









102 minutes, VO hongroise, sous-titré en français Au cœur d'un milieu rural en proie à des changements difficiles, la jeune Mari Pataki, paysanne humble mais prometteuse, se voit refuser tout contact avec son amoureux, par son père. En effet, celui-ci tient avant tout au travail de la terre et à la fortune future. Il décide donc de la marier à un homme vieux, mais riche, avec qui il fait des affaires : « La terre se marie avec la terre » dit-il, et ceci semble être l'inflexible loi des paysans hongrois. Mais le jeune amoureux est prêt à braver tous les obstacles afin de garder l'amour de Mari.
Un petit carrousel de fête exprime avec une étonnante force poétique la victoire de l'amour sur les contraintes imposées par une société encore trop attachée à des traditions sévères. Nominé à la Palme d’Or à Cannes en 1956, le film lança la brillante carrière cinématographique du réalisateur Zoltán Fábri.
« Voici enfin, a toutes fins utiles mon palmarès personnel : Grand prix : Un petit carrousel de fête. Prix de la meilleure interprétation : Mari Törőcsik pour Un petit carrousel. » (François Truffaut, Festival de Cannes. Un palmarès ridicule, Arts, 16-22 mai 1956)
Entrée : 5 / 3 €
Zoltán Fábri (1917-1994)
« Le nom de Zoltán Fábri est resté emblématique d’une génération de cinéastes confrontée après 1950 aux contraintes du réalisme socialiste et ayant tenté de s’immiscer dans quelques espaces de liberté de l’époque. Après avoir suivi une voie très classique, diplômé en 1938 de l’Ecole nationale des Beaux Arts, il suit de 1938 à 1941 les cours de l’Ecole nationale des Arts du spectacle ; à partir de 1950, il devient conseiller artistique pour des films de fiction. Sa carrière, de 1952 à 1982, reste relativement académique, marquée par le réalisme social d’avant guerre et le néoréalisme italien […] A partir de 1954, grâce notamment à Quatorze vies en danger (Életjel), il met en œuvre une esthétique nouvelle. Son film le plus réussi, Vingt heures, réalisé en 1965, amorce une rupture avec les normes staliniennes de l’époque, pour traiter de la révolution de 1956 avec une liberté de forme et de ton presque inédites. Avec Merry-Go-Round [Un petit carrousel de fête] (Körhinta, 1955, avec en vedette Mari Törőcsik, qui tiendra aussi le rôle principal dans Anna la douce), il obtient un succès international, le film est accueilli triomphalement à Cannes et plébiscité tant par le public que par la critique. »
Katalin Por : Anna la Douce de Zoltán Fábri, un exemple de réécriture de l’histoire, Théorème, numéro 7, « Cinéma hongrois, le temps et l’histoire », juin 2003, pp.65-75
Institut Hongrois de Paris, 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Tél. : 01 43 26 06 44
Métro: Saint-Sulpice ou Mabillon
Bus: 58, 84, 89
info@instituthongrois.fr
http://www.instituthongrois.

Atelier d’István Beöthy
L’un des sculpteurs et théoriciens les plus marquants du XXe siècle, István Beöthy s’installe en France en 1926 après avoir fait ses études à l'Ecole des Beaux-Arts de Budapest. Membre fondateur puis vice-président du groupe "Abstraction-Création" de 1932 à 1936, il fait sous l'égide de ce groupe une exposition particulière en 1934. En 1938, il organise la première exposition d'art abstrait franco-hongrois à Budapest. En 1939, la maison Chanth publie son livre sur La Série D'Or. En 1941, il participe à l'organisation de la première exposition intitulée "Les Réalités Nouvelles" à la Galerie Charpentier. En 1946 il devient membre fondateur du Salon du même nom, puis prend le poste de vice-président.
Historienne de l’art, lauréate du Prix Széchenyi, Krisztina Passuth est l’auteur d’une monographie sur István Beothy (Editions Enciklopédia, 2010, Budapest).
Entrée libre
Institut Hongrois de Paris, 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Tél. : 01 43 26 06 44
Métro: Saint-Sulpice ou Mabillon
Bus: 58, 84, 89
info@instituthongrois.fr
http://www.instituthongrois.
"La police hongroise a interpellé cinq personnes après le mouvement de panique qui a coûté la vie à trois jeunes filles dans une discothèque bondée de Budapest ce week-end. Trois mille personnes se trouvaient dans cet établissement, autorisé à n'en accueillir que 300.
Les interpellations touchent "trois organisateurs et deux propriétaires des locaux", a déclaré le ministre Sandor Pintér à la presse." La suite sur romandie.com

Attila József : Ni père ni mère. Traduit et présenté par Guillaume Métayer. Editions Sillage, 2010
Une lecture par András Kányádi enseignant à l'INALCO, Paris
"Nombreux sont les traducteurs à avoir abordé les poèmes d’Attila József (1905-1937), le poète hongrois peut-être le plus influent de ce dernier demi-siècle dans la littérature magyare, auteur qu’on n’arrête pas de redécouvrir sans jamais l’avoir vraiment oublié. Rappelons brièvement les dates, les traducteurs et les lieux des volumes parus en français: 1948 (Lallemand, Hongrie), 1955 et 1961 (collectifs, France), 1997 (Kardos, France), 1998 (Timár, Hongrie), 2005 (Kassai-Sicre, France et Gorilovics-Andréoli, Hongrie), 2008 (Rády, France). Parmi ceux qui ont essayé de le traduire (transposer, adapter, transcrire), on distingue quatre catégories : les Français, n’ayant aucune ou très peu de connaissances du hongrois mais se servant des versions brutes des magyarophones ; les Hongrois, ayant un excellent niveau de français mais préférant le contrôle d’un locuteur natif ; les Hongrois, croyant avoir un excellent niveau de français au point de ne plus ressentir le besoin de ce contrôle et enfin, des Français ayant de bonnes connaissances du hongrois et une excellente maîtrise de la langue maternelle." La suite sur lepetitjournal.com