouvés, dont les trois volés en août à Punerot.
Il y a un mois, à Chaumousey, les autorités signaient avec la chambre d'agriculture des Vosges un plan d’actions contre les vols dans les exploitations agricoles." La suite sur magnumlaradio.com
Il y a un mois, à Chaumousey, les autorités signaient avec la chambre d'agriculture des Vosges un plan d’actions contre les vols dans les exploitations agricoles." La suite sur magnumlaradio.com
samedi 15 novembre 2014
Hongrie : le gouvernement alourdit encore la super-taxe touchant RTL
"Le gouvernement du Premier ministre conservateur hongrois Viktor
Orban a annoncé mercredi alourdir la super-taxe sur la publicité qu'il a
instituée cet été, une mesure qui vise RTL Group, numéro un européen
des médias audiovisuels.
"La taxe sur les sociétés réalisant plus de 20 milliards de forints (65 millions d'euros) de recettes publicitaires sera portée de 40% à 50%, à compter du 1er janvier 2015", a indiqué mercredi le ministère de l’Économie." La suite sur afp.com
"La taxe sur les sociétés réalisant plus de 20 milliards de forints (65 millions d'euros) de recettes publicitaires sera portée de 40% à 50%, à compter du 1er janvier 2015", a indiqué mercredi le ministère de l’Économie." La suite sur afp.com
Cours Publics : Des lumières à l'universalité : la France et le dispositif du patrimoine mondial
Cours publics 2014-2015
Les défis du Patrimoine mondial
Modernités, universalité
Chapitre 1 - Bâtir la paix dans l'esprit des hommes
Des Lumières à l'universalité : la France et le dispositif du patrimoine mondial
par Tamás Féjerdy, architecte hongrois, ancien vice-président de l’Office national du patrimoine culturel, secrétaire général d’ICOMOS Hongrie
Cours publics d'histoire et d'actualité de l'architecture de la ville. Les jeudis de 18h30 à 20h30. 13 séances entre le 16 octobre 2014 et le 7 mai 2015.
Cité de l'architecture & du patrimoine - Palais de Chaillot Auditorium - Accès par le 7 avenue Albert de Mun Paris 16ème (M° Iéna ou Trocadéro)
A la séance : 8 € / paiement sur place pré-inscription Abonnement annuel : 110 € Renseignements et inscriptions : delefebvre@citechaillot.fr
Les défis du Patrimoine mondial
Modernités, universalité
Chapitre 1 - Bâtir la paix dans l'esprit des hommes
Des Lumières à l'universalité : la France et le dispositif du patrimoine mondial
par Tamás Féjerdy, architecte hongrois, ancien vice-président de l’Office national du patrimoine culturel, secrétaire général d’ICOMOS Hongrie
Jeudi 20 novembre 2014 de 18h30 à 20h30
Cours publics d'histoire et d'actualité de l'architecture de la ville. Les jeudis de 18h30 à 20h30. 13 séances entre le 16 octobre 2014 et le 7 mai 2015.
Cité de l'architecture & du patrimoine - Palais de Chaillot Auditorium - Accès par le 7 avenue Albert de Mun Paris 16ème (M° Iéna ou Trocadéro)
A la séance : 8 € / paiement sur place pré-inscription Abonnement annuel : 110 € Renseignements et inscriptions : delefebvre@citechaillot.fr
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Hongrie : Orban rejette les accusations américaines de corruption
"Budapest - Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a ironisé vendredi sur les accusations de corruption portées par Washington contre six hauts fonctionnaires de son administration, jugeant celles-ci sans fondement et tirées d'un argumentaire de l'opposition.
Le gouvernement hongrois a publié jeudi soir un document de deux pages présenté comme la justification américaine de l'interdiction de séjour prononcée mi-octobre à l'encontre de ces responsables en raison de soupçons de corruption.
"Ce n'est qu'un chiffon de papier", a estimé vendredi le dirigeant conservateur, dénonçant à la radio publique "un recueil d'accusations éparses ressassées par les partis d'opposition depuis quatre ans". "Si ce n'était pas écrit en anglais, je croirais que ça a été rédigé par l'opposition", a-t-il lancé, dans un contexte de critiques croissantes des Etats-Unis envers leur allié européen et au sein de l'Otan." La suite sur lexpress.fr
Le gouvernement hongrois a publié jeudi soir un document de deux pages présenté comme la justification américaine de l'interdiction de séjour prononcée mi-octobre à l'encontre de ces responsables en raison de soupçons de corruption.
"Ce n'est qu'un chiffon de papier", a estimé vendredi le dirigeant conservateur, dénonçant à la radio publique "un recueil d'accusations éparses ressassées par les partis d'opposition depuis quatre ans". "Si ce n'était pas écrit en anglais, je croirais que ça a été rédigé par l'opposition", a-t-il lancé, dans un contexte de critiques croissantes des Etats-Unis envers leur allié européen et au sein de l'Otan." La suite sur lexpress.fr
Libellés :
Corruption,
Politique étrangère
La Hongrie, reine des taxes inventives (ou injustes, c’est selon)
"Vous vous plaignez de la fiscalité française? Essayez de ne pas le faire devant un Hongrois.
Cent mille personnes. Le 28 octobre, les Magyars ont manifesté en masse à Budapest pour dire «nem» (non) à la taxe Internet programmée par le pouvoir. Bousculant l’inébranlable Viktor Orbán. Du moins, jusqu’à une consultation nationale organisée en janvier 2015.
Cet éventuel «impôt sur le clic» vient s’ajouter à un arsenal fiscal maison aussi contraignant qu’insolite. Petit best-of." La suite sur slate.fr
Cent mille personnes. Le 28 octobre, les Magyars ont manifesté en masse à Budapest pour dire «nem» (non) à la taxe Internet programmée par le pouvoir. Bousculant l’inébranlable Viktor Orbán. Du moins, jusqu’à une consultation nationale organisée en janvier 2015.
Cet éventuel «impôt sur le clic» vient s’ajouter à un arsenal fiscal maison aussi contraignant qu’insolite. Petit best-of." La suite sur slate.fr
vendredi 14 novembre 2014
Marché de Noël Rond-Point des Champs-Élysées - Le stand hongrois
Rendez-vous sur le stand hongrois du Marché de Noël des Champs-Élysées
Métro Franklin Rossevelt Rond-Point des Champs-Élysées.
Nous avons testé les plats proposés : délicieux ! A ne pas manquer !
Métro Franklin Rossevelt Rond-Point des Champs-Élysées.
Nous avons testé les plats proposés : délicieux ! A ne pas manquer !
Libellés :
Marché de Noël,
Produits hongrois
Man Ray et André Kertész, stars des ventes pendant Paris Photo
"En 1995, la vente-fleuve de la succession Man Ray (1890-1976) orchestrée à Londres par Sotheby's
(550 lots pour un total de 4 millions de livres et seulement 1 %
d'invendus) avait définitivement consacré cet artiste polymorphe, acteur
du dadaïsme et précurseur de la photographie surréaliste. Man Ray fut
l'un de ces esprits curieux taraudés par l'expérimentation. Dans tous
les domaines. Dans celui de la photographie, il inventa les rayogrammes
en plaçant les objets les plus divers sur du papier sensible et en
exposant le tout à la lumière. Une marque de fabrique aujourd'hui très
prisée par les collectionneurs. En 2013, l'un d'entre eux avait atteint
1,2 million de dollars chez Christie's." La suite sur lactualite24.com
Une Académie des Hackers ouvre ses portes en Hongrie
"Cette école, l'une des rares de ce genre en Europe, va former des pirates informatiques... mais des gentils pirates, chargés de débusquer les failles de sécurité.
Les étudiants de l'Académie des Hackers feront leur rentrée ce samedi 15 novembre à Budapest. Ils seront une vingtaine par promotion, formés à devenir des gendarmes du web, chargés ensuite de protéger les institutions et les entreprises contre le cybercrime. Pour entrer dans cette école, il faut d'ailleurs passer un test de moralité, organisé par l'agence hongroise pour la sécurité nationale." La suite sur franceinfo.fr
Les étudiants de l'Académie des Hackers feront leur rentrée ce samedi 15 novembre à Budapest. Ils seront une vingtaine par promotion, formés à devenir des gendarmes du web, chargés ensuite de protéger les institutions et les entreprises contre le cybercrime. Pour entrer dans cette école, il faut d'ailleurs passer un test de moralité, organisé par l'agence hongroise pour la sécurité nationale." La suite sur franceinfo.fr
Le capitaine et les soldats du foot : Ferenc Puskas était un héros sur deux fronts
"L'icône du Real Madrid a été intronisée dans le Goal Hall of Fame,
preuve de son héritage durable près d'un demi-siècle après la fin de sa
carrière.
Aujourd'hui, son nom se relate dans le Prix Puskas, accordé par la FIFA chaque année à l'auteur du plus beau but de l'année. Lui-même aurait pu le gagner plusieurs fois. Dans ce match légendaire en 1953 à Wembley, Ferenc Puskas avait trouvé le chemin des filets sur une frappe imparable après s'être joué du grand Billy Wright. Dans ce match, Puskas était partout; impitoyable et innovant. Puskas et ses coéquipiers ont commencé à dominer le paysage domestique après que l'armée a pris le contrôle du club de Kispest en 1949 - alors que la Hongrie était sous domination soviétique - et l'a rebaptisé Honved." La suite sur goal.com
Aujourd'hui, son nom se relate dans le Prix Puskas, accordé par la FIFA chaque année à l'auteur du plus beau but de l'année. Lui-même aurait pu le gagner plusieurs fois. Dans ce match légendaire en 1953 à Wembley, Ferenc Puskas avait trouvé le chemin des filets sur une frappe imparable après s'être joué du grand Billy Wright. Dans ce match, Puskas était partout; impitoyable et innovant. Puskas et ses coéquipiers ont commencé à dominer le paysage domestique après que l'armée a pris le contrôle du club de Kispest en 1949 - alors que la Hongrie était sous domination soviétique - et l'a rebaptisé Honved." La suite sur goal.com
Rencontre - Les notaires hongrois à Lyon
"Des liens d’amitié unissent depuis longtemps la chambre des notaires du Rhône et le notariat hongrois. Une délégation de professionnels magyars a été reçue à Lyon, en retour d’un voyage accompli à Budapest en avril 2013 par les notaires lyonnais et le Conseil supérieur du notariat, ponctué à cette époque par la signature de la charte de fondation du comité franco-hongrois." La suite sur lessor.fr
jeudi 13 novembre 2014
Marché de Noël aux Champs-Élysées à partir de demain vendredi 14 novembre 2014 - Stand hongrois géant !!!
Chers amis, j’annonce avec plaisir que cette année on revient avec 2
stands hongrois aux Marchés de Noël de Paris ! On aura un stand géant au
Rond-Point des Champs-Élysées du 14 novembre au 4 janvier et un autre
stand avec des mêmes produits au Marché de Noël au pied de la Tour
Eiffel dès le 18 décembre. Vous y trouverez des vins de qualité, des
meilleures palinkas (eau de vie) hongroises, des plats spéciaux, comme le
jarret de porc fumé cuit sur le gril, des saucissons maison, des gâteaux
de Noël etc. Je suis fière d’avoir co-organisé ce stand et me ferait
très grand plaisir si vous pouviez passer pour un coucou.
Bien à vous
Anna
Bien à vous
Anna
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mercredi 12 novembre 2014
La Hongrie veut diversifier ses approvisionnements gaziers
"Les autorités politiques hongroises cherchent des alternatives au gaz
russe en se tournant vers l’Azerbaïdjan, après les critiques venues
d’occident concernant un rapprochement entre Budapest et Moscou. “C’est
dans cette optique qu’il faut voir le contrat signé mardi entre les
ministres des affaires étrangères hongrois et azeri sur un partenariat
stratégique dans le domaine du gaz.
Le premier ministre hongrois Viktor Orban a appelé les occidentaux à faire le nécessaire pour que le gaz azéri arrive en Europe centrale." La suite sur euronews.com
Le premier ministre hongrois Viktor Orban a appelé les occidentaux à faire le nécessaire pour que le gaz azéri arrive en Europe centrale." La suite sur euronews.com
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André Kertész : une importante collection française en vente
Une importante vente aux enchères d'une collection de photos de André Kertész chez Artcurial le 14 novembre 2014
Exposition 12-13 novembre, de 11h à 19h
14 novembre, de 11h à 14h
Artcurial7 rond-point des Champs-Élysées75008 Paris
Exposition 12-13 novembre, de 11h à 19h
14 novembre, de 11h à 14h
Artcurial7 rond-point des Champs-Élysées75008 Paris
André Kertész: the photographer's photographer – in pictures
"Henri Cartier-Bresson said:
‘Each time André Kertész’s shutter clicks, I feel his heart beating.’
Now, the Hungarian artist who pioneered photojournalism, influencing
Cartier-Bresson and Brassaï, is back in the spotlight. To mark the 120th
anniversary of his birth, France’s Artcurial is auctioning some of his most notable images – from a candid shot of Colette to a bricks-and-mortar view of the Eiffel Tower." Les photos sur theguardian.com
Rencontre avec Joëlle Dufeuilly, traductrice presque "par hasard"
« Le hongrois, une langue faite pour les écrivains et les musiciens », Joëlle Dufeuilly
Traductrice du hongrois, de László Krasznahorkai à Péter Esterházy, Joëlle Dufeuilly a reçu aux Assises d'Arles le Grand prix SGDL de Traduction pour l'ensemble de son œuvre. Elle dit la responsabilité immense qui est celle du traducteur, dont elle estime qu'il lui faut « au moins réussir à mériter la confiance des auteurs ».
C'est « par hasard », raconte Joëlle Dufeuilly, qu'elle est devenue traductrice, après avoir exercé plus de 10 ans comme artisan d'art. Elle se détourne de ce premier métier « lorsqu'il devient nécessaire pour en vivre de faire des objets en série au lieu de pièces uniques » et, à la trentaine, choisit d'apprendre une langue. « Je suis allée à l'Inalco, 80 langues étaient proposées, j'ai lu la liste et me suis arrêtée au “h”, je n'ai pas eu besoin de la relire une seconde fois ». Elle apprendra le hongrois. Elle découvre ensuite qu'elle est une des langues les plus difficiles, de la famille des finno-ougriennes à l'instar de l'estonien et du finnois. « Ce n'est pas une langue indo-européenne, donc il faut accepter de perdre tous ses repères. Mais, elle est aussi plus libre et ludique que le français qui est très réglementé ». " La suite sur actualitte.com
Traductrice du hongrois, de László Krasznahorkai à Péter Esterházy, Joëlle Dufeuilly a reçu aux Assises d'Arles le Grand prix SGDL de Traduction pour l'ensemble de son œuvre. Elle dit la responsabilité immense qui est celle du traducteur, dont elle estime qu'il lui faut « au moins réussir à mériter la confiance des auteurs ».
C'est « par hasard », raconte Joëlle Dufeuilly, qu'elle est devenue traductrice, après avoir exercé plus de 10 ans comme artisan d'art. Elle se détourne de ce premier métier « lorsqu'il devient nécessaire pour en vivre de faire des objets en série au lieu de pièces uniques » et, à la trentaine, choisit d'apprendre une langue. « Je suis allée à l'Inalco, 80 langues étaient proposées, j'ai lu la liste et me suis arrêtée au “h”, je n'ai pas eu besoin de la relire une seconde fois ». Elle apprendra le hongrois. Elle découvre ensuite qu'elle est une des langues les plus difficiles, de la famille des finno-ougriennes à l'instar de l'estonien et du finnois. « Ce n'est pas une langue indo-européenne, donc il faut accepter de perdre tous ses repères. Mais, elle est aussi plus libre et ludique que le français qui est très réglementé ». " La suite sur actualitte.com
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