samedi 16 décembre 2023

Aide à l’Ukraine : « La Hongrie d’Orban est une menace permanente pour l’unité de l’UE »

"Dans la nuit de jeudi à vendredi, l’UE a ouvert la porte à l’Ukraine en donnant son feu vert aux négociations d’adhésion. Dans le même temps, après une longue nuit de tractations à Bruxelles, les Etats membres ne se sont pas accordés sur le déblocage d’une nouvelle aide de 50 milliards d'euros en faveur de Kiev, le dirigeant hongrois Viktor Orban ayant fait usage de son droit de véto. Pour Marie Dumoulin, ancienne diplomate et directrice du programme Europe élargie à l’European Council for Foreign Relations (ECFR), l’UE a voulu « envoyer un message à la Russie de Vladimir Poutine ».

Entretien

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les dirigeants de l’Union européenne ont donné leur feu vert aux négociations d’adhésion avec l’Ukraine. Est-ce une décision historique ?

Clairement oui. L’Ukraine attend ce moment depuis au moins dix ans. On se souvient des manifestations de 2013-2014 organisées contre le refus de Viktor Ianoukovitch de signer un accord d’association avec l’Union européenne. C’est une décision qui est aussi historique pour les Européens, car elle marque un tournant dans la perception de cette région. Jusqu’en février 2022, un certain nombre d’Etats membres, comme la France et l’Allemagne, considéraient que des pays comme l’Ukraine et la Moldavie relevaient de la sphère d’influence naturelle de la Russie, et qu’il ne fallait donc pas aller trop loin dans le rapprochement avec eux sous peine d’une confrontation avec Moscou. Aujourd’hui, il y a la conscience partagée que c’est la Russie qui recherche le conflit." La suite sur publicsenat.fr

«L’heure de vérité approche pour la Hongrie, qui va devoir se positionner sur l’État de droit»

"ENTRETIEN - Pour Daniela Schwarzer, directrice à la fondation Bertelsmann, il manque des mécanismes pour défendre l’État de droit dans l’UE.

Directrice à la fondation Bertelsmann, Daniela Schwarzer est membre du groupe de travail franco-allemand sur la réforme de l’UE.

LE FIGARO.- L’accord trouvé à Bruxelles apportera-t-il suffisamment d’élan politique au processus de réforme d’une UE élargie?

Daniela SCHWARZER. - Je suis assez optimiste. Le signal apporté à l’Ukraine est très important et il sera toujours possible de trouver des moyens financiers pour soutenir Kiev. La conjonction des pressions géopolitiques nées notamment de l’agression russe et des bénéfices attendus d’une UE élargie pousse en faveur d’une telle réforme. L’Europe doit faire son devoir. Mais cette opération est compliquée et demandera d’énormes efforts de la part des Vingt-Sept.

Comment l’aborder?

On sait qu’avec une Europe élargie à 34 pays, ce sera beaucoup plus difficile de trouver l’unanimité sur des questions stratégiques. Il faut pouvoir travailler d’une manière souple et rapide. Le traité de Lisbonne propose déjà des solutions en ce sens, mais il faut aller…" La suite sur lefigaro.fr (article payant)

Vu de Hongrie. Orban à Bruxelles : “deux jours de comédie” et une “fuite constructive”

"S’il a bloqué l’attribution d’une aide de 50 milliards d’euros à l’Ukraine, le Premier ministre magyar n’a en revanche pas concrétisé ses menaces de veto sur le démarrage des discussions d’adhésion avec Kiev. Il a préféré quitter la salle lors du vote, cette sortie inédite équivalant à une abstention. Une issue qui traduit la solitude de Budapest, jugent les médias d’opposition hongrois.

Les Vingt-Sept réunis en sommet à Bruxelles ont avalisé, ce 14 décembre en fin d’après-midi, l’ouverture des négociations d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne (UE), en l’absence de la Hongrie de Viktor Orban, qui menaçait de mettre son veto, mais s’est finalement abstenue. La veille devant le Parlement magyar, le Premier ministre avait pourtant jugé “absurde” et “ridicule” l’intégration de l’Ukraine, “dont l’adhésion accélérée ne sert ni les intérêts de la Hongrie ni ceux de l’UE”, relatait Portfolio.

Par ailleurs, Viktor Orban a bloqué l’attribution d’une aide de 50 milliards d’euros à l’Ukraine, engagée dans la guerre contre la Russie. Ce 15 décembre, il a laissé entendre que le déblocage de cette enveloppe serait conditionné à la levée totale de la suspension des fonds européens destinés à la Hongrie, d’un montant de 32,1 milliards d’euros (correspondant d’une part à sa part du plan de relance européen lié à la pandémie de Covid-19 et d’autre part à des fonds de cohésion pour la période 2021-2027). Une partie de ces fonds – 10,2 milliards d’euros – avait déjà été débloquée mercredi 13, à la veille du sommet.

La presse hongroise revient largement sur ces deux informations, aboutissement de “deux jours de comédie” de Viktor Orban à Bruxelles, grince HVG." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

vendredi 15 décembre 2023

Le pianiste aux 50 doigts


Quelques instants avant d’entrer sur scène, Pascal Amoyel retrouve, dans une partition, une enveloppe adressée au 16 rue Ampère. C’est l’adresse à laquelle Cziffra, puis Amoyel - comme un clin d’œil du destin - habitèrent.
L’interprète replonge alors dans le souvenir des premières rencontres avec le Maitre dont il devint l’un des rares élèves. Sur scène, peu à peu, Pascal et György fusionnent pour devenir un seul et même homme… Le spectateur est entrainé dans l’incroyable destinée du légendaire pianiste hongrois. Des bidonvilles de Budapest aux affres de la guerre, il allait devenir l’un des plus grands virtuose du XXe siècle.

Pianiste de renommée internationale, Pascal Amoyel, «considéré comme l’un des héritiers spirituels de Cziffra» lui rend ici un vibrant hommage.

"Un spectacle grandiose" - Radio classique

"Éblouissant, sublime !" - Pariscope

"Superbe" - Figaro magazine

"Brillant" - Direct matin

"Humour et émotion" - Le Parisien

"Bouleversant" - France musique

Spectacle musical de et avec: Pascal Amoyel

Musiques de: Franz Liszt, Robert Schumann, Frédéric Chopin,

Mise en scène: Christian Fromont

Lumière: Attilio Cossu et Philippe Séon

Le Pianiste aux 50 doigts

Jeudi et vendredi à 19h, samedi à 15h30, dimanche à 18h.
  • Jusqu’au 31 décembre.

 Réserver

Source et la suite sur theatremontparnasse.com

La Hongrie bloque un accord sur 50 milliards d'euros d'aide européenne à l'Ukraine

"Les dirigeants de l'Union européenne, réunis en sommet, ont échoué dans la nuit de jeudi à vendredi à convaincre la Hongrie de lever son veto à une nouvelle aide de 50 milliards d'euros en faveur de l'Ukraine. Ils étaient pourtant parvenus plus tôt à ouvrir des négociations d'adhésion avec Kiev. 

La Hongrie s'est opposée vendredi 15 décembre à un accord sur un programme d'aide de 50 milliards d'euros de l'Union européenne (UE) à l'Ukraine. Face à ce refus, les dirigeants du bloc, réunis en sommet, ont décidé de reprendre les discussions en janvier, a déclaré le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

Mark Rutte a dit que 26 des pays de l'UE étaient d'accord pour fournir ces fonds, prélevés sur le budget de l'UE, à Kiev, mais que la Hongrie s'était opposée à cette décision, qui doit être approuvée à l'unanimité par les Vingt-Sept.

"Nous avons encore du temps, l'Ukraine ne sera pas à court d'argent dans les prochaines semaines", a indiqué Mark Rutte aux journalistes à l'issue des négociations. "Nous nous sommes mis d'accord avec les 26 pays. [...] Je suis assez certain que nous pourrons parvenir à un accord au début de l'année prochaine, nous pensons à la fin janvier", a ajouté Mark Rutte, précisant qu'un autre sommet serait organisé afin de parvenir à un accord." La suite sur france24.com

« Les prix sont tout simplement irréels » : surprise au célèbre marché de Noël hongrois

"Les Hongrois pourraient se retrouver exclus de l’expérience de vacances au cœur de leur capitale.

Par une nuit froide dans la capitale hongroise, les acheteurs de l’un des marchés de Noël en plein air les plus célèbres d’Europe ont parcouru les stands de nourriture proposant des spécialités locales fumantes et siroté des gobelets en papier de vin chaud. Un spectacle de lumière de Noël joué sur la façade de la basilique Saint-Étienne.

Cependant, malgré la joie de Noël, la crise du coût de la vie dans ce pays d’Europe centrale signifie que de nombreux Hongrois et touristes sont choqués par leurs chers marchés annuels.

Un bol de la célèbre soupe de goulasch hongroise pour 12 €. Chou farci pour 17 € environ. Un hot dog saucisse à plus de 21 €. Tels étaient les prix lundi sur la place animée de Budapest." La suite sur observatoiredeleurope.com

Comme les Russes et les Serbes, les Hongrois se sentent «blessés par l’Histoire»

"ENTRETIEN - Spécialiste reconnu de la Hongrie, professeur à l’Université européenne de Florence, le chercheur italo-hongrois Stefano Bottoni, auteur d’un best-seller remarqué sur Viktor Orban, décrit la logique historique, politique et quasi-mafieuse qui pousse l’homme fort de Hongrie à miser sur Vladimir Poutine.

LE FIGARO. - Comment est-il possible qu’un pays comme la Hongrie qui a la mémoire des chars soviétiques déferlant sur ses terres pour écraser la révolte de 1956, ne soit pas aux côtés de l’Ukraine mais quasiment aligné sur l’agresseur russe?

STEFANO BOTTONI. - Après 1989, nous avons toujours considéré 1956 comme le moment fondateur de la démocratie hongroise. Les politiciens de droite comme de gauche se rejoignaient dans l’attachement à ce point de référence. Mais 1956 est peu à peu devenu le thème que chaque parti voulait s’approprier de manière exclusive. En même temps, la société s’est mise à oublier 1956. Ce souvenir s’est estompé avec le vieillissement de la population. Beaucoup avaient émigré, et il y avait aussi un groupe qui avait collaboré avec le régime de Kadar (qui avait pris le contrôle après la répression, NDLR). Finalement, 1956 est peu à peu devenu un élément perturbateur. Le 23 octobre 2022, après l’invasion russe, Orban a célébré l’anniversaire de la révolte en expliquant que ceux qui avaient organisé 1956 n’avaient pas voulu combattre la Russie mais faire la paix avec elle..." La suite sur lefigaro.fr (article payant)

Jadis adversaire de la Russie, le premier ministre hongrois Viktor Orban est tombé sous la coupe de Vladimir Poutine

"DÉCRYPTAGE - Le dirigeant magyar n’a pas toujours été si bien disposé à l’égard de la Russie et de son dirigeant.

À Budapest

Le 17 février 2015, un gros-porteur Iliouchine Il-76MD dépose la limousine Mercedes lourdement blindée de Vladimir Poutine sur le tarmac de l’aéroport Ferenc-Liszt. Budapest est sous quasi-blocus pour assurer la sécurité du président russe, qui foule le sol de l’Union européenne pour la première fois depuis l’annexion de la Crimée et l’éclatement de la guerre du Donbass, un an plus tôt. La veille, quelques milliers de Hongrois ont défilé de la gare de l’Est à celle de l’Ouest, pour exprimer leur opposition à la nouvelle doctrine hongroise d’ ouverture vers l’Est», synonyme de rapprochement avec la Russie de Poutine. La rencontre magyaro-russe fait avancer le projet de construction de deux réacteurs nucléaires par Rosatom, le plus gros investissement de l’histoire de la Hongrie, et un important contrat gazier est signé. Au nez et à la barbe des Européens, qui ont tacitement fait de Poutine une persona non grata.

Viktor Orban n’a pas toujours été si bien disposé à l’égard de la Russie…" La suite sur lefigaro.fr (article payant)

L'UE ouvre les négociations d'adhésion avec Kiev, Zelensky salue une "victoire" pour l'Ukraine

"Réunis en sommet à Bruxelles, les dirigeants de l'Union européenne ont décidé l'ouverture de négociations d'adhésion avec l'Ukraine et la Moldavie. Une annonce inattendue alors que la Hongrie exprimait son opposition à une telle décision. Volodymyr Zelensky a immédiatement salué une "victoire pour l'Ukraine" et "toute l'Europe".

L'Union européenne a décidé d'ouvrir des négociations d'adhésion avec l'Ukraine et la Moldavie, a annoncé jeudi 14 décembre à Bruxelles Charles Michel, le président du Conseil européen, une décision qui semblait hors d'atteinte en raison de l'opposition de la Hongrie.

Les dirigeants de l'UE, réunis en sommet à Bruxelles, ont décidé "d'ouvrir des négociations d'adhésion avec l'Ukraine et la Moldavie", a annoncé le président du Conseil européen Charles Michel. "Un signal clair d'espoir pour les citoyens de ces pays et pour notre continent", a-t-il ajouté." La suite sur france24.com

jeudi 14 décembre 2023

Jadis très proches, la Pologne et la Hongrie de Viktor Orban ne se comprennent plus

"DÉCRYPTAGE - La proximité des deux pays s’est fracassée depuis 2022 sur la question de l’Ukraine.

En février dernier, un an exactement après le début de l’invasion de l’Ukraine, le ministre des Affaires étrangères polonais, Zbigniew Rau, confiait au Figaro «sa grande surprise» face à la position pro-Poutine tranchée adoptée par le premier ministre hongrois, Viktor Orban. S’il restait diplomatique dans ses formulations, on le sentait choqué, presque peiné que la nation hongroise, «liée, rappelait-il, à la Pologne par des liens millénaires très spéciaux», puisse avoir autant divergé de sa sœur polonaise, dans leur vision de la menace russe. «Nos relations émotionnelles sont fortes, nous avons une histoire partagée de mille ans, avec une vraie fascination mutuelle», rappelait-il. Une histoire marquée par leur assujettissement commun au sein de la prison des peuples communistes et par leur expérience de soulèvements populaires contre Moscou: Budapest en 1956, et Varsovie en 1970, 1976 puis 1980.

Pour illustrer la force de cette expérience commune, Rau évoqua sa présence à une cérémonie de…" La suite sur lefigaro.fr (article payant)

La Commission européenne débloque 10 milliards d'euros de fonds européens gelés pour la Hongrie

"La Commission européenne a autorisé mercredi le déblocage de 10 milliards d'euros de fonds de cohésion pour la Hongrie, gelés depuis près d'un an en raison des coups portés par Budapest contre l'État de droit.

Les 10 milliards d'euros ne seront pas versés en une seule fois, mais par tranches progressives, en fonction des projets de développement présentés par le gouvernement hongrois.

Cette décision intervient dans un contexte politique de plus en plus tendu, alors que le Premier ministre, Viktor Orbán, intensifie sa campagne d'opposition pour empêcher l'ouverture des négociations d'adhésion avec l'Ukraine et bloquer un fonds spécial de 50 milliards d'euros destiné à soutenir le budget de ce pays déchiré par la guerre.

Ces trois questions seront au centre du sommet européen qui s'ouvre jeudi à Bruxelles." La suite sur euronews.com

Sommet européen : Alexander De Croo ne veut pas d'un "bazar hongrois" et appelle au dialogue

"Le Premier ministre belge Alexander De Croo a appelé au dialogue intra-européen mercredi, à la veille d'un sommet en vue duquel le Premier ministre Viktor Orban a fait monter les enchères, menaçant de bloquer des décisions cruciales pour l'Ukraine afin de décrocher des fonds européens pour son pays.

"Asseyons-nous pour parler directement ! Viktor Orban est mon voisin (à la table du Conseil). Il y a eu trop d'interviews ces derniers temps, trop de courriers rendus publics. Ce sommet ne peut pas devenir une sorte de bazar hongrois où l'on marchande ceci contre cela. Notre unité est cruciale aujourd'hui. Si l'on ouvre trop d'espace entre nos lignes, cet espace sera utilisé par ceux qui mènent aujourd'hui une guerre horrible en Ukraine", a déclaré M. De Croo, à son arrivée au sommet UE-Balkans occidentaux." La suite sur rtbf.be

La minorité hongroise d'Ukraine, pomme de discorde entre Orban et Zelensky

"Citant, entre autres, les droits de la minorité hongroise en Ukraine, le gouvernement de Viktor Orban continue de s'opposer à l'accession de son voisin à l'Union européenne, suscitant colère et incompréhension à Kiev.

A la veille du Conseil européen qui doit décider de l'ouverture des négociations d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne , la Hongrie se montrait toujours inflexible. Ce mercredi, le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a réitéré son opposition dans une interview au journal pro-gouvernemental « Mandiner ».

L'un des principaux sujets mis en avant par Budapest pour justifier son veto est la question des droits de la minorité hongroise d'Ukraine qui serait, selon le gouvernement nationaliste de Viktor Orban, persécutée par le gouvernement de Kiev.

Etudes en langue hongroise

La dispute a pris une urgence nouvelle à l'aune de l'ouverture du processus d'adhésion, mais elle n'est pas récente : forte d'environ 100.000 membres, la communauté hongroise d'Ukraine est principalement concentrée dans l'oblast de Transcarpathie, dans le sud-ouest du pays." La suite sur lesechos.fr

UE : la minorité hongroise d’Ukraine appelle Viktor Orban à appuyer Kiev

"Analyse
Les membres de la petite minorité hongroise d’Ukraine se trouvent pris entre deux feux, alors que Viktor Orban veut barrer la route de l’Union européenne à Kiev, invoquant les violations de leurs droits. Des représentants ukraino-magyars appellent Budapest à soutenir l’Ukraine lors du sommet européen du 14 décembre.

Le Conseil européen des 14 et 15 décembre est très attendu par les Ukrainiens, car il doit donner le feu vert aux négociations d’adhésion de l’Ukraine et décider d’une importante aide financière pour Kiev. Or Viktor Orban compte s’opposer à ces deux décisions. C’est dans ce contexte que des représentants de la minorité magyare établie en Transcarpatie, dans l’ouest de l’Ukraine, sont sortis du bois : dans une lettre ouverte adressée au premier ministre hongrois Viktor Orban et au président du Conseil européen Charles Michel, ils «exhortent vivement » les dirigeants de tous les États membres « à continuer de soutenir l’Ukraine sur la voie de l’intégration européenne ».

Une prise de position loin d’être anodine. Budapest a longtemps pris prétexte de lois restreignant les droits linguistiques de la minorité hongroise, forte de 165 000 ressortissants en Ukraine, pour faire obstruction au rapprochement de Kiev avec l’UE et l’Otan. Or, le Parlement ukrainien a voté vendredi, in extremis avant le sommet européen, une loi qui ouvre la voie à une révision des droits des minorités, en accord avec les recommandations du Conseil de l’Europe. « Le nouveau projet de loi adopté par le Parlement ukrainien reflète de manière significative..." La suite sur la-croix.com (article payant)

Reportage. Asotthalom, capitale de la colère hongroise contre les migrants

"Confrontée à un flux continu depuis l’été 2015, cette commune limitrophe de la Serbie ne cache pas sa frustration face à une crise qui perdure et qui est aggravée par les passeurs, malgré la double clôture barrant la frontière. Récit de l’hebdomadaire “Magyar Hang”. Le bruit métallique d’une échelle résonne. Nous entendons des morceaux d’une conversation en arabe et le bourdonnement d’un petit groupe. Une pince s’active. Chaque coup élargit le passage taillé sur le sommet de la clôture. Nous sommes couchés en silence derrière des broussailles, à quelques mètres de la barrière frontalière. Vingt policiers hongrois et slovaques et le garde champêtre d’Asotthalom, Sandor Nagy, nous accompagnent. Nous attendons qu’un groupe d’au moins 100 migrants franchissent la barrière pour que les policiers puissent les interpeller.

Nous assistons à la manœuvre par hasard. Un peu plus tôt, une équipe de policiers s’était approchée de nous en sortant des buissons. Les agents se méfiaient, mais le robuste et barbu garde champêtre avait sauvé la situation avec quelques paroles amicales. Sa fonction comptait aussi. Grâce à lui, nous avons pu être témoins de la lutte quotidienne et inégale entre la police et les passeurs.

Policiers attaqués

“Entre 1 500 et 2 000 migrants traversent les portions frontalières d’Asotthalom et Morahalom en une nuit. Enfin, c’est ce que voient les caméras, mais il y a des secteurs qui ne sont pas couverts. Et quand il y a du brouillard, elles ne valent rien”, affirme Sandor Nagy au début de notre tournée. Selon lui, attraper un dixième d’entre eux est une bonne opération pour les policiers, moins nombreux et moins bien armés que les passeurs. Les traces de la guerre silencieuse pour le contrôle du secteur sont partout. “De nombreux sentiers abondamment fréquentés mènent aux champs côté hongrois. Des bouts de bois, voire des bûches entières, traînent sur les barbelés en haut de la clôture. Les migrants les jettent sur les 4 × 4 des policiers ou leur balancent des briques”, explique le garde champêtre. Sur le chemin de patrouille, entre les deux barrières, le passage d’un pick-up de police à la vitre arrière détruite confirme les dires de Sandor Nagy.

Les assaillants utilisent des pierres dans le meilleur des cas, mais les passeurs afghans les jettent avec une précision redoutable, juge Nagy. Les passeurs se présentent régulièrement armés près de la clôture. “La semaine dernière, trois types avec des kalachnikovs escortaient un groupe de migrants. S’ils veulent vraiment qu’un groupe passe, ils s’en tapent que..." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

mercredi 13 décembre 2023

Prochaine rencontre des Mardis hongrois de Paris le 19 décembre 2023 à partir de 20 h au Café Le Zimmer

 

Prochaine rencontre

le mardi 19 décembre 2023
à partir de 20 h
au café Le Zimmer
1, place du Châtelet 75001 Paris
Métro : Châtelet
 
 
A legközelebbi összejövetel
2023 december 19.-én este 8-kor kezdődik
a Le Zimmer kávéházban
1, place du Châtelet 75001 Paris
Métro : Châtelet
 




 
 

Soirée des Mardis hongrois de Paris du 12 décembre 2023 dédiée aux beiglis de Noël

 


















Ils ont quitté l’Ukraine, ont rejoint Israël et désormais la Hongrie : ces réfugiés juifs qui ont fui deux guerres

"Après le déclenchement de l’invasion russe en Ukraine, plusieurs familles ont rejoint Israël, en quête de sécurité. Mais le déclenchement de la guerre contre le Hamas les a contraints à fuir de nouveau

Entendre le son devenu familier de tirs de roquettes, puis fuir encore : après l’attaque du Hamas, le rabbin Mendel Moscowitz n’a pas hésité. Il a repris la route et quitté le sud d’Israël, qu’il avait rejoint après l’invasion russe de l’Ukraine. Ce religieux de 33 ans a trouvé refuge avec sa famille en Hongrie, dans le camp « Machne Chabad », au bord du lac Balaton, qu’il connaissait déjà. Quand le mouvement islamiste palestinien Hamas a déclenché en octobre son assaut sur le sol israélien, les souvenirs de Kharkiv, cette grande ville du nord-est de l’Ukraine qu’il avait fuie en mars 2022 - le mois ayant suivi le début de l’offensive de l’armée russe -, ont resurgi.

« Nous ne savions pas où aller à l’époque. Finalement, nous avions choisi Israël, où vit la famille de ma femme », raconte-t-il. Il se croyait en sécurité jusqu’à ces attaques sans précédent dans lesquelles 1 200 personnes ont péri, suivies de représailles d’Israël dans la bande de Gaza dont le bilan provisoire est de plus de 18 200 morts. « Nous voulions éviter une nouvelle expérience traumatisante à nos cinq enfants », âgés d’un à neuf ans, « et nous sommes venus ici », poursuit le rabbin. Plus de 4 000 Ukrainiens ont quitté Israël dans les semaines qui ont suivi le choc du 7 octobre, selon des chiffres donnés par l’ambassade d’Ukraine sur place." La suite sur sudouest.fr

Salle de presse de la gouvernance démocratique

"Les acteurs des collectivités locales hongroises discutent le benchmark d'éthique publique

« Le comportement éthique et empathique est au cœur de la réponse des administrations locales à un contexte économique difficile », a déclaré Gergely Csiga, adjoint au maire du XIIIe arrondissement de Budapest, lors de l'ouverture d'un atelier sur l'éthique publique qui s'est tenu dans les locaux de la municipalité.

József Baracskai, maire de Zalaszentgrót, a ajouté que « la tâche la plus importante des dirigeants locaux est de fournir des services dans l'intérêt public ». Dans leurs remarques, les deux intervenants ont fait référence à l'obtention par leurs municipalités du Label européen d'excellence en matière de gouvernance (ELoGE) en novembre 2023.

L'atelier s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du benchmark d'éthique publique (PEB) pour les autorités locales en Hongrie. Souhaitant la bienvenue aux participants, Conrad Zellmann, chargé de projet au Centre d'expertise pour la bonne gouvernance du Conseil de l'Europe, a souligné le rôle de l'éthique dans l'instauration et le rétablissement de la confiance dans les institutions publiques, et a souligné les précédentes mises en œuvre du PEB dans d'autres Etats membres du Conseil de l'Europe." La suite sur coe.int

"Scandaleuse et trompeuse" : Věra Jourová dénonce la campagne anti-européenne de la Hongrie

"Věra Jourová, vice-présidente de la Commission européenne chargée des Valeurs, a publiquement critiqué la campagne anti-européenne en Hongrie, la qualifiant de trompeuse et remplie de "mensonges vérifiables".

"Cette campagne d'affichage est scandaleuse. Et cette campagne offense ma patronne Ursula von der Leyen, elle m'offense aussi, et je pense la plupart, si ce n'est, tous les membres du Collège" des commissaires. Les propos tenus mardi par la vice-présidente de la Commission européenne, Věra Jourová, sont clairs.

"Cela ne montre pas ce que nous appelons dans le jargon diplomatique européen une coopération sincère"." La suite sur euronews.com