"Présentation
« Je suis le medium de l’esprit d’Auschwitz, Auschwitz parle par moi ».
« Mon rapport au monde est exclusivement subjectif et éthique. (…) Je
ne veux pas regarder le monde rationnellement pour qu’il me regarde
rationnellement à son tour ; je ne désire pas l’équilibre. Je veux
l’existence, l’opposition ; je veux le destin, mais un destin qui soit
le mien, que je ne partage avec rien ni personne ».
« Qu’est-ce
que la forme ? La brèche la plus étroite à travers laquelle nous devons
faire passer notre vastitude tout entière pour la sauver ».
« Ecrire
une œuvre, élaborer une construction organique et humaine ici,
maintenant, dans cette situation, est une activité humoristique, pour ne
pas dire comique ».
Ces réflexions sont tirées du Journal de galère d’Imre
Kertész, aux années 1973 et 1979. Elles pourraient constituer le point
de départ d’une réflexion collective sur les enjeux esthétiques,
éthiques et politiques de cette œuvre considérable, où une philosophie
de l’existence s’arrime à un morale créationniste malgré la pleine
conscience de l’épreuve radicale que les régimes totalitaires et
l’expérience d’Auschwitz font subir aux valeurs de l’art. Cette
« situation » historico-politique transporte l’acte d’écriture
littéraire, et la vie qui s’y trouve intégralement entraînée, dans le
domaine de la dérision, qui constitue dès lors la condition de survie
mais aussi le matériau de l’œuvre « humoristique »." La suite et programme du colloque sur fabula.org
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