Par quartier, corporation, immeuble ou classe sociale. Mais comment donner chair et vie au froid carottage de ces registres ? Comment restituer le visage de quelque trois millions d’habitants ? Pour les incarner, l’institution exploite notamment le reportage « La France travaille », réalisé par François Kollar durant cette décennie.

2000 précieux clichés

Formé à l’image publicitaire après avoir quitté, en 1924, Bratislava, dans ce qui était alors la Tchécoslovaquie, pour Paris, le jeune homme se fait remarquer lors de l’Exposition internationale de photographie, en 1930, à Munich, en Allemagne. Là, il côtoie Florence Henri, André Kertész ou Germaine Krull : la crème de l’avant-garde photographique.

En 1931, il reçoit la commande d’une enquête fleuve qui vise à documenter la France industrielle. Jusqu’en 1934, il arpente plus de 20 départements pour rencontrer ouvriers et employés, découvrir ateliers et usines." La suite sur lemonde.fr (article payant)