jeudi 10 mars 2022

“La fin” d’Attila Bartis : de la lumière aux mots, carnet d’un photographe hongrois


"Photographe reconnu et auteur de romans remarqués, Attila Bartis signe son retour avec « La fin », après plus d’une décennie de silence. C’est l’histoire envoûtante d’un photographe hongrois racontée par lui-même, sous la forme d’une succession de séquences, comme un diaporama.

La cinquantaine entamée, András Szabad est un photographe plutôt connu. Un ami l’exhorte à raconter sa vie. Quand un habitué de l’écriture avec la lumière passe aux mots, cela donne une succession de séquences, un mémento comme l’album des photographies d’une vie. Par association d’idées ou pas, elles se succèderont inlassablement à partir d’un évènement majeur, le retour du père après trois ans de prison, pour avoir entravé la progression des chars russes… Avec des assiettes. Nous sommes en 56, dans une ville de Budapest sous pression de dictature, une ville de défiance envers les mouchards potentiels, une ville à la violence latente où l’on peut rouer de coup un chien au bord de la route, où l’on peut s’amuser de frapper un rat attaché par la queue à une ficelle. Dans cette torpeur, le père revient et il s’installe seul avec le fils désormais ado dans un appartement aménagé et coupé en deux, à chacun son territoire, les deux s’évitant comme des fantômes. Un retour d’autant moins joyeux que la mère est morte à ce moment, sans qu’on sache de quoi. Voilà pour le décor et l’ambiance. Plutôt gris." La suite sur benzinemag.net

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