"Le politiste Valentin Behr revient, dans un entretien au « Monde », sur la façon dont les réseaux illibéraux transnationaux mutualisent leurs expériences.
Valentin Behr est chercheur en sciences politiques au CNRS. Ses travaux portent sur la reconfiguration idéologique des droites et les réseaux conservateurs transnationaux, en Europe et entre l’Europe et les Etats-Unis.
Vous étudiez depuis plusieurs années l’émergence de réseaux intellectuels européens qui se présentent comme « conservateurs ». Comment décririez-vous leur cohérence idéologique ?Des intellectuels issus de traditions politiques différentes se revendiquent aujourd’hui du conservatisme. Le PiS polonais et le Fidesz hongrois appartenaient à la droite libérale conservatrice, avant de se radicaliser. Le Fidesz était d’ailleurs membre du Parti populaire européen jusqu’en 2021. D’autres sont issus d’une tradition que l’on pourrait qualifier de beaucoup plus radicale et de postfasciste. Typiquement, le Rassemblement national (RN) en France, Fratelli d’Italia en Italie, l’alt-right aux Etats-Unis. Alain de Benoist et la nouvelle droite [une mouvance intellectuelle d’extrême droite née en France à la fin des années 1960] sont souvent une..." La suite sur lemonde.fr (article payant)






















