samedi 20 juin 2026

Réémergence de la rage en Europe centrale : doit-on s’inquiéter ?

"L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) s’inquiète de la réémergence de la rage en Europe centrale.

Une recrudescence depuis 2021

Alors que la rage était en recul depuis plusieurs décennies, elle réapparaît dans plusieurs pays d’Europe centrale. Une première recrudescence des cas a été observée en Pologne en 2021 avec 113 cas contre moins d’une dizaine les années précédentes. Sur ces 113 cas, 103 concernaient la faune sauvage (surtout des renards) et 10 des animaux domestiques. Une seconde recrudescence a été constatée en 2022 en Roumanie, Hongrie et Slovaquie alors que la Hongrie et la Slovaquie n’avaient pas détecté de cas depuis plusieurs années. Depuis, le virus continue de circuler, avec plusieurs dizaines de cas recensés certaines années et jusqu’à 109 cas identifiés en Roumanie en 2025." La suite sur univadis.fr

Entretien téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères du Japon et de Hongrie

"À la demande des autorités hongroises, le ministre des Affaires étrangères MOTEGI Toshimitsu s’est entretenu le 19 juin 2026 à 16h50 pendant une vingtaine de minutes par téléphone avec Mme Anita ORBÁN, Vice-Première ministre et ministre des Affaires étrangères au sein du gouvernement nouvellement nommé le mois dernier. 

1 - Pour commencer, le ministre MOTEGI a présenté ses félicitations à la Vice-Première ministre ORBÁN pour sa nomination, puis il a signifié le désir du Japon d’approfondir encore davantage ses collaborations avec la Hongrie, un État membre de l’Union européenne (UE) et de l’OTAN avec qui le Japon partage des valeurs et des principes fondamentaux, ainsi qu’un membre du V4 (Visegrád 4) avec qui le Japon a multiplié les projets de coopération.

2 - La Vice-Première ministre ORBÁN a exprimé son plaisir de s’entretenir pour la première fois par téléphone avec son homologue asiatique, l’assurant que la Hongrie souhaitait renforcer ses liens de coopérations avec le Japon, avec qui elle entretient une longue tradition d’amitié.

3 - Les deux ministres ont également échangé sur la situation en Ukraine et en Indo-Pacifique, convenant que les deux pays collaboreraient étroitement dans leurs réponses aux thématiques régionales." Source : emb-japon.go

Le voyage d’études en Hongrie et en Pologne des étudiants du campus de Dijon

"Fin mai 2026, le Central Club Europe de Sciences Po a organisé une semaine de voyage d’études en Hongrie et en Pologne réunissant des étudiants du campus de Dijon, et un étudiant du campus de Nancy, autour des grands enjeux politiques, diplomatiques, économiques, mémoriels et technologiques de l’Europe centrale.

Le voyage s’est inscrit dans une démarche à la fois académique et professionnalisante : confronter les enseignements reçus à Sciences Po aux réalités du terrain, rencontrer des acteurs de haut niveau, et mieux saisir la manière dont les pays d’Europe centrale se positionnent dans les équilibres européens contemporains.

De Budapest à Varsovie, en passant par Cracovie et le mémorial d’Auschwitz-Birkenau, ce déplacement avait pour ambition de comprendre l’Europe centrale à travers ses institutions, ses acteurs publics et privés, ses lieux de mémoire et ses débats contemporains. Les étudiants ont ainsi pu échanger avec des responsables politiques, diplomatiques, économiques, académiques et institutionnels sur les recompositions européennes, les relations transatlantiques, la sécurité du continent, la place de la Pologne dans l’Union européenne, les dynamiques politiques hongroises et les enjeux de souveraineté technologique." La suite sur sciencespo.fr

La Commission européenne approuve le plan de relance hongrois révisé de 10 milliards d'euros

"Alors que le nouveau premier ministre hongrois, Péter Magyar, participait à son premier sommet européen, la Commission européenne a approuvé le plan de relance révisé de la Hongrie, selon des informations obtenues par Euronews.

Ce document joue un rôle central dans la stratégie du nouveau gouvernement pour accéder à 10 milliards d’euros issus des fonds de relance post-Covid-19 de l’UE." La suite sur euronews.com

En Hongrie, le nouveau premier ministre Péter Magyar copie le discours anti-immigration de Viktor Orban

"Elu sur une promesse de restauration de l’Etat de droit, il use de la rhétorique contre les migrants pour attaquer le bilan de son prédécesseur. 

Si le nouveau premier ministre hongrois conservateur et pro-européen Péter Magyar promet, depuis son arrivée au pouvoir, « un changement de régime » en Hongrie, il y a une chose qui ne change pas en dépit de la sévère défaite de Viktor Orban aux élections législatives du 12 avril : la rhétorique anti-immigration. Mardi 16 juin, des ONG ont exprimé leur émotion après que le nouveau chef de gouvernement a tenu des propos antimigrants très similaires à ceux de M. Orban, dans le seul but d’attaquer son prédécesseur.

Samedi 13 juin, M. Magyar a convoqué une conférence de presse, le jour même de la réélection de M. Orban à la tête de son parti, le Fidesz, afin de lui reprocher d’avoir « dissimulé » un projet de construction d’un « camp de migrants » lorsqu’il était au pouvoir. S’appuyant sur des documents internes montrant que le gouvernement précédent avait entrepris, en 2024, des travaux dans une zone rurale de l’ouest de la Hongrie en vue d’ouvrir un centre de réfugiés, M. Magyar a accusé M. Orban de faire preuve de « graves contradictions », rappelant qu’il « mettait, dans le même temps, en garde la population contre les dangers de l’immigration »." La suite sur lemonde.fr (article payant)

vendredi 19 juin 2026

La Hongrie attaque l'Ukraine à la dernière minute

"Le Premier ministre Peter Magyar a déclaré avoir personnellement insisté pour que la clause relative à l'accélération du processus d'adhésion de l'Ukraine à l'UE soit retirée de la déclaration faisant suite à la réunion de l'UE.

« Concernant le processus d'adhésion de l'Ukraine à l'UE, à la dernière minute, et à mon initiative, la clause relative à l'accélération du processus a été retirée du texte. Cela n'a pas été facile », a-t-il écrit sur Facebook.

Début juin, M. Magyar a déclaré que Budapest, ayant conclu un accord avec Kiev sur le rétablissement des droits des Hongrois de Transcarpathie, ne ferait pas obstacle à l'ouverture des négociations sur l'adhésion de l'Ukraine à l'UE. Il a également souligné que la Hongrie restait opposée à toute accélération du processus d'adhésion à l'UE, quel que soit le pays, y compris l'Ukraine, et qu'elle privilégiait une approche fondée sur les compétences." La suite sur vietnam.vn

Budapest Parcours : Le mythe fondateur d’ATTILA: une épopée hunnique unique ?


"Prénom en tête de liste en Hongrie dans les années 1965-1985, Attila reste aujourd’hui un nom qui déclenche une plaisanterie bien connue : appeler au hasard « Attila ! » pour voir combien de têtes se retournent dans une assemblée. C'est peu dire qu'Attila a marqué plus que son époque. Si son nom résonne toujours aujourd'hui, c'est avec un sentiment ambivalent, car mythes et faits avérés se mélangent dans une soupe nationale bien connue. Les concepteurs de l'exposition, soucieux de rappeler que l'identité hongroise ne découle pas d'une filiation directe avec les Huns, ont pourtant affiché au fronton du Musée national hongrois son nom en six lettres capitales couleur de feu. Comme les Hongrois doivent se sentir galvanisés en montant les marches ! Et confortés à l'intérieur, dans l'Escalier d'honneur, où la vision romanesque de l'Histoire magyare du XIXe siècle est peinte par Károly Lotz : Attila y figure fièrement sur un char, l'épée en avant.

La vraie recette du mythe fondateur, entre histoire et construction mémorielle.

En route pour démontrer ou démonter les mythes, vous avez jusqu’au 12 juillet 2026 à l’exposition. Elle explore les multiples facettes d'Attila à travers l'histoire : figure démoniaque dans les traditions italienne et française, souverain glorieux dans la tradition germanique, et héros fondateur dans la tradition hongroise, mêlée d'interprétations chrétiennes médiévales. Malgré la rareté des sources (cinq textes seulement, aucun artefact certain), le mythe d'Attila a structuré l'identité hongroise pendant près d'un millénaire, avant d'être remis en question par la critique scientifique aux XVIIIe-XIXe siècles. L'exposition confronte ces strates de mémoire aux données archéologiques et aux apports récents de l'archéogénétique, interrogeant au passage la tension persistante entre perception populaire et savoir académique.

L'idylle magyare avec Attila ne date pourtant pas d'hier. Lorsqu'au Xe siècle les Hongrois, nomades venus de l'Est, s'installent dans les Carpates et se mettent à mener des razzias en Europe, les chrétiens les identifient d'emblée aux Huns. Plutôt que de fuir l'étiquette, les Hongrois s'en saisissent : une fois convertis et engagés dans l'écriture de leur propre histoire, ils revendiquent la filiation avec Attila et le transforment en héros positif. Le célèbre Anonymus le présente comme un ancêtre mythique de la dynastie Árpád dans sa Gesta Hungarorum écrite vers 1210. Vertus morales et guerrières à l'appui, le mythe fondateur fait merveille : à la fin du Moyen âge encore, la Chronica Hungarorum mobilise la figure du roi des Huns pour asseoir le prestige de la monarchie au sommet de sa puissance, Matthias Ier étant célébré comme un « second Attila ». L'origine hunnique des Hongrois restera un thème récurrent de la littérature et de la musique nationales du XVIe au XIXe siècle. Trois verbes résument l'affaire : unifier, glorifier, légitimer — la recette classique du mythe fondateur au service d'une nation qui se cherche. Le cinéma ne sera pas en reste, on peut voir dans l’exposition de nombreux extraits de films qui valent leur poids en paprika piquant." La suite sur jfb.hu

jeudi 18 juin 2026

BUDAPEST : Festival Sziget – La scène queer Magic Mirror dévoile une programmation militante et festive

"Le festival Sziget, qui se tiendra du 11 au 15 août à Budapest, a révélé la programmation de son espace LGBTQIA+ emblématique, le Magic Mirror.

Le Sziget Festival, l’un des rendez-vous musicaux et culturels majeurs en Europe, a levé le voile sur la programmation 2026 de sa scène Magic Mirror. Cet espace, devenu au fil des ans le cœur battant de la communauté queer et de ses alliés sur l’« Île de la Liberté », promet une nouvelle édition riche en performances artistiques, en militantisme et en célébrations. Du 11 au 15 août, le Magic Mirror s’installera dans le nouveau quartier Wonderland pour offrir une programmation continue, dont la portée symbolique en Hongrie est particulièrement forte.

Une production locale à l’honneur

Pour la première fois de son histoire, le Magic Mirror met en avant une production hongroise comme l’un de ses spectacles phares quotidiens. Le collectif ballroom local Anybody Walking présentera sa création, *Ballroom Magic*, partageant la scène avec la compagnie House of Circus, venue d’Amsterdam, qui proposera un show mêlant cirque, acrobaties et art du drag. Ces deux productions promettent d’enflammer chaque soir la scène avec l’énergie audacieuse qui a fait la réputation du lieu." La suite sur presseagence.fr

TRIBUNE. Le rétablissement de l’État de droit en Hongrie passe par la fin de la chasse à l’homme contre les antifascistes

"Alors que la justice française doit se prononcer sur leur extradition vers la Hongrie et l’Allemagne, les députés Thomas Portes, Elsa Faucillon, Sandrine Rousseau et Pouria Amirshahi appellent à mettre fin aux poursuites engagées contre deux militants antifascistes du « groupe de Budapest ».

Dans les prochaines semaines, la cour d’appel de Paris choisira ou non de livrer deux militants antifascistes à l’ Allemagne et à la Hongrie : Gino, dont le procès se tiendra ce mercredi 17 juin et Zaid, qui sera fixé sur son sort le 8 juillet prochain.

Gino et Zaid font tous deux partie d’un groupe de dix-huit militants antifascistes qui ont participé à une contre-manifestation à Budapest en février 2023, pour protester contre le défilé annuel du Jour de l’Honneur qui accueille chaque année des nostalgiques du IIIe Reich venus par milliers de toute l’Europe. Viktor Orbàn les a pourchassés 3 ans durant, demandant des extraditions depuis l’Allemagne, l’Italie et la France en disant traquer “la violence d’extrême gauche”." La suite sur regards.fr

Prime et rémunération au rendement : similaires, mais pas identiques - la frontière subtile en droit du travail hongrois

"La prime soulève depuis longtemps des questions pratiques en droit du travail hongrois, notamment quant à savoir si elle peut être considérée comme identique à la rémunération au rendement. Cependant, la réponse est loin d’être noire ou blanche. Dans une décision récente, une juridiction hongroise a précisé où se situe la frontière entre une prime liée aux résultats de l’entreprise ou du groupe et une rémunération au rendement fondée sur la performance individuelle du salarié.

1. Faits

Le demandeur (salarié) travaillait pour le défendeur (employeur) au poste de channel manager, et les parties ont déterminé son salaire de base sous la forme d’un montant fixe.

L’employeur a émis une directive concernant une prime à laquelle le salarié et d’autres salariés avaient droit. L’avantage sous forme de prime a été déterminé de telle manière qu’il était ajusté à la réalisation du plan de chiffre d’affaires de l’entreprise.

L’employeur a versé une prime au salarié pendant une période plus longue, mensuellement, pour des montants différents. Les parties ont par la suite mis fin à la relation de travail d’un commun accord. Dans l’accord de résiliation, l’employeur s’est engagé à verser au salarié trois mois d’indemnité d’absence.

L’employeur a transféré l’indemnité d’absence calculée selon son propre calcul, cependant, le salarié a indiqué par courrier électronique que, selon lui, les primes précédemment versées auraient également dû être prises en compte lors du calcul. Selon son argumentation, la prime constituait une rémunération au rendement et, sur la base du Code du travail hongrois, lors du calcul de l’indemnité d’absence, la rémunération au rendement doit également être prise en compte." La suite sur lexology.com

Handball - La Hongrie tourne la page Chema Rodriguez

"C’est une page qui se tourne pour le handball hongrois. La Fédération hongroise a annoncé la fin de sa collaboration avec Chema Rodríguez, qui occupait le poste de sélectionneur de l’équipe nationale masculine depuis 2022. Une décision qui intervient après la non qualification de la sélection pour le prochain Mondial en Allemagne.

Arrivé dans un contexte de transition, l’ancien international espagnol Chema Rodriguez avait pour mission de relancer une sélection ambitieuse, portée par une génération talentueuse mais encore irrégulière dans les grands rendez-vous. Sous sa direction, la Hongrie a retrouvé une présence régulière dans les compétitions majeures, avec notamment des participations aux Championnats d’Europe et du Monde." La suite sur handnews.fr

Le militant antifasciste Gino réclamé par l’Allemagne sur la base d’une enquête de la police hongroise

"Nouveau rebond dans la tentaculaire affaire dite de Budapest. Ce mercredi 17 juin 2026, la cour d’appel de Paris examine les demandes de la défense de Rexhino Abazaj, dit Gino. Ce militant antifasciste albanais est accusé, avec une quinzaine d’autres personnes, d’avoir agressé des néonazis lors d’un rassemblement d’extrême droite organisé à Budapest en février 2023. Cette vaste procédure policière et judiciaire menée par les autorités hongroises a déclenché une véritable traque des militants antifascistes à travers toute l’Europe.

Fin 2023, la Hongrie avait émis un mandat d’arrêt européen visant Gino, alors réfugié en France. La justice française avait refusé de l’extrader en avril 2025, estimant qu’il risquait de ne pas bénéficier d’un procès équitable et de subir des traitements inhumains en détention. Ce sont désormais les autorités allemandes qui réclament sa remise, au motif que plusieurs des victimes présumées sont de nationalité allemande." La suite sur blast-info.fr

Après l’Orbanistan : l’Europe peut-elle vraiment tourner la page ?

"Par Vincent Liegey, Ingénieur, chercheur interdisciplinaire, essayiste et conférencier autour de la Décroissance.

Alors que le régime Orbán a chuté et que la Hongrie semble se rapprocher à nouveau de l’Union européenne, il serait dangereux d’oublier quels sont les ressorts politiques, sociaux et économiques qui ont permis l’émergence du régime illibéral hongrois. Derrière le soulagement bruxellois et le retour des drapeaux européens pourraient rapidement réapparaître d’anciens malentendus, mais aussi de nouvelles désillusions.

Depuis l’annonce de la victoire de Péter Magyar, un immense soupir de soulagement semble traverser Bruxelles. Après seize années de pouvoir orbánien, beaucoup veulent croire au retour de la Hongrie dans le « camp européen ». Drapeaux européens dans les rues de Budapest, enthousiasme des jeunes générations, promesse de restauration de l’État de droit : le récit paraît déjà écrit.

Mais les relations entre la Hongrie et l’Union européenne ont toujours été plus complexes qu’on ne le raconte souvent depuis l’Europe de l’Ouest. Et les premiers échanges entre le nouveau pouvoir hongrois et Bruxelles montrent déjà que la fin de l’Orbanistan ne signifiera pas forcément la fin des malentendus, voire de nouvelles tensions.

Car la société hongroise est restée profondément pro-européenne… sans pour autant bien comprendre la dimension néolibérale de l’Union." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

mercredi 17 juin 2026

Visegrád : avant le sommet de l’UE, les leaders des pays du V4 se réuniront à Bruxelles jeudi

"En attendant leur réunion à Budapest mardi 23 juin, pour ce qui constituera des retrouvailles depuis le dernier rendez-vous de ce type organisé à Prague en février 2024, les chefs de gouvernement des quatre pays composant le groupe de Visegrád (V4 – Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie) se retrouveront pour consulter leurs positions ce jeudi, quelques heures avant l’ouverture du Conseil européen à Bruxelles. Le cadre financier pluriannuel de l’UE pour la période 2028-2034, la question de la compétitivité européenne, l’Ukraine et la situation au Moyen-Orient figurent notamment au programme de ce sommet." La suite sur radio.cz

En Hongrie, le paysage médiatique est bouleversé par la chute de Viktor Orban

"Alors que nombre de médias hongrois avaient été transformés en machine de propagande sous le précédent gouvernement, le nouveau premier ministre, Péter Magyar, avance au pas de charge pour réformer le conglomérat audiovisuel public MTVA, qui comprend l’agence de presse MTI.

Journaliste depuis plus de dix ans à l’agence de presse nationale hongroise MTI, Istvan (un prénom d’emprunt) admet volontiers qu’il n’avait pas beaucoup d’estime pour le sens de son travail avant la chute de l’ancien dirigeant nationaliste Viktor Orban. « On était soumis à une censure totale, avec certains sujets complètement interdits, comme la pédophilie dans l’Eglise, [catholique] ou d’autres subissant un contrôle étroit sur tout ce qui avait trait à la guerre en Ukraine ou à l’Union européenne », explique cet agencier, qui dit « se sentir de nouveau totalement libre » depuis la victoire écrasante du candidat conservateur et pro-européen Péter Magyar aux élections législatives du 12 avril, dans ce pays d’Europe centrale.

« Dès le 13 avril, il était évident que rien ne marcherait plus comme avant. Nos chefs sont certes toujours là, mais on ne les voit presque plus et l’on peut à nouveau écrire ce que l’on veut », se réjouit Istvan. En cette mi-juin, cela fait deux mois que MTI traverse un profond bouleversement, comme les autres médias hongrois qui avaient été transformés en machine de propagande sous M. Orban. M. Magyar est certes revenu sur sa promesse radicale de « suspendre immédiatement » les programmes des médias publics, mais il avance au pas de charge pour réformer en profondeur « l’usine à mensonges », ainsi qu’il qualifie le conglomérat audiovisuel public MTVA, qui comprend MTI." La suite sur lemonde.fr (articla payant)

En Hongrie, le premier ministre Péter Magyar peine à obtenir le départ des caciques de l’ère Viktor Orban

"Le symbole de la résistance opposée par les responsables de l’ancienne majorité est le président Tamas Sulyok, qui refuse de donner sa démission en dépit de l’ultimatum que lui avait fixé le chef de gouvernement. 

En Hongrie, le nouveau premier ministre, Péter Magyar, avait donné jusqu’à fin mai au président, Tamas Sulyok, pour démissionner. Mais, à la mi-juin, celui-ci est toujours en poste et n’a visiblement aucune envie de se retirer. « Selon la tradition constitutionnelle hongroise, il est tout à fait exceptionnel que le premier ministre demande la démission du président », s’est-il plaint le 10 juin, dans un entretien au titre suisse ultraconservateur Die Weltwoche, dans lequel il dénonce les « menaces » contre l’« ordre démocratique » venant, selon lui, du vainqueur des élections législatives du 12 avril.

Au soir de la victoire de son camp avec plus de 53 % des voix contre celui de l’ancien premier ministre nationaliste, Viktor Orban, le conservateur pro-européen M. Magyar avait immédiatement dressé la liste des « marionnettes » du pouvoir sortant dont il avait demandé la tête. Elu président en 2024 par les députés du Fidesz, le parti de M. Orban, M. Sulyok, un ancien juge constitutionnel de 70 ans qui s’est jusqu’ici surtout fait remarquer par sa discrétion, figurait tout en haut, aux côtés du chef du parquet, du président de la Cour suprême et des membres du Conseil constitutionnel." La suite sur lemonde.fr (article payant)

mardi 16 juin 2026

Danses et rhapsodies, l’inspiration populaire et folklorique hongroise 21 juin 2026 à 16h00 au Petit Palais

Károly Ferenczy, Orphée, 1894. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. © Galerie nationale hongroise - Musée des Beaux-Arts

Petit Palais Av. Winston Churchill, 75008 Paris

Concert en écho à l’exposition de Károly Ferenczy, organisé par le Petit Palais, en partenariat avec l'Ecole Normale de Musique de Paris Alfred Cortot.

Avec Camille Llorens, Jasmine Ogiste, Karolina Tomaszewska, piano ; Toma Bervetsky, violon ; Esteban Jimenez, violoncelle

Au programme :

Béla Bartók (1881-1945), Rhapsodie n°1 pour violoncelle et piano

Franz Liszt (1811-1886), Funérailles (extrait de Harmonies poétiques et religieuses)

David Popper (1843-1913), Rhapsodie hongroise op. 68

Béla Bartók, Rhapsodie n°2 pour violon et piano

Béla Bartók, Trois Burlesques pour piano

Johannes Brahms (1833-1897), Danses hongroises n°1, 2 et 5 (transcriptions pour piano 4 mains, violon et violoncelle)

En auditorium, en accès libre dans la limite des places disponibles.
Ouverture des portes à 15h30, début du concert à 16h

En Hongrie, les visites plébiscitées du "château d'Orbán" : "Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi somptueux"

"Depuis la victoire de l'opposition aux législatives et la chute du régime de Viktor Orbán, les Hongrois se pressent pour visiter les luxueux bureaux de l'ex-Premier ministre et du "ministère de la propagande". Des lieux symboliques ouverts au public par le nouveau Premier ministre Péter Magyar.

Les visites gratuites du domaine de Hatvanpuszta, manoir de luxe présenté comme une "exploitation agricole" par le clan Orbán, ont un tel succès que des milliers de personnes sont sur liste d’attente. Là où, sur le site d’une ancienne propriété des Habsbourg, quatre édifices néoclassiques ont été construits en carré autour d’un jardin à la française.

Deux visites par heure

Nous sommes dans les anciens bureaux de Viktor Orbán, sur la colline du château de Budapest. Des bureaux dans lesquels le nouveau Premier ministre Péter Magyar n’a pas voulu emménager, et qu’il a ouverts au public. Les visites guidées démarrent toutes les 1/2 heures. Viktor Orbán s’était installé dans cet ancien monastère du XVIIIᵉ siècle, entièrement rénové. Sur les 12 000 mètres carrés, on ne visite que quelques pièces : la bibliothèque personnelle de Viktor Orbán, lambrissée de bois de chêne, ses bureaux, décorés de tableaux de maître, et une immense terrasse avec vue sur le Danube que l’ancien Premier ministre avait fait rajouter à la façade. Hanna, une assistante en marketing, est époustouflée :

"Le panorama est fantastique ! Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi somptueux. On dirait un vieux château. Le style est un peu puritain à première vue, mais il y a des meubles Art nouveau, et un grand luxe dans les détails." La suite sur radiofrance.fr

Immigration : la Hongrie dit non à l'UE concernant le pacte migratoire

"La Hongrie a officiellement refusé de mettre en œuvre le pacte européen sur la migration et l’asile, entré en vigueur en juin 2026. Budapest n’a transmis aucun plan national d’application à la Commission européenne, contrairement à l’obligation imposée à l’ensemble des États membres depuis décembre 2024.

Le gouvernement hongrois rejette les deux options prévues par le texte : l’accueil de demandeurs d’asile relocalisés depuis les pays de première ligne, et le versement d’une compensation financière fixée à 20 000 euros par migrant non accepté. La Slovaquie a adopté la même position de refus total. La Pologne, la République tchèque et plusieurs autres pays d’Europe centrale ont également contesté le mécanisme, allant jusqu’à déposer un recours devant la Cour de justice de l’Union européenne." La suite sur lanouvelletribune.info

Exposition à Paris - Le Petit Palais laisse le champ libre au Hongrois Károly Ferenczi

«Sur la colline» (1901). Le tableau qui fait l’affiche.
DR.

"Mort en 1917, l’artiste fait partie des très nombreux peintres du Nord ou de l’Est mis à l’honneur à Paris depuis vingt ans.

C’est presque devenu une habitude. Tous les six ou huit mois, un musée parisien propose à son public un peintre du XIX siècle totalement inconnu. Signe particulier, il vient d’ailleurs. Un ailleurs se situant généralement en Scandinavie, mais il existe tout de même des exceptions. Le stock disponible danois, suédois, norvégien ou finlandais s’amenuise en effet avec le temps. Déjà fait! Déjà montré! Il faut donc aller chercher ailleurs, comme certains pêcheurs vont poser toujours plus loin leurs filets. La capitale française a ainsi vécu à l’heure russe, balte ou polonaise. Toujours avec succès du reste. Par ce qui est devenu un réflexe pavlovien, les foules accourent au Petit Palais, à Orsay, à Marmottan ou dans ce Grand Palais où règne en ce moment la visionnaire Hilma af Klint. Une femme, ce qui constitue un plus." La suite sur bilan.ch