"Vainqueur des législatives du 12 avril en Hongrie, l'opposant en chef à Viktor Orban a su mobiliser les électeurs, surtout la jeunesse. Il a pris ses fonctions de chef du gouvernement ce samedi 9 mai à Budapest. Rencontre avec l'homme qui a déboulonné Orban.
Il est arrivé seul. Ou presque. Ce mercredi 8 avril, à Kalocsa, une ville moyenne à une heure de route au sud de Budapest, Peter Magyar entamait déjà, à midi, son troisième meeting électoral de sa journée marathon.
Puis une voix s'est élevée pour chanter l'hymne hongrois, d'ordinaire
déclamé lors des rassemblements pro-Orban, cet inamovible Premier
ministre conservateur et «illibéral», à la tête de la Hongrie depuis
2010, qui vient de quitter le pouvoir ce samedi 9 mai.
Changement d'ambiance soudain: les milliers de partisans et curieux venus voir celui qui n'était alors que l'outsider de la campagne pour les législatives sont galvanisés.
«Bénis le Hongrois, ô Seigneur», entonne le candidat dont le nom de
famille (prononcez Myodor) signifie, littéralement, «Hongrois». Kalocsa,
ce jour-là, donnait un avant-goût de la révolution démocratique qui,
dimanche 12 avril, a déferlé sur la Hongrie.
Peter Magyar, 45 ans, n'a pas promis de tout renverser. Il n'a pas, non plus, juré de transformer son pays en meilleur élève de l'Union européenne (UE), après en avoir été l'épouvantail ces dernières années. L'eurodéputé conservateur, ancien membre du Fidesz, le parti de Viktor Orban, a balayé le Premier ministre sortant, principal allié de Donald Trump en Europe, avec une principale promesse: celle de rendre le pouvoir à ses compatriotes. Une démocratie horizontale, transparente, où la corruption et le népotisme ne seront plus les règles. Avec, en prime, la promesse de ne plus s'en prendre chaque jour à Bruxelles, comme l'avait encore fait, à Budapest, la veille de notre reportage à Kalocsa, le vice-président des Etats-Unis, JD Vance." La suite sur blick.ch
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