mercredi 12 février 2014

Fausses promesses par Flora

Hier, dans mon jardin, un oiseau a cédé aux impressions trompeuses d'un printemps précoce et s'est mis à chanter à tue-tête ! Surpris, les rosiers dénudés se sont redressés. L'insensé ! Nous sommes au début du mois de février et l'hiver n'a pas encore montré son vrai visage. Gare à se laisser berner par des fausses promesses !...
Quand-même, quand-même... Cela fait du bien d'y croire un peu! On a tellement envie de ressentir un élan vital dans ses veines, dans tout son corps recroquevillé par le froid, la grisaille interminable ! On se réfugie dans les souvenirs pour revivre cet élan, au moins par procuration... Sur le chemin de la maison, l'écolière décèle dans l'air soudainement radouci, un parfum inimitable, fait de l'explosion de la végétation, des vergers en fleurs et des abeilles enivrées qui charrient le pollen... Une sensation enfouie qui donne envie de tomber le manteau et d'exposer sa peau aux caresses du soleil...
Oui, j'y arrive parfois, en regardant de vieilles photos ou en replongeant dans des lettres éprouvées par d’innombrables relectures et qui exhalent vers moi, intacts, les sentiments de jadis.
"Nous vieillirons ensemble..." R. T. 1998
Photos de protagonistes des amourettes d'antan, lettres enflammées et poétiques me restituent un instant la jeunesse enfuie... Une danse langoureuse à la lumière forcément tamisée, les sensations d'un jeu à la fois attirant et effrayant qui confèrent à l'âge tendre toute sa magie immuable...
Il est même dangereux de se hasarder sur ces sables mouvants... De réveiller l'adolescente, la jeune femme, assoupies pour toujours sous les strates de la sagesse de l'âge adulte, écrasé de responsabilités, pour aboutir à la quête d'une sérénité destinée à passer la vieillesse pour la période incontournable avec laquelle il vaudra mieux conclure une paix durable...
Rozsa Tatar



Rozsa Millet

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