lundi 1 septembre 2014

LA VISITE DE LA VIEILLE DAME par Adam Biro


La tour et la vache de Montaigne.
Photo © D. Luy
Il y a quelques mois, nous avons reçu la visite d’une vieille dame — en fait, elle avait deux ans de moins que moi — dans notre datcha quelque part en France. Elle est née dans notre maison, et y a vécu toute son enfance avec ses parents et sa sœur. C’étaient des gens très pauvres, moujiks sans terre. Ils n’avaient pas d’électricité, pas de téléphone, pas d’eau courante (la petite fille devait chercher l’eau à un puits aujourd’hui comblé, à plusieurs centaines de mètres en contrebas), pas de toilettes (ils faisaient leurs besoins dans la paille de l’étable). Une cheminée dispensait la chaleur pour toute la maison. La petite fille allait à l’école à pied, une heure aller, une heure retour, dans la neige, sous le soleil, la pluie. La famille vivait des trois vaches, ils vendaient leur lait, du fromage, les veaux et les poissons de leur, de notre étang où nous, nous n’élevons que des poissons rouges, cultivons des nénuphars et du jonc et surprenons les hérons muets et froids emporter nos grenouilles bruyantes et amoureuses.
La dame était émue en revoyant « sa » maison… les guillemets sont inutiles. Elle a visité les pièces, transformées, les communs et le jardin, méconnaissables, elle nous a regardés, les larmes aux yeux, et elle nous a dit :
Vous ne pouvez pas savoir comme j’étais heureuse ici.
Je repense à cette phrase continuellement. Dans le plus total dénuement, cette femme était heureuse. Malgré. Non pas à cause, évidemment pas, mais malgré. Et elle le dit avec des larmes dans les yeux, pourtant aujourd’hui, elle possède une voiture, un téléphone portable, une télévision, un frigidaire, un aspirateur, peut-être un ordinateur, un i-pad et tout le reste, le nombre infini du reste, elle mange au-delà de sa faim, se lave à l’eau chaude avec une douche-massage délassante à l’huile essentielle ylang des Comores, se rince les cheveux avec un shampooing à la mangue et fleur de tiaré et visite des pays lointains. Mais si on lui supprimait d’un coup sa voiture, son téléphone portable et tout le reste, le nombre infini du reste, et l’on la renvoyait soixante ans en arrière dans la cour de cette ferme, elle serait malheureuse. Parce que bien qu’elle ne soit pas heureuse (les larmes aux yeux), elle le serait encore moins sans sa télévision, ses loisirs et le nombre infini du reste, choses auxquelles elle s’est habituée. Ce ne serait pas le manque qui la rendrait malheureuse mais la perte. On ne peut pas faire marche arrière, toutes les expériences le prouvent.
Qu’est-ce à dire ? Notre condition de vie s’améliore quotidiennement, le progrès phénoménal de la technique, de la technologie facilite notre existence, nous gagnons du temps et nous perdons moins d’énergie grâce à l’informatique, aux machines, aux inventions innombrables, nous nous ébaudissons de distractions, lecture, musique, spectacles, communication par tous les moyens, voyages, jeux. Et grâce aux avancées de la médecine, nous mourrons de plus en plus vieux. Et le bonheur ? Le téléphone cellulaire abolit la distance et déjoue le temps — mais connaissez-vous quelqu’un que l’utilisation d’un portable avait rendu heureux ? Dans cent ans, nos descendants posséderont des appareils et des occupations dont nous n’avons même pas l’idée — seront-ils plus heureux que nous ? Et faisons un saut énorme, sommes-nous plus heureux que l’homme magdalénien d’il y a 15 000 ans qui mourait à vingt-sept ans, s’abritait dans des grottes, redoutait les animaux sauvages et ne possédait que les quelques rares outils qu’il avait fabriqués lui-même ?
Si le bonheur est le but, nous n’avons évidemment fait aucun progrès depuis la Préhistoire. Aucun. Nous sommes au même point, et y resterons à toute éternité. Seules les relations humaines, seuls les sentiments, l’accomplissement, la contemplation, la réflexion peuvent nous rapprocher — ou nous éloigner — du bonheur, et ceux-là sont intemporels. Mais aucun objet, aucun progrès technologique, ni l’invention de la roue, ni celle du GPS. Ni l’eau chaude ni les minutes gagnées par le cheval, le carrosse, le moteur à explosion ou le TGV. Ni les reality shows. (Lire Pascal et avant lui Montaigne sur le divertissement ; mais c’est une autre histoire — ou non.)
Cependant : le bonheur est-il nécessaire ? Le Magdalénien ne s’est pas plus posé la question que le héron, et très peu de monde s’en est préoccupé jusqu’aux temps modernes, jusqu’à ce que le Préambule de la Constitution américaine indique la recherche du bonheur comme un droit inaliénable. Or, que nous propose notre époque voire toute l’Histoire humaine pour nous aider dans cette quête ? Certains croyants qui vivent dans une vallée de larmes ici-bas n’atteindront le bonheur que dans un Au-delà espéré. Et les autres, tant d’autres ? On (qui est cet « on » ?) leur, nous parle sans cesse de bonheur, et pour y parvenir, on nous propose youtube, Eurodisney et des huiles essentielles. Camus, tuberculeux, fils d’une famille très pauvre, écrit que le bonheur est un don. Le Sisyphe qu’il faut imaginer heureux doit avoir ce don. Même dans une longère sans eau et électricité.

adam biro
septembre 2014
biroadam4(AT)gmail.com

vendredi 22 août 2014

Prochaine soirée des Mardis hongrois de Paris le 2 septembre 2014 à partir de 20 h au Studio

Les Mardis hongrois sur France 2 émission Télématin
Les Mardis hongrois de Paris sur France Inter
©photos peter gabor.

©photos peter gabor.

©photos peter gabor.
Chers visiteurs des Mardis hongrois de Paris,
En plein centre du quartier du Marais, dans un restaurant ouvrant sur une cour intérieure, nous occupons une mezzanine ou une grande tablée au rez-de-chaussée et quand le temps le permet nous profitons d'une cour pavée du XVIIIème siècle.

Prochaine soirée
le mardi 2 septembre 2014
 à partir de 20 h

The Studio,
41, rue du Temple 75004 Paris
Métro Châtelet-Les Halles ou Hôtel de Ville
©photos peter gabor.

Kedves Mardis Hongrois-látogatók,

A legközelebbi összejövetel szeptember 2. este 8 kor kezdődik

The Studio, 41, rue du Temple 75004 Paris
Métro Châtelet-Les Halles vagy Hôtel de Ville.
 

L'incohérence du Front National vue par le Jobbik hongrois

"Après les élections européennes, on a pu lire dans la presse française la possibilité, pour le Front National de s’allier avec le Jobbik Hongrois. Cette possibilité n’avait pas été démentie immédiatement par Marine Le Pen mais plusieurs jours plus tard – ce qui laissait planer un doute. Ce parti, ultra-nationaliste et conservateur aux tons antisémites et anti-roms, est l’un des plus extrêmes en Europe. Mais jamais, en Hongrie, la possibilité d’une alliance avec le parti français n’a été envisagée. Retour sur les critiques émises par le parti hongrois." La suite sur mediapart.fr

jeudi 21 août 2014

RTL abaisse ses objectifs annuels avec la nouvelle taxe en Hongrie

"RTL Group (75.64 -6.26%) chute en Bourse, jeudi, après avoir revu en baisse ses objectifs financiers pour l'année en cours, évoquant notamment une nouvelle taxe sur la publicité en Hongrie qui a pesé sur ses performances du premier semestre." La suite sur capital.fr

Célébration de la fête nationale en Hongrie

"La Hongrie a célébré sa plus grande fête nationale mercredi, la Saint-Stéphane, en l'honneur du roi fondateur de la Hongrie Stéphane 1er, en organisant un ensemble d'événements civils, militaires et religieux.
De nombreuses festivités ont concerné l'armée, dont la cérémonie de prestation de serment des officiers nouvellement gradés des forces armées." La suite sur china.org.cn

Feu d'artifice à Budapest 20 août 2014

TELJES 2014 Augusztus 20 - Tűzijáték (Fireworks Budapest)

mercredi 20 août 2014

Football féminin : France / Hongrie à suivre sur D17 en direct mercredi 20 août à 19:00

"Dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde 2015, l’Équipe de France Féminine affronte mercredi 20 août l’Équipe de Hongrie, un match à suivre à 19:00 en direct sur D17.
Après leur tournée américaine du mois de juin, qui s’est soldée par 2 matchs nuls et une défaite, la première pour le coach Philippe Bergerôo, les Bleues reprennent les matchs officiels et la course à la qualification pour la Coupe du Monde 2015 au Canada, en retrouvant la Hongrie le mercredi 20 août." La suite sur coulisses-tv.fr

Je dénonce l'humanité - Frigyes Karinthy

Il y a du Jacques Prévert dans les textes courts du Hongrois Frigyes Karinthy (1887-1938), mais on cite aussi Pierre Desproges, et la connivence entre les deux insolents est justifiée. Je dénonce l'humanité est un recueil de nouvelles ironiques sur la vie quotidienne la plus mesquine qui soit. Un père aide son fils à résoudre un exercice de maths et la situation s'embrouille. Un joueur d'échec cherche l'inspiration en chantant Peer Gynt. Un homme s'acharne sur ses lacets de chaussures, symboles d'une humanité qui résiste à tout... Chaque anecdote est prétexte à rire ou à dénoncer un monde étriqué. Dans son roman Voyage autour de mon crâne (éd. Points), il se moquait de sa tumeur au cerveau. Ici, il transforme la banalité des jours en un feu d'artifice de comédie. Et l'humour est familial puisque son fils, Ferenc Karinthy, est l'auteur du chef-d'oeuvre Epépé, tour de force linguistique et hilarant. — C.F.

Traduit du hongrois par Judith et Pierre Karinthy | Ed. Viviane Hamy, coll. Bis | 190 p., 9 €.
Le 09/08/2014
- Telerama n° 3369

En savoir plus sur telerama.fr
 
 

Imre Kertész et Ernő Rubik décorés de l'ordre de Saint Étienne

Le Président de la République, János Áder, a remis la décoration de l'Ordre de Saint Étienne, la plus haute distinction hongroise à l'écrivain, prix Nobel de littérature, Imre Kertész, ainsi qu'à l'architecte et professeur de design, Ernő Rubik, l'inventeur du Rubik's Cube

Les images sur magyarnarancs.hu

Il y a 25 ans, un pique-nique estival préfigurait la chute du Mur de Berlin

"Il y a 25 ans, le 19 août 1989, le Rideau de fer s'entrouvrait pour quelques heures à la frontière entre l'Autriche et la Hongrie, préfigurant la chute du Mur de Berlin à l'automne suivant.
Entre 500 et 1.000 personnes ont commémoré mardi ce "pique-nique paneuropéen" à Sopronpuszta, où les événements s'étaient déroulés. Si l'Histoire a surtout retenu le 9 novembre 1989 et la chute du Mur de Berlin, un premier événement précurseur s'est déroulé deux mois et demi avant, dans des prairies à proximité du Lac de Neusiedl -- ou Lac Ferto -- à la frontière entre l'Autriche et la Hongrie. En mai de cette année-là, la direction réformiste du Parti communiste hongrois s'était attaquée au démantèlement des fils barbelés à la frontière entre la Hongrie et l'Autriche." La suite sur levif.be

Le Rossignol philomèle serait en train de remplacer le Rossignol progné en Hongrie

"Le Rossignol progné est remplacé par le Rossignol philomèle dans le nord-est du pays avec "l’aide" de l’Homme.
Le Rossignol progné (Luscinia luscinia) est très semblable à "notre" Rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos) mais sa queue et son croupion sont moins roux, son dos est plus gris et le bas de sa gorge et sa poitrine sont habituellement striés. Son chant est plus sonore, moins mélodieux. Il le remplace dans le nord-est de l’Europe et en Sibérie. Les deux aires de répartition sont séparées par une étroite bande qui va de l’Allemagne à la mer Noire dans laquelle les deux espèces s'hybrident fréquemment (une situation qui rappelle celle des Corneilles noire et mantelée, lire Première nidification d'un couple de Corneilles noires en Pologne depuis 124 ans !).

Cette bande passe par la Hongrie : le Rossignol philomèle niche dans le bassin des Carpates et le Rossignol progné dans le nord-est du pays. Mais ce dernier semble en déclin : le nombre de couples est ainsi passé par exemple de 30 en 1968-1975 à 4 en 1986 dans la haute vallée de la Tisza, alors que sur la même période, le Rossignol philomèle a étendu son aire. On ne connaît pas les raisons de ces évolutions, mais la destruction d’une partie des forêts inondables pourrait expliquer en partie cette évolution." La suite sur ornithomedia.com

Centenaire de Ferenc Fricsay, l’héritier humaniste

"En 2014, nous célébrons le centenaire de la naissance du chef d’orchestre hongrois . Décédé prématurément, en 1963, ce chef d’orchestre fut une étoile filante géniale de l’art de la direction au XXe siècle et un explorateur technologique.
Ferenc Fricsay est né à Budapest en 1914, dans l’empire d’Autriche-Hongrie, alors que le monde marchait au bord du gouffre. La musique est au cœur de la vie familiale car son père dirige la principale  harmonie militaire à Budapest. Il prend, dès ses 6 ans, ses premières leçons de piano. La passion de la direction le saisit très tôt car il fait ses débuts de chef « non officiel » à  l’âge de 11 ans, dirigeant ses camarades de collège, lors d’une sérénade mûrement préparée (6 semaines de répétitions) en l’honneur de son professeur de latin. Comme l’élite des jeunes musiciens hongrois, il intègre ensuite l’Académie Franz Liszt de Budapest. Ses professeurs sont tous issus de la génération dorée de la musique hongroise : , , et ." La suite sur resmusica.com

Les banques hongroises dans la tourmente

"Les banques hongroises sont dans la tourmente après des mesures prises pour alléger la dette de certains foyers, et qui sont jugées par des analystes "profondément néfastes" au secteur ainsi qu'à la croissance.
"C'est un nouveau coup porté au secteur bancaire, qui augmentera encore le coût de l'activité bancaire en Hongrie", assure Timothy Ash, un économiste de la Standard Bank. La Banque centrale européenne (BCE) s'est elle aussi inquiétée d'actions susceptibles, écrivait-elle au début du mois, de remettre en cause "la stabilité du secteur financier hongrois dans son ensemble, ce qui pourrait avoir des effets de débordement sur l'économie"." La suite sur 7sur7.be

mardi 19 août 2014

Judit Polgar, la reine des échecs, prend sa retraite


"La Hongroise Judit Polgar, reconnue comme la plus grande joueuse féminine d'échecs du monde, a annoncé mercredi qu'elle se retirait de la compétition pour se consacrer davantage à sa famille et à sa fondation, dans une interview au Times.
Joueuse d'échecs la mieux classée depuis 25 ans, Judit Polgar, 35 ans, a déclaré au quotidien britannique qu'elle n'avait plus une capacité de concentration suffisante pour jouer en compétition." La suite sur lepoint.fr

En Hongrie, l'économie va mieux que prévu

"La Hongrie s'attend à une croissance économique meilleure que prévu cette année. Le gouvernement espérait jusqu'à présent une hausse de 2,3% du PIB, mais le ministre de l'Economie, Mihaly Varga, a annoncé ce lundi une révision de la croissance à 3,1%." La suite sur lecho.be

La démocratie antilibérale et infâme de Viktor Orban

Nóra Kébel
"Dans un discours prononcé le 26 juillet à Tusvanyos, en Roumanie, le premier ministre hongrois a déclaré qu’il était prêt à faire de son pays un monde nouveau, basé sur le travail et la communauté. Vigilante, la presse internationale, a relevé ses mots outrageux. En somme, rien de nouveau sous le soleil d’Orbanistan.
J’aimerais écrire au sujet du succès des nouvelles entreprises hongroises dans le monde, des films primés et des écrivains du  génial Sziget Festival – mais notre politique semble provoquer plus de remous que les sujets mentionnés. Cela n’est pas nouveau pour moi, puisque cela fait quatre ans que le gouvernement de mon pays se dirige vers l’autocratie." La suite sur cafebabel.fr

Poèmes d'András Gerevich traduits par Brigitte Gyr

Courses de Noël
Il faisait noir à présent et glacial, je t’attendais,
après une dispute : foudroyant du regard les trams
qui passaient sur la place, remarquant que plus nombreux
étaient les gens qui  défilaient, plus ils se ressemblaient : la foule
me tapait sur les nerfs. J’étais frigorifié. Si seulement, je me disais,
j’arrivais à te retenir, je pourrais tout oublier.
Peu importait à présent qu’il se soit mis à neiger.
Chaque os de mon corps se transformait en glace,
j’ai fini par regagner la maison dans la neige,
les bras chargés de paquets. Tu avais laissé le beurre sur
la table de la cuisine et un sandwich à demi entamé près de l’ordinateur,
les traces boueuses de tes pas menaient du balcon à la cuisine. J’ai
mis de la musique, fait la lessive et la vaisselle. Avant de me coucher
j’ai décoré le sapin pour qu’au cas où tu reviendrais
dans la nuit tu retrouves tout en ordre et te glisses
doucement dans le lit à mes côtés.

Poèmes à lire en hongrois, en anglais et en français sur recoursaupoeme.fr 

Natation : Katinka Hosszu déjà titrée aux Championnats d'Europe de Berlin

Par Grégory Sabadel  
Alors que la grande championne Krisztina Egerszegi vient de fêter ses quarante ans, la relève est assurée côté hongrois.
Les femmes sont en effet à l'honneur aux Championnats d'Europe de Berlin. L'immense Katinka Hosszu, la multiple championne d'Europe et du Monde, s'est inscrite sur dix épreuves et a déjà été titrée lors de la première journée en bassin sur le 400 mètres quatre nages avec un record des Championnats d'Europe à la clef.
Cette médaille est en fait la troisième après les deux médailles en eaux vives. Eva Risztov a été la première à obtenir une médaille d'argent en eaux vives, en 10 km. Elle récidive, après sa première place aux JO de Londres. Avant, la nageuse de 28 ans s'alignait sur des distances plus courtes, en bassin et avait déjà eu du succès.
Anna Olasz a également été deuxième sur 25 km. La jeune championne de Hongrie obtient là sa première médaille dans une grande compétition.
Gageons qu'il y aura beaucoup d'autres médailles pour la délégation hongroise.

lundi 18 août 2014

Krisztian Pars et Anita Marton battent des records

Par Grégory Sabadel 
Aux championnats d'Europe d'athlétisme, Krisztian Pars monte sur la plus haute marche du podium en lancer du marteau. Il réalise son record personnel et la meilleure performance mondiale de l'année avec 82 mètres 09.
Le champion olympique conserve son titre.
Quant à Anita Marton, elle a battu le record national en lancer du poids avec un jet à 19 mètres 04 et obtient le bronze. Elle a deux spécialités : le lancer du poids et du disque.
Alors dans le mythique stade du Letzigrund de Zurich, la Hongrie se classe treizième ex-aequo avec ses deux médailles. C'est une de moins qu'aux derniers championnats d'Europe, en 2012, à Helsinki.

Gros succès hongrois aux Mondiaux de Moscou de canoë kayak

Par Grégory Sabadel
La Hongrie a toujours été très forte en canoë kayak en ligne et l'a prouvé une fois de plus ce week-end (9-10 août 2014).
Les Magyars ont ramené 17 médailles dont 6 en or de la capitale russe et finissent les Championnats à la première place.
Dans l'histoire de cette discipline et de cette compétition, la Hongrie est aussi première et loin devant. Danuta Kozák est la plus célèbre de la délégation hongroise actuellement et a encore été couronnée d'or. Bravo aux Hongroises et aux Hongrois!

Viktor Orbán a déclaré dans un interview à la radio «Kossuth» «Les sanctions imposées à la Russie sont une erreur»

«L'UE s'est tirée une balle dans le pied après avoir imposé des sanctions en cours contre la Russie», selon le Premier ministre hongrois.
Le Premier ministre hongrois Victor Orban, a qualifié d'«erreur» la politique occidentale d'imposer des sanctions contre la Russie pour son rôle dans la crise ukrainienne.
Répondant dimanche aux questions des auditeurs de la radio hongroise «Kossuth», Victor Orban a ajouté que ces sanctions antirusses, sont contraires aux intérêts» de son pays. «Les sanctions imposées par l'Occident, c'est à dire par nous-mêmes, nous portent davantage préjudice qu'à la Russie», a-t-il dit." La suite sur lematin.ma

Un hongrois de la Confrérie du Cassoulet reçoit «Escapades»

"Lors de leur séjour en Hongrie, les membres d'Escapades Hongroises ont été accueillis par Lajos Gribek à son domicile. Ce passionné de gastronomie est depuis 2006 membre de la Confrérie du Cassoulet de Castelnaudary.
À cette occasion il avait rencontré Cécile Jozsa - Dutrech Présidente d'Escapades. Sachant que l'association venait en Hongrie il a tenu à faire découvrir la cuisine hongroise à tous les participants du voyage chez lui près de Budapest." La suite sur ladepeche.fr

dimanche 17 août 2014

Menace croissante contre le journalisme indépendant en Hongrie

"Alors que le gardien de la démocratie, Freedom House, classe la presse Hongroise comme partiellement libre, pour les journalistes du pays, la situation semble bien pire.
Depuis l’introduction d’une nouvelle loi sur les médias en 2010, les médias hongrois ont été assujettis aux obligations légales afférentes à une « information équilibrée ».
Le non-respect de l’interprétation donnée par le gouvernement de ce qui constitue l’un des préceptes fondamentaux du journalisme est passible d’amendes lourdes, proportionnelles à la popularité de l’organe d’information." La suite sur equaltimes.org

Extrême droite en Hongrie : rencontre avec les loups de l’Europe

"Après sa traversée de l’Ukraine, le Bulli Tour Europa s’est arrêté à Budapest pour quelques jours de reportages sur la politique hongroise. Rencontre avec la jeune garde du Jobbik, un parti d’extrême-droite dans un pays où le pouvoir connaît une dérive autoritaire et révisionniste.
Après plusieurs déclarations chocs de la part du président hongrois Viktor Orban, notamment celle d’en finir avec la démocratie libérale (fin juillet 2014), la Hongrie attire à nouveau l’attention de l’Union européenne. Depuis plusieurs années, certains médias européens dénoncent la politique du chef du Fidesz qui multiplie ses actions anti-européennes et qui n’hésite pas à réécrire l’histoire nationale de son pays." La suite sur rue89strasbourg.com

Hongrie: le festival Sziget

"C’est le plus grand festival de musique d’Europe. Il s’appelle Sziget, qui signifie « île » en hongrois. Le « Woodstock » de l’Est accueille les festivaliers pendant une semaine, sur le Danube, à Budapest. Une semaine de musique non stop sur une île verdoyante de 78 hectares où l’on campe en toute liberté. Les festivaliers viennent de toute l’Europe et les Français sont de plus en plus nombreux à Sziget." A écouter sur rfi.fr

samedi 16 août 2014

Portables volés aux noces de la fille d’Orbán : un serveur ne goûte guère les tests ADN

"VU DE BUDAPEST
Le NNI (Nemzeti Nyomozo Iroda), le Bureau national d’investigation, le FBI hongrois, ne recule devant rien pour mener à bien sa tâche. Une soixantaine de tests ADN sont en cours pour retrouver… deux téléphones volés. Deux portables disparus en septembre, lors du mariage de la fille du Premier ministre, Viktor Orbán. Un mariage somptueux à la campagne, avec 300 invités et une soixantaine de serveurs employés par un traiteur.
Deux mois plus tard, ces derniers sont tous convoqués à la police. Le voleur a laissé les étuis de téléphones portables sur la table - étuis sur lesquels il y a un peu d’ADN. La police entend procéder à des prélèvements génétiques sur les 60 employés du traiteur. Seul László Csókási, un barman de 32 ans, refuse. Sur son blog, il écrit : «S’agit-il d’un triple assassinat ? D’un tueur en série qui a pris la fuite ? Non, on parle de simples téléphones portables !»" La suite sur liberation.fr

La poire ou le peuple-classe hongrois sous le 2% de sa classe dominante

"Ce peuple-classe est fort hétérogène, comme d'autres mais différemment. C'est tout le mérite ce dessin, qui symbolise bien la domination de "l'élite" (terme emprunté à une certaine sociologie : Mosca, Pareto, Michels, Parson), de montrer ces différences internes sans nier pour autant, la domination de la classe dominante." La suite sur mediapart.fr

UE/sanctions antirusses : le Premier ministre hongrois appelle à une révision

"Par La Voix de la Russie | Le Premier ministre hongrois Viktor Orban s'est prononcé en faveur d’une révision de sanctions antirusses de l'UE qui, à son avis, nuisent bien davantage aux pays de l'UE qu’à la Russie.
Dans une interview accordée à la station de radio Kossuth Radio, M. Orban a souligné que Bruxelles non seulement devrait indemniser les producteurs, mais aussi changer fondamentalement la nature des sanctions actuelles." La suite sur ruvr.ru

vendredi 15 août 2014

Blindés pour Kiev : le ministère hongrois des Affaires étrangères dément

Le ministère hongrois des Affaires étrangères dément livrer des technologies et matériels militaires à l'Ukraine.
L'article en hongrois sur hvg.hu  

La Hongrie vend à l’Ukraine son équipement militaire soviétique

"Budapest a pris la décision d’envoyer en Ukraine des chars soviétiques T-72. Selon la chaîne de télévision russe Rossia -24, le site d’informations hongrois Hídfő.net a publié des photos de ces chars, prises par les résidents de la ville de Nyíregyháza." La suite sur afriscoop.net

Blindés pour Kiev: la Hongrie viole ses engagements internationaux (Moscou)

"La Hongrie viole ses engagements internationaux en livrant des blindés à l'Ukraine, a déclaré vendredi le ministère russe des Affaires étrangères.
"Selon le journal en ligne hongrois Hidfo.Net, le ministère hongrois de la Défense livre des blindés, entre autres des chars T-72, à l'Ukraine par le biais d'une "agence homologuée"." La suite sur ria.ru

Hongrie: du matériel radioactif endommagé transporté en Russie pour retraitement

"Du matériel radioactif, endommagé lors d'un incident en 2003 à la centrale nucléaire de Paks, en Hongrie, est arrivé en Russie pour être retraité, a annoncé jeudi la compagnie d'énergie publique hongroise MVM, dans un communiqué.
Le véhicule de transport a atteint la centrale de retraitement en Russie, conformément au plan, a annoncé MVM, qui gère l'unique centrale nucléaire hongroise de Paks, à une centaine de kilomètres au sud de Budapest." La suite sur romandie.com

Hongrie: croissance soutenue de 0,8% du PIB

"L'économie hongroise a poursuivi son regain de forme au deuxième trimestre, affichant une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 0,8%, des chiffres meilleurs que prévu, selon une première estimation officielle corrigée des variations saisonnières et calendaires, publiée aujourd'hui." La suite sur lefigaro.fr

jeudi 14 août 2014

Paysage après incendie par Flora

Je ne veux pas croire que l'été est déjà derrière nous! J'ai besoin du soleil réparateur, de sa douceur bienveillante pour panser ma grosse fatigue physique et morale...
Vivre dans le présent, “Carpe diem!”, croire en une foule de petits miracles qui deviennent réalité, à condition que nous y croyions... Nous sommes abreuvés de ces conseils infaillibles, censés nous aider à attraper le bonheur par la queue.
Serait-ce une simple question de volonté? Certes, les pleurnichards, les râleurs professionnels, les ronchons permanents ont peu de chance de s'épanouir dans la sérénité. Avons-nous le choix entre grincheux et bisounours? Le monde nous bombarde de catastrophes diverses qui sollicitent notre sensibilité, nous culpabilisent si notre empathie somnole sous les parasols... Nous devons nous sentir impliqués, concernés, révoltés en permanence à cause de la bêtise, la cupidité, l'agressivité aveugle des autres qui déclenchent lesdites catastrophes. Notre apparente tranquillité passe pour de l'indifférence coupable, de l'égoïsme mesquin. Non, il ne suffit pas d'être innocent. Il faut sans cesse œuvrer à l'amélioration de notre monde en folie, en pompiers infatigables.
Au moment où j'écris ces lignes, moi, modeste pompier, je déclare être fatiguée, vidée de mes ressources physiques et morales. Mes batteries sont à plat... J'ai du mal à m'enflammer pour les causes les plus nobles, j'ai besoin de REPOS...
Rózsa Tatár

Rozsa Millet

mes blogs (cliquer):

Hongrie: des tests d'obésité à l'école

"Les élèves hongrois vont devoir se soumettre à des examens de dépistage de l'obésité, dernière trouvaille du Premier ministre conservateur Viktor Orban, fan de sport, pour obtenir une population en meilleure santé, ont annoncé aujourd'hui les organisateurs de l'opération." La suite sur lefigaro.fr

Le 20 août, la Hongrie célébrera sa grande Fête nationale

Source : Ambassade de Hongrie à Paris

Le 20 Août, la Hongrie célèbre la canonisation d’Étienne Ier (Szent István), premier roi de Hongrie, et la fondation de l’État hongrois en l'an 1000.
A cette occasion, de nombreuses festivités seront organisées les 19 et 20 juin 2014 à Budapest, lesquelles se clôtureront par le fameux feu d’artifices tiré depuis les rives du Danube.
Cette année, le slogan de la Fête nationale sera « Notre festival – La Nation ensemble dans l'unité » et comprendra également un gala. Celui-ci aura lieu la veille de la fête, le mardi 19 août, place Clark Ádám, au pied du château de Buda (Budavár), et réunira de jeunes et talentueux musiciens et danseurs de nationalité hongroise venant de douze pays différents. Des concerts et divers programmes familiaux seront également organisés sur cette place avant la soirée de gala.
La « Promenade des saveurs hongroises » ouvrira également le mardi 19 août sur les quais de Buda, où le « Gâteau de la Hongrie » à l’abricot (Kecskeméti barackos kölestorta) ainsi que de nombreux plats typiques, notamment le Pain nouveau de Saint-Etienne, pourront être dégustés.
Les commémorations du 20 août débuteront à 8 heures 30 par la cérémonie de hissage du drapeau national sur la place Kossuth récemment rénovée – où le président de la République de Hongrie János Áder ainsi que le ministre de la Défense Csaba Hende prononceront un discours. Le bâtiment du Parlement sera également ouvert gratuitement aux visiteurs pour toute la journée.
A 15 heures, la traditionnelle bénédiction du pain aura lieu devant la statue de Saint-Etienne située à côté de l'église Matthias (Mátyás-templom), et sera suivie d'une procession de récolte du centre-ville de Budapest à la Basilique Saint-Etienne (Szent István-bazilika), où se tiendra une messe suivie d'une autre procession traditionnelle.
Les célébrations se termineront par un feu d'artifice à 21 heures, lequel pourra être admiré depuis les rives du Danube, entre le pont Elisabeth (Erzsébet híd) et le pont Marguerite (Margit híd).
Pour plus d’informations sur les programmes relatifs à la Fête nationale du 20 août, nous vous invitons à consulter le site du Gouvernement hongrois (lien en anglais) : http://www.kormany.hu/en/ministry-of-defence/news/commissioning-ceremony-fireworks-hungarian-flavors-on-the-day-of-king-saint-stephen

« Une chambre dans le 8è arrondissement » : une fable de la marginalité criminalisée à Budapest

"Par Ludovic Lepeltier-Kutasi, doctorant en géographie (Université de Tours), publié sur le site « De Budapest à Casablanca« .
Les multiples scènes qui se jouent dans ce reportage se déroulent dans les rues et les cours de Józsefváros, le nom propre mais pas moins commun du huitième arrondissement de Budapest. Ce vaste secteur politico-administratif comprend des quartiers huppés de l’hypercentre (Palotanegyed), des zones résidentielles à l’aspect provincial (Tisztviselőtelep, Százados úti telep), ainsi qu’une large bande intermédiaire à l’habitat aussi hétérogène et composite que l’est son tissu résidentiel. Quand on évoque Józsefváros, c’est avant tout ces derniers quartiers aux transepts irréguliers qui nous viennent à l’esprit. Et avec eux tout le lot d’imageries, de représentations et de fantasmes que l’on s’en fait." La suite sur hu-lala.org

Une délégation du Parti communiste du Vietnam en Hongrie

"Le Parti communiste du Vietnam (PCV) souhaite renforcer sa coopération avec le parti au pouvoir, le FIDESZ (Alliance des jeunes démocrates), et le Parti socialiste hongrois (MSZP).
C'est ce qu'a souligné Mme Ha Thi Khiet, secrétaire du Comité central du PCV, chef de la Commission de sensibilisation des masses du Parti, lors de ses séances de travail avec les dirigeants du FIDESZ et du MSZP, dans le cadre de sa visite de travail en Europe du 11 au 13 août." La suite sur vietnamplus.vn

mercredi 13 août 2014

C’est parti pour le Festival Sziget à Budapest !

"Lancé en 1993 pratiquement sur un mode confidentiel, il est devenu avec les années, le plus grand événement musical en Europe centrale.
Direction “l‘île de la Liberté” en plein cœur de Budapest pour une semaine de concerts et d’animation en tout genres.
Un lieu et un festival très appréciés par les artistes à l’image du leader du groupe Leningrad : “le Festival Sziget, c’est vraiment l’un de mes favoris. Ce n’est pas la première fois qu’on vient ici et j’espère que ce n’est pas la dernière”." La suite sur euronews.com

La fin de l'Autriche-Hongrie (7/8) : Inflations, déflations et stabilisation

"Cent ans après le début de la Première Guerre mondiale, La Tribune revient sur une des suites majeures de ce conflit, la fin de l’Autriche-Hongrie, et sur ses conséquences économiques. Aujourd’hui, comment les choix politiques ont conduit à la déflation ou à l’hyperinflation.
Dans le chaos de l'indépendance, une fois les réformes monétaires achevées, des choix économiques divergents ne vont pas tarder à se dessiner parmi les États successeurs de l'Autriche-Hongrie." La suite sur latribune.fr

mardi 12 août 2014

Journée européenne des langues 26 septembre de 16h à 20h Institut hongrois

Enseignement
26 septembre de 16h à 20h | conférences à 16h30 et à 18h30
Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Informations : accueil@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44
A l’occasion de la Journée européenne des langues, l’Institut hongrois vous invite à sa «journée porte ouverte » pour découvrir une langue rare mais fascinante, et pour s’y initier avec des professeurs experts et de langue maternelle hongroise. Vous pouvez vous inscrire sur place aux cours de hongrois du semestre d’automne et vous pouvez tester votre niveau de connaissance de la langue à l’aide de nos professeurs. De la même occasion, l’Institut vous propose des conférences à 16h30 et à 18h30 des lieux de mémoire hongrois à Paris.
Entrée libre

Hongrie: retour de l'inflation en juillet après trois mois de baisse des prix

"L'inflation en Hongrie s'est élevée à 0,1% en juillet sur un an, après trois mois consécutifs de baisse des prix, selon des chiffres publiés mardi par le Bureau central des statistiques dans un communiqué.
Les prix à la consommation avaient baissé en avril sur un an en Hongrie (-0,1%), en mai (-0,1%) et en juin (-0,3%), pour la première période de déflation jamais enregistrée dans le pays." La suite sur lesechos.fr

En Hongrie, le libéral est l'incarnation du mal

"Suite au discours controversé tenu par le Premier ministre hongrois Viktor Orbán en Transylvanie, dans lequel celui-ci avait conspué la démocratie libérale, l'essayiste György Balavány explique dans l'hebdomadaire de centre-gauche Heti Világgazdaság quel sens revêt l'étiquette "libérale" pour les conservateurs hongrois : "Dans son discours, Orbán a opposé le libéral au patriote chrétien. … Alors que les patriotes chrétiens sont considérés comme des héros et des saints, les libéraux incarnent le mal." La suite sur eurotopics.net

Sziget 2014 : quelques images dans la presse

Quelques photos du grand festival Sziget qui se déroule en ce moment même à Budapest sur hvg.hu

lundi 11 août 2014

Canoë-kayak en ligne - Mondiaux-2014 - La Hongrie dominatrice, devant la Russie

"La Hongrie a largement dominé les championnats du monde de canoë-kayak en ligne de Moscou en terminant avec 17 médailles, dont 6 en or, devant les Russes et les Allemands.
Les Allemands, victorieux devant leur public à Duisbourg en 2013, avec 16 médailles dont 8 en or, ne sont cette fois montés que sur huit podiums, dont deux fois seulement sur la plus haute marche. Au point d'être devancés par les hôtes russes, huit médailles également, mais quatre du plus beau métal." La suite sur lematin.ch

vendredi 8 août 2014

Les retards de la Hongrie orientale

"La Hongrie orientale risque de plus en plus de sombrer dans la pauvreté, prévient le blogueur Ralf dans l'édition en ligne de l'hebdomadaire de centre-gauche Heti Világgazdaság : "Le fossé entre l'ouest et l'est de la Hongrie est comparable à celui entre l'Europe occidentale et la Hongrie. Dans les régions de Hongrie orientale, le chômage élevé est lié au déclin de l'industrie lourde mégalomane de l'ère communiste." La suite sur eurotopics.net

jeudi 7 août 2014

La fin de l'Autriche-Hongrie (4/8) : la fin de la couronne austro-hongroise

"Cent ans après le début de la Première Guerre Mondiale, La Tribune revient sur une des suites majeures de ce conflit, la fin de l’Autriche-Hongrie, et sur ses conséquences économiques. Aujourd’hui, les derniers soubresauts de l’ancienne monnaie impériale et royale." La suite sur latribune.fr

Kati Horna - Photographie

"Comme Capa, elle fuit la Hongrie antisémite des années 1930. Son travail révèle une cosmopolite visionnaire et une artiste surréaliste.
« Il ne suffit pas d'être hongrois pour être bon photographe, encore faut-il être juif hongrois », raillait Robert Capa (1913-1954). Il pensait alors probablement à certains des plus grands photographes du xxe siècle, ses compatriotes Brassaï, André Kertész ou Lucien Hervé. A cette liste, nous pouvons désormais ajouter le nom de Kati Horna (1912-2000), dont on découvre le travail au Jeu de paume, à Paris, dans une exposition émouvante. Une révélation. Car elle sut marier à la photographie documentaire sociale ou au photoreportage de guerre différents courants artistiques des années 1920-1930, tel le surréalisme." La suite sur telerama.fr

Josef Nadj, Ivan Fatjo, Akosh Szelevényi, Gildas Etevenard Paysage inconnu du 17 au 25.09.2014 au CENTQUATRE-PARIS

avec ARTE dans le cadre du Festival TEMPS D'IMAGES
Avec pour toile de fond les panoramas bucoliques de la Yougoslavie de son enfance, Nadj met en scène deux danseurs et deux musiciens. L'étranger, le poète, le peintre vagabond et l'ancien lutteur devenu sculpteur constituent les figures par lesquelles le chorégraphe évoque les mutations de la nature, des rapports amicaux, de la création.


Et aussi...
Projection du film Josef Nadj, dernier paysage

samedi 20 septembre / 18h30 / atelier 9
gratuit sur réservation


durée : 52 min.

En 2006, Josef Nadj, artiste associé au Festival d'Avignon, signe pour ARTE un "autoportrait au paysage". Le chorégraphe revêt des masques pour évoquer son art et son processus de travail. Dans le prolongement de son spectacle Last Landscape il dévoile les coulisses de sa création et son rapport charnel, originel à sa terre natale. En creux, toujours la même image obsessionnelle : les plaines de Voïvodine en ex-Yougoslavie.
Avec la complicité du percussionniste Vladimir Tarasov, le plasticien et danseur Nadj dessine son histoire, réelle et fantasmée, biographique et artistique. L'image révèle ses désirs : elle fixe et ancre son geste dans la durée pour le libérer à tout jamais de l'éphémère.
Réalisation : Josef Nadj
Coproduction : ARTE France, Les Poissons Volants (2006)

Toute l'information et réservation sur 104.fr

Un festival dans la fleur de l'adolescence

"Capdenac-Gare (12) - Les jours et les nuits de Querbes Du 07/08/2014 au 10/08/2014
Dès jeudi et jusqu'au 10 août prochain, le festival de jazz Les nuits & les jours de Querbes, revient pour sa 17e édition. Au programme : quatre jours au cœur de la Hongrie contemporaine.
Dix-septième édition pour le «plus petit des grands festivals de jazz», comme ses organisateurs aiment à le présenter. Dans le hameau de Querbes, près d'Asprières, se déroulera donc, du 7 au 10 août prochain, un festival à la programmation originale organisé par l'association Les Nuits & les Jours de Querbes : quatre jours au cœur de la Hongrie contemporaine, avec de l'avant-garde des écrivains et musiciens venus tout droit de Budapest : le Trio Dzsindzsa, le quartet Agoston Bela, les écrivains Zsuzsa Rakovszky, Andras Imreh, Kristinah Toth et bien d'autres artistes dont le talentueux pianiste Edouard Ferlet, Babayaga, le duo Bartok, Lorenzo Naccarato, XT Trio, Jean-Luc Debattice, François Cancelli..." La suite sur ladepeche.fr

Les Hongrois de Transcarpatie ne veulent pas mourir pour l'Ukraine

Par La Voix de la Russie Les protestations massives contre la mobilisation se poursuivent en Transcarpatie. Pourquoi la minorité hongroise ne veut-elle pas participer à l'opération de l'armée unkrainienne dans l'est du pays ?
Les Hongrois de Transcarpatie continuent de protester contre la troisième mobilisation décrêtée en Ukraine. Les habitants bloquent les autoroutes internationales, les centres de mobilisation et des bâtiments administratifs, organisent des meetings. Les protestations les plus nombreuses ont eu lieu dans le district de Bérégovo." La suite sur ruvr.ru

La BCE s'inquiète de mesures hongroises

"La Banque centrale européenne (BCE) s'inquiète des effets sur le secteur financier hongrois de mesures prises par le pays pour alléger le poids de la dette de certains foyers, et critique Budapest pour avoir agi sans la consulter.  Dans un avis daté du 28 juillet et mis en ligne sur le site de l'institution monétaire, celle-ci prévient que les mesures en question, qui portent sur les emprunts contractés par les Hongrois en devises étrangères, "pourraient peser négativement et de manière significative sur le secteur bancaire, affectant potentiellement la stabilité du secteur financier hongrois dans son ensemble, ce qui pourrait avoir des effets de débordement sur l'économie"." La suite sur lefigaro.fr

mercredi 6 août 2014

Oscars 2015: la Turquie et la Hongrie ont choisi leur candidat

"La Turquie et la Hongrie ont fait connaitre leur candidat pour la catégorie meilleur film en langue étrangère aux Oscars.
Sans surprise, la Turquie enverra la Palme d'or Winter Sleep de Nuri Bilge Ceylan. Le film vient de sortir en salles ce mercredi en France, retrouvez notre critique en cliquant ici. La Turquie n'a jamais été nommée à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.
La Hongrie a elle choisi le vainqueur de la section Un Certain Regard: l'ovni White God de Kornel Mundruczo. Retrouvez notre critique du film en cliquant ici. La Hongrie a remporté une fois l'Oscar du meilleur film en langue étrangère avec Mephisto d'István Szabó en 1981. Le pays a été nommé 7 autres fois, mais n'a plus reçu de citation depuis 1988." Source : filmsdeculte.com

Pétition pour le rétablissement de la réception de Duna TV 1 en France

Cette pétition peut désormais être signée en ligne
http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2014N46660

La présente pétition sera adressée à la société Orange

La communauté hongroise de France est affectée depuis début avril par l’arrêt de la transmission de la chaîne nationale hongroise DUNA TV 1, canal qui faisait partie du bouquet de base proposé par vos services.
Selon les informations données par le service public de DUNA TV 1, la chaîne hongroise n’a pas cessé sa transmission vers la France et le contrat entre Orange France et Duna TV serait toujours valide à ce jour.
S’agit-il d’une interruption momentanée de la diffusion de ces programmes ou, plus préoccupant, d’une difficulté d’un autre ordre ?
Cette lettre a été adressée par une famille d'origine hongroise à la Société Orange.
Nous soutenons cette demande en contresignant cette lettre.

"Abonnée depuis plusieurs années à vos services, essentiellement pour la réception de Duna TV 1 que ma maman de 85 ans apprécie tant dans son petit studio parisien, et récemment passée à la fibre optique pour en améliorer la réception, notre déception est à son comble, en particulier constatant que votre offre de service continue de proposer tout un ensemble de chaînes étrangères (roumaine, russe, polonaise, arménienne, turque etc.).
Je vous serais donc reconnaissante de bien vouloir me répondre sur cette interrogation et me rassurer sur la reprise du canal 470 de Duna TV. Dans le cas contraire je me verrais astreinte à la résiliation de mon contrat.
L’ensemble des mes compatriotes hongrois résident en France se joint à ma requête pour solliciter de votre part une attention toute particulière au rétablissement de DUNA TV 1 dans le bouquet Orange.
Sachez que nous serions tous disposés à accepter un abonnement spécifique, payant s’il le fallait, afin de retrouver, via vos services, ce qui nous a motivé à souscrire à l’abonnement Orange.
Comptant sur votre compréhension, je vous prie d’agréer, cher Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée."

Les signataires ci-dessous soutiennent cette demande.
  • Asztalos Péter (75 Paris)
  • Balla Ildiko (75 Paris)
  • Bene Eva (35 Rennes)
  • Biro Levente (94 Choisy-le-Roi)
  • Bognar Dezso (84 Orange)
  • Caussanel Alain (95 Bessancourt)
  • Chealfa Iulia (92 Levallois-Perret)
  • Cohen C. (75 Paris)
  • Debeir Michel (2A Corse)
  • Dudas Dora (92 Courbevoie)
  • Ecseri Viktoria (75 Paris) 
  • Estivie Giselle (75 Paris)
  • Frommer Jean-Pierre (75 Paris)
  • Gajdacsik Andrea (30 Salinelles)
  • Gerzsenyi Bea (75 Paris)
  • Gyapay G. (75 Paris)
  • Gyenis Katalin (95 Bessancourt)
  • Győrfi Monika (92 Sèvres)
  • Jenei Éva (30 Nimes)
  • Kelcz Miguel Zsuzsanna  (74 Annemasse)
  • Keruzore Maria (75 Paris)
  • Kiss Gabriella (75 Paris)
  • Kovács Ildikó (44 Nantes)
  • Kristóf István (92 Rueil-Malmaison)
  • Le Gloannec Anne-Marie (75 Paris)
  • Mali Clementina (75 Paris)
  • Németh Zsófia (75 Paris)
  • Nenkov Emeshe (75 Paris)
  • Nenkov Ildiko (92 Rueil Malmaison)
  • Nenkov Karoly-Zsolt (75 Paris)
  • Nenkov Magdaléna (75 Paris)
  • Nenkov Zsolt (92 Rueil-Malmaison)
  • Nevicato Matthieu (75 Paris)
  • Ónódi Eszter (95 Taverny) 
  • Paraso Zsanett (75 Paris)
  • Pém Anikó (75 Paris)
  • Rusz Monika (75 Paris)
  • Szabo Susana (75 Paris)
  • Szabo Agnès (35 Rennes)
  • Tuly Maria (75 Paris)
  • Zaturecky-Klein Pali (94 Créteil)
    Si vous souhaitez vous joindre à cette pétition c'est ici : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2014N46660

    Faîtes connaître cette pétition à vos amis en copiant le lien : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2014N46660

    PLAY THE CARDS – Participez à la réalisation du projet artistique de Julia.

    Aidez à financer la réalisation du projet artistique PLAY THE CARDS et participez à la mise en place de l’exposition à Paris.

    PLAY THE CARDS est un projet artistique mêlant photographie et peinture. Un projet qui a mûri peu à peu et qui aujourd’hui pourrait voir le jour grâce à votre soutien !

    A découvrir sur : kisskissbankbank.com

    Décès de François Schirm, un ancien membre du FLQ

    "LAVAL, Qc - Un ancien militant du Front de libération du Québec (FLQ), François Schirm, est mort dimanche à Laval à l'âge de 82 ans.
    Né en Hongrie, M.Schirm était arrivé au Québec en 1957, âgé dans la mi-vingtaine.
    Il a plus tard été désigné comme un dirigeant du groupe nommé Armée révolutionnaire du Québec qui a échoué dans une tentative de vol dans une armurerie de Montréal qui s'est soldée par la mort du gérant de l'établissement." La suite sur 985fm.ca

    Hongrie: le forint s'affaiblit à son plus bas depuis deux ans et demi

    "La devise hongroise, le forint (HUF), s'est fortement affaiblie mardi après-midi, atteignant son plus bas niveau depuis deux ans et demi, à la suite de l'entrée en vigueur de nouvelles règles de la Banque centrale (MNB) pour les investisseurs étrangers.
    Vers 14H00 GMT, la monnaie magyare s'échangeait à 315,50 HUF pour un euro, alors qu'en journée elle était passée sous les 313 HUF. Cela faisait deux ans et demi que le forint n'avait pas atteint un tel niveau, passant la barrière psychologique des 315 HUF pour un euro." La suite sur lesechos.fr

    mardi 5 août 2014

    La fin de l'Autriche-Hongrie : pourquoi l'union n'a pas survécu (2/8)

    "Cent ans après le début de la Première Guerre Mondiale, La Tribune revient sur une des suites majeures de ce conflit, la fin de l’Autriche-Hongrie, et sur ses conséquences économiques. Aujourd’hui, récit des derniers jours de l’unité politique, économique et financière de l’Autriche-Hongrie.
    C'est l'Autriche-Hongrie qui en déclarant la guerre à la Serbie le 28 juillet 1914 a enclenché le processus menant à la guerre mondiale. Jusqu'à l'été 1918, grâce à l'appui allemand et à l'effondrement russe, le pays tient tant bien que mal. Mais du moins, les peuples restent fidèles à la couronne." La suite sur latribune.fr

    La fin de l'Autriche-Hongrie (1/8) : une union monétaire à succès

    "Cent ans après le début de la Première Guerre Mondiale, La Tribune revient sur une des suites majeures de ce conflit, la fin de l’Autriche-Hongrie, et sur ses conséquences économiques. Aujourd’hui, présentation de cette union austro-hongroise monétaire et économique modèle.
    Parmi les nombreuses unions monétaires qui ont émaillé l'histoire, celle de l'Autriche-Hongrie est souvent considérée comme une des plus proches sur le plan institutionnel de l'actuelle zone euro. Car derrière le terme « Autriche-Hongrie » se cache une fédération a minima de deux Etats largement autonomes issus du « Compromis de 1867 » destiné à apaiser la volonté indépendantiste de Hongrois qu'il avait fallu, en 1848, écraser dans le sang." La suite sur latribune.fr

    Le pétrolier russe Loukoïl se retire de trois pays d'Europe de l'Est

    "Moscou - Le géant pétrolier russe Loukoïl va céder ses stations-service dans trois pays d'Europe de l'Est (République tchèque, Slovaquie et Hongrie), a annoncé le groupe lundi, sur fond de guerre économique entre l'Occident et la Russie.
    Dans un bref communiqué, le groupe a fait savoir qu'il vendrait son réseau de 44 stations-essence en République tchèque à la société Slovnaft, filiale slovaque du hongrois MOL Group." La suite sur romandie.com

    Hongrie: la démocratie à l’occidentale a fait son temps, selon Orban

    "Le Premier ministre hongrois, connu pour ses déclarations sans fard, s'illustre à nouveau. La Russie, la Chine et la Turquie, voilà les systèmes politiques qu'il dit admirer. Un discours qui a provoqué un tollé dans la presse hongroise et internationale. Le magazine américain Newsweek qualifie même Viktor Orban de « Mussolini hongrois »." La suite sur rfi.fr

    En Hongrie, avoir des enfants est le privilège des nantis

    "La Hongrie accuse depuis des années un recul démographique, d'après les données statistiques. Sur son blog Magyarinfo, la chroniqueuse Réka Kinga Papp reproche au gouvernement de priver les chômeurs et les faibles revenus de la possibilité de fonder une famille : "Beaucoup de Hongrois renoncent à avoir des enfants parce qu'ils n'en ont tout simplement pas les moyens. … Le gouvernement poursuit une politique d'eugénisme assez évidente : avoir des enfants est devenu le privilège des nantis." La suite sur eurotopics.net

    lundi 4 août 2014

    Tour de Hongrie par Alain Dodeler

    été 2002, je me rendais au Ludwig muséum
    qui habitait encore la partie insubmersible de la ville
    et non comme maintenant dans le lit majeur du beau Danuble bleu
    et en arrivant "au château", j'entends des hauts parleurs qui font du bruit.
    Je vais voir et découvre qu'il y a l'arrivée du "Tour de Hongrie en Vélo"
    comme en France, mais en moins long.....
    et donc c'est ce monsieur sur la plus haute marche qui avait gagné
    (du moins je suppose que c'est le vainqueur et non le dernier,
    le  "participé" de tonton Coubertin ça n'existe que dans le sport et pas dans la compétition)
    et j'avais  remarqué que c'était le même organisme que celui qui fait le tour de France
    qui organisait cela.
    Depuis 2008, la compétition n'existe plus, j'avais donc bien fait de faire la photo en 2002...

    le alain batchi
    Le site d'Alain Dodeler : alain-dodeler.fr

    « La Hongrie a dit au revoir à la démocratie »

    "La Hongrie est-elle sur la voie d’une démocratie despotique ? Dans une interview donnée à la chaîne d’information ATV le 28 juillet, le philosophe Gáspár Miklós Tamás (« TGM ») – une grande figure intellectuelle en Hongrie -  tire la sonnette d’alarme suite au discours du Premier ministre Viktor Orbán en Roumanie samedi 26 juillet. TGM affirme que « la  Hongrie a officiellement, cérémonieusement, ouvertement, publiquement, dit au revoir à la démocratie »." La suite sur hu-lala.org

    Bienvenue dans la Pancho Aréna

    "UEFA.com vous dévoile un petit bijou : la Pancho Aréna de Felcsut (Hongrie), œuvre architecturale à part doublée d'un musée Puskás.
    La nouvelle Pancho Aréna de la petite commune de Felcsut, en Hongrie, est un magnifique lieu d'inspiration pour les nouvelles générations de football hongrois. De quoi marcher dans les traces de leurs illustres ancêtres, les "Magiques Magyars" des années 1950.
    Le stade lui-même, créé selon les plans originaux dessinés en 2008 par l'architecte de renommée mondiale Imre Makovecz, puis retravaillés par Tamás Dobrosi in 2011, marque les esprits dès qu'on y pénètre." La suite sur uefa.com

    dimanche 3 août 2014

    Trois nouvelles traductions de Dezső Kosztolányi depuis 2011

    En plus de ses quatre romans principaux, Dezső Kosztolányi  a aussi écrit un court roman désormais traduit en français. Il s'agit de l'oeuvre "Un mauvais médecin". 
    Ce type de récit, appelé kisregény en hongrois, a aussi été choisi par Mikszáth lorsqu'il a écrit "Le parapluie de Saint-Pierre" (disponible en français aux éditions Viviane Hamy). 
    Le court roman de Kosztolányi a été publié en 2011 aux éditions Non Lieu et traduit par Thierry Loisel, le même écrivain qui a proposé une nouvelle traduction de Néron en 2012 toujours chez Non Lieu.
    "Un mauvais médecin" nous fait vivre le quotidien d'un couple. L'homme privilégie son travail, la femme est tentée par un autre homme. Leur enfant devient rapidement un poids. L'inévitable se produit  : le jeune garçon tombe malade et par un concours malheureux de circonstances, le couple fait appel à un médecin déplorable. 
    Dans le volume, on trouve aussi la nouvelle "Une baignade" et un poème nommé en français "Plainte de l'enfant malade". Ces deux oeuvres relèvent du même thème cher à Dezső Kosztolányi de l'enfant qui souffre. Lui-même a souvent été malade enfant, c'est ce qui transparaît de sa poésie. 

    "Néron" enfin réellement accessible
    "Néron, le poète sanglant" a été à nouveau traduit. La première traduction avait été assez critiquée et surtout le livre était très rare. Il avait paru chez Fernand Sorlot en 1944. Ce roman, le premier de Kosztolányi, a été préfacé par Thomas Mann lui-même. 
    Dommage que l'adjectif "sanglant" du titre n'ait pas été remplacé par "sanguinaire", ce qui aurait peut-être plus fait sens. 
    Le chef-d'oeuvre de Kosztolányi narre la maladie de Néron qui s'isole de plus en plus en massacrant son entourage. 

    Le recueil de nouvelles "Cinéma muet avec battements de coeur" a par ailleurs été réédité. C'est Maurice Regnault qui avait réalisé la traduction en 1988 en collaboration avec Péter Ádám.
    Il s'agit d'autres nouvelles que le cycle de Kornél Esti qu'on peut aussi appeler aussi "griffonnages". Cela rappelle quelque peu les notes du grand compère de Kosztolányi, Frigyes Karinthy, dans l'ouvrage "Je dénonce l'humanité". Mais les deux contemporains se distinguent : chacun a son propre humour, sa propre vision du monde et son propre style.

    "Portraits", ouvrage inédit en traduction
    Enfin, Ibolya Virág, avec la collaboration de Michel Orcel, a aussi traduit un livre de Kosztolányi. Il s'agit de la première traduction de cette oeuvre dans une langue autre que le hongrois. Cet ouvrage s'intitule "Portraits " et est disponible aux éditions La Baconnière depuis 2013. En voici le titre original : "Bölcsötöl a koporsoig"
    L' écrivain hongrois y dresse trente-cinq entretiens, trente-cinq instantanés et nous donne un aperçu de son univers.
    Grégory Sabadel

    La Hongrie commémore le 70e anniversaire du génocide tsigane

    "Un demi-million de Roms originaires de divers pays ont péri pendant la Seconde Guerre mondiale. 23 000 d'entre eux sont morts à Auschwitz. Il y a 70 ans, le 2 août 1944, les SS exécutaient 3 000 Tsiganes dans ce camp. Tous les ans, plusieurs pays commémorent donc le génocide tsigane à cette date. C’est le cas en Hongrie où, ce samedi, plusieurs cérémonies ont eu lieu à Budapest." La suite sur rfi.fr

    La Hongrie sur la voie d’une démocratie despotique ?

    "Pour le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, la démocratie libérale a échoué. Il affirme être en train de « construire un état illibéral ». Une semaine après son discours, ni l’AFP ni aucun média francophone (à de très rares exceptions près, voir ci-dessous) n’ont encore jugé opportun de relayer cette information qui suscite pourtant un grand émoi en Hongrie et dans la presse internationale !" La suite sur hu-lala.org

    Gisors : Un ouvrier hongrois tombe du toit chez ICP

    "Un accident qui suscite la colère de la CGT qui dénonce les conditions de travail ai sein de l'entreprise gisorsienne.
    Un accident du travail survenu le 17 juillet dernier est aujourd’hui dénoncé par une partie du personnel qui pointe du doigt des conditions de travail jugées déplorables. Plusieurs ouvriers précaires originaires des pays de l’Est européen se relaieraient sur le site de production cosmétique ICP, certains d’entre eux dormant même sur place…" La suite sur limpartial-andelys.fr

    Premier festival de musique chrétienne en Hongrie

    "Un festival de musique chrétienne, “Cross Sound”, se déroule pour la première fois à Vajta, à 150 km au sud-ouest de Budapest. Il se tient jusqu‘à dimanche dans les jardins d’un château construit au début du XXè siècle par l’architecte du Musée national de Hongrie dans la capitale.
    Parmi les invités figurent le groupe de Glasgow “Superhero Christian” et les Norvégiens de “Jesus loves electro”." La suite sur euronews.com

    samedi 2 août 2014

    La maquette finale du futur stade national hongrois officialisée !

    "Plus grand et plus impressionnant que l'ancienne version, le futur Nemzeti Sportközpont, qui viendra remplacer le Puskás Ferenc Stadion, a été dévoilé.
    C'est le National Sports Center (NSK) qui a présenté la maquette via une vidéo de présentation et de quelques images de synthèse du futur stade conçu par l'architecte hongrois György Skardelli.
    Si l'architecture reste assez classique, c'est sa taille qui en impose, avec ses 51 mètres de haut et ses 364 mètres de long." La suite sur stadesandco.wix.com

    Les douze derniers billets d'Adam Biro - septembre 2013 - août 2014


    De Prora 1er août 2014

    DE L'ÉTRANGER 1er juillet 2014

    De la révolution 1er juin 2014

    Des mots et des noms 1er mai 2014

    De la maison-Budapest, 37-56 1er avril 2014

    DE LA DIFFICULTÉ D'ÊTRE 1er mars 2014

    PASSAGES 1er février 2014

    RÉJOUISSONS-NOUS ! 1er janvier 2014

    LES MERVEILLEUX NUAGES 1er décembre 2013

    VICTOR HUGO EN AVION 1er novembre 2013

    AU SUJET DE FRED 1er octobre 2013

    DE LA GARE DE L'EST 1er septembre 2013

    Je remercie ici vivement Adam Biro pour sa gracieuse, spirituelle et talentueuse collaboration au blog des Mardis hongrois. Et je voudrais lui témoigner à cette occasion ma sincère amitié.
    Jean-Pierre Frommer


    Un ours brun sauve un corbeau de la noyade

    "La scène fait le tour du web. Un sauvetage un peu particulier a eu lieu au zoo de Budapest, en Hongrie, comme le rapporte le Huffington Post ce vendredi. Le 21 juin dernier, un homme a filmé un ours brun... en train de sauver un corbeau de la noyade. La vidéo a été visionnée près d'un demi-million de fois." La suite et la vidéo sur leparisien.fr

    vendredi 1 août 2014

    De Prora par Adam Biro


    C’est l’été. Un autre été, lointain, nous sommes allés passer des vacances en Allemagne, au bord de la Baltique, à Bansin, un lieu de villégiature collé à la frontière polonaise. Ce choix était dicté par l’histoire de ma femme K. ; c’est là qu’elle a été, toute petite fille, évacuée de Berlin avec sa famille fin 1944 pour échapper aux bombardements alliés. (L’ironie cruelle de l’Histoire, c’est qu’au même moment ma famille à moi, sur le même continent, mais religieusement, idéologiquement, politiquement, ethniquement ailleurs, à l’opposé absolu, souhaitait-espérait-attendait le succès de ces bombardements.)
    C’était peu de temps après la réunification des deux Allemagnes, et il n’y avait aucun Allemand de l’Ouest, et à plus forte raison aucun étranger dans ce village de l’Est, pourtant destiné au tourisme depuis toujours. C’était propre, presque beau, les villas wilhelmiennes n’ont subi aucune dégradation ni pendant la guerre ni pendant la période communiste, la mer était agréable, les plages désertes. Nous avons lu des prospectus et des dépliants qui nous indiquaient les célèbres falaises de Rügen toute proches, immortalisées par Caspar David Friedrich et d’autres beautés naturelles — cependant aucun guide ne parlait de Prora. Il fallait qu’une petite pancarte, à un carrefour, attire notre attention. Nous nous sommes renseignés, nous avons essayé de nous renseigner, mais les gens et les offices interrogés étaient avares d’informations. « Ah oui, ces bâtiments datant de la guerre… C’est loin… Aucun intérêt… »
    Nous avons donc enfourché nos vélos de location et nous avons découvert ce qui était à peine imaginable : un bâtiment de cinq kilomètres de long d’un seul tenant, inhabité, fantomatique, plongé dans un silence de mort, séparé de la mer par une bande de terre d’une trentaine de mètres.
    C’était l’un des rêves de Hitler. Les dictateurs (et même les simples chefs d’État) aiment jouer avec la pierre, laisser une trace ineffaçable de leur règne, de leur folie : les pharaons, Auguste, Mussolini, Staline et les autres, tous les autres.
    Le maître d’œuvre était le mouvement « Kraft durch Freude », la force par la joie. Le but était d’obliger les ouvriers allemands de prendre, sous l’œil d’un Big Brother qui s’appelait le Führer, leurs vacances ensemble. L’individu était dangereux. Le monstre de cinq étages était divisé en plusieurs unités, chacune offrant des repas (pris en même temps !) pour 2 500 personnes, des chambres, plutôt des cellules de 5 x 2,5 mètres, avec vue imprenable sur la mer. Nous avons vu le plan : deux lits (séparés !) et une armoire. Les salles de bain étaient communes comme toutes les réjouissances : cinéma, théâtre, piscines… Personne n’a réfléchi au fait que les 20 000 travailleurs qui venaient (qui auraient dû venir) ici se reposer (en commun) par rotation d’une ou deux semaines n’avaient le choix qu’entre la mer et la forêt— or aucune forêt au monde ne supporterait le piétinement quotidien de 20 000 personnes.
    La construction débuta en 1936, mais dès 1939 elle prit fin : l’argent devait servir à l’effort de guerre. Le bâtiment n’a jamais été terminé, ni par l’armée soviétique qui en a transformé une petite partie en hôpital, ni par la police de l’Allemagne de l’Est qui en a occupé quelques unités. Aucun ouvrier allemand n’y a passé ses vacances.
    Lors de notre visite, quelques cellules servaient de musée. On y parlait de l’avenir du « Monstre de Prora ». La démolition était impossible, car, en plus d’un coût gigantesque, on ne savait pas où entreposer une telle quantité de béton. Je lis aujourd’hui que des projets immobiliers sont à l’étude.
    Je suis encore, de longues années après cette visite, sous le choc. Donc, c’est possible. Je l’ai vu de mes yeux. 1984, Le meilleur des mondes sont des romans réalistes, Métropolis est un film documentaire. Ce que nous appelons folie ne l’est pas vraiment. Boko Haram, le Califat islamique existent, tout comme ont existé Auschwitz et Vorkouta. Comme ont existé les mines où les mineurs mettaient plus d’une demi-heure à descendre sur des échelles, pour, parfois, souvent, mourir en bas d’un coup de grisou. J’en ai vu à La Louvière, en Belgique. Et j’en dirais et j’en dirais… Et sachant tout cela, je n’ai toujours pas le courage de me réveiller de mon rêve de démocrate humaniste occidental.
    Pas plus que vous.

    adam biro
    août 2014
    biroadam4(AT)gmail.com