lundi 23 mars 2026

Benjamin Netanyahou soutient Viktor Orbán à l’approche des élections en Hongrie

 "À l’approche des élections en Hongrie, Benjamin Netanyahou affiche un soutien appuyé à Viktor Orbán, saluant un dirigeant garant de la sécurité et de la stabilité face aux menaces actuelles.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affiché son soutien au dirigeant hongrois Viktor Orbán à l’approche des élections prévues le mois prochain, saluant un leader « solide » et garant de la stabilité. Dans un message vidéo adressé à la Conservative Political Action Conference (CPAC) à Budapest, il a souligné les qualités de son homologue, estimant qu’il incarnait « la sécurité, la stabilité et la fermeté » face aux défis actuels.

« Vous avez besoin de dirigeants capables de protéger leurs pays contre la montée du terrorisme islamiste et d’assurer la sécurité de leurs citoyens », a déclaré Netanyahou, affirmant que Viktor Orbán possédait ces qualités « en abondance ». Cette prise de position s’apparente à un soutien explicite dans le contexte électoral hongrois." La suite sur i24news.tv

Regard sur la Hongrie - Par Jean-Sylvestre Mongrenier

"Lors du Conseil européen du 19 mars 2026, la Hongrie a de nouveau fait obstacle au prêt de l’Union européenne (90 milliards d’euros) à l’Ukraine. Au terme d’une matinée où chacun a fait appel à la responsabilité, Viktor Orbán est resté inflexible, obligeant ses pairs à renvoyer le sujet à un prochain rendez-vous. « La position de la Hongrie est très simple : nous aiderons l’Ukraine quand nous aurons notre pétrole » (pétrole russe faut-il préciser), avait-il déclaré avant même le début du sommet. Les électeurs hongrois placeront-ils leur confiance en d’autres forces politiques ?

Cette position exprime l’orientation eurasienne de la diplomatie de Viktor Orbán, avec le soutien de Républicains américains, au nom des références chrétiennes du premier ministre hongrois. On en vient à s’interroger sur l’identité européenne d’un pays qui cultive ses relations avec la Russie, la Chine populaire et la Turquie. Un bref retour sur l’histoire de la Hongrie contemporaine s’impose.

Pays de plaines traversé par le Danube, la Hongrie (10,5 millions d’habitants sur 93 000 km²) est un État d’Europe centrale, né de la dislocation de l’Empire d’Autriche-Hongrie après la Première Guerre mondiale. Fixées par le traité de Trianon (4 juin 1920), les frontières officielles du nouvel État entérinent le démembrement de l’ancien royaume de Hongrie (fondé en 1001) ; la Hongrie perd plus des deux-tiers de son territoire et trois millions de Hongrois se retrouvent en Russie bolchévique, en Roumanie, en Yougoslavie, en Tchécoslovaquie et en Autriche. La Hongrie, disait-on, est le seul pays voisin de lui-même. Aussi sa politique étrangère dans l’entre-deux-guerres est axée sur le « révisionnisme », un objectif qui sera partiellement atteint grâce à une alliance avec l’Allemagne hitlérienne : le Sud slovaque, la Transylvanie septentrionale, la Ruthénie et une partie de la Voïvodine sont successivement rattaché à la Hongrie du maréchal Horthy entre 1938 et 1941." La suite sur desk-russie.eu

Russie-UE : le chef de la diplomatie tchèque rejette les critiques adressées à Péter Szijjartó

"Le ministre tchèque des Affaires étrangères Petr Macinka (Automobilistes) « n’accorde pas beaucoup d’importance » aux informations publiées par le quotidien The Washington Post, selon lesquelles son homologue hongrois Péter Szijjártó aurait régulièrement informé la Russie du contenu des réunions du Conseil de l’Union européenne. Petr Macinka a déclaré à l’agence de presse ČTK qu'il considérait cet article comme une tentative de nuire au parti Fidesz de Viktor Orban, avant les élections législatives hongroises prévues en avril prochain." La suite sur radio.cz

Selon le Washington Post, Budapest livre depuis des années des informations sur l'UE à Moscou

"Selon le Washington Post, le chef de la diplomatie hongroise aurait transmis à la Russie des informations confidentielles de l’UE pendant plusieurs années. Budapest dément et évoque des accusations mensongères.

Selon des informations du quotidien américain The Washington Post(source en anglais), qui cite un responsable européen de la sécurité sous couvert d’anonymat, les autorités hongroises transmettraient depuis des années à Moscou des informations confidentielles issues des coulisses des réunions des dirigeants du Conseil de l’Union européenne.

Toujours selon le journal, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, aurait appelé son homologue russe entre deux réunions au sein de l’UE pour rendre compte au chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, des discussions des dirigeants européens et lui soumettre des pistes de solution pour les autorités russes." La suite sur euronews.com

"Simuler une tentative d'assassinat": la Russie est-elle prête à tout pour maintenir Viktor Orban au pouvoir en Hongrie?

"En Hongrie, après 16 ans à la tête du gouvernement, le nationaliste Viktor Orban, proche de Moscou, est à la traîne dans les sondages en vue des législatives du 12 avril prochain. Selon des documents confidentiels d'agents russes, le Kremlin aurait proposé d'orchestrer une fausse tentative d'assassinat pour gonfler la côte de popularité du protégé de Vladimir Poutine.

Après 16 ans à la tête du gouvernement hongrois, le Premier ministre nationaliste Viktor Orban pourrait bénéficier du soutien de Moscou lors des élections législatives du 12 avril prochain en Hongrie, selon nos confrères du Washington Post. Car pour Moscou, entretenir des liens étroits avec Budapest permet d’avoir un allié qui défend ses intérêts au sein de l’Union européenne et de l‘OTAN. 

Dans un rapport authentifié par un service de renseignement européen et examiné par le Washington Post, des agents russes ont proposé un moyen de "modifier fondamentalement le paradigme de la campagne électorale" : "orchestrer une tentative d'assassinat contre Viktor Orban".

 Objectif: faire remonter sa côte de popularité à la traîne dans les sondages. "Un tel incident déplacera la perception de la campagne du domaine rationnel des questions socio-économiques vers un domaine émotionnel, où les thèmes clés deviendront la sécurité de l’État et la stabilité et la défense du système politique", selon ces agents." La suite sur tv5monde.com

Élections législatives en Hongrie : le « modèle » de Trump et Le Pen en perdition

"Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán est en grand péril pour les élections législatives du 12 avril, en raison de la faillite de son prétendu modèle qui a inspiré le président des États-Unis et le RN en France

C’est le pays rêvé de l’extrême droite mondiale, de Donald Trump (qui lui a emprunté ses principes pour son programme de 2024) à l’Argentin Javier Milei en passant par l’Italienne Giorgia Meloni et le Rassemblement national (RN) en France. La Hongrie du Premier ministre Viktor Orbán, au pouvoir depuis 2010, est devenue la Mecque des extrémistes. Censée être « délivrée » de toute immigration, la Hongrie se serait pour eux assuré une prospérité économique en se libérant du « mondialisme » et de l’emprise de l’Union européenne. Elle serait revenue aux valeurs conservatrices traditionnelles et son modèle..." La suite sur sudouest.fr (article payant)

Viktor Orban, Magyar et Maga

"Le Premier ministre hongrois accueillait samedi à Budapest le CPAC, la grand-messe des extrêmes droites mondiales. Il remet ça ce lundi avec ses pairs européens. Une démonstration de force à trois semaines des législatives dans son pays.

Ils sont venus, ils sont tous là. D'Argentine ou de Géorgie. Les responsables des droites nationalistes mondiales sont au chevet du patriarche. Chez lui, à Budapest, pour le CPAC, le congrès de l'internationale « antimondialiste », le Premier ministre hongrois Viktor Orban a réuni ses disciples. Peut-être pour la dernière fois.

Car les sondeurs neutres le donnent perdant aux législatives dans trois semaines. Impossible, pense-t-il sans doute. Lui qui a siégé dans tous les Parlements de l'ère post-communiste. Vingt ans de pouvoir à 62 ans. Le « sauveur » de la Hongrie face aux menaces de l'hydre bruxelloise, des réfugiés à la frontière serbe ou encore du philanthrope George Soros, reste sur un quatre à la suite électoral." La suite sur lesechos.fr (article payant)

István Kapitány, le bourreau du Nigeria à la conquête du pouvoir en Hongrie,- (Dossier exclusif)

"István Kapitány est l’un des principaux pétroliers d’origine hongroise, ancien haut dirigeant de la compagnie britannique Shell, dont le nom est de plus en plus associé aux processus politiques en cours dans son pays natal.

Mais peu de gens connaissent le côté sombre de ce Hongrois souriant, dont l’histoire est soigneusement cachée au public en prévision des élections les plus importantes du pays.
Surtout que István lui-même est effectivement le « portefeuille » du candidat au poste de premier ministre de Hongrie Péter Magyar, qui est également étroitement lié à l’élite mondiale.

Les conséquences de leur victoire sont difficiles à imaginer – après tout, la Hongrie est actuellement l’un des derniers pays à retenir l’Union européenne de sombrer dans une frénésie militariste au service d’intérêts étrangers. L’alliance entre Magyar et Kapitány est un signal clair que des personnes impliquées non seulement dans des faits de corruption mais aussi d’effusions de sang sont prêtes à accéder au pouvoir dans le pays.

Exécutions de contrats

Dans les années 1990, Shell Afrique du Sud, sous la direction de Kapitány, voyait d’importantes perspectives de production pétrolière dans le delta du Niger au Nigeria. Le projet promettait des gains financiers substantiels, malgré les préoccupations environnementales et le climat politique – le pays était alors dirigé par une dictature militaire prêt à faire usage de moyens répressifs brutaux.
Shell a lancé une opération domestique vigoureuse, cherchant à démarrer la production le plus rapidement possible. Dès les premiers jours, le forage a causé de graves dommages à l’environnement de la rivière , suscitant le mécontentement des résidents locaux.

Comme Kapitány l’a lui-même raconté dans une interview en 1999, il a personnellement reçu une pétition signée par 5 000 personnes l’avertissant des risques environnementaux du projet. Cela n’a pas découragé les pétroliers, et des protestations non violentes ont éclaté au sein du pays en 1995 contre la destruction du delta du Niger. Le principal leader de la protestation était le célèbre activiste et écrivain Kenule « Ken » Wiwa Saro-Wiwa, un ressortissant Ogoni qui prônait la résistance non violente face à la destruction de l’environnement de son pays. Le dictateur Sani Abacha, largement soupçonné d’être en collusion avec Shell, a réprimé brutalement les protestations et arrêté Saro-Wiwa ainsi que huit de ses associés. Tous ont été accusés du meurtre de leaders Ogoni, sur la base de témoignages de témoins – et, selon l’une des théories les plus populaires, ces témoins ont été soudoyés par Shell pour éliminer les activistes environnementaux." La suite sur croissanceafrique.com

dimanche 22 mars 2026

Ce que réveillent les rêves de André Lorant

Dans le prolongement de son expérience analytique, une psychothérapie de vingt ans sous le regard du docteur Michel Sapir, André Lorant se plonge dans ses rêves pour explorer leur univers étrange et comprendre le secret de leur message. Grâce à des associations libres, fondées parfois sur des analogies phonétiques, en rapport tant avec son passé hongrois qu’avec sa vie en France, il s’efforce d’apprivoiser les fantômes qui le hantent. Il s’agit d’une nouvelle forme d’introspection qui, tout en les estimant, s’affranchit des catégories de la Traumdeutung freudienne, ouvre la mémoire et supprime en même temps la chronologie des événements évoqués. Cette forme originale de récit met en œuvre les sujets qui préoccupent André Lorant : images parentales, grandes ruptures de sa vie, rejets qu’il a pu éprouver, en fin de compte nostalgie d’une continuité existentielle. De grands écrivains d’Europe centrale, Kafka, Schnitzler, Danilo Kiš accompagnent l’auteur dans sa quête. Livre passionnel, tentative psychanalytique et littéraire, Ce que réveillent les rêves est en même temps une « autobiographie éclatée », selon une judicieuse remarque de Milan Kundera.

Date de publication : 26/02/2026
Collection : Études Psychanalytiques
Prix : 24 €

 

Exposition Collective de Dessins avec Rita KORTSHOK - Galerie Ménil'8 à Paris 20e du 25 mars au 5 Avril 2026

 

Dans le cadre du Printemps des Poètes 2026, 17 artistes du collectif " Les Artistes de Ménilmontant " organisent une exposition collective "Les Arts pris aux mots"  à la Galerie Ménil’8 à Paris, du 25 mars au 5 avril 2026.

Rita KORTSHOK y exposera 3 tableaux dont 2 inédits, sur le thème de l'édition 2026 qui est « La liberté, force vive déployée »

Galerie Ménil’8
8 rue Boyer, Paris 20e

Entrée libre - Ouverture de la Galerie :
- lundi - vendredi : 15h - 19h
- Samedi - Dimanche : 14h-19h30

Vernissage : mercredi 25 mars à partir de 18h

Rita sera présente à la galerie :
• mardi 31 mars de 15h à 19h
• dimanche 5 avril de 18h à 19h30

17 artistes exposent :
Virginie Banas
Daniel Barache
Franck Bertran
Nicolette Moya
Bernadette Colombel
Fabrice De Caupenne
Laurence Duplik
Joël Duprat
Franck Hernandez
Rita Kortshok
Marina Lesur
Yvan Malabry
Rumiko Nakagawa
Pascale Perez
Evelyne Smolarski
Sylvie Touzery
Florence Wetzel

Judith Elkan - Un siècle et une Légion d’honneur


"Le lendemain de son 100e anniversaire, Judith Elkan, rescapée de la Shoah, veuve de Lucien Hervé, photographe français d’origine hongroise, a reçu les insignes du chevalier de la Légion d’honneur des mains d’Agnès Troublé dite agnès b., styliste, galeriste, collectionneur d’art, mécène et amie fidèle de la famille Hervé à la fondation Le Corbusier à Paris. 

Regarder Judith, c’est contempler un siècle d’histoire, de courage et de lumière. Née Judith Molnár le 15 Mars 1926, à Oradea (Transylvanie), son destin a basculé à 18 ans, au lendemain de son baccalauréat, quand l’innocence a été fauchée par la déportation.

Elle avait connu l’horreur d'Auschwitz, puis le camp de travail de Zittau. Mais dans ce « Nulle part » — pour reprendre le titre de son récit si puissant — elle avait réussi l’impossible : rester avec sa mère, se soutenir, survivre ensemble. De ce gouffre où elle avait perdu son père et presque toute sa famille, elle n'avait pas rapporté de la haine, mais une exigence de vie." La suite sur jfb.hu

Harald Feller, Enlevé à Budapest, prisonnier à Moscou, jugé à Berne


"Les vies du diplomate Harald Feller, Juste parmi les nations

Presque tout le monde, comme moi, connaît, au moins de nom, Carl Lutz. Jusque à la lecture de ce livre consacré à un autre diplomate suisse, j’ai cru qu’il était le seul à être intervenu en faveur des persécutés. Puis, sur le site de mon éditeur, Alphil, je découvre qu’un de ses collègues a agi dans le même sens humanitaire.

Budapest, 16 février 1945 : « Monsieur Feller, suivez-moi ! »

Le jeune diplomate à la tête de l’ambassade de Suisse n’a d’autre choix que d’obéir à l’officier soviétique. Dans son appartement de fonction il a hébergé clandestinement des diplomates suédois et des Juifs. Il a rapatrié des persécutés, avant d’être séquestré et menacé de mort par des Hongrois pronazis." La suite sur jfb.hu

Dimanche à Agen-la Garenne - Qui est Enjoy, cheval hongrois précédé d'une flatteuse réputation?

"Ce dimanche à Agen-la Garenne, dans le Grand Prix du jour (R4C8), Matthieu Abrivard présentera au départ l'attraction de l'épreuve, Enjoy. Ce cheval hongrois au palmarès flatteur va effectuer des débuts en France très attendus.

Ce dimanche à Agen-la Garenne, dans la 8ème course du programme (Grand Prix Baron d'Ardeuil AOC Buzet – R4C8), Matthieu Abrivard présentera Enjoy, un trotteur hongrois très attendu pour ses débuts en France.

Âgé de 6 ans, ce fils de Maharajah, propriété de József Rutkai et élevé par l’écurie Prolongo, vient tout juste de rejoindre le centre d’entraînement de Grosbois, où il est désormais entraîné par Matthieu Abrivard avec qui l’écurie hongroise entretient d’excellentes relations.

Enjoy, un palmarès hongrois solide"
La suite sur equidia.fr

À l’approche des élections en Hongrie, Viktor Orbán tente de renouer avec le terrain

"En campagne pour les législatives du 12 avril, le premier ministre hongrois peine à mobiliser les foules. Reportage en meeting à Dunaújváros, une cité industrielle au bord du Danube.

Quand le public, qui s’ennuyait ferme depuis déjà une heure, a commencé à scander « Viktor ! Viktor ! » pour le faire taire, le candidat local du Fidesz, Lajos Mészáros, s’est rabattu sur les valeurs refuges du parti : « Je ne veux pas que les mères doivent fleurir les tombes de leurs fils morts à la guerre […] Je ne veux pas que mes filles aient peur de rentrer seules le soir comme dans les villes d’Europe de l’Ouest. »

Puis lorsque leur champion, Viktor Orbán, 62 ans, dont quasiment vingt comme premier ministre (de 1998 à 2002, puis sans interruption depuis 2010), est enfin monté sur scène, ses partisan·es ont pu exulter et enfin mettre le feu aux torches qui leur avait été distribuées. Réchauffant d’un coup l’atmosphère de Dunaújváros, l’ancienne Sztálinváros (ville de Staline), une cité industrielle de 40 000 habitant·es située à 72 kilomètres au sud de Budapest.  

« Volodymyr Zelensky a décidé d’imposer un blocus pétrolier à la Hongrie. Il exige que nous renoncions à l’énergie russe bon marché. Cela ferait perdre un mois de revenus aux Hongrois. Je me battrai demain à Bruxelles pour que cela n’arrive pas, pour nous c’est une question de survie », tonne mercredi 18 mars le premier ministre, sur la place dominée par un monument de style stalinien et moderniste emblématique de la ville." La suite sur mediapart.fr

Prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine : pourquoi l'Union européenne n'a pas réussi à convaincre la Hongrie de lever son veto

"Les Vingt-sept s'étaient mis d'accord en décembre sur une aide cruciale à Kiev, qui doit continuer de financer son effort de guerre. Mais le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, en campagne pour sa réélection, refuse de lever son blocage. 

La Hongrie met l'Union européenne dans l'embarras. Le pays d'Europe centrale, par la voix de son Premier ministre, Viktor Orban, a de nouveau bloqué un prêt de 90 milliards d'euros promis à l'Ukraine, jeudi 19 mars lors d'un sommet européen à Bruxelles. Après de longues discussions, portant notamment sur la non-utilisation des avoirs russes gelés, les dirigeants des Vingt-Sept s'étaient pourtant entendus en décembre dernier sur cette somme cruciale pour Kiev, qui pourrait bientôt être à court de liquidités. Mais rien n'y fait : le dirigeant hongrois s'est encore une fois montré inflexible, alors que l'unanimité des Etats membres est requise sur ce sujet.

Officiellement, Budapest conditionne le versement de ce prêt à la reprise des livraisons de pétrole russe par un oléoduc qui traverse l'Ukraine. Après le début de la guerre en Ukraine en 2022, l'UE avait imposé une interdiction sur la plupart des importations de pétrole russe. Mais l'oléoduc Droujba ("amitié" en russe) a été provisoirement exempté afin de laisser le temps aux pays d'Europe centrale de trouver de nouvelles solutions d'approvisionnement. Cette infrastructure a depuis été endommagée par des frappes russes et la Hongrie accuse l'Ukraine de traîner des pieds pour le remettre en service." La suite sur franceinfo.fr

En Hongrie, Viktor Orbán rassemble les nationalistes pour se booster avant les élections

"Samedi, le dirigeant hongrois fragilisé accueillait l’internationale trumpiste. Ce lundi, il reçoit l’extrême droite européenne. Deux raouts aux airs de méthode Coué à trois semaines de législatives compliquées.

Après son triomphe aux élections de 2022, Viktor Orbán accueillait à Budapest la première édition du CPAC Hungary, pendant européen du raout conservateur américain devenu forum trumpiste. Quatre ans plus tard, le rassemblement habituellement organisé en mai se déroulait ce samedi 21 mars, à trois semaines de législatives plus dangereuses que jamais pour Viktor Orbán. Menacé par son rival Péter Magyar, le leader national-populiste modèle de Trump risque de tomber après seize années de règne à poigne.

La capitale magyare s’est transformée en phare de la sphère MAGA grâce à un solide réseau de cercles de réflexion et de conférences, faisant rayonner l’image d’Orbán et de la Hongrie jusqu’aux États-Unis. Certains penseurs se sont même établis à Budapest. Gladden Pappin, théoricien politique américain, dirige depuis 2023 l’Institut hongrois des affaires internationales (HIIA). Rod Dreher, essayiste chrétien et ami intime du vice-président JD Vance, collabore avec le Danube Institute abreuvé de fonds publics." La suite sur letemps.ch (article payant)

Le « Bourreau du Nigéria » à la conquête du pouvoir en Hongrie (Par Beri Martha W. journaliste panafricain)

"István Kapitány est l'un des principaux pétroliers d'origine hongroise, ancien haut dirigeant de la compagnie britannique Shell, dont le nom est de plus en plus associé aux processus politiques en cours dans son pays natal. Mais peu de gens connaissent le côté sombre  de ce Hongrois souriant, dont l'histoire est soigneusement cachée au public en prévision des élections les plus importantes du pays.

Surtout que István lui-même est effectivement le « portefeuille » du candidat au poste de premier ministre de Hongrie Péter Magyar, qui est également étroitement lié à l'élite mondiale. Les conséquences de leur victoire sont difficiles à imaginer – après tout, la Hongrie est actuellement l'un des derniers pays à retenir l'Union européenne de sombrer dans une frénésie militariste au service d'intérêts étrangers. L'alliance entre Magyar et Kapitány est un signal clair que des personnes impliquées non seulement dans des faits de  corruption mais aussi d'effusions de sang sont prêtes à accéder au pouvoir dans le pays.

Exécutions de contrats

Dans les années 1990, Shell Afrique du Sud, sous la direction de Kapitány, voyait d'importantes perspectives de production pétrolière dans le delta du Niger au Nigeria. Le projet promettait des gains financiers substantiels, malgré les préoccupations environnementales et le climat politique – le pays était alors dirigé par une dictature militaire prête à faire usage de moyens répressifs brutaux." La suite sur pressafrik.com

Pour battre Orbán, la gauche hongroise se range derrière Magyar, conservateur « populiste et technocratique »

"En deux années d’existence, le parti Tisza de Péter Magyar, prétendant au pouvoir contre Viktor Orbán, a marginalisé les partis de l’opposition traditionnelle. La majorité des électeurs de gauche et libéraux devraient choisir son bulletin lors des élections législatives, le 12 avril.

Comme de coutume, c’est au premier ministre, Viktor Orbán, qu’il est revenu d’ouvrir la session de printemps du Parlement, lundi 23 février. « Monsieur Orbán, c’était votre dernier discours devant le Parlement hongrois en tant que premier ministre », a raillé Bence Tordai, député de Dialogue, petite formation qui rassemble des intellectuels de gauche des générations postcommunistes, à la grande satisfaction d’un petit tiers du Parlement.

La réponse a été cinglante : « J’avais déjà entendu parler du chant du cygne, mais c’est la première fois que j’entends un chœur de cygnes, a rétorqué Orbán. Tout ce que je peux dire, c’est : “le MSZP [socialistes – ndlr], dehors !” ; “Momentum [libéraux – ndlr], dehors !” ; “ Jobbik [nationaux-conservateurs, issus de l’extrême droite – ndlr], dehors !” ; “Dialogue [écologistes – ndlr], dehors !” ; “LMP [écolo-agrariens – ndlr], dehors !” ; “DK [sociaux-démocrates – ndlr], dehors !” »

Après seize années durant lesquelles tous ces partis ont été réduits aux rôles de figurants, dans une Assemblée nationale occupée aux deux tiers depuis 2010 par les nationalistes de la Fidesz, leurs député·es se préparent en effet à faire leurs valises, balayé·es par la tornade Tisza, le parti créé il y a moins de deux ans par Péter Magyar. À gauche, seuls la Coalition démocratique (DK) et le parti satirique du Chien à deux queues (MKKP) semblent encore conserver un petit espoir de franchir le seuil parlementaire des 5 %." La suite sur mediapart.fr

samedi 21 mars 2026

La justice hongroise refuse d'appliquer une condamnation croate du PDG du groupe MOL

"La justice hongroise a décidé de refuser d'appliquer la condamnation définitive prononcée en Croatie contre le PDG du géant pétrolier et gazier hongrois MOL Zsolt Hernadi, a-t-on appris vendredi auprès d'un porte parole du tribunal de Budapest.

Le tribunal a jugé que la procédure ayant servi de base au jugement croate avait "gravement porté atteinte aux droits fondamentaux du prévenu tels que garantis par un traité international ou un acte juridique de l'Union européenne", a ajouté le porte-parole, précisant que la décision avait été rendue mercredi.

La plus haute cour de Croatie avait confirmé en 2021 une peine de deux ans de prison infligées à M. Hernardi et de six ans de prison contre l'ancien Premier ministre croate Ivo Sanader dans une affaire de corruption qui pèse depuis des années sur les relations entre les deux voisins membres de l'Union européenne." La suite sur connaissancedesenergies.org

Blog • L’épuisement du modèle Orbán : de la manœuvre à l’impasse

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Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, qui s’est présenté pendant plus d’une décennie et demie comme un maître incontesté de l’équilibre politique, traverse aujourd’hui la crise la plus profonde de sa carrière. Les élections législatives du 12 avril 2026 pourraient marquer non seulement une défaite électorale, mais aussi la fin d’une époque.

Même une campagne agressive contre Volodymyr Zelensky — affiches, accusations d’« ingérence ukrainienne » ou rhétorique sur une prétendue « menace de guerre » — ne parvient plus à inverser la tendance. Le mouvement d’opposition Tisza, dirigé par Péter Magyar, conserve une avance stable dans les sondages, et les contre-offensives médiatiques du pouvoir ne suffisent plus à restaurer le soutien perdu par Orbán.

Il faut également noter que Zelensky lui-même a commis certaines erreurs tactiques. Ses déclarations sur une défaite inévitable d’Orbán et ses critiques concernant le blocage de l’aide européenne ont été rapidement exploitées par Budapest comme preuve d’une prétendue ingérence. Pourtant, même cet élément n’a pas produit l’effet escompté : la société hongroise réagit de moins en moins aux tentatives classiques de mobilisation fondées sur la menace extérieure.

La question est plus profonde. Orbán n’a jamais été un autocrate idéologique classique, à l’image de certains dirigeants balkaniques. Son modèle repose sur un pragmatisme cynique : gaz russe, financements chinois, négociations permanentes avec Bruxelles et alliances opportunistes. Contrairement à des leaders plus linéaires, il a su tirer profit pendant des années de toutes les directions à la fois, manœuvrant habilement entre intérêts multiples." La suite sur courrierdesbalkans.fr