"FIGAROVOX/TRIBUNE - Après le rejet par la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) du recours de Budapest et de Varsovie contre une loi européenne, le 14 février, l'ancien ambassadeur de Hongrie en France estime que l'institution est sortie de son rôle d'instance juridictionnelle.
Georges Karolyi est ancien ambassadeur de Hongrie en France.
Le 14 février dernier, la Cour de Justice de l'Union européenne a tranché. Les recours de la Hongrie et de la Pologne contre «le règlement instituant un mécanisme de conditionnalité qui subordonne le bénéfice de financements issus du budget de l'Union au respect par les États-membres des principes de l'État de droit » ont été rejetés «dans leur intégralité». Des cris de joie ont aussitôt été poussés par ceux chez lesquels la perspective d'une punition de ces deux États provoque une jouissance malsaine. Des appels pressants à «ne plus attendre» ont été lancés. Ils viennent d'être entendus: quarante-huit heures après les élections législatives hongroises qui, au grand dam de tous les procureurs autoproclamés, ont reconduit le gouvernement conservateur sortant avec une participation et une majorité record, la présidente de la Commission a annoncé la prochaine mise en route de la procédure, à la grande jubilation des mêmes procureurs. Une élégante façon de reconnaître la décision démocratique du peuple hongrois, une originale manière de témoigner de la solidarité européenne alors que la guerre fait rage à nos portes et bouleverse de fond en comble l'économie, la société, la politique de notre Union." La suite sur lefigaro.fr
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