mercredi 6 mai 2026

Le peuple hongrois peut-il se remettre des 16 années de règne de Viktor Orbán ?

"Alors que Péter Magyar s'apprête à prendre les rênes de la Hongrie de l'après-Orbán, l'ambiance est à l'espoir prudent, presque conditionnel. Evelin Szigeti, activiste hongroise au Luxembourg, réfléchit à une génération définie par la division de l'État. Le professeur Josip Glaurdić estime lui aussi qu'une victoire écrasante n'est qu'un début : derrière l'euphorie de l'élection se cache la tâche exigeante de désintoxiquer un système corrompu.

"Je dois encore me rendre compte que j'ai vécu la moitié de ma vie sous le régime de cet homme, et que maintenant il n'existe plus. Est-ce bien vrai ? Est-il parti ?" Le ton de la voix d'Evelin Szigeti est timide, mais posé. Le Lëtzebuerger Journal la rencontre une semaine après que le parti Tisza de Péter Magyar, ancien membre du Fidesz, a remporté une supermajorité des deux tiers lors des élections législatives hongroises du 12 avril. Elle n'en revient toujours pas et décrit un sentiment de confusion persistant. "Je ne sais pas ce qui s'est passé. Alors j'ai pleuré. J'ai pleuré parce que je n'arrive pas à croire que c'est vraiment en train de se produire.

Il y a six ans, cette Hongroise de 30 ans s'est installée au Luxembourg avec son mari. Tou·te·s deux ont grandi à Gyula, une petite ville tranquille à la frontière de la Roumanie. Aujourd'hui, Evelin est inscrite en master en apprentissage et communication dans des contextes multilingues et multiculturels à l'université du Luxembourg. Elle travaille en parallèle sur le projet de recherche DiGiTRAD de Dr Catherine Tebaldi, où elle étudie les stratégies de communication des partis d'extrême droite et des mouvements anti-woke, anti-LGBTQ+ et anti-migratoires." La suite sur journal.lu (article payant)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.