samedi 21 février 2026

L’œuvre du mois : Rhapsodie hongroise n° 2 de Liszt

© D.R

"Un feu d'artifice pianistique : c'est ce que Liszt offre avec la plus célèbre de ses “Rhapsodies hongroises”. Histoire, interprétation, discographie comparée : Brigitte François-Sappey et Bertrand Boissard font le point.

Fière, cambrée, mélancolique ou frénétique, l’héroïque Rhapsodie n° 2 est, avec ses quelque dix minutes, l’un des morceaux les plus captivants du romantisme. Son auteur y transmet sa fascination pour « ces étranges rhapsodes […], leurs sombres mélopées, leur grâce naïve et exubérante, leurs rythmes incandescents ». Les dix-neuf Rhapsodies hongroises sont ainsi l’obole en forme d’opus magnum que Franz Liszt (1811-1886) offre à sa patrie et au monde. Il faudra attendre cependant 1917 pour que paraisse l’ensemble du corpus en deux recueils.

Epopée patriotique

Né à la frontière hongroise, formé à Vienne puis à Paris, le célébrissime virtuose à la carrière européenne s’autoproclame dès 1846 « le premier Zigeuner du royaume de Hongrie », compose une première rhapsodie puis une deuxième en 1847. En digne barde de sa sauvage et noble patrie, il conjugue une expression hautement personnelle et « l’élément fantastiquement épique ». La révolution de 1848 incite le « roi des pianistes » à mettre fin à sa glorieuse itinérance (Glanzperiode) afin de « passer compositeur » et devenir chef d’orchestre au service des musiques qu’il admire (Beethoven, Schubert, Schumann et autres). Pour cette mue il choisit Weimar, petite cité allemande en Thuringe, dite « l’Athènes du Nord » depuis les fécondes présences de Goethe et Schiller." La suite sur diapasonmag.fr

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