mercredi 13 septembre 2006

"BUDAPEST 1956, la tragédie telle que je l’ai vue et vécue" par André Farkas

À PARAÎTRE LE 14 SEPTEMBRE aux éditions Tallandier
Soirée dédicace aux Mardis hongrois de Paris le 10 octobre 2006 à partir de 20 heures à la brasserie "A Saint-Jacques" 10, rue Saint Martin 75004 Paris Métro Châtelet.

Le livre

Le 23 octobre 1956, le stalinien Gerö, premier secrétaire du parti communiste hongrois, donne l’ordre de tirer sur une puissante manifestation populaire, composée principalement de jeunes gens, à Budapest. Mais le mouvement, qui se transforme en insurrection pour la liberté, impose un changement démocratique. L’illusion dure quelques jours : le 4 novembre, les chars soviétiques passent à l’attaque et répriment sans pitié. La chape de plomb se referme, 25 000 Hongrois ont été tués, 200 000 réussissent à passer à l’Ouest.
Cet épisode dramatique eut dans le monde un immense retentissement : les opinions occidentales s’indignèrent, les Etats se bornèrent à des protestations. Restait ce fait massif : tout un peuple s’était soulevé contre le totalitarisme imposé par Moscou.
Dans un récit saisissant, André Farkas, qui était là, raconte et explique ce qui s’est réellement passé en ces heures qui ont ébranlé le monde, voilà 50 ans.
Ce livre conçu sur le modèle de Paris brûle-t-il a été notamment réalisé grâce aux archives inédites du Comité 56 qui recueille inlassablement en Hongrie et dans le monde, l’ensemble des témoignages écrits, oraux et photographiques de cet autre Octobre rouge.

L’auteur

Après une carrière dans la presse hongroise, chasse gardée du pouvoir, dont le droit d’entrée pour un jeune bourgeois se montait à un an d’apprentissage dans une usine métallurgique, André Farkas, rédacteur de politique étrangère au quotidien du soir de Budapest au moment des événements, a quitté la Hongrie les jours suivants. Son livre, témoignage personnel, est aussi une analyse alimentée aux meilleures sources, et complétée par une iconographie largement inédite.

Extrait

« J’ai entendu les premiers coups de feu près de la maison de la radio de Budapest. Ils ont claqué en début de soirée, vers huit heures, déchirant l’humidité froide de cette nuit précoce du 23 octobre 1956.
Comment pourrais-je oublier cette journée ? Les tireurs étaient en uniforme, et ce furent des civils qui ripostèrent. Une révolution naissait sous mes yeux. J’ai rejoint en courant mon bureau de rédacteur de politique étrangère à Budapest Soir, en plein centre-ville, croisant en chemin des groupes de jeunes gens, fusil en bandoulière. Pour qui avait été élevé au marxisme-léninisme, le constat s’imposait : c’était le peuple de Budapest, étudiants, ouvriers, employés, militaires, qui se soulevait contre la dictature hongroise sous tutelle soviétique. Et Budapest, à cet instant, devenait le centre du monde. Les chars russes qui, après douze jours d’espoir irréel, sont venus nous écraser, je les ai vus aussi. J’avais vingt-deux ans. C’était hier. Je me souviens de tout. »

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