mercredi 1 avril 2026

Collusion entre la Russie et la Hongrie : un enregistrement accablant pour la diplomatie hongroise

"Le média d’investigation « The Insider » a publié, mardi, l’enregistrement d’une conversation téléphonique dans laquelle le ministre hongrois des affaires étrangères promet notamment à son homologue russe de retirer de la liste des sanctions européennes la sœur de l’oligarque Alicher Ousmanov. 

Si la Hongrie est suspectée depuis longtemps d’agir comme un cheval de Troie de la Russie dans l’Union européenne (UE), c’est la première fois qu’un enregistrement aussi accablant est rendu public. Dans une conversation téléphonique publiée mardi 31 mars par le média d’investigation The Insider, le ministre hongrois des affaires étrangères, Péter Szijjarto, affiche sa déférence envers son homologue russe, Sergueï Lavrov, en discutant des sanctions prises au niveau européen en représailles de l’invasion de l’Ukraine.

Cet échange, qui remonte au 30 août 2024, confirme les révélations du Washington Post, qui a affirmé, le 21 mars, que la Hongrie, depuis des mois, rapportait à Moscou toutes les discussions autour de la table du Conseil, à Bruxelles. Dans cet échange téléphonique, on entend d’abord le ministre hongrois, qui s’est rendu 16 fois à Moscou depuis 2022, s’inquiéter du fait de savoir « s[’il a] dit quelque chose de mal » dans les médias russes après une nouvelle visite sur place, avant de discuter avec Sergueï Lavrov de la liste des..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Face au cas Orban, jugé trop proche du Kremlin, les Européens restent démunis

"Alors que le premier ministre hongrois, proche du Kremlin, met son veto à une nouvelle aide à l’Ukraine, les Européens font le pari que leurs relations avec Budapest rentreront dans l’ordre après les élections législatives du 12 avril.

La scène a été photographiée dans la salle du Conseil européen, à Bruxelles, le 19 mars. Au premier plan, Viktor Orban se tient debout, les bras écartés, posés sur un bureau. Il toise ses vingt-six homologues, assis, un peu plus loin, autour d’une grande table ovale, en train de suivre sur un écran l’intervention de Volodymyr Zelensky. Certes, le premier ministre hongrois se lève régulièrement pendant les réunions pour s’étirer, car il souffre du dos.

Mais, cette fois, confie-t-on au Conseil, il est resté « hors champ » pendant tout l’échange avec Kiev, afin que les caméras ne puissent renvoyer son image au président ukrainien. Le message était clair : pas question que Budapest apporte son soutien au prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, alors que les Vingt-Sept, y compris la Hongrie, s’y étaient unanimement engagés, le 19 décembre 2025.

En revenant sur sa parole, Viktor Orban a franchi « une ligne rouge », et c’est « inacceptable », a, depuis, martelé le président du Conseil européen, Antonio Costa. Ce revirement − un « acte flagrant de déloyauté », a jugé le chancelier allemand, Friedrich Merz ; une « trahison », a tranché le premier ministre finlandais, Petteri Orpo − a exaspéré à Bruxelles, comme dans la plupart des capitales européennes. Les révélations qui ont suivi, selon lesquelles le ministre des affaires étrangères hongrois, Péter Szijjarto, informe son homologue russe, Sergueï Lavrov, de tout ce qui se passe dans les arcanes bruxellois et tente parfois d’y défendre les intérêts de..." La suite sur lemonde.fr (article payant)