mercredi 10 juin 2015

Soirée des Mardis hongrois du 9 juin 2015 - Les images


















Le Parlement européen veut mettre la Hongrie sous surveillance

"STRASBOURG (Reuters) - Le Parlement européen a demandé mercredi à la Commission européenne de placer la Hongrie sous "surveillance" après les récentes déclarations de son chef de gouvernement Viktor Orban pour le rétablissement de la peine de mort et contre les immigrés.
Le dirigeant conservateur a été pour la première fois lâché par son propre camp dans un vote de cette nature, sa famille politique, le Parti populaire européen, se réfugiant majoritairement dans l'abstention." La suite sur news-republic.com

Football : enfin un technicien français dans le championnat hongrois

Par Grégory Sabadel
Videoton, le champion de Hongrie, était jusqu'ici entraîné par un technicien espagnol, Joan Carrillo Milán et avant par un Portugais, José Gomes.
C'est Bernard Casoni qui prend le relais.
Il a notamment joué pour l'OM de 1990 à 1996, soit l'une des plus belles périodes de ce club.
Il a ensuite entraîné l'OM, Cannes ou dernièrement Valenciennes.
On peut imaginer qu'il va attirer des joueurs tricolores dans l'OTP Bank Liga. Pourquoi pas l'ancienne star de Debrecen, actuellement à Lens, Adamo Coulibaly ?
Parviendra-t-il à qualifier Videoton pour la phase de poules de la Ligue des Champions. Le dernier club hongrois à y être parvenu est ...Debrecen.

Hongrois à Paris – 1. Dans l'étreinte de la langue et de la culture

Voici le premier d'une série d'articles à paraître dans l'édition hongroise du Monde diplomatique.
Éva Gyarmati-Szabó nous fait l'honneur de s'intéresser aux activités de l'association des Mardis hongrois de Paris. L'article original étant rédigé en hongrois magyardiplo.hu , en voici une traduction en français.

Par Éva Gyarmati-Szabó

En plein centre de Paris, là où converge le plus grand nombre de lignes de métro, au premier étage de la brasserie Café Bords de Seine, au 1 place du Châtelet se trouve le lieu de rendez-vous des Mardis hongrois de Paris, qui existent depuis désormais onze ans. C'est le point de rendez-vous des Hongrois qui vivent dans la capitale française ou ses environs, y travaillent depuis des décennies, ou seulement quelques années, quelques mois ou quelques semaines, mais également des Hongrois bien informés qui ne sont à Paris que de passage ou y demeurent pour un temps plus ou moins long. Sans oublier, il faut le préciser, ceux des représentants d'autres nations qui sont amoureux de la langue et de la culture hongroise, les admirateurs des valeurs hongroises. N'importe qui, quel que soit son âge, son sexe, sa conception du monde, son appartenance politique peut se rendre au rendez-vous organisé toutes les deux semaines. Comme leur blog* l'indique, le but est l'échange d'informations, la conversation magyare, l'exercice de la langue hongroise qui naturellement se mélange avec le français, puisque nombreux sont ceux – déjà nés ici – qui arrivent à peine ou du moins ont du mal à trouver les mots hongrois. Des personnes plus âgées, de grande expérience, aux destins intéressants, viennent aussi volontiers aux soirées du mardi que des personnes d'âge moyen plus concentrées sur leur travail, leurs moyens de subsistance ou que des membres de générations plus jeunes recherchant actuellement leurs objectifs de vie.

Dans la série d'articles qui débute ici, nous allons en faire parler quelques-uns, en montrant les diverses raisons, situations et motivations qui conduisent et séduisent quelqu'un de Hongrie vers l'étranger, singulièrement la France et Paris et cette force motrice individuelle qui malgré tout leur est commune - quoique se manifestant différemment – qui les pousse les uns vers les autres et cela c'est la langue hongroise, la culture hongroise, les racines communes. En premier lieu nous allons bavarder avec Jean-Pierre Frommer, le président de ces rencontres qui, depuis, se sont érigées en association, ou, comme il se présente lui-même, comme son co-créateur.

Les Mardis hongrois de Paris est une association mondiale, dont le but est de réunir les personnes intéressées par la Hongrie, qu'elles en soient originaires ou non, indépendamment de leurs opinions philosophiques, politiques ou religieuses. De plus, le but des rencontres parisiennes est de permettre l'échange d'informations, le partage des cultures, la prise de connaissance de la culture par la conversation magyare et toutes autres activités communes. Cette profession de foi apparaît tant sur leur blog que sur Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux. Pourquoi trouvez-vous si important de mettre l'accent là-dessus, alors que tant d'autres organismes hongrois fonctionnant en France font la même chose beaucoup plus légèrement sans le signaler ?
– Précisément pour cela ! Parce que dans le monde actuel, où en invoquant des motifs divers les gens s'éloignent les uns des autres, il est grand besoin d'associations, de sociétés, de groupes renforçant leur union. Nous faisons partie de ceux-là, nos visiteurs doivent le savoir, mais comprendre aussi que les personnes qui veulent afficher et propager des positions extrémistes mettant en danger notre union n'ont pas leur place parmi nous.
D'où a germé l'idée des « Mardis hongrois de Paris » ? Quand s'est-elle réalisée et qui l'a fait naître ?
- C'est essentiellement une conception de vie, un sentiment de manque qui a appelé sa création, un sentiment d'appartenance à quelque part, je recherchais mes racines – raconte Jean-Pierre Frommer. - Mes parents ont émigré d'abord en 1934 puis en 1936, au moment de la grande crise économique mondiale, vers la France, plus précisément l'Algérie qui était alors colonie française, à la recherche de nouveaux moyens d'existence et d'un contexte plus vivable. Mais à chacune de ces deux fois, au bout de quelques mois, le mal du pays les a ramenés à Budapest. Après la Seconde Guerre mondiale, à l'époque du grand recommencement, en 1946, ils ont repris la route de la France et ont posé leurs bagages en 1947 avec leur petit garçon, mon grand frère. Et moi, j'ai vu le jour déjà ici en mai. Mes parents qui travaillaient comme tailleur, par leur dur labeur, nous ont tout procuré pour l'essentiel et c'est ainsi que j'ai pu aussi accéder à l'université. A la maison nous parlions toujours hongrois et mes parents se réunissaient avec les Hongrois qui vivaient à Paris et dans sa région. Tous les dimanches – si le beau temps le permettait – nous pique-niquions près de la Marne, à Gournay, les adultes se perdaient dans leurs bavardages, jouaient aux cartes ou aux échecs et nous, les enfants, nous jouions, nous faisions du sport. J'y trouvais du plaisir et cela a renforcé en moi le sentiment d'appartenance. C'est là essentiellement le modèle qui a prévalu à la création des Mardis hongrois de Paris. En prenant de l'âge, plus précisément au fil de mon changement de vie, se renforçait en moi la nostalgie des anciennes joies de l'agréable vie communautaire.
- La famille ?
- J'ai un fils de 43 ans qui s'occupe de logistique, après vingt ans de mariage j'ai divorcé de ma femme, mais nous sommes restés bons amis jusqu'à ce jour. Je suis divorcé mais non solitaire, voyez cette association est ma grande famille. La solitude peut être un grand moteur, si l'on souhaite trouver une vraie famille. Mon père est décédé tôt, en 1971, ma mère en 2002, à la suite de quoi, presque sans arrêt, je recherchais des contacts hongrois, parce que les contacts hongrois de mes parents avaient disparu, les anciens amis mourant les uns après les autres et je n'avais plus personne avec qui parler hongrois. Internet m'a beaucoup aidé à trouver et développer de nouveaux contacts hongrois parce que c'est ainsi que j'ai pu connaître nombre d'organismes et de personnes avec lesquelles j'ai pu ensuite lier des amitiés pour un grand nombre...
-… et c'est de là qu'est née l'association ?
- Oui, après cela c'est avec les nouveaux amis que s'est poursuivie l'histoire de la naissance de notre association, car nous avons commencé à nous rencontrer aussi personnellement et quelques rencontres plus tard les amis des amis sont venus, progressivement notre compagnie commençait à croître. Le mot « Mardi » s'est trouvé inscrit dans notre nom car c'est ce jour-là que nous étions le plus nombreux, il s'est révélé que c'était le meilleur moment pour nous rencontrer. En définitive, notre compagnie de quatre, en dehors de moi, Zsuzsa Szabó, la veuve de l'écrivain Zoltán Szabó, en outre Stephane Serrechia d'origine italienne, ainsi que mon ami Alain Dodeler – tous deux adorent la culture hongroise et les Hongrois – nous avons décidé d'ouvrir nos rencontres à d'autres. Nous avons constitué les Mardis hongrois de Paris, le 9 septembre 2003 avec quatre sortes de motivations. Moi par exemple, je compense mes parents, mon chez moi. De la même manière, chacun qui vient parmi nous a ses propres mobiles affectifs et intellectuels. Au début nous étions à peine quelques-uns, aujourd'hui nous sommes environ huit cents. Évidemment, ne viennent à nos soirées du mardi que ceux qui sont justement disponibles à ce moment-là. Bon an mal an, nous nous réunissons en général au maximum à vingt ou trente...
- Tout de même, est-il possible de déterminer qui vient ici principalement ?
- Le plus souvent ont pourra trouver dans nos rangs, sans distinction, des intellectuels, des artistes, enseignants, médecins, ingénieurs mais il y a parmi nous des économistes, des sociologues et aussi plusieurs étudiants d'université ou de grande école. Il y a un noyau dur d'habitués mais bien sûr à chaque rencontre on découvre de nouveaux visages.
- Vous, vous occupiez de quoi ? Quelle est votre profession ?
- J'ai acquis des savoirs sur différents champs de connaissance, j'ai par exemple étudié la philosophie et la sociologie à la Sorbonne, mais j'ai finalement acquis une qualification d'ingénieur dans les systèmes d'information au sein du Ministère de l'Écologie – qui a soutenu mes études jusqu'au bout – et où je m'occupais d'urbanisme.
- En dehors des soirées présentes, avez-vous d'autres types de programmes organisés ailleurs ?
- Oui, nous nous raccrochons à de nombreux programmes organisés par toutes sortes d'autres organismes hongrois, particulièrement nous assistons volontiers aux événements de l'Institut hongrois de Paris, nous avons même organisé des programmes ensemble. A la faveur du beau temps nous organisons aussi des pique-niques, également des rencontres couplées avec des dégustations de plats hongrois, des festivals de danse, des journées de fêtes diverses. Depuis nos rencontres amicales informelles jusqu'à la défense du patrimoine culturel notre spectre d'activités est fort large.
- Que signifie la défense des valeurs culturelles dans votre association ? Et pendant les onze ans, y a-t-il eu des événements qui pour une raison quelconque sortent du lot, qui vous sont apparus très importants ?
- Dans la vie de notre association, la défense des valeurs culturelles a eu une période culminante, qui a commencé il y a plus de sept ans, lorsque nous nous sommes raccrochés à l'initiative de l'association hongroise Óvás!**. Nous nous sommes lancés dans la collecte de signatures, nous nous sommes adressés par pétition à l'UNESCO, au gouvernement hongrois, aux dirigeants de la capitale, pour la sauvegarde d'Erzsébetváros, le Quartier juif de Budapest qui fait partie du Patrimoine mondial de l'UNESCO. Malheureusement, l'aménagement urbain à Budapest est de la compétence des arrondissements et non pas de la capitale comme chez nous à Paris, c'est pourquoi, le VIIème arrondissement pouvait condamner à la destruction des œuvres architecturales irremplaçables et planifier des solutions architecturales « nouvelles » en remplacement des immeubles de style classiciste, sécession, mettant ainsi en danger l'aspect du quartier dans sa totalité. Nous étions effarés de voir que les dirigeants du pays ne bougeaient pas, que Budapest en tant que capitale ne réagissait pas à ces intrusions barbares contre l'image de la ville, alors que -sous l'effet renforcé par notre appel – Paris a bougé et avec lui pratiquement « la moitié du monde ». Cela nous a étonné nous-mêmes de constater l'importance dans de larges sphères de l'écho et de l'indignation que ces faits ont produit en France et même au-delà. Un nombre important de signatures nous sont parvenues de Français vivant à Budapest et de Hongrois, de Berlin, de Milan, d'Amsterdam, de Bruxelles, de Genève, de plusieurs villes des États-Unis et du Canada aussi. La pétition a été signée par plusieurs maires d'arrondissements parisiens et un membre de la Commission du Vieux Paris, des architectes de l’État et des experts en urbanisme, des historiens, des personnalités françaises et hongroises de renom, parmi eux (peu de temps avant sa mort) François Fejtö ainsi que Tibor Méray. Nous avons créé un blog** spécifique pour rendre public notre combat commun. En France, Le Monde, parmi d'autres, a enfourché le sujet, en publiant mon article qui lui était relatif***, Direct Matin et Courrier International s'en sont aussi fait l'écho, et de plus, des pages web et des radios ont suivi. En Hongrie, Élet és Irodalom (Vie et littérature) entre autres, a réalisé une grande interview avec moi**** ainsi que Radio Kossuth. Après avoir missionné son expert, le comité ad hoc de l'UNESCO a émis des recommandations à l'État hongrois, qui si elles ne sont pas respectées, pourraient entraîner des sanctions...
- Cela a-t-il donné des résultats ? Et quels sont les derniers développements ?
- Le Comité du Patrimoine de l'UNESCO, lors de sa session de l'été 2013 a réclamé qu'un moratoire soit décrété sur tout changement dans la zone tampon des territoires inclus dans le Patrimoine mondial, parmi ceux-ci prioritairement le Quartier juif, jusqu'à ce qu'une protection et une réglementation satisfaisantes aient été instaurées. Depuis, deux ans se sont écoulés mais le moratoire sur les changements n'a pas été édicté par la partie hongroise. L'Institut hongrois de Paris, il y a un peu plus d'un an, - à l'initiative de l'association Óvás! - a organisé une série d'événements sur le thème « Quel avenir pour le Quartier juif de Budapest ? » avec des expositions de photos, des projections de documentaires et une table ronde autant d'événements auxquels nous avons collaboré.
- Globalement comment évaluez-vous votre engagement pour la sauvegarde de valeurs culturelles ? Et quelles seront les suites ?
- Finalement, même si nous n'avons pas pu empêcher toutes les destructions, en tant que principal soutien à l'étranger de l'association Óvás ! nous avons réussi à faire obstacle à la totale destruction. C'est à ce moment-là que j'ai senti à quel point l'union fait la force. Nous avons réussi à sauver presque 30 immeubles, mais hélas, les destructions se poursuivent, certes par d'autres moyens. C'est pourquoi nous gardons un « œil vigilant » sur Budapest, sur le Quartier juif, car faisant partie du Patrimoine mondial, il appartient aussi bien aux Budapestois, qu'à la Hongrie, qu'aux habitants des autres pays – il est donc aussi nôtre, il nous appartient à tous. C'est pourquoi notre tâche de défense des valeurs culturelles est permanente
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Beaucoup de sortes d'organisations hongroises fonctionnent en France avec des buts différents. Par exemple, l'une des plus importantes est Párizsi Magyarok (Hongrois de Paris) qui a environ deux mille membres, un autre, Párizsi Magyar Közösség (La communauté hongroise de Paris) qui en compte environ mille. Ces deux groupes existent sur Facebook et beaucoup de membres appartiennent simultanément aux deux, mais – selon nos informations -peu d'entre eux se rencontrent dans la vraie vie et pas souvent. Il y a aussi la communauté Magyarok Dél-Franciaországban (Hongrois du sud de la France) et notre groupement d'environ huit cents personnes. Sur le modèle des Mardis hongrois de Paris quelques organisations similaires ont vu le jour comme les Mardis hongrois de Montpellier et les Mardis hongrois de Lyon, et il en existe même à l'étranger, l'un à Helsinki (Unkarilaiset Tiistait) et l'autre à Berlin (Hungarische Dienstage). Nous n'avons pas de rapport organisationnel avec ces associations, mais en fait, à ces quatre endroits, ce sont d'anciens participants des Mardis hongrois de Paris qui les ont fait naître. Bien sûr en dehors de cela il existe différents groupes amicaux franco-hongrois ou hungaro-français de nature professionnelle, artistique et d'autres profils culturels, ou d'autres groupements associatifs organisés sur d'autres bases (par exemple confessionnelles, ou à contenu politique).
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Les jeunes et les étrangers ont cependant découvert, dans sa déliquescence le Quartier juif, l'ambiance particulière de ses rues, de ses maisons, de ses jardins, de ses cours, ainsi que son passé et sa magie. L'ancien Quartier juif, à peine connu il y a encore dix ans, est devenu aujourd'hui l'un des endroits les plus visités de la ville. L'une des raisons évidentes en est l'incroyable popularité dans les cercles de la jeunesse hongroise et étrangère des bars en ruine (romkocsma) qui se sont installés dans les immeubles classés, restés vides depuis de longues années, leurs cours, leurs jardins, sauvés depuis 2004. En même temps, cela représente une charge insupportable pour les habitants qui y vivent.

(…) De manière très sporadique et seulement à un ou deux endroits, la réhabilitation des immeubles anciens a néanmoins commencé et, uniquement à un endroit, avec le soutien de l'Union européenne, une partie des immeubles de la section de rue faisant face à la synagogue orthodoxe de la rue Kazinczy a été rénovée et à côté de cela quelques rues ont reçu un nouveau revêtement. (Détails dans l'interview du 25/02/2008 parue dans Élet és irodalom)


Références :
** – Óvás! Association hongroise créée en 2004 pour la défense de l'héritage culturel de l'ancien Quartier juif de Budapest www.ovasegyesulet.hu
**– Blog français pour la défense du Quartier juif de Budapest
htt p://sauvezbudapest.hautetfort.com/
**** – Interview de Jean-Pierre Frommer dans Élet és Irodalom
http://www.es.hu/cserba_julia;potolhatatlan_europai_ertek_sorsa_forog_kockan;2008-02-25.html

Le pouvoir hongrois en campagne contre l'immigration

"Affiches officielles réclamant aux étrangers de ne pas "prendre le travail des Hongrois", consultation populaire liant immigration et terrorisme: le dirigeant conservateur hongrois, Viktor Orban, passe à l'offensive pour faire du rejet des migrants un marqueur de sa politique.
Le nombre de réfugiés entrant en Hongrie a bondi de 2.000 en 2012 à 43.000 en 2014, faisant de ce pays d'Europe centrale celui de l'UE, après la Suède, accueillant le plus grand nombre de réfugiés relativement à sa population." La suite sur tv5monde.com

Hongrie : « Immigration et terrorisme », le questionnaire de la peur

"Le gouvernement de Viktor Orban a envoyé en mai aux Hongrois un questionnaire sur le traitement que le pays doit réserver aux migrants clandestins. Ce formulaire de douze questions qui associe immigration et menace terroriste suscite la polémique bien au-delà des frontières du pays." Vidéo sur lemonde.fr

L’Europe inquiète de la hausse des discours racistes en Hongrie

"Un “salut dictateur” qui a fait le tour du monde. Celui de Jean-Claude Juncker à Viktor Orban à l’ouverture du sommet des 28 de Riga en mai dernier. Amical et bon enfant, il n’en témoigne pas moins de la réputation que s’est forgé le Premier ministre hongrois.
Quelques jours plus tôt au Parlement européen, il fustigeait la politique européenne d’immigration et notamment la proposition de répartir le fardeau des demandeurs d’asile." La suite et vidéo sur euronews.com

Le Conseil de l'Europe inquiet des discours racistes en Hongrie

"Un rapport du Conseil de l'Europe s'inquiète mardi du développement, en Hongrie, d'un discours public antisémite, raciste et homophobe et du peu de réactions qu'il suscite auprès des autorités.
La Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (Ecri) vise en premier lieu le Jobbik, un parti d'extrême droite qui a obtenu 20,54% des voix aux législatives d'avril 2014, mais aussi le Fidesz, le parti conservateur au pouvoir du Premier ministre Viktor Orban." La suite sur challenges.fr

mardi 9 juin 2015

Hongrie : L’élevage, un secteur de plus en plus dynamique

"Les performances de plusieurs secteurs de l’élevage ont fortement augmenté en 2014, a annoncé le Ministère de l’agriculture. Selon les données publiées par l’Association Professionnelle de l’élevage (MASZ), la production animale destinée aux abattoirs a augmenté de 6,6% dont la volaille de 7% et le porc de 7,5%." La suite sur ubifrance.fr

Le pouvoir hongrois en campagne contre l'immigration

"Affiches officielles réclamant aux étrangers de ne pas "prendre le travail des Hongrois", consultation populaire liant immigration et terrorisme: le dirigeant conservateur hongrois, Viktor Orban, passe à l'offensive pour faire du rejet des migrants un marqueur de sa politique.
Le nombre de réfugiés entrant en Hongrie a bondi de 2.000 en 2012 à 43.000 en 2014, faisant de ce pays d'Europe centrale celui de l'UE, après la Suède, accueillant le plus grand nombre de réfugiés relativement à sa population.
Ces demandeurs d'asile qui arrivent du Kosovo, de Syrie, d'Afghanistan ou d'Irak cherchent, pour beaucoup, à poursuivre leur périple vers l'Autriche voisine ou l'Allemagne. Si bien que la proportion d'étrangers dans le pays demeure faible, autour de 1,5%." La suite sur boursorama.com

Hongrie : La viticulture hongroise dans les 5 prochaines années

"Dans les 5 années qui viennent, les viticulteurs hongrois bénéficieront d’une aide de près de 44 Mds de HUF (soit de 145 M EUR). Le secteur viticole hongrois est un secteur orienté vers l’export, la valeur des vins hongrois distribués à l’étranger atteint les 85 M EUR par an. La production viticole annuelle est de 2,7 M hectolitres par an tandis que la consommation de vin est de 20-25 litres par personnes et par an. Sur les marchés extérieurs près de 770 mille hectolitres de vin sont distribués chaque année. Au total, les vignobles hongrois représentent 64700 hectares, exploités pour la plupart par des coopératives locales et des grands groupes." Source : ubifrance.fr

Le président hongrois et le ministre chinois des AE se rencontrent pour discuter des relations bilatérales

"Le président hongrois Janos Ader et le ministre chinois des Affaires étrangères en visite Wang Yi se sont rencontrés samedi pour discuter des relations entre les deux pays, en particulier des initiatives chinoises La Ceinture et la Route.
La Hongrie est très honorée d'être la première nation européenne à rejoindre les initiatives La Ceinture et de Route, une série de grandes initiatives stratégiques sur la construction d'une Ceinture économique de la Route de la soie et d'une Route de la soie maritime du XXIe siècle, a indiqué M. Ader." La suite sur peopledaily.com

Premier titre européen pour le Hongrois Szilagyi au sabre

"Le sabreur hongrois Aron Szilagyi, champion olympique en titre, s'est offert sa première couronne européenne individuelle en battant l'Allemand Max Hartung 15 touches à 11 en finale, lundi à Montreux, en Suisse." La suite sur eurosport.fr

Budapest : le patrimoine récompensé de l’Académie Liszt

"Un peu moins de deux ans après sa réouverture l’académie de musique Franz Liszt vient de recevoir le prix Europa Nostra soit le Prix du patrimoine culturel de l’Union européenne.
La qualité de la restauration du bâtiment a joué en la faveur de la remise de cette récompense.
L’académie est dirigée par Andrea Vigh : “Nous avons réussi non seulement à maintenir l’intérêt dans l’académie mais à le développer. C’est en partie grâce à la beauté du bâtiment mais aussi parce que nous avons reçu le prix Europa Nostra. Nous avons en effet pu restaurer le très bel espace en préservant son aspect initial mais nous avons aussi pu équiper le bâtiment de toute la technologie du XXIè siècle nécessaire.” La suite sur euronews.com

lundi 8 juin 2015

Mefistofele | Méphistophélès opéra d’Arrigo Boito Faust225 / Magyar Állami Operaház, Budapest - 28 mai 2015

"À vingt-six ans, le Padouan Arrigo Boito ne rencontre qu’incompréhension et rebuffade de la part du public milanais. Mefistofele, son opéra, est rapidement retiré de l’affiche. Deux ans plus tard, le compositeur s’attelle à un autre nouvel ouvrage qu’il n’achèvera cependant pas, Nerone, mais qu’à la demande de Toscanini complètera Vincenzo Tommasini pour une création à La Scala sous l’illustre baguette, en 1924, soit six ans après la disparition de l’auteur. Depuis, Mefistofele a gagné de nombreuses scènes, tout d’abord dans sa version actuelle en trois actes, conçue pour Bologne en 1875. Si Paris le découvrit en 1912 avec Chaliapine dans le rôle-titre, c’est au printemps 1882 qu’eut lieu sa première hongroise." La suite sur anaclase.com

Les prochaines éditions de Clavis films

Nos prochaines éditions disponibles dès le 25 juin !

Vingt heures (Húsz óra) de Zoltán Fábri (Grand Prix du Festival International du Film de Moscou, 1965)
« Le scénario de Vingt heures (...) casse le temps pour en faire sentir plus fortement la prégnance, à la manière d'Orson Welles construisant la statue de Citizen Kane, ou de Francesco Rosi découpant le portrait en creux de Salvatore Giuliano. Les vingt heures, qui sont à la fois le temps qu'un journaliste consacre à la préparation d'un reportage de routine sur la vie d'un village hongrois, et l'allégorie des vingt années de la vie de ce village qui remontent à la surface du présent, tentent de rendre compte du refoulé immédiat d'une communauté. » Jean-Pierre Jeancolas


Remous (Sodrásban) a été réalisé par István Gaál et photographié par l'immense chef opérateur hongrois Sándor Sára en 1963.
Grand Prix au Festival de Karlovy Vary 1964,
Prix de la Jeune critique au Festival de Pesaro 1965

« La beauté et l'originalité du film tiennent à son masque de sérénité et de classicisme, qui se déchire parfois pour laisser éclater, comme une réalité contenue par le rêve et le brisant, les images et les formes les plus abstraites, les lumières les plus brillantes ou les plus sombres que le cinéma ait connues de longtemps. C'est un art de la nuance, de l'évolution, puis du basculement, l'adéquation réussie d'un sujet et d'une forme, où l'idée de cinéma finit par s'effacer dans celle de poésie » Jean-Louis Comolli (Cahiers du cinéma no 169 - août 1965)
Sens Critique :
"Prononciation : Ichtvane Gahal.
L'oubli dans lequel est tombé ce film en dehors de la Hongrie est incompréhensible. On a une oeuvre qui permet sans sourciller de donner la mesure de l'excellence. Une idée géniale minimum de mise en scène par plan, le chef op au top, l'eau filmée comme je ne l'avais pas vu depuis Joris Ivens, et un film qui se paye le luxe d'être intelligent et subtil dans son propos. Un des meilleurs films du cinéma hongrois classique."
 Plus d'informations sur www.clavisfilms.com

Les jeux d’évasion grandeur nature débarquent en Suisse romande

"Le concept est simple: les participants ont une heure pour s’enfuir d’une salle thématique. L’enfer, c’est la montre.
Soixante minutes. C’est le temps que vous avez devant vous pour vous échapper de l’une des pièces confinées de ParaPark. Cet escape game («jeu d’évasion») à taille réelle a ouvert ses portes en mars dernier à Genève… pour mieux les refermer derrière les aventureux qui – par équipe de deux à cinq – se retrouvent encabanés volontaires dans l’une de leurs deux salles thématiques. A choix: un laboratoire, théâtre d’une mystérieuse expérimentation soviétique (ratée) sur des animaux, ou un studio habité par un esprit dérangé.
Une fois la porte refermée, les participants sont livrés à eux-mêmes. A eux de travailler en équipe et de faire marcher leurs méninges pour trouver tous les indices dont la pièce regorge. Le tout rythmé par le tic-tac obsédant de la minuterie située près de la porte de sortie.
Les deux créateurs du ParaPark genevois, Attila Horvath et Regina Sipos, se sont inspirés de ce qui existe depuis quelques années déjà dans leur pays d’origine, la Hongrie, où des centaines d’escape games ont vu le jour." La suite sur letemps.ch

dimanche 7 juin 2015

La Hongrie va participer à la nouvelle "Route de la soie" chinoise

"PEKIN, 7 juin (Reuters) - La Hongrie est devenu le premier pays européen à signer un accord de coopération avec la Chine dans le cadre d'un projet commercial de grande ampleur développé par Pékin, une nouvelle "route de la soie" terrestre et maritime vers les marchés du Moyen-Orient et de l'Europe, a annoncé samedi le ministère des Affaires étrangères chinois." La suite sur lesechos.fr

Le Premier ministre hongrois et le ministre chinois des Affaires étrangères discutent de la cooperation bilatérale à Budapest

"Le Premier ministre hongrois Viktor Orban et le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi ont discuté de la coopération bilatérale samedi à Budapest.
M. Orban a indiqué que la Chine était un partenaire important de la Hongrie, qu'il appréciait fortement les grandes réalisations de la Chine et soutenait fermement les initiatives chinoises de la Ceinture et de la Route de la soie proposées par le président Xi Jinping, des initiatives qui, selon lui, revêtent une grande importance historique et économique." La suite sur china.org.cn

Du sexe de la femme comme champ de bataille à Avignon du 4 au 26 juillet 2015 Théâtre Pandora

Dorra, jeune bosniaque victime d'un viol sordide et Kate, psychologue américaine venue là pour soutenir les équipes qui ouvrent les charniers affrontent chacune l'horreur. Le sexe de la femme, celui de Dorra et de milliers de ses sœurs est le sillon dans lequel les hommes ont inscrit les marques de l'horreur et du ressentiment de peuples que l'Histoire n'a pas épargnés. A l'empathie dangereuse de Kate, répond le déchaînement d'une parole bafouée où résonne l'écho d'un conflit inter-ethnique et la rancœur d'une ancienne partition Est-Ouest encore vivace.
Cette pièce peut aussi être vue comme la recherche de l'identité féminine à travers l'usage criminel que l'on peut faire de son corps.

Du sexe de la femme comme champ de bataille, texte édité chez Actes Sud-Papiers
De MATÉI VISNIEC
MISE EN SCÈNE
BEA GERZSENYI
AVEC
VASILIKI GEORGIKOPOULOU, KRISZTINA GOZTOLA
CHANT
ANETT SLÁRKU 

du 4 au 26 juillet 2015 à 10h50 au
THÉÂTRE PANDORA
3 rue Pourquery de Boisserin 84000 AVIGNON
Réservations : 04 90 85 62 05
Plein tarif : 17/ Tarif réduit : 12

Rapprochement égypto-hongrois : Orban et Sissi sur la même longueur d’onde

"Le président égyptien Abdel Fatah al-Sissi est en visite à Budapest pour deux jours. Il a été reçu par le Premier ministre Viktor Orban et des accords de coopération ont été signés, notamment dans le domaine ferroviaire.
La lutte contre le terrorisme et l’instabilité en Libye ont aussi été évoquées.
Viktor Orban :
“L’Egypte est un pays spécial. Sans l’Egypte il n’y a pas de stabilité dans le monde arabe et puisque les distances sont réduites dans le monde moderne, on peut dire qu’il n’y a pas de stabilité en Europe non plus sans une Egypte stable”. " La suite sur euronews.com

samedi 6 juin 2015

Parole au graphisme - Faire collection ! Alain Gesgon au Centre Pompidou 10 juin 2015

MERCREDI 10 JUIN 2015, 19H, PETITE SALLE
ALAIN GESGON, LES AFFICHES DE L’HISTOIRE DU MONDE 2/2 :
du Soviet de Hongrie en 1919 à l’an 2015

Avec plus de deux cent mille affiches d’opinion, Alain Gesgon veut conter l’histoire de l’humanité, des « Acta Diurna » aux « Fenêtres Rosta », des placards féodaux à l’Atelier populaire. Mémoire des murs de nos villes à travers les guerres et les révolutions, cette imagerie politique est rassemblée dans l’attente de la création du Musée international de l’affiche politique.
« L’Affiche, c’est le papier du peuple ! Le plus ancien média de l’aventure humaine,
c’est-à-dire la muraille d’expression politique et sociale. » AG
Conférence illustrée d’Alain Gesgon
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Prochaines rencontres du cycle :
Jeudi 1er octobre : ETIENNE ROBIAL
Mercredi 18 novembre : VINCENT PERROTTET

Football : la Hongrie réalise un carton

Par Grégory Sabadel
Les Hongrois ont réalisé une grosse performance hier (le 5 juin).
Précisons que leur sélectionneur, Pál Dárdai, a réussi à maintenir le club du Herta Berlin en Bundesliga et a prolongé l'aventure avec son club de coeur.
Avec la sélection hongroise, il a aussi du succès : son onze a écrasé la Lituanie 4 à 0 dans le nouveau stade de Debrecen.
Il s'agissait d'un match de préparation à la confrontation face à la Finlande le 13 juin qui comptera pour les qualifications à l'Euro 2016 en France.
Pour l'instant, la Hongrie a un bilan correct dans son groupe avec deux victoires, deux nuls et une
défaite et une qualification est encore possible.
Les buteurs hongrois face à la Lituanie ont tous marqué dans la première demi-heure et se nomment  Zoltán Stieber, le milieu offensif gauche de Hambourg, Balázs Dzsudzsák , le joueur du Dynamo Moscou, Nemanja Nikolić, le meilleur buteur du championnat hongrois avec le champion, Videoton, et Tamás Priskin qui va porter les couleurs du Slovan Bratislava la saison prochaine.
Ce feu d'artifice est de très bon augure avant le match essentiel en Finlande.

Les Mardis hongrois de Paris dans l'édition hongroise du Monde diplomatique !

Magyarok Párizsban -1. A nyelv és a kultúra ölelésében
Írta: Gyarmati-Szabó Éva
Párizs kellős közepén, a legnagyobb metró-csomópontnál, a Place Chatelet 1. szám alatti vendéglő, a Café Bords de Seine első emeletén található a Párizsi magyar keddek (Mardis hongrois de Paris) törzshelye, immár tizenegy éve. Magyarok találkozóhelye, akik a francia fővárosban vagy a környékén élnek, dolgoznak évtizedek vagy csak évek, hónapok, hetek óta, de azoké a jól értesült magyaroké is, akik csupán átutaznak Párizson vagy rövidebb-hosszabb ideig tartózkodnak itt. Nem utolsósorban más nemzet képviselői közül azoké, akik – mondhatni – a magyar nyelv, a magyar kultúra szerelmesei, a magyarság értékeinek hódolói. A kéthetente megrendezett kedd esti találkozókra bárki ellátogathat korra, nemre, világnézeti, politikai hovatartozásra tekintet nélkül. Ahogy az a blogjukon* is olvasható, a cél az információcsere, és a magyarul beszélgetés, a nyelvgyakorlás, ami természetesen a franciával keveredik, hiszen sokan – akik már itt születtek – alig vagy legalábbis nehezen találják a magyar szavakat. Érdekes sorsú, sokat tapasztalt idősebbek éppen úgy szívesen látogatják a keddi esteket, mint a munkájukra, megélhetésükre koncentráló középkorúak vagy az életcéljukat most kereső fiatalabb nemzedékek tagjai.
Most induló sorozatunkban megszólaltatjuk néhányukat, bemutatva azt az igen sokféle okot, helyzetet és motivációt, ami valakit Magyarországról külföldre, jelesül Franciaországba, Párizsba visz, csábít, s azt az egyéni hajtóerőt, ami bennük mégis közös – bár más-más megnyilvánulással –, ami egymás társaságába vonzza valamennyiüket, s ez a magyar nyelv, a magyar kultúra, a közös gyökerek. Elsőként Jean-Pierre Frommer-rel, a mára egyesületté avanzsált összejövetelek elnökével, vagy ahogy ő nevezi magát, társ-alkotójával (co-créateur) beszélgetünk." 
La suite sur magyardiplo.hu

vendredi 5 juin 2015

Le livre en fête à Budapest... (non, le livre est encore bien vivant sur les rives du Danube!)

Par Pierre Waline
"Décidément, le printemps et l’été siéent tout particulièrement à Budapest: soleil assuré, terrasses bondées, défilé ininterrompu de touristes et jolies filles sur le Corso. Bref, le Nirvẫna. Au prix d’une forte chaleur, certes, mais tempérée par une légère brise bienvenue, véhiculée par le Danube. Et puis, c’est l’époque des animations diverses dont Budapest regorge: marchés d’artisans, fêtes de la pálinka, goulache-parties, festivals de musique, etc.
De toutes ces manifestations, l’une mérite plus particulièrement d’être citée. La Semaine du Livre. Organisée depuis 1929 sur une idée née deux ans plus tôt de l’Assemblée des Éditeurs et Libraires, cette manifestation en est aujourd’hui à sa 86ème édition. A laquelle s’est jointe voici peu une Semaine du Livre d’enfants. Organisée également dans plusieurs villes de province, c’est, à Budapest, sur la belle place centrale Vörösmarty qu’elle se tient." La suite sur francianyelv.hu

Pour le maire de Budapest, la Gay Pride est « contre-nature et repoussante »

"« Nem természetes és visszataszító ». Le maire de la capitale de la Hongrie, István Tarlós, a considéré lors d’une intervention télévisée jeudi matin que la marche pour les droits des LGBT prévue samedi 11 juillet à Budapest est « contre-nature et repoussante ».
Le très conservateur István Tarlós a également dit ne pas bien comprendre en quoi consiste l’événement et souhaite que, contrairement aux années précédentes, il ne se tienne pas sur la grande Avenue Andrassy au cœur de la ville (les Champs-Elysées hongrois) mais en périphérie de la ville :
« Je crains que cette chose ne soit pas digne de l’environnement historique de l’Avenue Andrassy »" La suite sur hu-lala.org

La routine forme de Bertold Zahorán

"Bertold Zahorán, jeune mannequin hongrois de 20 ans, a été repéré l’année dernière par Mark Segal, alors de passage à Budapest. Logique donc qu’on le retrouve dans le dernier Vogue Hommes, sous l’objectif du photographe, dans une série simplement intitulée "Bertold"." La suite sur vogue.fr

jeudi 4 juin 2015

Vignobles Européens (suite) : la Hongrie !

"Après la Moldavie et le Portugal, décrits dans le texte précédent, il y a un autre pays européen dont le vignoble mérite d'être présenté, je veux parler de la Hongrie.
L'existence de la vigne en Hongrie date de l'époque romaine. Comme le Porto au Portugal, la Hongrie produit un vin mythique, le Tokay ou Tokaji. Les 7.000 hectares du vignoble de Tokay sont situés au nord-est du pays sur les coteaux volcaniques du mont Tokaj et près de la ville du même nom. Le Tokay est un vin liquoreux de réputation mondiale. Aux 16ème et 17ème siècles il faisait partie des meilleurs vins au monde et était servi sur toutes les tables royales et impériales. Louis XIV le désignera comme le « roi des vins et le vin des rois ». Il est issu principalement du cépage Furmint complété par le cépage Harslevelu." La suite sur francetvinfo.fr

Retour au vélo : « Comment transformer ce qui est vécu comme une contrainte en quelque chose d’émancipateur »

"Utiliser le vélo pour distribuer de la nourriture locale et bio : c’est l’objectif du projet Cargonomia, mené à Budapest, en Hongrie. Ce centre logistique construit de façon artisanale des vélos cargos, afin de proposer d’autres façons de se déplacer, consommer et vivre. Une initiative locale qui tente d’ouvrir le débat sur les alternatives dans un pays où la pauvreté s’est accrue ces dernières années, et où le mirage de l’Occident consumériste continue de provoquer envies et frustrations. Interview avec Vincent Liegey, l’un des coordinateurs du projet." La suite sur bastamag.net

Hongrie. La dérive du régime Orban

"Déjà, en 2010, la Hongrie avait défrayé la chronique en accordant aux Hongrois de souche hors Hongrie des passeports avec droit de vote, le Premier ministre faisant ainsi son marché électoral et ressuscitant le fantôme de la grande Hongrie d’avant le traité de Trianon. Viktor Orban voulait également élargir de facto les frontières de l’Union européenne aux Ukrainiens et aux Serbes." La suite et à écouter sur franceculture.fr

Quand la Hongrie et Viktor Orban titillent l’Europe

"Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, aime provoquer. Sur la peine de mort, comme Géopolis l’expliquait le 1er juin 2015. Mais d’autres éléments de la politique de Budapest sont jugés tout aussi polémiques : l’immigration, ses relations avec la Russie… Les éléments du dossier.
Immigration
Les autorités hongroises viennent d’envoyer aux 8 millions d’électeurs un questionnaire sur l’immigration, accompagné d'une lettre de Viktor Orban, dans le cadre d’une «consultation nationale». Dans sa lettre, ce dernier évoque les attaques contre Charlie Hebdo et un supermarché casher en France en janvier 2015. Actions qui, selon lui, ont «démontré que Bruxelles et l’Union européenne sont incapables de faire face de manière adéquate au problème de l’immigration»." La suite sur francetvinfo.fr

Mme Feraoun reçoit les ambassadeurs d'Espagne et de Hongrie

"ALGER- La ministre de la Poste et des Technologies de l'Information et de la Communication, Iman Houda Feraoun a reçu l'ambassadrice de Hongrie à Alger, Helga Katalin Pritz et l'ambassadeur d'Espagne à Alger, Alejandro Polanco avec lesquels elle a passé en revue les relations bilatérales et les moyens de renforcer le partenariat dans le secteur, a indiqué mardi un communiqué du ministère.
Lors de sa rencontre avec l'ambassadrice de Hongrie, la ministre a souligné la disponibilité de l'Algérie à renforcer les relations entre les deux pays dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC) avec possibilité d'établir un partenariat fructueux, d'autant que l'Algérie dispose de compétences et ressources humaines lui permettant de tirer profit de l'expérience hongroise dans ce domaine." La suite sur aps.dz

Il y a 59 ans, la Belgique battait le Onze d'or hongrois

"Ce Belgique-Hongrie n'était pas qu'un match amical, cela représentait beaucoup plus pour les joueurs de l'époque qui affrontaient les Puskas, Czibor, Bozsik, etc. au Heysel. Ce 3 juin 1956 va rester dans les annales comme une des plus grandes victoires de la Belgique en amical.
Il y a du monde au Heysel en ce dimanche 3 juin de l'année 1956. C'est normal en même temps, l'adversaire de la Belgique n'est autre que la Grande Hongrie, le Onze d'Or hongrois comme on l'appelait. Ce jour-là, les Belges ne sont pas les Diables Rouges, ils jouent en effet en blanc." La suite sur walfoot.be

Iván Fischer et son Budapest Festival Orchestra jouent Brahms

"A l’instar d’un récent concert de Christoph Eschenbach et des Wiener Philharmoniker dans une autre salle parisienne, voilà que le Budapest Festival Orchestra et son chef proposaient au public parisien une soirée consacrée à deux symphonies de Brahms. Pour un résultat finalement plus constant et convaincant. C’est dans une Philharmonie quasiment au complet que les musiciens hongrois attaquèrent les premiers accords de la Symphonie n°3 de Brahms, avec un passionato modéré à l’entrée des cordes qui laissa présager un romantisme de bon ton autant que modérément héroïque." La suite sur resmusica.com

mercredi 3 juin 2015

« Nous étions les étudiants de 56 exilés à Paris » - Table ronde 16 juin à 19h - Institut hongrois


Bientôt 59 ans nous séparent de la révolution de 1956. La France a accueilli plus de 12 mille des 200 mille réfugiés hongrois qui ont choisi la liberté. Au moment symbolique du 16 juin, date de l'exécution d'Imre Nagy, premier ministre hongrois, des intellectuels, des artistes des étudiants de jadis commémorent cet événement. Comme dit Anna Stein, sculpteur-peintre, vivant en France, qui était témoin : "On commémore cet événement tous les ans, mais jamais on ne parle de nous, qui avons créé et subi la Révolution et sa destruction, nous qui avons choisi la liberté dans un contexte dramatique. Il est temps que l'on puisse dire cette histoire, nous les étudiants, artistes et intellectuels de '56."

Soirée animée par Catherine Horel, (CNRS) historienne

Participants :

Victor Karády, sociologue ( CEU Budapest)
Anna Stein, peintre et sculptrice
Paul Wiener, psychiatre
Miklós Vetö, philosophe

Intervenants :
Pierre Kende, sociologue
Eugène Sujánszky, combattant de 1956

INSTITUT HONGROIS – COLLEGIUM HUNGARICUM, PARIS
92, rue Bonaparte 75006 Paris
Information : accueil@instituthongrois.fr | +33 1 43 26 06 44
Entrée libre

Patrícia, prisonnière d'un divorce à Bora Bora

"PAPEETE, 2 juin 2015 - Patrícia Nyíri-Kovács se bat depuis novembre 2011 pour pouvoir quitter la Polynésie avec son fils, Noah. Le père de la jeune Hongroise, Ivan Nyiri, a entamé mardi une grève de la faim devant l’ambassade de France à Budapest, pour forcer la résolution de cette affaire qui semble sans issue.
En mars dernier, Ivan Nyiri avait obtenu une entrevue avec le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, pour lui exposer la situation de sa fille, Patrícia. Cette entrevue avait donné lieu à une saisine du ministère français des affaires étrangères qui s’était engagé, selon le quotidien web Hungary Today à répondre au plus tard le 22 juin prochain. Une information que démentent les services de l'Etat en Polynésie française." La suite sur tahiti-infos.com

Hongrie: vers la fin du multiculturalisme

"Le temps du multiculturalisme est terminé et la Hongrie doit à tout prix éviter d'en subir les conséquences, déclare aujourd'hui Viktor Orban. Dans un entretien accordé au journal hongrois Napi Gazdasag, le Premier ministre durcit encore sa position sur l'immigration en disant rejeter tout mélange "à grande échelle" des croyances religieuses.
"Le multiculturalisme, cela veut dire la coexistence de l'islam, des religions asiatiques et du christianisme. Nous ferons tout notre possible pour épargner cela à la Hongrie", assène Viktor Orban." La suite sur lefigaro.fr

Anna Stein nous invite dans son atelier le lundi 8 juin 2015 à partir de 18 h

INVITATION

Chers amis,
J'ai le plaisir de vous inviter
dans mon atelier
le lundi 8 juin 2015
à partir de 18 h
autour d'un verre
23, passage Choiseul 75002 Paris

Métro : 4 septembre ou Pyramides
Bus : 21, 27, 81, 68, 95

E-Mail : stein.anna23(AT)orange.fr
 


Visites prochaines du ministre chinois des AE en Russie, en Hongrie et en Grande-Bretagne

"BEIJING, 2 juin (Xinhua) -- Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi effectuera des visites en Russie, en Hongrie et en Grande-Bretagne du 3 au 10 juin, a annoncé mardi la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hua Chunying." La suite sur xinhuanet.com

Le Hongrois Orban juge que les migrations menacent la civilisation de l'Europe

"Les migrations actuelles vers l’Europe menacent la civilisation du continent, a affirmé mardi le Premier ministre conservateur hongrois Viktor Orban. « Une migration de masse se produit aujourd’hui dans le monde, et elle pourrait changer la face de la civilisation européenne. Si cela se produit, cela sera irréversible », a plaidé le dirigeant populiste..." La suite sur sudinfo.be

mardi 2 juin 2015

Mikrokosmos de Béla Bartók Concert de Xavier Boussiron et Marie-Pierre Brébant 26 juin à 20h - Institut hongrois

Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Informations : accueil@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44

Mikrokosmos, une œuvre de Béla Bartók – à l’origine une méthode pédagogique de piano pour les enfants et aux prouesses allant crescendo (« Attention, Mesdames-Messieurs ! De plus en plus difficile ! », comme lors des grands numéros de voltige du cirque) –, révèle un récit sensible et poétique de la découverte du déchaînement des passions.
Xavier Boussiron et Marie-Pierre Brébant sont acolytes musicaux depuis une dizaine d’années, d’obédiences apparemment éloignées : elle est issue de la frange savante qui mène à la musique baroque ; il est plutôt le fruit des hasards de la musique populaire et des sous-bois des beaux-arts de pointe.
Partageant la définition que Bartók donnait de la musique réaliste : « Une musique où s’expriment sincèrement, et sans exception, tous les sentiments humains : l’enthousiasme, le désespoir, les peines, la colère, la vengeance, la bravade railleuse, le sarcasme, la circonspection, la joie », Xavier Boussiron et Marie-Pierre Brébant proposent une interprétation de Mikrokosmos qui chemine entre folklore éclairé et relaxation gothique. De la déroute, de la réconciliation, du sentiment… Que demander de plus ?
Marie-Pierre Brébant : Clavecin
Xavier Boussiron : Guitare électrique
Entrée libre

lundi 1 juin 2015

Handball - Veszprém proche du but

Par Grégory Sabadel
L'équipe de hand de Veszprém y était presque. Après avoir éliminé le PSG en quarts de finale, elle participait au Final Four à Cologne les 30 et 31 mai. 
Les Hongrois ont pris leur revanche sur Kiel en demi-finale (31 à 27) mais ont échoué en finale face au Barcelone des Français Karabatic et Sorhaindo (23 à 28).
Ainsi, les coéquipiers de  László Nagy et Roland Mikler ont fini seconds cette année et quatrièmes l'année dernière de l'épreuve reine du hand.

" Ainsi va l'amour " " Ilyen a szerelem " de Bruno Bourel - Appel à financement - Il reste 15 jours !

Chers amis, il vous reste aujourd'hui 15 jours pour la réussite de ce projet !
En Français voilà le lien: http://fr.ulule.com/ainsi-amour/


Today you have 15 days left to be part of the publishing of my new little book on Lovers in Budapest....a nice day and many thanks...www.brunobourel.com
In English and Magyar : http://www.ulule.com/ainsi-amour/
 

Rappel du projet.
Le projet présenté a pour but l'édition de mon deuxième livre de photographies noir et blanc. 52 images faites à Budapest entre 1989 et 2014. Instants intemporels sur ce thème qui nous est tous plus ou moins "familier" L'AMOUR. Nous sommes dans la rue, le métro, le bus, au milieu des premières marches des fiertés ou au salon Erotica, dans les mariages de toutes confessions religieuses, dans une séduction affichée où les peaux s'effleurent. C'est bien sûr également un voyage avec la lumière, dans les contrastes que seul permet l'utilisation du film argentique noir et blanc. L'amour est aussi sur les murs et le décor urbain est aussi son support quotidien, volume d'un bonhomme de neige, vitesse du graffiti...
À la fin du livre de 82 pages au format 23/22 cm figureront, pour chaque image, sa date et son titre en 4 langues.
Le visuel de présentation du projet vous permet de voir la couverture du livre.

A quoi va servir le financement ?
Le financement couvrira la fabrication du livre en 1500 exemplaires.
Le poste principal correspond à l’impression des livres. (82 pages sur papier Artic white de 170 grammes avec sa couverture souple 350 grammes en cool gray , teinte identique à celle du livre " Budapest ".)
Les autres dépenses sont principalement pour la mise en place du graphisme et du montage du livre mais aussi pour sa communication. (Impression de flyer pour assurer la promotion du livre. Celui-ci sera distribué dans le même réseau que le précédent.) Sans oublier les dépenses liées à vos participations et la rétribution du site Ulule.
L’expérience acquise depuis plus de dix ans avec la fabrication de 4 éditions de mon premier livre "Fényrajzok- Budapest", lui aussi inédit en France, vous assure que ce livre auquel vous contribuez maintenant sera réalisé avec le plus grand soin.

 

LE PRINTEMPS ARRIVE par Adam Biro

Photo n° 1 d’un voyage aux États-Unis, avril 2015 (Chicago).
I love Paris in the springtime… Dans mon quartier, un jeune homme visiblement en bonne santé, assis par terre au même endroit tous les jours depuis des mois, fait la manche. Devant lui une écuelle et un écriteau demandant de l’argent pour manger. J’ai cessé de le regarder avec l’hostilité et la bonne conscience de celui qui a travaillé toute sa vie et qui estime que ce gars d’environ vingt-cinq ans pourrait essayer de trouver une autre façon de se nourrir — et de vivre, de passer sa vie sur terre — qu’immobile, le cul collé à l’asphalte. Peu importe le travail : débardeur à Rungis, balayeur au SuperU, prof de philo dans le neuf-trois… Oublions Pôle emploi, mais inventer quelque chose, un boulot, un truc, proposer aux vieilles femmes de monter leur filet à provision dans les immeubles sans ascenseur, dévaliser une banque sans arme, rien qu’avec du baratin… Or je viens de lire La Dêche à Paris et à Londres (Down and Out in Paris and London) de George Orwell (lisez-le, comme l’ensemble de l’œuvre de cet auteur génial), et je regarde les chemineaux, les clochards et les mendiants d’un autre œil.

D’un autre œil je m’efforce de regarder le jeune homme assis. Pas facile. De là à lui donner la pièce, moi qui ai travaillé toute ma vie blabla…

*

Le printemps-myosotis arrive. On le sent. Au Louvre, les tableaux changent de couleur. (C’est un photographe qui me l’a fait remarquer.) Dans la rue, la robe des filles aussi. (Pas besoin de me le faire remarquer.) Dans notre rue, pour fêter le printemps, s’est ouvert une « librairie ». Je mets des guillemets parce que le « libraire » n’y vend que des « occasions neuves ». Des non-livres sur des non-sujets, du lourd papier couché imprimé avec beaucoup de couleurs, bidon bidon. Toute ma vie, j’ai été un homme-livre : j’ai lu, écrit, acheté, vendu, reçu, donné, édité des livres. Mais je n’ai aucun respect pour le livre, l’objet livre, pour le principe livre. Je n’ai du respect que pour le contenu, les idées, le style, l’enseignement, la beauté des reproductions et de la mise en page, le « message » (ô ce mot que je déteste pourtant...). On peut tout imprimer. Le papier est patient. Mein Kampf, Le Protocole des sages de Sion sont aussi des livres. Quand j’entends à la radio, surtout à l’occasion du Salon du livre, les officiels, les politicards, les journaleux et toutes les âmes bien nées déblatérer sur LEEEE LIIIIIIVRE, sanctifier, bénir, adorer LEEEE LIIIIIIVRE, je rigole. Le président Sarkozy trouvait la lecture de la Princesse de Clèves inutile ; la ministre de la culture, Fleur Pellerin, « n’a pas le temps de lire depuis deux ans », et un journaliste a dit, en parlant d’un livre : je l’ai lu, mais pas personnellement.

*

Le printemps-gazouilli, le printemps-croassement arrive. Je suis à la campagne, je renifle à nouveau, je regarde comme toujours, j’écoute à tue-tête. Comme la première fois. Le motif principal qui nous a décidé de choisir cette maison-là, il y a de longues années de cela, dans une magnifique campagne dont la France a le secret, si humaine, si équilibrée, si moyenne, était la vue. Un pré descend doucement jusqu’à un bouquet d’arbres où se cache un ruisseau, puis le regard monte vers une petite forêt, ensuite vers un autre pré, et enfin vers le ciel, immense, infini d’évidence. Je ne savais pas encore que j’allais devenir l’interlocuteur privilégié des grenouilles.

Ayant réglé les paperasses administratives, nous nous tenions un matin, le premier matin, enfin, face à ce paysage. Le hasard voulut que le paysan propriétaire du champ jouxtant notre jardin soit présent, en train de labourer. Il nous vit de loin, arrêta son tracteur, s’approcha de nous. Salutations, présentations.

—Mais pourquoi avez-vous acheté cette vieille ferme ? – demanda-t-il, surpris.

—À cause de la vue. Entre autres.

Un silence incrédule, voire sidéré.

—Tiens donc. À cause de la vue ?

Et il leva son regard vers la petite forêt qu’il avait en face de lui depuis des décennies, et avant lui son père et son grand-père et des générations depuis des siècles, comme s’il la voyait pour la première fois. Comme s’il la découvrait.

Ce qui était peut-être le cas. Son paysage était désormais aussi le nôtre. Mais si le paysage était le même, les yeux n’étaient pas les mêmes.

*

Après un long voyage, nous revenons chez nous, en France pour fêter le printemps. I love France in the springtime. Il est assis à côté de moi dans l’avion. J’ai tout mon temps pour l’observer : nous allons voler, vivre ensemble douze heures. Une calotte sur la tête, barbu, il lit, il prie. Au repas, il refuse la viande. — Vous auriez dû le signaler lors de l’achat de votre billet. On vous aurait servi de la nourriture spéciale. Nous en avons l’habitude, vous savez.— C’est l’hôtesse qui parle. Un moment donné, il ouvre son ordinateur et regarde un film sans devoir le chercher, puisqu’il était déjà sur son écran. Un film de guerre comme je n’en ai jamais vu, on tire, on hurle, on court, on se planque… Le sang gicle, on ouvre des ventres, on décapite, des détails, des gros plans, d’une violence ultra, inouïe.

De la cabine de pilotage sort un grand vieillard avec une barbe blanche soignée, habillé d’un long et large habit blanc, une sorte de toge. Il se dirige vers mon voisin et lui flanque une gifle gigantesque.



(Autopub : J’ai toujours su parler aux femmes. C’est le titre de mon recueil de textes courts qui vient de paraître aux éditions Arléa. Si vous voulez en savoir plus avant de vous précipiter chez votre libraire, taper « www.arlea.fr/Adam-Biro ».)

adam biro
juin 2015
biroadam4(AT)gmail.com

Peine de mort: la Hongrie risque d'être exclue de l'UE

"L'intention de Budapest de remettre la peine de mort à l'ordre du jour a suscité une levée de boucliers en Europe.
La Hongrie pourrait être exclue de l'Union européenne en cas de rétablissement de la peine capitale dans le pays, a déclaré le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.
"Il n'y pas de place dans l'Union européenne pour ceux qui appliquent la peine de mort", a annoncé M. Juncker cité par les médias occidentaux." La suite sur sputniknews.com

« Que cherchent-ils au ciel tous ces aveugles? » de Daniella Pinkstein

"Journaliste, philosophe et spécialiste des minorités en europe, Daniella Pinkstein publie chez M.E.O. un premier roman inspiré qui met en scène la relation de deux émigrantes venues de Hongrie en France. 
Emma et Tatiana sont deux amies qui quittent toutes deux Budapest pour immigrer à Paris et sans se le dire. Une fois en France, alors que leurs destins croise celui d’un autre migrant, Mehdi, elles restent malgré tout troublement très proches. Comment construire une vie dans une autre langue, sur une autre terre, après la rupture de l’exil." La suite sur toutelaculture.com

Editeur : M.E.O
176 pages
Prix: 16,00 euros
Parution le 1er juin 2015

Au-delà des illusions d'optique : pourquoi la situation en Hongrie est préoccupante et pourquoi tout le monde s'en fout

"Dans une récente tribune aux allures de droit de réponse, le diplomate hongrois Georges Károlyi est revenu sur les différentes "illusions d'optique" auxquelles seraient confrontés les pays occidentaux face à la situation politique en Hongrie. Dans un réquisitoire parfaitement bien structuré, il évoque tour à tour l'ouverture vers l'Est (sous-entendu la Russie et les ex-républiques soviétiques d'Asie centrale), la place de l'extrême-droite dans son pays (que de nombreux commentateurs décrivent comme un pilier du gouvernement en place), la dérive "autoritaire" du ministre-président Viktor Orbán, la cabale politico-médiatique dont seraient victimes les représentants du régime dans les instances européennes, ainsi que l'état de la liberté de la presse." La suite sur mediapart.fr