"Budapest, envoyé spécial
Détournements, stade géant et zèbres privés : autour du tout-puissant Premier ministre hongrois, une oligarchie s’est enrichie en accaparant une partie du pays.
Au temps du régime communiste en Hongrie, circulait une blague sur l’apathie de la population après la révolte de 1956 écrasée par les chars russes : « Quel est le pays le plus neutre d’Europe ? La Hongrie, car elle ne se mêle pas de ses propres affaires. » La même plaisanterie a aussi duré une décennie et demie pour « l’illibéralisme »1 de Viktor Orbán et ses pratiques mafieuses, qui ont laissé les Magyars trop longtemps résignés ou indifférents. Ils ont beaucoup enduré sans broncher, jusqu’à voir les barons d’Orbán se faire griller avec des prostitués et de la cocaïne sur des yachts en Croatie, ou encore lors d’une partie fine homosexuelle à Bruxelles pendant le Covid, en infraction du confinement et impliquant notamment… en infraction du confinement et impliquant notamment… Jozsef Szajer, fidèle parmi les fidèles du Premier ministre et moteur d’une modification homophobe de la législation hongroise. Ce n’est que lorsqu’il a fallu casser sa tirelire du fait de l’inflation, pour se payer des légumes frais au supermarché, puis quand la Hongrie est devenue le pays le plus pauvre d’Europe, mais surtout quand la spoliation a atteint des niveaux stratosphériques après l’élection de 2022, que le couvercle a sauté. La colère a alors débordé.
Car -
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