"Prisonniers de guerre au Turkestan, des milliers de Hongrois ont décidé de s’engager dans l’Armée rouge afin d’échapper à la misère. Entre nécessité de survivre, espoir de retour et convictions révolutionnaires, ils ont contribué à l’établissement du pouvoir soviétique en Asie centrale.
Lors des premières années du soviétisme, le Turkestan est devenu l’un des fronts de la guerre civile qui s’éternisait le plus. Les internationalistes de l’armée rouge ont joué un rôle particulier dans ce drame ; il s’agissait d’anciens prisonniers de guerre s’étant retrouvés au Turkestan au croisement de l’effondrement des empires, des conflits armés et des secousses révolutionnaires.
Pour les dirigeants bolchéviques, ils représentaient une opportunité d’ordre pratique : c’était une ressource de combattants qui n’étaient pas liés aux structures claniques et sociales locales. Les formations internationales étaient moins enclines à essayer de comprendre la population locale. En jouant un rôle clé dans la soviétisation forcée de la région, les internationalistes ont laissé deux traces dans la mémoire du Turkestan : celle du mythe héroïque du « prolétariat mondial venu porter main forte » et l’image d’une force répressive extérieure." La suite sur novastan.org

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