"À l’occasion des élections législatives hongroises du 12 avril 2026, et à l’issue d’une longue campagne de deux années engagée à partir du printemps 2024, Péter Magyar a remporté une victoire historique, infligeant à Viktor Orbán – installé au pouvoir depuis 20101 – une défaite particulièrement cinglante. Si ce résultat était acquis dès le soir du vote, il a fallu attendre jusqu’au 18 avril suivant pour que soient publiés par le bureau national des élections (Nemzeti Választási Iroda), en raison de la complexité du système électoral hongrois, les résultats définitifs et officiels du scrutin. La victoire de Péter Magyar et de son parti, Tisza, est encore plus importante qu’escomptée.
Crédité par les résultats provisoires de 135 à 138 députés, Péter Magyar emporte en réalité 141 des 199 sièges que compte l’Assemblée nationale hongroise (Országgyűlés), c’est-à-dire neuf de plus que la majorité des deux tiers, nécessaire pour pouvoir modifier les lois dites « cardinales » (sarkalatos törvények), dont la Constitution mais aussi les textes qui couvrent les questions essentielles que sont la citoyenneté, le fonctionnement du Parlement, les élections, les collectivités territoriales, le système partisan, le système financier, la protection familiale, les données personnelles, la liberté de la presse, les minorités nationales, la justice, l’immigration, les services de sécurité. On rappellera que lors du dernier scrutin législatif de 2022, le Fidesz, qui avait alors remporté sa plus large victoire électorale, avait fait élire 135 députés (deux de plus qu’en 2018 et 2014). Péter Magyar a donc désormais les coudées franches pour déverrouiller le système institutionnel, économique et médiatique élaboré depuis seize années par le Fidesz.
Quelles sont les explications de ce succès sans appel, comment interpréter le résultat de ce scrutin et quelles perspectives s’ouvrent désormais à la Hongrie ?" La suite sur jean-jaures.org
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