"Des dizaines de milliers d'Ukrainiens rallient la Hongrie, où le gouvernement et la société s'organisent pour leur accueil. Une situation très différente de celle des Syriens de 2015.
D'ordinaire, la petite ville de Zahony vibre au rythme des camions franchissant la douane entre l'Ukraine et la Hongrie, et des mouvements des travailleurs de la minorité hongroise de Transcarpatie venus chercher de meilleurs salaires de l'autre côté de la rivière séparant les deux pays. Mais depuis le lancement de l'offensive russe, la commune frontalière de 4 000 âmes, principal point d'accès vers le reste de la Hongrie, voit déferler quotidiennement plus de réfugiés qu'elle ne recense d'habitants.
Dans le modeste hall de la gare de Zahony, des déplacés de tous les coins d'Ukraine, forcés à l'exode par les bombardements,
débarquent de navettes bondées et accumulant les retards. A peine
arrivés, ils se procurent des "billets de solidarité" gratuits vers
Budapest, accordés par le gouvernement hongrois. On aperçoit surtout
dans la foule des femmes, des enfants en bas âge et des étudiants
d'origine africaine ou indienne. Sur les visages, de la fatigue et le
sentiment de se trouver enfin en sécurité. Près des quais, une
exposition retrace la domination soviétique de la Hongrie. Le 19 juin 1991, le dernier soldat d'occupation quittait le territoire depuis cette même gare.
Le gouvernement supervise les collectes de fond pour les réfugiés
Aleksandra
vient de Dnipro, important pôle industriel du centre de l'Ukraine.
Exténuée, cette grande blonde d'une trentaine d'années vient de voyager
deux jours avec sa fille de 5 ans et continue vers Budapest. "Poutine a bombardé notre aéroport et certains endroits à l'intérieur de la ville, là où vivent beaucoup de civils." La suite sur lexpress.fr (article payant)
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