lundi 27 novembre 2006

L'atelier d'Endre Rozsda

L'Atelier d'Endre Rozsda
L'atelier d'Endre Rozsda se trouve encore au Bateau-Lavoir, là où Picasso, Modigliani et Van Dongen ont travaillé et vécu.
« Pour arriver au Bateau-Lavoir, le promeneur peut emprunter deux itinéraires : en partant du Moulin de la Galette, une petite ruelle, allant de la rue Lepic à la rue d'Orchampt, conduit place Emile-Goudeau , plus connue sous le nom de Ravignan. S'il part du bas, de Pigalle, la rue des Trois-Frères y aboutit aussi » (1). Le Bateau-Lavoir se trouve au n° 13* . Le poète André Salmon qui, comme Max Jacob et Apollinaire, a vécu en étroite communion avec les artistes du Bateau-Lavoir, a décrit ainsi ce lieu qu'il fréquentait souvent : « Au sommet d'un escalier de pierre, la rue Ravignan se termine en prenant la forme d'une placette provençale…» Puis, après avoir poussé la porte : « …Le visiteur a la surprise de descendre des escaliers pour se rendre aux différents paliers au lieu de les monter » (1) comme dans un bateau.
L'atelier n°28, celui de Rozsda se trouve « en descendant » au premier étage et il s'ouvre sur le jardin intérieur.
On peut retrouver dans ce lieu l'espace aménagé par Rozsda qui garde encore son empreinte.
(1) Jannine Warnod
* reconstruit après un incendie

Pour consulter la bibliographie et admirer sa collection personnelle, contacter :
José Mangani : 01 42 51 81 57

Pour commémorer le 50 e anniversaire de la Révolution Hongroise , l'unité de recherche Open Society Archives de Central European University a fait appel à l'Association des Amis d'Endre Rozsda pour présenter un ensemble des dessins inédits de Rozsda découverts après sa mort.
L'exposition se tiendra à la Galeria Centralis de la Maison Goldberger , du 4 novembre 2006 au 17 décembre 2006.
Plus de cent dessins de Rozsda exécutés entre 1948 et 1956 seront exposés. Des archives sonores, enregistrements originaux : interviews, bruits de chars et de batailles de rue, viendront animer ses dessins.
Un catalogue de l'exposition, accompagné d'un DVD, sera publié en hongrois, en français et en anglais.
L'exposition voyagera ensuite à Paris, à Rome, à Bruxelles et à New York.

Le Journal Visuel de Rozsda :
En 1948, les lois staliniennes excluant toute tendance autre que le « réalisme socialiste » empêchent Rozsda de peindre. Il continue cependant à s'exprimer en secret avec des dessins surréalistes.
Il saisit, avec une acuité de portraitiste remarquable le monde qui l'entoure : les gens de la rue, dans les cafés, au concert, au théâtre, dans les bains publics et les piscines. Il fixe avec précision ces moments de « petits bonheurs sans liberté » que vit la société hongroise avant la révolution. De façon quasi obsessionnelle, son crayon s'adapte aux multiples sujets et situations, tantôt acéré, tantôt chargé d'émotion, laissant deviner la création surréaliste qui suivra.
Ce sont ces dessins du quotidien (exposés pour la première fois), qui constituent le « Journal intime » suggéré par le titre de l'exposition.
Exécutés par un artiste hors pair, ces carnets de dessins sont des témoignages sociologiques et historiques très importants.
Source : http://www.rozsda.com/

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