mercredi 30 septembre 2026

« J’aimerais que les gens renouent avec notre fleuve ». En Hongrie, la sècheresse oblige à repenser le rapport au Danube

"Une balade à vélo sur les rives du Danube pour capturer le rapport des Hongrois à un cours d’eau qui ne sera plus jamais le même. Au rythme du fleuve, je cherche à laisser une trace d’un changement irrévocable, qui ne se traduit pas qu’avec des chiffres, mais aussi avec des récits du quotidien. 

Au fil de l’eau, je me suis retrouvée à Kismaros, embarquée dans une de ces aventures de camping qui font le charme des bords du Danube hongrois en été. Le cadre est idyllique pour faire halte, alors que mes muscles commencent à souffrir après des heures de vélo sous près de quarante degrés : les reflets vibrants du fleuve, les arbres entortillés qui tapissent les berges, le soleil qui irise la surface de l’eau comme une dentelle. Un coin idéal pour les amateurs de bivouac qui ont déjà investi les lieux, accroché leurs hamacs, planté leurs tentes et préparé le feu qu’ils allumeront dans la soirée. Idyllique certes, sauf que cette plage n’existait pas l’année dernière. Elle fait partie des nombreux espaces que la baisse des eaux a mis à nu.

Le constat est sur toutes les lèvres : « Cette zone était immergée il y a un an », « C’est la première fois qu’on vient ici, car avant l’eau recouvrait cette surface ». Dans le parc de Kopaszi, à Budapest, des jeunes qui jouent avec leur chien sur le sable me montrent des vidéos sur leur téléphone. Il y a un an, le chien courait dans l’eau à cet endroit. Cette année, le débit du fleuve a atteint son niveau le plus bas jamais enregistré, et les rives du Danube se couvrent de plages nouvelles où l’eau s’est retirée (dois-je me sentir coupable d’en avoir éprouvé une certaine joie ?)." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

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