jeudi 7 mai 2026

« Une révolution civique, pas encore une révolution sociale »

"Ancien Commissaire européen à l’Emploi, aux Affaires sociales et à l’Inclusion (2010-2014) et secrétaire général de la Fondation européenne d’études progressistes (FEPS), László Andor revient, pour l’Observatoire des doctrines politiques de la Fondation Jean-Jaurès, sur la victoire de Péter Magyar et du parti Tisza lors des élections législatives hongroises. Il analyse l’effondrement de l’ère Orbán, l’état de la gauche hongroise, les perspectives de normalisation avec Bruxelles et le lent travail de démantèlement d’un appareil d’État façonné pendant seize ans.

Renaud Large : Je voudrais d’abord avoir votre analyse des dernières élections en Hongrie. S’agit-il d’une véritable révolution, d’une rupture avec l’ère Orbán, ou bien l’élection de Péter Magyar s’inscrit-elle plutôt dans la continuité du mandat d’Orbán ?

László Andor : Je parlerais d’une révolution civique. C’est un tournant majeur dans l’histoire politique du pays. Si l’on regarde le nombre de voix obtenues par chaque parti, l’écart n’est pas immense, mais on est passé d’une supermajorité à une autre supermajorité. Viktor Orbán lui-même, le soir de l’élection, a souligné qu’il avait recueilli à peu près le même nombre de voix qu’en 2014, lorsqu’il avait réussi à préserver sa supermajorité avec ces 2,2 à 2,3 millions de voix. La différence, cette fois, tient à l’unité de l’opposition et à la mobilisation. Une mobilisation colossale, d’un niveau record. La jeune génération, en particulier, était très déterminée à voter contre Orbán." La suite sur jean-jaures.org

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