"DÉCRYPTAGE - Péter Magyar s’apprête à ouvrir des archives sensibles de la police politique de la République populaire hongroise. Mais certains craignent que les plaies de cette sombre période se rouvrent.
Sandor Tar a expédié sa lettre depuis Debrecen, la seconde ville du pays, le 30 octobre 1999. Dix ans après la chute de la République populaire et la mort de son dirigeant emblématique, Janos Kadar, cet écrivain de 58 ans a une explication à donner à un vieil ami, alors que son nom vient d’apparaître dans des archives déclassifiées démasquant des informateurs : il l’a espionné pour le compte de la police politique, l’AVH. « Au début, ils m’ont juste demandé de faire un compte rendu de deux ou trois réunions, de fouiller les lieux, de vérifier s’il y avait des armes, du matériel d’imprimerie… », explique-t-il à l’adresse de Janos Kenedi. Dans la décennie 1980, ce dernier est éditeur de la revue littéraire Mozgo Vilag, à l’origine un organe officiel des Jeunesses communistes, un poste sensible que la sécurité d’État garde à l’œil.
Je suis vulnérable au chantage, et cela a été utilisé contre moi, écrit Sandor Tar de façon énigmatique. L’on apprendra plus tard que le lieutenant-colonel…" La suite sur lefigaro.fr (article payant)
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