mercredi 30 septembre 2020

Hongrie. Le compte officiel Twitter du gouvernement de Viktor Orban suspendu

"Le réseau social a suspendu le compte officiel du gouvernement hongrois « sans avertissement ni explication » a indiqué son porte-parole.

Le compte Twitter officiel du gouvernement hongrois a été suspendu par le réseau social, a annoncé, mercredi, le porte-parole du gouvernement, Zoltan Kovacs. « Il semble que soit arrivé ce nouveau joli monde, dans lequel les géants de la technologie font taire ceux qui ont des opinions différentes. Nous avons pris les mesures nécessaires et attendons une explication officielle de Twitter », a-t-il ajouté.

« Ceci est extrêmement intéressant compte tenu du fait que la Commission européenne va publier aujourd’hui son premier rapport sur l’État de droit », a estimé Zoltan Kovacs." La suite sur ouest-france.fr

 

Pacte migratoire : Orban en veut toujours plus

" La réforme du droit d'asile de la Commission européenne compose avec les pays rétifs à l'accueil, comme la Hongrie, qui restent pourtant mécontents.

Et en plus, il fait la fine bouche ! Avec son "Pacte européen pour la migration et l'asile", la Commission a fait une concession de taille à Viktor Orban en abandonnant le principe des quotas d'accueil de demandeurs d'asile. Mais voilà, comme ses homologues polonais et tchèque, le dirigeant hongrois n'est toujours pas satisfait. Car il subsiste, dans cette réforme, une obligation - théorique - d'accueillir des réfugiés. A deux conditions qui doivent se cumuler. 1) Si une crise comme celle de 2015 survient (plus de 1 million d'arrivées sur le sol européen, contre seulement 140 000 en 2019...). 2) Si le pays membre échoue à aider un pays d'entrée tel que laGrèce à expulser des déboutés du droit d'asile. Cela fait beaucoup de "si". Il n'empêche, pour Orban, c'est inacceptable." La suite sur lexpress.fr (article payant)

Roland-Garros : Daniil Medvedev sorti au 1er tour par Marton Fucsovics

"Quatrième participation à Roland-Garros et quatrième défaite au 1er tour pour Daniil Medvedev. Ce lundi soir, le Russe, n°5 mondial, a été éliminé par le Hongrois Marton Fucsovics.

Daniil Medvedev a un problème avec Roland-Garros. Pour sa quatrième participation au Grand Chelem sur terre battue, le Russe a une nouvelle fois été sorti au 1er tour. Ce lundi soir, le bourreau du n°5 mondial était incarné par le Hongrois Marton Fucsovics. Le 63e joueur mondial s'est imposé 6-4, 7-6 [3], 2-6, 6-1 en 3h17'." La suite sur lequipe.fr

Soirée des Mardis hongrois de Paris du 29 septembre 2020 - Quelques images










 

Escrime - Portrait d’Aladár Gerevich : escrimeur hongrois sextuple médaillé d’or olympique

 "Avec 10 médailles olympiques remportées entre 1932 et 1960, Aladár Gerevich est sans conteste le plus grand sabreur de l’histoire des Jeux olympiques.

Il a gagné son premier titre olympique à l’âge de 22 ans et a terminé sa carrière par un sacre aux JO de Rome, à l’âge de 50 ans !

Sa carrière olympique commence en 1932, aux Jeux de Los Angeles, où il gagne l’or par équipe. Quatre ans plus tard à Berlin, il s’impose une nouvelle fois avec la Hongrie et il obtient le bronze dans la compétition individuelle." La suite sur eurosport.fr

 

Union européenne: La Hongrie juge "inacceptable" de conditionner le plan de relance à l'Etat de droit

 "BUDAPEST (Reuters) - La Hongrie juge "inacceptable" la proposition de l'Union européenne de conditionner l'accès aux fonds du futur plan de relance économique post-coronavirus au respect de l'Etat de droit, a déclaré mardi la ministre de la Justice hongroise.

Dans une déclaration postée sur Facebook, Judit Varga a qualifié de "chantage" la proposition faite cette semaine par l'Allemagne, pays qui détient la présidence tournante de l'Union européenne, en affirmant que soumettre à une telle condition l’accès aux fonds signifierait une modification unilatérale des traités fondateurs du bloc, voire une violation de l'État de droit lui-même.

L'Allemagne veut un mécanisme d'accès aux 750 milliards d'euros du plan de relance européen conditionné au respect des principes démocratiques, selon des documents consultés lundi par Reuters." La suite sur challenges.fr

En Hongrie, un nouvel espoir pour la presse indépendante

 "Les anciens journalistes du principal média indépendant du pays, tombé pendant l'été dans le camp du pouvoir, lancent ces jours-ci un nouveau site d'informations, financé par ses lecteurs.

Les journalistes hongrois se savent désormais pistés dès qu’ils voyagent en Europe. Depuis juin, le ministère des Affaires étrangères demande à son réseau d’ambassades de signaler les formations ou les voyages professionnels effectués par des journalistes magyars, «pour éviter toute influence étrangère dans les affaires domestiques hongroises». Bien qu’inquiétante pour la liberté de la presse déjà mise à mal dans le pays, la nouvelle aurait pu passer inaperçue. Mais son diffuseur intéresse autant que son contenu." La suite sur liberation.fr

Passe d'armes entre Viktor Orban et Bruxelles sur l'Etat de droit

 "A la veille d'un rapport sur le respect de l'Etat de droit dans l'UE, le conflit s'est envenimé entre Bruxelles et Viktor Orban sur le respect des valeurs européennes, question ultra-sensible pour Budapest et Varsovie qui menacent de bloquer le plan de relance européen.

La Commission européenne a manifesté mardi sa "pleine confiance" à sa vice-présidente, Vera Jourova, cible des foudres du dirigeant souverainiste pour avoir qualifié la Hongrie de "démocratie malade".

Dans une rare démarche, Viktor Orban a écrit la veille un courrier à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pour exiger la démission de la commissaire tchèque et annoncé que son gouvernement rompait tout contact avec elle.

Au cours d'un entretien à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel publié vendredi, Mme Jourova, en charge des Valeurs et de la Transparence, avait affirmé: "M. Orban aime dire qu'il construit une démocratie illibérale. Je dirais: il construit une démocratie malade"." La suite sur lexpress.fr

mardi 29 septembre 2020

Catherine Horel - Conférence - « La Hongrie dans l’espace centre européen entre les deux guerres » 13 octobre 2020 à 19h Institut culturel hongrois

Institut culturel hongrois | 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Réservation obligatoire : reservation@instituthongrois.fr | +33 1 43 26 06 44

Conférence proposée par Catherine Horel, historienne, directrice de recherche au CNRS et enseignante à l’université Panthéon-Sorbonne. 


L’association des Amis de l’Institut hongrois a convié Catherine Horel, professeure, à venir nous faire partager son analyse de cette période si chargée d’histoire.

Catherine Horel est une historienne française, spécialiste de l’Europe centrale contemporaine ; directrice de recherche au CNRS, elle enseigne à l’université Panthéon-Sorbonne. Elle est l’auteure de nombreux livres consacrés à son domaine de spécialité et notamment d’un ouvrage portant sur l’histoire contemporaine de l’Europe centrale (Cette Europe qu’on dit centrale), pour lequel elle a reçu le prix Guizot de l’Académie française en 2010, ainsi que d’une biographie de l’amiral Horthy, publiée en 2014 chez Perrin.

Entrée libre Réservation obligatoire : reservation@instituthongrois.fr

 

UE : Viktor Orban exige la démission d'une commissaire européenne

"Le Premier ministre hongrois est vent debout contre les critiques de la commissaire Vera Jourova chargée des Valeurs. Il l'accuse d'avoir humilié la Hongrie.

Du gros temps en perspective. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a adressé une lettre à Ursula von der Leyen pour demander à la présidente de la Commission de démettre la commissaire européenne Vera Jourova, vice-présidente de ladite Commission. Une première dans le monde des institutions européennes. « Ces déclarations sont incompatibles avec son actuel mandat et sa démission est indispensable », conclut Orban. La commissaire tchèque, chargée des Valeurs et de la Transparence, a manifestement offensé le dirigeant hongrois dans une interview accordée au Spiegel dans laquelle elle a traité la Hongrie de « démocratie malade »." La suite sur lepoint.fr

Rencontre : Joris Auger, capitaine de l'équipe de rugby des Budapest Exiles RFC

"Aujourd'hui, nous rencontrons Joris Auger, jeune Français originaire de Lorraine et installé à Budapest depuis un peu plus d'un an. Il est aussi le capitaine de l'équipe de rugby des Budapest Exiles RFC qui joue en première division hongroise.

JFB : Comment es-tu arrivé en Hongrie et dans quel secteur travailles-tu ?

Joris Auger : Souhaitant partir à l'étranger tout en acquérant de l'expérience dans mon domaine d'activité, les achats, j'ai commencé à chercher un VIE sans destination particulière en tête, en fonctionnant à l'opportunité. Au final, je suis arrivé à Budapest en mai 2019 afin de prendre un rôle d'acheteur pour Schneider Electric." La suite sur jfb.hu

Viktor Orban promet le vaccin contre le COVID-19 pour tous en Hongrie

"La Hongrie achètera un vaccin contre le nouveau coronavirus et il sera mis à la disposition de tous les citoyens qui le souhaitent, a déclaré le Premier ministre hongrois Viktor Orban.

"L'Union européenne estime que le vaccin sera disponible au premier semestre 2021, tandis que les Américains disent qu'ils pourraient développer un vaccin contre le coronavirus d'ici la fin de cette année", a-t-il dit dans une interview accordée à la chaîne de télévision commerciale TV2 dans la soirée de dimanche." La suite sur china.org.cn

Marché Hongrie Aliments et boissons 2020

"Développements récents de l’industrie, taille, tendances, croissance mondiale, développements récents et dernières technologies, rapport de recherche sur les prévisions 2026.

Le rapport sur le marché Hongrie Aliments et boissons 2020 fournit une impression approfondie, décrivant la portée du produit / industrie et étend les perspectives et les prévisions du marché jusqu’en 2026. Il montre les données de marché par moteurs de l’industrie, contraintes et opportunités, analyse également l’état du marché, la part de l’industrie, la taille , les tendances futures et le taux de croissance du marché. Le rapport sur le marché Hongrie Aliments et boissons est classé en fonction de l’application, de l’utilisateur final, de la technologie, des types de produit / service et autres, ainsi que des régions. En outre, le rapport comprend le TCAC attendu calculé du dérivé du marché Hongrie Aliments et boissons à partir d’enregistrements précédents sur le marché Hongrie Aliments et boissons et les tendances actuelles du marché organisées avec les développements futurs." La suite sur millaujournal.com

Décryptages » "Vagabondages" de Lajos Kassak : sur les routes de Budapest à Paris avant 14, le savoir survivre d’un artiste prolétaire… une pépite de la littérature hongroise


"Traduit du hongrois et préfacé par Roger Richard. Éditions Séguier, collection l’indéfinie, 248 pages, 19 euros

Collection L'indéFINIE
Prix : 19,00
Format :15 x 21 cm
248 pages
Parution : 20/02/2020
ISBN : 9782840497936

"Atlanti Culture
"Vagabondages" de Lajos Kassak : sur les routes de Budapest à Paris avant 14, le savoir survivre d’un artiste prolétaire… une pépite de la littérature hongroise

Lajos Kassak a publié "Vagabondages". Lajos Kassak a plus d'une raison de se lancer dans l'aventure. Nous sommes en 1909, il a 22 ans et, partout en Europe, une effervescence artistique et révolutionnaire fait trembler l'ancien monde. 

"Vagabondages" de Lajos Kassak

RECOMMANDATION
En priorité

THEME
Le récit, publié en 1927 en Hongrie et récemment sorti de l’oubli, commence fort : « Je m’étais mis en route afin d’accomplir ma vie ». Notre héros, artiste d’avant-garde, connaît l’ivresse inexplicable du mouvement, de la mise en route pour estimer sa vie au jour le jour, trouver son propre chemin, éprouver sa « liberté responsable » malgré les mensonges et les oublis de ses deux compagnons d’infortune. Trouver l’art de ne rien faire occupe leurs journées consacrées à la débrouille, au vol parfois quand l’air du temps et la liberté s’entraident pour survivre. Ces vagabonds volontaires savent bien ce qu’ils veulent : vivre de l’errance, de la rencontre, du but : Paris, capitale des arts. Sur leur route, traversant la Hongrie, l’Autriche, l’Allemagne et la Belgique, ils font l’apprentissage de l’ordre figé d’un monde à la fois mesquin et généreux vis à vis de l’oisiveté.

Dans ce « guide du routard » avant l’heure, on marche à l’errance, au petit bonheur de la chance, du froid et de la pluie. La fatigue, l’ennui, la faim, la lèpre de la pauvreté, le plan foireux du jour, le désespoir, rien n’arrête celui qui marche sans but et sans émotion, mendie dans un « purgatoire inventé par un Dieu sans pitié »." La suite sur atlantico.fr

Budapest et Varsovie créent un institut pour montrer « la répression idéologique libérale » de l’UE

"Les gouvernements hongrois veulent contrer toute velléité de la Commission et des eurodéputés de les sanctionner pour non-respect de l’état de droit et des valeurs européennes. Les ministres des Affaires étrangères de ces deux pays ont annoncé lundi la création d’un institut chargé de montrer qu’ils sont victimes d’un « deux poids, deux mesures » de la part des institutions européennes.

La Hongrie et la Pologne ont annoncé lundi 28 septembre 2020 à Budapest la création d’un Institut pour lutter contre une prétendue répression idéologique libérale des institutions européennes à leur encontre, après avoir menacé de bloquer le plan de relance européen si les subventions sont liées au respect de l’état de droit.

L’Institut commun accumulera les connaissances juridiques nécessaires pour remettre en question la répression idéologique libérale, a déclaré le ministre hongrois des affaires étrangères Peter Szijjarto au cours d’une conférence de presse, en présence de son homologue polonais Zbigniew Rau." La suite sur ouest-france.fr

 

Târgu Mureș aura un maire hongrois, une première depuis vingt ans

"Zoltán Soós a été élu maire de Târgu Mureș, principal ilot de peuplement magyar en Roumanie, lors des élections locales en Roumanie dimanche . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

lundi 28 septembre 2020

Les expériences peu ragoûtantes du Dr Goldberger

 HISTOIRES DE MÉDECINE - Ce médecin américain a consommé urine et fèces de malades pour démontrer au début du 20e siècle que la pellagre n’était pas une maladie contagieuse.

Il a attrapé la fièvre jaune en la traquant entre le Mississippi et la Louisiane ; la dengue en l’étudiant au Texas ; le typhus en le poursuivant au Mexique. Mais jamais la pellagre n‘a réussi à attraper Joseph Goldberger. Né en 1874 en Hongrie, émigré dans son enfance aux Etats-Unis puis devenu médecin au Service de santé publique américain à l’orée du siècle, l’homme aura pourtant passé les quinze dernières années de sa vie à scruter cette mystérieuse et dramatique maladie, qui fait alors des ravages chez les fermiers pauvres des États du sud. Ses manifestations cliniques? Les «4 D»: dermatite, diarrhée, démence et décès. La peau devient rouge comme après un coup de soleil et se fait rugueuse, voir écailleuse, essentiellement sur les mains, les pieds, le torse et le visage; enfin apparaissent des troubles graves du tube digestif et du système nerveux.

Observée pour la première fois chez des paysans espagnols en 1735, cette «lèpre» qui, au début du XXe siècle, tue 40% de ses victimes,.." La suite sur lefigaro.fr (article payant)

 

« Les flux migratoires ne doivent pas être gérés, ils doivent être arrêtés »

"La Hongrie de Viktor Orban émet des doutes sur le « pacte migratoire » proposé par la Commission européenne. Entretien avec l'ambassadeur de Hongrie à Paris Georges Károlyi.

Quelques jours après la présentation du nouveau pacte migratoire par la Commission, l'ambassadeur de Hongrie à Paris, Georges Károlyi, explique les raisons pour lesquelles Viktor Orban, le Premier ministre, a exprimé publiquement ses réticences. Depuis 2016, la réforme de l'asile souffre d'un blocage, notamment des pays du groupe V4 (Hongrie, Pologne, Slovaquie, Tchéquie). Ursula von der Leyen tente de mettre en place un équilibre entre les pays européens qui accueilleraient les réfugiés et ceux qui seraient chargés de renvoyer les déboutés du droit d'asile dans leur pays d'origine. Cet équilibre ne satisfait pas encore tout à fait la Hongrie.

Le Point : M. Orban considère que le nouveau pacte migratoire de la Commission von der Leyen renvoie encore trop à la notion de « quotas ». Or, la Commission laisse le choix aux États membres de contribuer à la politique migratoire de l'UE soit en relocalisant chez eux des réfugiés, soit en « parrainant » des retours au pays d'origine. La Commission a donc satisfait l'une des revendications phares de la Hongrie : ne pas accueillir de migrants sur son territoire. Qu'est-ce qui ne convient pas dans cette proposition ?" La suite sur lepoint.fr

Beethoven et la Hongrie: une love story („all´ungharese”)

"Par Pierre Waline
„Il me faut composer quelque chose pour ces chers moustachus que je porte en mon coeur”. Ainsi s´exprima un jour Beethoven à propos des Hongrois, qu´il se plaisait à appeler „ses moustachus”, ceci sans aucune connotation ironique, bien au contraire. Voilà qui s´annonce bien.

S´agissant de la Hongrie, nous vient immédiatement à l´esprit le nom des Brunswick avec qui Beethoven entretint des relations intimes. Nous y reviendrons. Mais, dès avant, il est un Hongrois que Beethoven tenait pour un de ses meilleurs et plus fidèles amis, le compositeur Nikolaus (Miklós) Zmeskall (1759-1833). Et dont on parle peu. Pourtant...

Qui était Zmeskall? Né en Haute Hongrie (sur le territoire de l´actuelle Slovaquie), établi à Vienne, Zmeskall était un compositeur relativement connu, notamment auteur d´une série de quatuors. Il était de onze ans plus âgé que Beethoven. Dès son arrivée à Vienne, début 1793, c´est à lui que ce dernier s´adressa pour lui servir de mentor. C´est ainsi que Zmeskall introduisit le jeune Beethoven auprès de Haydn, mais aussi dans les milieux de l´aristocratie, ce qui sera décisif pour son avenir. Entre autres auprès de la comtesse de Thun, des Lichnowsky, Razumovsky et autres Lobkowitz. Ainsi débuta entre les deux hommes une longue amitié. Amitié tout au long de laquelle, Zmeskall ne manqua pas de „paterner” son cadet, lui rendant mille petits services pratiques. De la commande de ses plumes à la correspondance avec les éditeurs ou encore pour quérir le médecin. Mais c´est surtout leur passion commune pour la musique qui les rapprochait, Zmeskall, violoncelliste amateur, se révélant également bon pianiste. Amitié que Beethoven lui rendra en lui dédicaçant un quatuor (op 95). On dispose de plus de 150 billets et lettres adressés par Beethoven à son ami qu´il se plaisait à affubler de petits sobriquets, jouant notamment sur son titre de baron, mais toujours avec une petite pointe d´affection. Une correspondance empreinte de complicité et d´humour. Fréquentation qui se fera plus espacée sur la fin en raison de la maladie de Zmeskall." La suite sur francianyelv.hu

 

dimanche 27 septembre 2020

Racontez l'art ! de Adam Biro et Karine Douplitzky

 


Date de parution : 14/10/2020
Editeur : Flammarion
Collection : Histoire De L'art
Format : 14cm x 23cm
Nombre de pages : 288
Prix : 24,90 €

Coronavirus, ce que l’UE peut faire pour les sept pays membres en alerte rouge

"Explication - Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a dit jeudi 24 septembre sa « grande inquiétude » à propos de la situation épidémique en Espagne, Roumanie, Bulgarie, Croatie, Hongrie, République tchèque et à Malte. Bruxelles presse ces pays à « déployer immédiatement » des mesures, tout en mettant à disposition les moyens de l’UE inventés pendant la crise.

En quoi la situation de ces sept pays est-elle plus grave que dans le reste de l’Union ?
Dans ces pays, il y a « une proportion plus élevée de cas graves ou d’hospitalisations », avec une hausse de la mortalité « déjà observée » ou « qui pourrait l’être bientôt », s’est inquiété le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Cette agence européenne chargée de surveiller les épidémies s’est jointe à la Commission européenne pour sonner l’alarme et demander des mesures en urgence." La suite sur la-croix.com

 

Paul Almasy, le photographe qui a regardé et aimé le Paris des années 1950


"LA BOÎTE À BOUQUINS. Romans non traduits, nanars introuvables, bizarreries oubliées… François Forestier dégaine ses livres du second rayon. Cette semaine, Paris, les fifties.

C’est une ville disparue, sur ces photos. Devant Notre-Dame, il y a des 203 Peugeot et des Simca Grand large. Les taxis, surnommés « les rongeurs », ont des compteurs extérieurs qui font tic-tac et affichent « Occupé », donc qui rongent la bourse du client. Les Blousons Noirs en scooters, assez peu inquiétants, écument les rues. Maxim Saury (et son New Orleans Sound) fait vibrer les murs du Caveau de la Huchette. Au Quartier Latin, les étudiants ont des cravates, les filles des robes Vichy. Jacques Prévert lit le journal, Boris Vian déchiffre une partition, on boit de la bière Graff rue Soufflot, Serge Gainsbourg joue au flipper, Alain Delon et Romy Schneider dînent ensemble, des promeneurs dansent pieds nus sur l’île du Vert-Galant, c’est le bordel aux Halles où les louchébems colportent des quartiers de bœufs, et les immeubles de Belleville, lézardés, écaillés, croulants, abritent des concierges amoureuses de chats et des gueux venus du bout du monde." La suite sur nouvelobs.com

La Pologne et la Hongrie bloquent le plan de relance européen

"Cherchant à obtenir l’abandon des mesures liées à l’Etat de droit, les deux pays ont refusé d’engager le processus de ratification du compromis négocié de haute lutte dans l’Union, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier.

Le compte à rebours est enclenché. Et il laisse peu de temps aux Vingt-Sept pour faire en sorte que le plan de relance à 750 milliards d’euros sur lequel ils se sont entendus non sans mal le 21 juillet entre en vigueur au 1er janvier 2021.

Vendredi 25 septembre, la Pologne et la Hongrie ont pris en otage ce dispositif inédit d’aide aux pays les plus touchés par la pandémie, espérant ainsi faire valoir leurs refus d’une conditionnalité liée au respect de l’Etat de droit. A l’occasion d’une réunion entre les ambassadeurs des Vingt-Sept auprès de l’Union européenne (UE), les deux pays ont en effet refusé de valider une décision qui aurait formellement permis de lancer le processus (indispensable) de ratification par les parlements nationaux.

Il ne s’agissait là que de donner un simple visa. Et, quand bien même Varsovie et Budapest auraient validé cette étape, rien ne les aurait empêchés, par la suite, de continuer à faire pression sur leurs partenaires européens puisqu’il suffit d’un veto de l’une des chambres législatives appelées à se prononcer – plus d’une vingtaine seront consultées – pour que tout l’édifice construit dans la douleur lors du sommet de juillet s’effondre.

Mais la Pologne et la Hongrie ont fait le choix de mettre leurs partenaires sous pression sans attendre. Leur message est clair : tant qu’ils n’en sauront pas plus sur le mécanisme qui doit conditionner le versement des aides au respect de l’Etat de droit, ils bloqueront toute avancée ; et si ce mécanisme ne leur convient pas, ils n’hésiteront pas à mettre en péril le plan de relance.

Jeu de poker menteur
A l’issue du sommet du 21 juillet, le Conseil européen avait évoqué la nécessité de mettre en place un tel dispositif mais sa formulation était suffisamment alambiquée pour ne pas provoquer de rupture avec Budapest et Varsovie. Dès le lendemain, d’ailleurs, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, se félicitait que ses homologues ne soient pas parvenus à l’« éduquer ».

Pour le Parlement européen, qui doit se prononcer sur le budget communautaire de quelque 1 100 milliards d’euros (sur la période 2021-2027) que viendra abonder le plan de relance, la question de l’Etat de droit est cependant cruciale. Dans les négociations en cours avec les Etats membres, c’est d’ailleurs le point sur lequel un accord s’annonce le plus difficile.

Viktor Orban le sait et il avait prévenu, il y a déjà plusieurs semaines, qu’il serait intraitable sur le sujet. « Orban bluffe, il a besoin des fonds de cohésion de l’Europe, c’est un jeu de poker menteur », estime Valérie Hayer, eurodéputée (Renew, RE, La République en marche, LRM), qui fait partie de l’équipe de négociation." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Anna Szücs : L’anatomie d’une décision

 "C’est au célèbre château de Voltaire à Ferney que l’on présente prochainement le roman d’Anna Szücs, Suissesse partie à la recherche de ses origines hongroises. Son récit historique relate le cheminement décisionnel de ses grands-parents et de son père, confrontés à une problématique bien connue pendant la révolution de 1956 : quitter la Hongrie pour toujours, ou continuer de s’y exposer à un avenir qui redevient incertain. Le lieu de l’événement littéraire est donc bien trouvé : quelques siècles plus tôt, Voltaire avait établi ses quartiers à Ferney pour pouvoir franchir la frontière vers Genève en cas de menace de la part de sa patrie.

Nous avons rencontré Anna Szücs, jeune médecin et auteure aux talents multiples, à la veille de la présentation de son livre.

JFB : Avec L’anatomie d’une décision, vous relatez l’hésitation de votre famille entre quitter la Hongrie et rester dans leur ville de province, Zalaegerszeg, au moment de l’insurrection en octobre 1956. Les personnages et les événements sont-ils tous basés sur des faits réels ? 

Anna Szücs : C’est le cas pour la majorité d’entre eux. Le roman a été construit autour de deux souvenirs que mon père me racontait souvent quand j’étais petite. Il s’agit des deux moments forts du récit : la complication principale et le dénouement final. Pour le reste, j’ai dû reconstituer les détails sur la base de comptes-rendus historiques, d’archives d’époque et de nos autres anecdotes familiales, mais toujours dans un dialogue avec mon père, qui validait la plausibilité des descriptions et de la trame narrative au fur et à mesure que j’avançais avec l’œuvre. Les personnages ont donc aussi existé pour la plupart, avec plus ou moins de différences par rapport à la réalité. Les lecteurs curieux peuvent d’ailleurs découvrir à quoi ils ressemblaient véritablement sur ma page web dédiée au roman : bit.ly/roman-anatomie. Mon but restait avant tout de créer une œuvre de fiction captivante, mais là où je pouvais me le permettre, je voulais reconstituer l’époque et ses protagonistes aussi fidèlement que possible, car écrire ce livre me permettait aussi de m’immerger dans l’univers des miens, qui me serait autrement resté inaccessible au vu de mon âge plus jeune." La suite sur jfb.hu

 


Imre ne mangeait plus d'oranges depuis qu'il n'en obtenait qu'une ou deux à Noël, et encore lui fallait-il jouer de ses contacts auprès des chefs de rayon. Avant, ils disposaient de corbeilles entières pendant toute l'année. « Une seule orange, c'est pire que pas d'oranges! » avait-il tristement répondu l'une des fois où sa femme et son fils l'avaient encouragé à déguster le fruit avec eux. Le ski et les oranges étaient donc devenus des plaisirs lointains et inaccessibles. Il n'osait même pas imaginer combien il y avait de broutilles semblables, des broutilles de son quotidien d'avant-guerre qu'il avait presque déjà oubliées. Peut-être valait-il mieux après tout.
Dans la ville hongroise de Zalaegerszeg, en octobre 1956, Imre voit son petit monde frémir. Tandis que les étudiants s'insurgent contre le gouvernement communiste à Budapest, déboulonnent les statues et se prennent à rêver un pays dans lequel tous seraient enfin égaux et libres, les affres de la Deuxième Guerre mondiale ressurgissent dans la tête de ce juif, qui a déjà tant perdu. Durant sept jours, l'incertitude s'installe face à un dilemme cruel : rester ou fuir ? Ce roman percutant vibre en suivant les doutes d’Imre et des membres de sa famille. 

Editeur: Encre fraîche
Parution: septembre 2020
Format: Broché
Disponibilité:Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
Pages:165 pages
EAN13:9782970129974

 

Le Vietnam et la Hongrie continuent de booster leur coopération multisectorielle

"Le Vietnam et la Hongrie continueront de renforcer leur coopération en tous domaines et de porter leurs relations à une nouvelle hauteur via des visites de haut rang, et l’échange de délégations.

Budapest (VNA) - Le Vietnam et la Hongrie continueront de renforcer leur coopération dans tous les domaines, et de porter leurs relations à une nouvelle hauteur via des visites de haut rang, et l’échange de délégations entre ministères et localités des deux pays.

C’est ce qu’a affirmé le 25 septembre l'ambassadeur du Vietnam à Budapest, Nguyen Tien Thuc, lors d'une cérémonie pour célébrer le 75e anniversaire de la Fête nationale du Vietnam.

Il a passé en revue les jalons historiques du pays, ses notables réalisations socio-économiques et ses relations extérieures au cours de ces 75 dernières années." La suite sur vietnamplus.vn

 

Entretien avec Bernáth Ferenc à l'occasion de son concert d'ouverture du Szeged International Guitar Festival

"Le Szeged International Guitar Festival (Szeged IGF) est un festival présentant différents artistes et genres autour d'un instrument commun. Au programme il y a tout autant des productions classiques ou traditionnelles que des propositions plus folk, pop-rock, finger style et flamenco, ou même des combinaisons artistiques plus étonnantes. Il a lieu à Szeged et Budapest en Hongrie ainsi qu'à Subotica en Serbie afin de divertir les amateurs curieux tout en permettant un véritable échange entre professionnels et une mise en avant des jeunes talents.

Le Szeged IGF a en effet été fondé en 1999 par le guitariste-compositeur Dávid Pavlovits qui a à cœur d'accompagner les jeunes artistes. Ce guitariste renommé qui a donné des concerts dans plus de trente pays est le chef du département de guitare classique à l'université de Szeged et de nombreux lauréats au prix Virtuosos – un spectacle international de talents développé en Hongrie autour de la musique classique – sont d'anciens étudiants de Pavlovits, qui se produisent d'ailleurs lors de l'IGF. Le festival se veut aussi une plateforme de réseautage entre les esprits créateurs et les professionnels (musiciens, directeurs d'événements ou d'institutions, producteurs, journalistes et critiques). Des masterclass sont notamment proposées par des guitaristes renommés." La suite sur jfb.hu

Tribune - L'Université de théâtre et de cinéma de Budapest doit rester libre et indépendante

"Par Lancelot Hamelin, Csaba Székely et Gérard Watkins, , et les membres du projet "Fabulamundi Playwrighting Europe : Beyond Borders"

Plus d'une centaines d'auteurs européens soutiennent les milliers de Budapestois qui dénoncent la menace de mise sous tutelle de la faculté par des membres dévoués au gouvernement de Viktor Orban.

Tribune. Nous, auteurs et autrices, dramaturges européens, constatons avec inquiétude les changements structurels en cours à l’Université de théâtre et de cinéma de Budapest (SZFE), qui transfèrent, sans concertation, le pouvoir de la direction démocratiquement élue à une fondation créée par le gouvernement, composée d’un bureau constitué entièrement de membres dévoués au gouvernement." La suite sur liberation.fr

Les banques hongroises et les services de télécommunications brièvement touchés par une cyberattaque

 "BUDAPEST: Certains services bancaires et de télécommunications hongrois ont été brièvement perturbés par une puissante cyberattaque lancée jeudi à partir de serveurs informatiques en Russie, en Chine et au Vietnam, a déclaré samedi la société de télécommunications Magyar Telekom.

L’événement était une attaque par déni de service distribué (DDoS), une cyberattaque dans laquelle des pirates tentent d’inonder un réseau avec des volumes de trafic de données inhabituellement élevés afin de le paralyser.

Le volume du trafic de données dans l’attaque était 10 fois plus élevé que le montant généralement observé dans les événements DDoS, a déclaré la société." La suite sur news-24.fr

samedi 26 septembre 2020

Bascule. Été 2015 en Hongrie : quand les migrants devinrent indésirables

"Témoin du sort des réfugiés massés durant l’été 2015 à la gare budapestoise de Keleti, un journaliste se souvient de l’élan de solidarité de l’époque et comment le discours gouvernemental retourna l’opinion.

Nous avons une tendance croissante à nous souvenir de l’apparition des réfugiés en 2015 comme du début de la guerre historique entre les Hongrois et les migrants. Pourtant, ce constat ne reflète pas notre passé proche, mais la manière dont la propagande travestit la réalité.

Durant l’été 2015, l’atmosphère était tout autre. À l’époque, le service dédié aux questions de sécurité de la municipalité m’invita en tant que journaliste pour le portail Index, afin de partager mon expérience du terrain et d’aider les dirigeants de Budapest à traiter la situation.

L’année précédente, j’avais déjà remarqué qu’un nombre important de personnes venues de loin étaient à nos frontières. D’articles en vidéos, j’ai expliqué pourquoi des masses de réfugiés fuyaient le Moyen-Orient, comment ils sont arrivés en Turquie puis ont traversé la mer, et de quelle manière ils pénétraient en Hongrie via la frontière “verte” méridionale.

Le chef de la police était désemparé mais à l’écoute 

À l’été 2015, lorsque les réfugiés se massaient à la gare de Keleti, je connaissais globalement leur histoire. C’est alors que je reçus cette fameuse lettre de la mairie dirigée par István Tarlós [ancien édile proche de Viktor Orbán], demandant mon aide pour résoudre cette affaire. Il n’était absolument pas encore question d’instrumentalisation." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

Supercoupe d'Europe et coronavirus : le 1er grand match européen avec du public

"Le Bayern Munich a remporté la Supercoupe d'Europe en battant le Séville FC. C'est la 1ère fois depuis mars qu'une rencontre européenne se disputait devant un public, et ce, malgré le risque épidémique.

Le Bayern Munich continue de dominer le football européen. Les joueurs du club bavarois ont remporté ce jeudi soir la Supercoupe d'Europe. Une victoire 2-1 sur le club espagnol du FC Séville. Il a fallu aller jusqu'aux prolongations et un but de Javi Martinez pour sceller la victoire du Bayern." La suite sur euronews.com

Orban: "Nous rejetons toujours la relocalisation des demandeurs d'asile"

 "BRUXELLES (Reuters) - Le Premier ministre hongrois Viktor Orban rejette le pacte migratoire présenté mercredi par la Commission européenne, car il obligerait la Hongrie à accueillir des demandeurs d'asile, même s'il y voit certains aspects positifs.

Le projet de réforme de la politique migratoire de l'instance exécutive de l'Union européenne propose d'introduire parmi les Vingt-Sept un "mécanisme de solidarité obligatoire" et de renoncer à la règle contestée voulant que le pays de première arrivée soit chargé de gérer les demandes d'asile, un système qui a exercé une contrainte maximale sur l'Italie, la Grèce ou Malte et l'Espagne, en première ligne sur les routes migratoires via la Méditerranée." La suite sur challenges.fr

vendredi 25 septembre 2020

En Hongrie, des étudiants bloquent leur université et défient le gouvernement ultranationaliste

 "L'université de théâtre et de cinéma de Budapest, en Hongrie, est en pleine ébullition, occupée depuis le début du mois de septembre par près de 300 des 400 étudiants de la faculté. Ils se relaient jour et nuit, pour dormir dans le bâtiment et ont barré l’entrée avec des rubans de chantier rouge et blanc. Ces jeunes ne sont pas seuls : parmi ceux qui montent la garde, il y a également des comédiens très connus, comme Pal Macsai. Un peu comme si, en France, Bruno Podalydès et Isabelle Huppert venaient s’asseoir devant le Conservatoire d’art dramatique pour en interdire l’accès. 

Démission du recteur et de plusieurs enseignants
Les étudiants protestent contre la nouvelle direction, nommée cet été par le gouvernement du Premier ministre Viktor Orban. Il y a deux problèmes : le premier, c'est que cette prestigieuse université publique vieille de 155 ans est devenue une école privée. Elle appartient désormais à une fondation, qui gère des actions en bourse, ce qui lui assurera des revenus et une indépendance financière, selon le gouvernement. Mais il n’y a aucun représentant de l’université dans cette fondation." La suite ou à écouter sur francetvinfo.fr

 

Supercoupe d'Europe - Bayern Munich - 20 000 spectateurs à Budapest : match test ou match de la peur

"Si le Bayern Munich, sacré roi de la Ligue des champions en août, poursuit jeudi soir son inlassable quête de titres contre Séville à Budapest, cette Supercoupe d'Europe devait surtout signer le grand retour des supporters en tribunes. Avec la menace du Covid-19.

Comme lors du "Final 8" de la C1 à Lisbonne à la fin de l'été, il y aura dans à Budapest e un immense favori sur la pelouse, le Bayern Munich et ses stars, opposés jeudi soir à Séville, lauréat de la Ligue Europa en Allemagne le mois dernier. Mais au contraire des travées portugaises en août, les tribunes du flambant neuf stade Puskas de Budapest, l'une des douze enceintes programmées pour l'Euro en juin 2021, ne seront pas dégarnies: pour la première fois depuis la fin de l'hiver, un match européen rouvre ses portes à un public nombreux." La suite sur eurosport.fr

Agnes Heller, la pensée migratrice

 "Formée par György Lukács, fondatrice de l’Ecole de Budapest, professeure à Melbourne et à New York, la philosophe hongroise, morte il y a un an, lutta contre tous les totalitarismes. «La Valeur du hasard. Ma vie» retrace son parcours et ses combats pour l’humanisme et la liberté.

Elle aimait passionnément la musique. Les musées, les villes d’art italiennes, les apéritifs en terrasse, les discussions infinies entre amis, la lecture, les voyages, les excursions en haute montagne, les promenades dans les bois. Et la mer, les fleuves, les cascades, les torrents, les étangs, les lagunes, les thermes, les piscines… Si elle avait pu, elle eût vécu dans l’eau. La veille de sa mort, elle est allée nager dans le lac Balaton, aux flots trop froids pour une dame de 90 ans. C’était l’été 2019.

Les troupes allemandes occupent la Hongrie le 19 mars 1944. Agnes Heller avait 15 ans. «C’était un dimanche. Nous avions appris l’invasion le matin et j’avais des billets pour l’après-midi, pour un concert de Stravinski, "l’Oiseau de feu". Je dis à mes parents : "Je vais au concert." Ma mère me dit que j’étais folle […] Mon père répondit : "Vas-y donc !" Il était d’avis que je devais utiliser au maximum le temps et les occasions, tant que j’étais en vie.» La suite sur liberation.fr (article payant)

Hongrie: relaxe d’un élu d’extrême droite accusé d’espionner pour la Russie

"Un ancien eurodéputé hongrois d’extrême droite inculpé pour espionnage au profit de Moscou a été relaxé jeudi en première instance par un tribunal de Budapest, mais reconnu coupable de fraude au détriment financier de l’Europe.

Un ancien eurodéputé hongrois d’extrême droite inculpé pour espionnage au profit de Moscou a été relaxé jeudi en première instance par un tribunal de Budapest, mais reconnu coupable de fraude au détriment financier de l’Europe." La suite sur mediapart.fr (article payant)

Migration: Hongrie, Pologne et Tchéquie listent leurs réticences face au Pacte de la Commission

 "La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s'est entretenue jeudi matin avec les Premiers ministres de Hongrie, de Pologne et de République tchèque, trois États réticents ces dernières années à accueillir des migrants dans le cadre d'une répartition obligatoire à travers l'UE.

Au lendemain de la présentation par la Commission de sa proposition de nouveau "pacte" européen d'asile et migration, une porte-parole de l'exécutif européen a diplomatiquement reconnu que les trois dirigeants avaient "soulevé de nombreuses questions" à ce sujet.

"Ce serait chouette, dans un monde idéal, que dès que la Commission fait une proposition sur un sujet, les États disent oui dès le lendemain. La réalité est bien sûr plus nuancée, ce qui est tout à fait normal", a tempéré Dana Spinant, porte-parole de la Commission, jeudi midi.

Les pays de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque, et Slovaquie) sont parmi ceux qui freinent le plus, au sein de l'UE, sur l'accueil de demandeurs d'asile. On s'attendait donc à ce qu'ils accueillent sans enthousiasme le "pacte" mis sur la table par la Commission, qui compte sur une contribution de chaque État, même si ce ne serait pas forcément sous la forme de places d'accueil." La suite sur lalibre.be

 

Le roman familial de la psychanalyse

Benoît Peeters, Sándor Ferenczi. L’enfant terrible de la psychanalyse. Flammarion, 384 p., 23,90 €
 
"Qu’est-ce qui a poussé Benoît Peeters, qui n’est pas psychanalyste, à écrire sur Sándor Ferenczi, au risque des psychanalystes ? En quelle langue d’écriture a-t-il écrit ce livre qui, dit-il, n’est « ni un traité savant, ni une véritable biographie… c’est l’histoire d’une amitié peut-être impossible et d’un amour qui ne le fut pas moins » ?

D’emblée, Peeters situe son ouvrage du côté du roman « vrai », de l’histoire d’amour, et puisqu’il s’agit de psychanalyse, des affres de la relation de « transfert » entre deux hommes – Ferenczi et Freud – dont l’un fut le patient (mais aussi l’élève, l’ami et le collègue) de l’autre. Le livre, nous dit l’auteur, ne s’adresse pas aux psychanalystes, mais à un public plus large. Qui est ce public, comment va-t-il entendre cette histoire si complexe, indissociable des passions théoriques et cliniques qui ont animé ses protagonistes, c’est la question que peut se poser un psychanalyste à la lecture de ce livre. En cela, il est particulièrement difficile d’en faire une recension sans tomber dans une forme de « confusion des langues ». Tentons néanmoins !" La suite sur en-attendant-nadeau.fr

jeudi 24 septembre 2020

Migrants: en Hongrie, un droit d’asile sapé par Orban

"Depuis la crise des réfugiés de 2015, la Hongrie de Viktor Orban a détricoté son droit d’asile. Le risque sanitaire introduit par le coronavirus a porté un dernier coup de grâce à la protection accordée par la Hongrie.

«Si nous faisons un amalgame entre migration et contamination virale, nous risquons de générer l’image selon laquelle tout migrant serait une bombe biologique, affirmait Viktor Orban dans un entretien radiophonique en août. Or, ce n’est pas le cas, seuls certains le sont. Mais nous ne sommes pas en mesure de savoir lesquels. C’est pourquoi nous devons considérer tout migrant entrant illégalement dans le pays comme étant potentiellement contaminant.»

En 2015, la Hongrie était devenue une plaque tournante au sein de l’espace Schengen pour rejoindre l’Europe de l’Ouest. Mais, depuis l’érection de la clôture magyare, le long de la frontière serbe et une partie de la frontière croate, il y a cinq ans - et son renforcement par divers obstacles physiques et légaux -, la frontière est devenue presque infranchissable, déviant le flux résiduel vers les Balkans de l’Ouest.

Alors que la Hongrie possédait un système d’asile relativement fonctionnel, le premier ministre n’a eu de cesse de l’affaiblir." La suite sur lefigaro.fr (article payant)

En Hongrie, le foot plus fort que la crise sanitaire

"Malgré la fermeture des frontières et le retour en force du virus, Budapest accueille ce jeudi des supporters pour la finale de la Supercoupe d'Europe entre le Bayern Munich au FC Séville.

Est-ce la volonté du Premier ministre Viktor Orbán, un mordu de ballon rond qui aurait rêvé de faire carrière sur les terrains ? Ou celle de l'UEFA - l'instance du football européen -, désireuse de renflouer ses caisses après six mois de stades déserts, Covid oblige ? Sans doute un mélange des deux. Une chose est sûre : la rencontre prévue ce jeudi à Budapest entre le Bayern Munich et le FC Séville, respectivement vainqueurs de la Ligue des Champions et de la Ligue Europa, et surtout la présence d'un public, suscitent bien des interrogations. Et ce, alors que la deuxième vague du coronavirus touche la Hongrie tout comme le reste du Vieux Continent." La suite sur lexpress.fr (article payant)

Profit contre silence. Les dessous de la relation entre Orbán, le patronat et l’élite d’Allemagne

"En déroulant le tapis rouge aux entreprises allemandes, le dirigeant hongrois se forge un bouclier contre les attaques politiques de Berlin, seule capitale européenne capable de réellement l’influencer . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

La MNB laisse inchangé son principal taux directeur

" (AOF) - Après deux abaissements consécutifs, la Banque centrale de Hongrie (MNB) a décidé mardi de maintenir son principal taux d'intérêt à 0,60%. Cette décision était attendue par les économistes. L’institution souligne qu’il existe toujours une grande incertitude quant à la durée de la pandémie de Covid-19 et au rythme de la reprise économique." La suite sur capital.fr

mercredi 23 septembre 2020

Hongrie : un projet de barrage controversé sur une île à Budapest

"Un projet de barrage sur une île du Danube menace de détruire une forêt humide près du centre de Budapest.

Cette île sur le Danube se trouve tout près du centre de Budapest. Chaque été s'y tient le Sziget Festival, l'un des plus gros festivals de musique en Europe. Le reste de l'année, elle fonctionne comme un parc ouvert au public. La zone, inondable, abrite une forêt naturelle.

Mais un projet de construction d'un barrage mobile sur les rives de l'île suscite l'inquiétude. Il entrainerait la destruction de 8 hectares de cette forêt. Plusieurs ONG de défense de l'environnement tirent la sonnette d'alarme, dont le WWF." La suite sur euronews.com

mardi 22 septembre 2020

Un oligarque tchèque fait une grosse donation au média hongrois dissident « Telex »

"L'un des plus grands groupes de médias tchèques, Economia, propriété de Zdeněk Bakala, s'est engagé à faire un don de 200 000 euros au futur média indépendant hongrois Telex, lancé par d'anciens journalistes du site Index . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

Keith Jarrett annonce la sortie prochaine de son nouvel album !

"Le musicien aux multiples talents revient avec un double CD prévu pour le 30 octobre !

Le musicien américain Keith Jarrett a annoncé son prochain album qui sortira sur le label ECM ! 

L'album reviendra sur les prestations incroyables du pianiste lors de son passage à Budapest en 2016 alors qu'il sillonnait le continent dans le cadre de sa tournée européenne. Le choix de la ville n'a pas été laissé au hasard puisqu'une grande majorité de la famille de Keith Jarrett est originaire de Hongrie, un pays qui évoque un retour aux racines profondes pour l'artiste. La ville a d'ailleurs inspiré à l'artiste quelques improvisations exquises. 

L'opus Budapest Concert sera disponible le 30 octobre prochain. Pour patienter, nous vous offrons un petit retour sur deux morceaux du musicien !" La suite sur jazzradio.fr

Le payant, seul modèle pour sauver le journalisme indépendant en Europe centrale

 "En Slovaquie, en Hongrie ou en République tchèque, des sites d’info payants ou partiellement payants se développent, afin d’échapper au contrôle du pouvoir ou des oligarques locaux. 

On les avait quittés en juillet en larmes, déposant collectivement leurs lettres de démission dans le bureau de leur directeur. On les retrouve fin septembre dans l’ambiance bouillonnante d’un appartement trop petit de Budapest, à quelques jours de lancer ce qui s’annonce déjà comme la plus grande révolution du paysage médiatique hongrois depuis l’arrivée au pouvoir de Viktor Orban, en 2010. Une soixantaine d’anciens journalistes du site Index, principal site d’information indépendant du pays jusqu’à ce que son rédacteur en chef soit brutalement licencié le 22 juillet, sont en train de travailler à la création d’un nouveau site, baptisé Telex. Et, fait unique dans un paysage médiatique hongrois constamment sous pression du premier ministre nationaliste et de son entourage, Telex sera payant.

« C’est du jamais-vu pour un site d’info en continu en Hongrie, mais nous pensons que les Hongrois ont désormais compris qu’il faut payer pour avoir des informations fiables », raconte Veronika Munk, rédactrice en chef du futur site. A 40 ans, cette journaliste a fait toute sa carrière chez Index, avant de démissionner de son poste de rédactrice en chef adjointe après le limogeage de son ancien supérieur, qui contestait le démantèlement de la rédaction. « Chez Index, j’ai appris que le marché publicitaire est trop fragile en Hongrie. Le principal annonceur est l’Etat, qui refuse d’acheter de la publicité sur des sites indépendants comme le nôtre. » C’est d’ailleurs à la faveur de la crise liée au Covid-19 qu’un proche de M. Orban a pris le contrôle de la régie publicitaire de ce qui était, jusque-là, la source d’information la plus respectée du pays.

En profitant de la vague de solidarité inédite déclenchée par leur démission collective, les « Index » ont réussi à récolter, en quelques semaines, plus de 32 000 dons pour lancer leur nouveau site. Si elle refuse de dire encore la somme que cela représente, elle affirme qu’ils ont « déjà de quoi tenir plusieurs mois ». Le site ne sera cependant que partiellement payant, afin « que la seule source d’information gratuite disponible ne soit pas issue de la propagande ». En Hongrie, la télévision publique et la plupart des médias privés abreuvent le public de messages pro-pouvoir. L’actionnariat de Telex n’est pas encore totalement décidé, mais il sera, en priorité, constitué « des journalistes de la rédaction » et « seulement d’investisseurs privés, dont nous serons sûrs qu’ils respectent nos valeurs journalistiques », assure la rédactrice en chef." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Tours : Ludovic Lepeltier-Kutasi, nouveau directeur de cabinet du maire

" Je ne suis pas franco-hongrois mais tourangeau-budapestois. À 34 ans, Ludovic Lepeltier-Kutasi, le nouveau directeur de cabinet du maire de Tours, connaît aussi bien la capitale hongroise que celle de la Touraine.
Possédant la double nationalité - sa mère est d’origine hongroise - il parle couramment la langue magyare : et pour cause, entre 2014 et 2019, il a travaillé à Budapest comme correspondant de presse régulier pour le quotidien belge Le Soir, et de temps à autre pour La Croix et Le Monde diplomatique.
Dans le bureau qu’il occupe au 5e étage de la mairie, Ludovic Lepeltier-Kutasi aperçoit le lycée Descartes, qu’il a fréquenté avant de rejoindre l’université de Tours pour des études de géographie. Il est ensuite passé par l’école des hautes études en sciences sociales et a débuté un parcours politique au Parti socialiste, où il a adhéré en 2002. Il fut ensuite assistant parlementaire de Jean-Patrick Gille en 2007, pendant deux ans et demi avant de quitter le PS." La suite sur lanouvellerepublique.fr

Budapest: les frères (Iván et Ádám) Fischer, une aubaine pour les mélomanes

Par Pierre Waline
"Les mélomanes le savent bien, les dynasties et fratries sont kyrielle dans le monde de la musique. A commencer par les Bach jusqu´aux Strauss en passant par les frères Haydn. Et, plus près de nous, les Casadessus, frères et soeur Fontanarosa ou encore les surmédiatisés frères Capuçon. Sans compter, pour la Hongrie, le couple Ránki-Kukon et leur fils. Mais, pour rester en Hongrie, il en est que j´ai particulièrement à cœur d´évoquer, non seulement pour la renommée qu´ils se sont acquise, mais aussi pour la sympathie qu´ils suscitent: les frères Ádám et Iván Fischer, tout deux chefs d´orchestre reconnus de par le monde. Si le cadet Iván se taille la part du lion avec son Orchestre du Festival, Ádám n´est pas en reste, loin de là, sollicité par les plus grandes formations et opéras (Scala, Covent Garden, un moment directeur musical à Vienne), auteur de nombreux cd et dvd.

Mais un mot, tout d´abord, sur la famille. Ils sont trois: Ádám (1949), Iván (1950) et Eszter (1953). Le père Sándor, lui-même musicien, spécialisé dans la composition de musique de scène, par ailleurs traducteur de pièces et livrets. Mais n´ayant pas vraiment réussi à percer. Un homme autoritaire, mais un père attentionné, tenaillé par la volonté de faire de ses enfants des musiciens hautement formés. Habitant face à l´Opéra, il les emmena dès leur plus jeune âge assister à des représentations. Les y préparant en leur jouant au piano des passages de l´œuvre donnée et leur en expliquant le livret. Ce dont tous deux se souviennent avec émotion et gratitude. Paradoxalement, c´est pour Ádám, et non Iván qu´il envisageait une carrière de chef d orchestre. Comme l´a très justement fait remarquer la petite sœur: „Ádám est devenu chef parce que mon père le voulait; Iván est devenu chef, parce que mon père ne le voulait pas. Eszter qui, pour sa part, s´est bien sagement gardée de suivre ses frères pour se faire médecin. Une remarque qui illustre bien la différence de caractère entre les deux hommes: l´aîné obéissant et discipliné; le cadet de tempérament indépendant et résolu." La suite sur francianyelv.hu

La Bavière s'inquiète de voir le Bayern Munich jouer la Super Coupe d'Europe à Budapest

"Le premier ministre de la Bavière, Markus Söder "a déjà mal au ventre" en pensant à la rencontre de Super Coupe d'Europe qui doit opposer jeudi (21h00) le Bayern Munich au FC Séville à Budapest en Hongrie.

La capitale hongroise n'est en effet pas une zone sûre en matière de coronavirus et près de 2.000 supporters allemands sont attendus pour la rencontre. L'Allemagne considère même la Hongrie comme une zone à risque sanitaire en raison du coronavirus, mais si le séjour est de moins de 48 heures, la quarantaine n'est pas obligatoire." La suite sur levif.be

La Hongrie tape sur les minorités sexuelles

"Dans le pays de Viktor Orban, les personnes LGBT n’ont plus le droit de changer la mention de leur sexe dans l’état civil.

Comme en Pologne, les minorités sexuelles LGBT sont-elles en train de devenir des boucs émissaires dans la Hongrie de Viktor Orban ? C’est ce que laissait penser la campagne de presse agressive qui vilipendait un festival gay, fin août, à Budapest. Et c’est ce que redoute Anna. La jeune étudiante transgenre a reçu comme une gifle l’interdiction de changer la mention de son sexe dans l’état civil.

En mai, en pleine crise du Covid-19, le Parlement a jugé bon de redéfinir le sexe comme  une donnée biologique indépassable  . Conséquence ? Anna, née garçon mais qui a aujourd’hui l’apparence d’une femme après un traitement médical, devra continuer de présenter des papiers d’identité qui ne correspondent en rien à sa nouvelle identité. Avec la dose d’humiliation quotidienne que cela comporte." La suite sur ouest-france.fr

 

lundi 21 septembre 2020

Budapest – Topographie littéraire d’une ville

 Dialogue entre des œuvres littéraires hongroises et des photographies du fond libre d’accès Fortepan sous le signe de Budapest, capitale photogénique à multiples visages.


« Sindbad entretenait de bonnes relations avec le Danube. Autant que possible, il avait toujours habité à proximité de ce corps immense et paresseux, il en connaissait chaque variation et chaque caprice, il connaissait sa voix et ses couleurs, ses oiseaux, et ses humains, ainsi que ses mystères nocturnes, lorsque les suicidés font la course avec les mouettes rêveuses en direction de Paks, il connaissait la clameur de ses étés, sa blondeur et ses lubies de soie bleue, il connaissait le fleuve impatient comme un poète vagabond, le fleuve noir et tragique, porteur de secrets les plus abjects et des sanglantes menaces de la ville. Sindbad aimait les choses éternelles : c’est pourquoi il habitait toujours à côté du Danube. »

Sándor Márai, Dernier jour à Budapest, Albin Michel, 2017.
Traduit par Catherine Fay
Photo : Fortepan / Schmidt Albin

 La suite sur litteraturehongroise.fr

La « sérénité ontologique » d’Esterházy


"Interview avec l’historien de la littérature Zoltán Z. Varga à l’occasion de la parution de « Péter Esterházy et le postmodernisme » (Éd. Petra, sous la direction d’András Kányádi)

Souverain, raffiné, charmant, charmeur, enthousiaste, espiègle, intransigeant. C’est par ces sept adjectifs que Pál Réz* définissait Esterházy le chroniqueur. Pensez-vous que ceux-ci s’appliquent également au romancier ? Comment décririez-vous le style Esterházy (si tant est que l’on puisse parler d’un style unique) ?

Les adjectifs de Pál Réz me semblent pertinents, mais je les compléterais en soulignant la complexité de la structure dans les romans d’Esterházy. C’était un grand conteur. Ce n’est pas par hasard que le nom de Mikszáth** revient souvent dans ses écrits, tous deux construisaient leurs histoires à partir d’anecdotes et l’anecdote permet d’intégrer le contexte narratif du discours dans le récit.

Dans les œuvres d’Esterházy, la joie du narrateur est presque toujours perceptible, il semble s’adresser à une tablée d’amis, scrutant, moqueur, l’effet de ses histoires : qui éclatera de rire, qui s’indignera, qui ne percevra simplement pas le sens d’une plaisanterie." La suite sur litteraturehongroise.fr

 

Les ressorts de la rhétorique de Viktor Orbán

"Par Thomas Szende, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) – USPC.

Mais qui est vraiment Viktor Orbán ? Un tyran populiste, issu d’un vote majoritaire, qui enchaîne son troisième mandat depuis 2010 ? Un démocrate franc-tireur qui défie le continent entier en multipliant les entorses aux valeurs européennes ? Un modèle de l’euroscepticisme prêt à faire triompher une Europe pro-Poutine et anti-migrants ? Le champion de la « démocratie illibérale » ?

Nous n’avons pas ici l’ambition de retracer l’itinéraire intellectuel de Viktor Orbán, personnage protéiforme et secret. Appuyons-nous sur la masse considérable de documents publiés notamment sur le site web du gouvernement hongrois, et intéressons-nous au « verbe charismatique » souvent évoqué de l’homme fort de Budapest." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

Championnat de Hongrie 2020-2021 : Eger – Debrecen (Les buts)

Hongrie : Les migrants, cibles commodes

 "Cinq ans après la fermeture de la Hongrie aux réfugiés, le premier ministre magyar continue d’instrumentaliser la peur de l’étranger afin de mobiliser sa base et maintenir son emprise sur le pays.

Röszke, été 2015. Dans la nuit du 14 au 15 septembre, sous les yeux des journalistes du monde entier, un policier barricade le dernier point de passage non officiel entre la Hongrie et la Serbie où des milliers de migrants transitaient quotidiennement puis poursuivaient leur chemin vers l’ouest de l’Europe. Dix jours plus tôt, des milliers de réfugiés partis de la gare ferroviaire internationale de Keleti empruntaient l’autoroute M1 Budapest-Vienne à pied, avant que des bus ne les récupèrent pour les emmener vers l’Autriche puis l’Allemagne, à l’annonce de l’ouverture du pays aux migrants par la chancelière Merkel." La suite sur woxx.lu

Le Premier ministre hongrois déclare que les conservateurs européens perdent de leur influence et signale un nouveau groupe de partis

 "BUDAPEST (B.M) – Le Parti populaire européen, le bloc de centre-droit du Parlement européen, perd de son influence alors qu’il s’oriente vers des politiques libérales et centristes qui doivent changer, a déclaré jeudi le Premier ministre hongrois Viktor Orban. « Si le Parti populaire européen est incapable de changer de cap, alors une nouvelle initiative sera nécessaire dans la politique européenne, une nouvelle direction », a déclaré Orban lors d’une conférence de presse. « Si nous ne pouvons pas réaliser ce changement au sein du Parti populaire, alors nous présenterons une nouvelle initiative dans la vie du parti européen, car nous devons créer un contrepoids à la montée du mouvement (du président français Emmanuel) Macron », a déclaré Orban. L’année dernière, le PPE a suspendu l’adhésion au parti Fidesz d’Orban en raison des préoccupations concernant les campagnes populistes anti-immigration d’Orban et l’érosion de l’État de droit, la liberté de la presse et les droits des minorités sous son mandat. Orban a déclaré que la question était de savoir si sa décision Fidesz serait en mesure d’avoir un impact sur l’orientation future du PPE et dans les semaines à venir, cela deviendra plus clair. Orban, un farouche opposant à l’immigration de masse en Europe en provenance du Moyen-Orient, d’Asie et d’Afrique du Nord, a déclaré que le PPE devrait revenir à ses racines conservatrices sur les questions d’immigration, le modèle familial traditionnel et la suprématie de la culture nationale." La suite sur bruxelles.marketing

Viktor Orban apporte son soutien à Donald Trump

 "BUDAPEST (Reuters) - Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a apporté lundi son soutien à Donald Trump en vue de l'élection présidentielle du 3 novembre aux Etats-Unis, en accusant les adversaires démocrates du président américain de vouloir propager un "impérialisme moral" à travers le monde.

"Nous souhaitons la victoire de Donald Trump parce que nous connaissons bien la diplomatie des gouvernements démocrates américains, qui est basée sur l'impérialisme moral. Nous avons été contraints d'y goûter par le passé, nous n'avons pas aimé, nous ne voulons pas recommencer", écrit Viktor Orban dans une tribune publiée dans le quotidien Magyar Nemzet.

Au pouvoir depuis 10 ans, le dirigeant nationaliste affrontera début 2022 des élections législatives qui pourraient être périlleuses en raison de l'impact économique et social de la crise du coronavirus en Hongrie." La suite sur challenges.fr

La Hongrie passe les voyages de ses journalistes au peigne fin

 "BUDAPEST 

Dans une lettre datée du 2 juin, József Magyar, secrétaire d’État adjoint pour le développement des affaires européennes au ministère des Affaires étrangères et du Commerce, appelle les ambassades hongroises dans l’UE à fournir à Budapest des informations sur les visites professionnelles de journalistes hongrois dans le bloc, indique Telex.

La missive, vue par Telex, demande aux ambassades si elles savaient que le pays hôte organisait des visites professionnelles, des formations et des voyages de recherche pour les journalistes hongrois. Dans l’affirmative, elle les invite à signaler les dates et les parties prenantes aux voyages.

Pourquoi cette liste est-elle nécessaire et à quelles fins les informations y figurant seront-elles utilisées ? Le ministère des Affaires étrangères répond : « Pour remplir son mandat, [le ministère] fait tout ce qui est en son pouvoir contre l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures hongroises. L’expérience a montré que les organisations Soros avaient notamment tendance à être derrière de telles attaques ». (Vlagyiszlav Makszimov, Euractiv.com) Source : euractiv.fr

dimanche 20 septembre 2020

Le Covid-19, une évolution à géométrie variable aux quatre coins du monde

"À Singapour, la population commence à recevoir et utiliser des jetons de traçage, dernière invention anti-Covid de ce petit pays. Contre le virus, l'Italie se débrouille plutôt bien, les derniers chiffres de la pandémie ne sont pas alarmants. Au Canada, par contre, le nombre de personnes atteintes par le coronavirus augmente depuis quelques semaines. En Hongrie, l'épidémie est moins grave qu'ailleurs, elle a fait 669 morts depuis le mois de mars." Source : rfi.fr

samedi 19 septembre 2020

Le chef d’orchestre Ivan Fischer a inventé des masques acoustiques qui amélioreraient l’expérience sonore lors d’un concert


"Le chef d’orchestre hongrois Ivan Fischer vient de présenter un concept de masque de son invention : il s’agit d’un masque buccal agrémenté de deux appendices en forme de mains, qui se placent derrière les oreilles et qui auraient pour faculté d’accroître la perception auditive de celui qui le porte pendant un concert.

Joindre le nécessaire à l’agréable, voici bien un adage qui pourrait se prêter au drôle d’accessoire que propose le chef d’orchestre hongrois aux spectateurs de ses futurs concerts. Le public du Budapest Festival Orchestra, dirigé par Ivan Fischer, qui a fait sa rentrée en septembre après des mois d’arrêt forcé, s’est vu proposer ces drôles de masques pourvus de "prothèses" auditives en forme de main.

Inventés par le chef Ivan Fischer, ces masques, dont les appendices en forme de forme s’adaptent aux oreilles de chaque spectateur, amélioreraient sensiblement le confort auditif lors des concerts de musique classique, notamment lorsque les salles ne bénéficient pas de conditions acoustiques idéales." La suite sur rtbf.be

 

Á. Heller, La Valeur du hasard. Ma vie (trad. G. Métayer)

 

Ágnes Heller,

La Valeur du hasard. Ma vie

Édition de Georg Hauptfel.

Traduction de Guillaume Métayer,

Rivages Payot, 2020.

EAN13 : 9782743650278.

La vie extraordinaire d’Ágnes Heller (1929-2019), l’une des grandes philosophes et sociologues du xxe siècle. Une vie intense et mouvementée, traversée par une constante et courageuse quête de liberté. Au cours de sa longue existence, elle aura connu de près quatre systèmes différents : la société autocratique de classes, les totalitarismes nazi puis communiste, la démocratie libérale. Dans les dernières années de sa vie, forte de son expérience, elle lutte contre le nationalisme renaissant et la démocratie illibérale. Au cœur de son parcours existentiel et intellectuel, la rencontre avec György Lukács et la naissance de l’école de Budapest, avec son cortège d’amitiés et d’intrigues amoureuses. La vocation philosophique d’Ágnes Heller, son vif esprit d’indépendance, s’accompagnent d’un engagement politique sans concession qui la projette en première ligne des événements cruciaux du xxe siècle : la révolution de 1956, Mai 1968, la chute du Mur en 1989, et jusqu’au gouvernement d’Orbán. Elle raconte son émigration en Australie puis en Amérique et ses fébriles années new-yorkaises (elle occupera la chaire Hannah Arendt à la New School for Social Research). Dans ce kaléidoscope d’expériences défilent les plus grands noms de la pensée du xxe siècle, de Foucault à Derrida, d’Adorno à Löwenthal, de Jonas à Habermas, de Kołakowski à Bauman.

Sommaire

Avant-propos 5

1. Premiers souvenirs 7

2. Famille. 10

3. Enfance. 19

4. Le grand et le petit mondes 27

5. Guerre et persécution. 35

6. Après la guerre. 49

7. Études, Lukács et le parti 57

8. Révolution et interdiction de travail 71

9. Nouveau départ et l’école de Budapest 85

10. L’année 1968. 109

11. Deuxième interdiction professionnelle et émigration. 122

12. L’Australie. 128

13. Les États-Unis 144

14. Le changement de système, la mort de Feri et Budapest 168

15. Europe. 182

16. Liberté et responsabilité. 189

17. La valeur du hasard. 194

Index des noms

Voir le livre sur le site de l'éditeur…

Source : fabula.org

La compréhension du langage humain par les chiens serait-elle similaire à celle de l’Homme ?

"S’il est bien connu que nos chiens sont sensibles à notre intonation, il semblerait qu’ils soient aussi capable de comprendre ce que nous leurs disons. C’est ce qu’une équipe de chercheurs hongrois a cherché à démontrer.

Attila Andics. éthologue à l'Université Eötvös Loránd de Budapest, en Hongrie, a fait passer des scanners cérébraux à 13 chiens de races diverses pour étudier leurs réactions aux mots prononcés à leur adresse, comme le rapporte National Geographic." La suite sur woopets.fr

La Chine et la Hongrie amélioreront leur mécanisme de coopération policière

"Le conseiller d'État chinois et ministre de la Sécurité publique, Zhao Kezhi, s'est entretenu vendredi avec le vice-Premier ministre hongrois et ministre de l'Intérieur, Sandor Pinter.

Les deux parties doivent mettre en oeuvre le consensus important établi entre leurs dirigeants respectifs, maintenir une communication stratégique régulière, améliorer le mécanisme de coopération dans le maintien de l'ordre, et approfondir leur coopération dans les domaines de la lutte antiterrorisme, du rapatriement des fugitifs, de la lutte contre la criminalité transnationale, telle que la fraude aux réseaux de télécommunications, et de la sécurité de "la Ceinture et la Route"." La suite sur china.org.cn

La Pologne se joint à la Hongrie pour menacer de bloquer le budget de l’UE et le programme de rétablissement du coronavirus

 "La Pologne a rejoint la Hongrie vendredi pour menacer de bloquer le budget historique de 1,8 billion d’euros de l’UE et le programme de relance des coronavirus, craignant que le Parlement européen et d’autres pays de l’UE imposent des conditions qui refusent l’accès aux fonds pour les pays qui violent l’état de droit, ont déclaré des diplomates.

La Hongrie, qui comme la Pologne a été accusée par Bruxelles de violer l’état de droit et les principes fondamentaux de la démocratie, a lancé une menace similaire au début du mois.

Les menaces de blocage étaient largement attendues, mais elles exposent néanmoins Varsovie et Budapest au risque d’être présentées comme essayant de bloquer les fonds d’urgence au milieu du choc économique de la pandémie." La suite sur news-24.fr

À Budapest, la “République des étudiants” tient tête à Viktor Orbán

 "Dernier avatar d’une réforme initiée en 2018 par le gouvernement hongrois, la création d’un tout-puissant conseil d’administration à l’Université d’art dramatique et cinématographique a provoqué la colère de ses étudiants. Pointant le régime oligarchique mis en place par le Premier ministre, ils occupent les locaux pour y organiser manifestations et conférences de presse.

En plein centre de Budapest, la façade d’ordinaire discrète de l’Université d’art dramatique et cinématographique est devenue méconnaissable : elle est cernée de rubans en plastique blanc-rouge, et seuls ses étudiants ont le droit de se faufiler entre ses murs. Entre deux piliers et une ribambelle de messages de soutien, deux d’entre eux se relaient nuit et jour pour monter la garde et prendre la température de leurs camarades (Covid-19 oblige) regagnant leur tente dans le hall ou leurs pénates estudiantines à l’étage." La suite sur telerama.fr

Des juifs hongrois célèbreront Rosh HaShana sur le Danube en raison du virus

 "Alors que les contaminations grimpent en Europe, les fidèles en Hongrie et en France sont contraints de faire face aux restrictions gouvernementales.

Lorsque Rosh HaShana commencera ce vendredi soir, aucun des 100 000 juifs de Hongrie ne sera dans une synagogue. Ils seront plutôt à bord d’un bateau sur le Danube, sous des tentes et sur le pont d’un hôtel flottant – des endroits choisis pour permettre la prière en plein air pendant la pandémie de coronavirus." La suite sur timesofisrael.com

Un nouveau pont sur le Danube entre la Hongrie et la Slovaquie

 "Viktor Orbán et Igor Matovič ont inauguré, jeudi 17 septembre, un nouveau pont sur le Danube entre la Hongrie et la Slovaquie.

Les chefs de gouvernements hongrois et slovaque, Viktor Orbán et Igor Matovič, se sont retrouvés jeudi au milieu du nouveau pont jeté sur le Danube au niveau des villes jumelles de Komárom (en Hongrie) et Komarno (en Slovaquie). Ils ont saisi cette occasion pour se féliciter de l’état des relations entre les deux pays et de la place de l’Europe centrale en Europe.

« Cette inauguration montre que le Danube relie les Hongrois et les Slovaques plutôt qu’il les divise », a déclaré Viktor Orbán. « L’histoire a montré que le succès vient à ceux qui sont unis et non opposés », a-t-il déclaré, ajoutant que l’UE qui a financé l’ouvrage a réalisé « l’un des meilleurs investissements de son histoire »." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

15 % des Hongrois auraient perdu leur emploi en raison de l’épidémie

 "Le nombre de personnes qui doivent vivre avec beaucoup moins d'argent en raison de la crise du Covid-19 a considérablement augmenté, selon une enquête menée par l'Institut Publicus . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)