dimanche 31 janvier 2010

Neuf Valises de Béla Zsolt


En septembre 1939, Béla Zsolt, journaliste et écrivain juif hongrois, cherche à fuir Paris où il est réfugié avec sa femme. Celle-ci, refusant de se séparer de ses neuf valises, le seul train à bord duquel ils peuvent monter avec l'encombrant bagage est celui de leur perdition : il les ramène à Budapest. A leur arrivée, Zsolt est envoyé aux travaux forcés en Ukraine avant d'être emprisonné puis relégué dans le ghetto de Nagyvárad. Depuis la synagogue transformée en hôpital, il voit, sans illusion sur leur sort, les prisonniers monter dans les trains de marchandises à destination des camps et attend sa déportation imminente. Mais les Zsolt parviennent à s'échapper du ghetto. Sauvés par l'action du journaliste Rezso Kasztner qui a monnayé avec les nazis la libération de 1680 juifs, ils gagnent la Suisse en décembre 1944.Une évocation poignante, parfois insoutenable par la barbarie de certaines scènes. L'auteur dresse un inventaire impitoyable (où il ne s'épargne pas non plus lui-même) du peu qui reste dans des conditions extrêmes, des qualités dites «humaines». Journaliste et écrivain prolifique, Béla Zsolt est né à Komárom le 8 janvier 1895. Il étudie à Budapest, puis sert de 1914 à 1918 dans l'armée austro-hongroise sur le front russe, où il est grièvement blessé en 1918. Au retour, il entame une carrière journalistique. Après les épreuves décrites dans Neuf valises, Zsolt et sa femme bénéficient du marchandage de Kasztner avec les nazis et attendent à Bergen-Belsen le train qui les conduira en Suisse. Revenu en Hongrie en 1945, Zsolt participe à la création du Parti Radical, fonde l'hebdomadaire Haladás (Progrès). Entré au Parlement en 1947, il meurt le 6 février 1949.

Traduction : Chantal Philippe
Editeur : Seuil
Prix : 23.00 €
Sorti le : 14/01/2010

samedi 30 janvier 2010

Valami Amerika II (2008) de Gábor Herendi - Cinéma à l'Institut hongrois de Paris le 4 février 2010 à 20 h

En 2002, lors de la sortie de « Valami Amerika », peu de gens connaissait le réalisateur Gábor Herendi, venu du monde de la publicité. Sa comédie légèrement décalé, véritable carton au box-office hongrois, lui a valu une consécration immédiate. Après une incursion dans le drame romantique (Lora, 2007), Herendi renoue avec ses débuts en signant une comédie efficace au rythme effréné.
Entrée : 3/5 €
Institut Hongrois de Paris, 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Tél. : 01 43 26 06 44
Métro: Saint-Sulpice ou Mabillon
Bus: 58, 84, 89
info@instituthongrois.fr
http://www.instituthongrois.fr/

Le déjeuner de François Lenglet : George Soros, le financier qui ne croit pas à la fin de la crise

"A près de 80 ans, le spéculateur repenti n'a rien perdu de son acuité. À l'hôtel Seehof de Davos, il livrait ses analyses sur la conjoncture...
Soros a inventé une théorie qui explique les aberrations que l'on constate sur les marchés. Selon lui, les acteurs s'alimentent mutuellement en illusions qui gagnent en force à mesure qu'elles se transmettent de l'un à l'autre. Illusions d'autant plus séduisantes qu'elles permettent d'encaisser des fortunes, lorsqu'on sait en jouer. Les esprits simples diraient que les financiers sont moutonniers, mais Soros, qui se pique de philosophie, a inventé un nouveau mot pour qualifier le phénomène : la « réflexivité ».

Le coup de maître de ce Hongrois d'origine, qui est arrivé aux États-Unis après la guerre, a été de faire « sauter » le système monétaire européen en 1992, en pariant sur la dévaluation de la livre sterling et de la lire italienne. Un bel exemple de « réflexivité », qui lui aurait rapporté un milliard de dollars au détriment des banques centrales, notamment celle d'Angleterre." Extraits d'un article paru dans latribune.fr

La « question Rom » selon Bajnai

"Dans une interview accordée jeudi au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, le premier ministre hongrois Gordon Bajnai s’est exprimé sur ce qu’il est convenu d’appeler en Hongrie, comme dans le reste de l’Europe, "la question Rom"." La suite de l'article sur hu-lala.org qui souligne à juste titre "Si l’intention est louable, la forme est assez indélicate car elle soulève la question en des termes ethniques. Or, répondre à un défi qui est avant tout social et économique en des termes ethniques est souvent peu productif, voire franchement contre-productif."

vendredi 29 janvier 2010

Gazoduc South Stream: la Russie et la Hongrie créent une coentreprise

"MOSCOU - La Russie et la Hongrie ont créé une coentreprise chargée de construire le tronçon hongrois du gazoduc russe South Stream, concurrent du projet européen Nabucco, ont indiqué vendredi le géant russe Gazprom et la Banque de Développement Hongroise (MFB).

Cette coentreprise, baptisée South Stream Hungary Zrt, est détenue à parité par Gazprom et MFB, et sera chargée de financer, construire et exploiter le gazoduc en Hongrie, expliquent les groupes dans un communiqué conjoint." La suite de l'article sur romandie.com

Ukraine: un député dénonce la politique de discrimination linguistique

"L'Ukraine pratique une politique de discrimination linguistique contre les Ukrainiens parlant le russe, le hongrois, le roumain et d'autres langues, a déclaré jeudi à Kiev Vadim Kolesnitchenko, député au parlement ukrainien et président de l'ONG "Ukraine russophone". La suite de l'article sur rianovosti

Hongrie : prévision économique revue à la hausse pour 2010

"Le gouvernement hongrois a revu à la hausse son estimation de l'évolution du Produit intérieur brut (PIB) en la ramenant de -0,6% à -0,3% pour 2010, a annoncé jeudi le ministre des Finances.
"Le gouvernement a réduit ses pronostics en terme de récession pour 2010 en modifiant son estimation du PIB de -0,6% à -0,3%", a déclaré Peter Oszko devant des journalistes à Budapest.
"La modification vient de la hausse des exportations, plus importantes que prévues, +5,5% au lieu de +3,0%.", a ajouté M. Oszko." La suite de l'article sur lesechos.fr

jeudi 28 janvier 2010

Hongrie dirait oui à l'euro dans 4 ans

"La Hongrie pourrait adopter l'euro d'ici quatre ans, estime le Premier ministre socialiste hongrois Gordon Bajnai, dans une interview publiée jeudi par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. "La Hongrie a besoin de l'euro aussi vite que possible", affirme M. Bajnai, ancien ministre de l'Economie, nommé Premier ministre en avril 2009 mais pour un an seulement car il ne se présente pas aux élections législatives d'avril." La suite de l'article sur Le Figaro.fr

mercredi 27 janvier 2010

Vidámpark fermé pour toujours ?

"Le parc d'attractions hongrois Vidámpark, situé à Budapest, pourrait ne pas rouvrir ses portes. Il connait en effet des difficultés financières.

Selon le Budapest Business Journal, il pourrait ne pas y avoir de saison 2010 pour Vidámpark car le parc n'est pas en mesure de continuer à payer ses employés, devant faire face à un déficit de 70 millions de forints (soit 258.000 euros)." Lire l'article complet sur parcplaza.net

Triste nouvelle... Tous les enfants (ou anciens enfants) de Budapest auront un petit pincement au cœur en se souvenant de leurs émotions, rires et frayeurs liés à ce parc. Espérons que le parc sera sauvé, ne serait-ce qu'au titre de la préservation du patrimoine culturel.

Lire aussi l'article sur podcastjournal.net

mardi 26 janvier 2010

Kristina Rady sur le blog d'Éva Almassy

"Que deviennent les petites filles ? Dans mon livre, j'ai cité Henry James : tels des « agneaux avec un ruban autour du cou » (et cette image même me fait mal à l'instant, Kristina est née comme ça, avec le cordon ombilical enroulé) « qu'attendent les grands abattoirs de la vie ».

Le site hongrois Bookfenc publie « Postface de la traductrice » de Kristina Rady à l'édition hongroise de Persépolis de Marjane Satrapi. En guise d'au revoir, je me fais ici en toute humilité la traductrice de la traductrice." Lire le texte très émouvant de Kristina Rády traduit en français par Éva Almassy publié en 3 parties sur son blog.
Kristina Rady 1
Kristina Rady 2
Kristina Rady 3

Le texte en hongrois sur bookfenc.hu

Kornél Esti de Dezsö Kosztolanyi à l'Institut hongrois de Paris le jeudi 11 février 2010


Jeudi 11 février 2010 à 20 heures, à l’Institut Hongrois (92 rue Bonaparte Paris 6ème), rencontre autour de la nouvelle traduction de « Kornél Esti » de Dezsö Kosztolanyi parue aux éditions CAMBOURAKIS, en présence de Sophie KEPES (traductrice), de Andras KANYADI (maître de conférence à l’INALCO), et de l’éditeur. Des extraits du texte seront lus par Danièle DOUET (comédienne), qui a déjà monté une adaptation d’ « Alouette » au théâtre.

Qu’est-ce que Kornél Esti ? Roman, récit de voyage, biographie ? Rien de tout cela, et tout cela à la fois, s’exclame Kornél Esti dans un savoureux dialogue avec l’auteur qui ouvre le livre. Kornél Esti y est présenté comme une sorte d’alter ego de Kosztolányi, un double fantasque, anarchisant et tentateur…

La présente traduction est la seule disponible conforme à l’oeuvre originale : suite de 18 chapitres titrés et numérotés, le livre ne présente cependant pas une narration linéaire, tout en manifestant une unité évidente de thématiques et de ton : inventant un genre inédit, au croisement de la nouvelle et du roman, Kosztolányi donne forme à un monde, le monde de Kornél Esti.

Pleines de charme, de fantaisie, mais aussi de tendresse et de compassion à l’égard des faiblesses humaines, ces nouvelles promènent le lecteur entre le Budapest des années 20 et les grandes capitales européennes, vers lesquelles on voyage en train, et le mènent aussi vers des destinations plus énigmatiques, comme la « ville des honnêtes gens », où tout le monde ne dit que la vérité… Les rapports ambigus entre le réel, le dit et l’écrit, sont l’une des préoccupations évidentes de Kosztolányi, qui joue avec malice des paradoxes du langage, s’inscrivant ainsi durablement dans la modernité littéraire.

Entrée libre

Palabres centre-européennes mardi 9 février 2010 au Centre tchèque

Le Centre tchèque,
en collaboration avec la Maison de la culture yiddish, la Maison Heinrich Heine,
les Instituts hongrois, slovaque, polonais et roumain, Les Amis du Roi des Aulnes,
sur l’initiative du CIRCE (Centre Interdisciplinaire de Recherches Centre-Européennes)
de l’Université de Paris-Sorbonne et l’Association Adice
vous invitent aux
Palabres centre-européennes
Panorama des livres sur l’Europe centrale
Mardi 9 février 2010 à 19h
au Centre tchèque, 18, rue Bonaparte, Paris 6e, tél : 01.53.73.00 22


Tous les deux mois, auteurs, traducteurs et éditeurs présentent des livres ayant trait à l'Europe centrale

(Autriche, Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, etc.) récemment parus en français.

Séance animée par Clara Royer,

Spécialiste de littératures hongroise et centre-européenne, chercheuse au CIRCE


Domaine polonais

Henryk Grynberg, Victoire - Précédé de La Guerre des Juifs, traduit du polonais par Laurence Dyèvre, Folies d’Encre, 2009. Présenté par Maougocha Smorag-Goldberg, spécialiste de la littérature polonaise (Paris-Sorbonne).

Domaine hongrois

Dezső Kosztolányi, Kornél Esti, traduit du hongrois par Sophie Képès, éd. Cambourakis, 2010. Présenté par la traductrice.

Un peu de littérature enfantine, aux éditions MeMo :

  • Janusz Stanny, Le Petit Monde du peintre roux, traduit du polonais par Malgorzata Smorag, 2007.

  • Josef Čapek, Histoires de Chien et de Chat, traduit du tchèque par Xavier Galmiche, MeMo, 2008.

  • Wiktor Woroszylski, Petit Mammouth, illustré par Jozef Wilkon, traduit du polonais par Malgorzata Smorag, 2008.

  • Josef Brukner, Tony casse-cou, illustré par Josef Lada, traduit du tchèque par Xavier Galmiche, 2009.

  • Gellu Naum, Voyage avec Apollodore, illustré par Dan Stanciu, traduit du roumain par Sebastian Reichmann, 2009.

Présentés par Christine Morault, éditrice de MeMo.

Domaine roumain

Florina Ilis, La Croisade des enfants, traduit du roumain par Marily Le Nir, éd. des Syrtes, 2010. Présenté par l’auteur elle-même.

Norman Manea, L’Enveloppe noire, traduit du roumain par Marily Le Nir, Seuil, 2010. Présenté par Pierre-Emmanuel Dauzat, écrivain et traducteur.

Organisation : Aurélie Rouget-Garma, Université Paris-Sorbonne et CIRCE,

Coordination : Malgorzata Smorag-Goldberg, Université Paris-Sorbonne et CIRCE,


"Urban Rabbits", les étudiants du CNAC à Paris

« Urban Rabbits », lapins urbains, c’est le titre du spectacle de fin d’études de la 21è promotion du Centre National des Arts du Cirque de Châlons en Champagne, à la Villette à Paris jusqu’au 14 février....

Un bon cru que cette bande de 16 acrobates passés véritablement au statut de professionnels avec ce tout premier spectacle hors norme, tout en intelligence et en invention avec des créations d’agrès très poétiques comme la sphère ou la spirale, et des numéros jamais imaginés comme le doublé trampoline et fil de fer. Des artistes qui pendant 3 mois ont travaillé de concert avec leur metteur en scène, le hongrois Arpad Schilling qui pour son premier contact avec le monde de la piste réalise un coup de maître. Ce surdoué de 35 ans, favori des scènes européennes a su prendre le meilleur de ces acrobates, en improvisant beaucoup avec eux et en écrivant le spectacle à partir de leur propres histoires.

"Urban Rabbits", un spectacle sous chapiteau au Parc de la Villette à Paris jusqu’au 14 février avec la 21è promotion du Centre national des Arts du Cirque avant une tournée en France, à Reims les 2,3 et 4 mars, puis en Italie, Hongrie Roumanie et Serbie jusqu’en juillet.

Source france-info.com

La Voïvodine, au cœur de la Serbie européenne

"Début décembre 2009, une nouvelle loi a conféré de nouveaux statuts à la Voïvodine qui définissent l’autonomie de cette province serbe. Un pas de plus vers l’intégration de ce pays à l’Union Européenne.
C'est presque une carte postale d'une Yougoslavie perdue. Au nord de la Serbie, la Voïvodine est l'une des rares régions à avoir eu la chance de ne pas trop faire parler d'elle pendant les guerres fratricides des années 1990. On la montre donc encore comme un petit modèle de multiculturalisme: ses deux millions d'habitants se partagent entre pas moins de 26 groupes ethniques (notamment Serbes, Hongrois, Slovaques et Croates), tandis que la province dispose de 6 langues officielles." La suite de l'article sur le Journal francophone de Budapest du 25 janvier 2010

Holocauste et création cinématographique

Mardi 2 février, 18h00 - 21h30
Institut français de Budapest
Mercredi 3 février, 18h00 - 21h00
Institut français de Budapest
Jeudi 4 février, 18h00 - 21h00
Institut français de Budapest
Lundi 1er février, 19h00 - 21h00
Institut français de Budapest
Lundi 1 février, 19h

Train de vie
(Radu Mihaileanu, 1998, 103’, version française sous-titrée anglais)
Avec Lionel Abelanski, Rufus, Marie-José Nat, Clément Harari.
En 1941, Schlomo, le fou du village, trouve une idée étonnante pour sauver sa communauté de l’invasion nazie : les siens organisent un faux train de déportation, se déguisant en faux nazis et faux déportés.

Mardi 2 février, 18h
Colloque : Enjeux et difficultés liés à la représentation de l’extermination des Juifs d’Europe à travers une œuvre de fiction
Avec la participation de Norbert Engel, inspecteur général des affaires culturelles (Paris), ancien président du groupe d’action international pour la mémoire de la Shoah ; Pierre Kende, membre extérieur de l’Académie hongroise des Sciences et Prof. Szabolcs Szita, historien, directeur de l’Institut de l’Holocauste de Budapest.
Colloque en français et en hongrois avec traduction dans les deux langues.

Mardi 2 février,19h
Un secret
(Claude Miller, 2007, 100’, version française sous-titrée anglais)
Projection et débat avec les intervenants du colloque
L’exploration d’un lourd secret de famille et l’histoire d’une passion, à travers le voyage intérieur de François, un enfant solitaire qui s’invente un frère et imagine le passé de ses parents.

A l’issue de la projection, débat avec la participation de Dr György Fehéri, historien de la littérature, Vera Surányi, spécialiste de cinéma, Dr Katalin Pecsi-Pollner, historienne de la littérature, Prof. Szabolcs Szita, historien, directeur de l’Institut de l’Holocauste de Budapest, Prof. Ferenc Erős, psychologue et Norbert Engel, inspecteur général des affaires culturelles (Paris), ancien président du groupe d’action international pour la mémoire de la Shoah.

Mercredi 3 février, 18h
Tell your children
(András Salamon, 2007, 5’, N&B)
En présence du réalisateur
Grand Prix du court-métrage (Licorne d’Or) au Festival international du film d’Amiens 2008.
La vie d’une petite fille juive, du massacre des habitants de son village, dont elle réchappe par miracle, à sa réaction face aux vexations de jeunes skinheads 60 ans plus tard.

Être sans destin
d’après le roman d’Imre Kertész
(Lajos Koltai, 2006, 135’, version hongroise sous-titrée en anglais)
Avec Péter Fancsikai, Bela Dora, Bálint Péntek
Gyuri Koves est un adolescent de 14 ans. Un jour de 1944, près de Budapest, il est arrêté par un policier hongrois. Après une longue attente, il est emmené vers une destination encore inconnue qu’il a du mal à prononcer : Auschwitz-Birkenau.

A l’issue des projections, débat avec Dr György Vári historien de la littérature, Prof Frank Stern, Université de Vienne et Norbert Engel, inspecteur général des affaires culturelles (Paris), ancien président du groupe d’action international pour la mémoire de la Shoah.

Jeudi 4 février, 18h
Débat de clôture des journées Holocauste et création cinématographique
Avec la participation de Jacques Fredj, directeur du Mémorial de la Shoah (Paris), Dr Laszlo Harsanyi, directeur du Centre du Mémorial de l’Holocauste, Norbert Engel, inspecteur général des affaires culturelles (Paris), ancien président du groupe d’action international pour la mémoire de la Shoah, et Prof. Agnes Heller, philosophe
Colloque en français et en hongrois avec traduction dans les deux langues.

Jeudi 4 février, 19h00
Méphisto
(István Szabó, 1981, 138’, version hongroise sous-titrée en anglais)
Avec la participation exceptionnelle de István Szabó qui introduit son film.
Adapté du roman éponyme de Klaus Mann écrit en 1936, Méphisto pose le problème de la responsabilité individuelle face au pouvoir totalitaire. Ce film remporte de nombreuses récompenses dont l’Oscar du meilleur film étranger et le Prix du scénario au Festival de Cannes en 1981.
Source : Institut français de Budapest

Manque d’hospitalité : l'intégration des étrangers en Hongrie

"Seuls quelque 180.000 étrangers vivent en Hongrie mais, selon deux récents sondages, la tolérance à leur égard ne va pas de soi pour les Hongrois.

«La voie est libre. Tout le monde peut entrer, peu importe qu’il soit noir ou jaune», telles sont les paroles de la nouvelle chanson des immigrants, Bevándorló szong. Cette vidéo promotionnelle, qui fait partie de la campagne, financée par l’Union Européenne, pour l’intégration des étrangers en Hongrie, n’a pas visiblement convaincu. Peu après la diffusion du film sur YouTube, une centaine de commentaires indiquaient être défavorables au message de la chanson." La suite de l'article sur le Journal francophone de Budapest du 25 janvier 2010

lundi 25 janvier 2010

Concours « Contact prompt »

Appel à concours lancé conjointement par le département Intermédia de l’Université des Beaux-Arts de Budapest, l’Institut hongrois de Paris et par l’Institut français de Budapest.

L’objet

A la demande de l’Institut hongrois de Paris et de l’Institut français de Budapest, l’Université des Beaux-Arts de Budapest lance un concours qui arrive à échéance le 15 février 2010 pour la réalisation d’une installation spécifique reliant en permanence et en temps réel les espaces des deux institutions. La gestion du concours est confiée à l’Université des Beaux-Arts de Budapest, la réalisation de l’œuvre retenue s’effectuera avec l’aide de la Fondation C3 et l’Institut hongrois de Paris assure le financement du projet (frais de réalisation, d’hébergement et de voyage). Les dossiers de candidature doivent être envoyés en format PDF ou sous forme de liens à l’adresse contactpromte@c3.hu avec la mention « Paris-Budapest ». Les projets seront évalués par des professeurs du département Intermédia de la MKE et par des représentants des deux instituts culturels.

Le projet sélectionné sera réalisé au cours du premier trimestre 2010. L’œuvre doit rester en place pendant au minimum 3 mois et au maximum 1 an.

L’objectif

Instaurer un dialogue culturel entre les deux villes, entre les deux instituts en réalisant un projet interactif reliant en temps réel les visiteurs des deux établissements. Malgré la distance qui les séparent, l’Institut français de Budapest et l’Institut hongrois de Paris mènent des activités similaires et s’adressent souvent au même type de public. Les concepteurs du concours souhaitent que les candidats s’inspirent de ce constat pour mettre en œuvre leur création. L’objectif est de franchir la distance et les barrières linguistiques en créant une communication entre les visiteurs des deux instituts physiquement éloignés.
L’emplacement prévu pour l’œuvre est identique dans les deux instituts ; le lieu d’exposition sera reparti entre les 3 espaces suivants : le périmètre situé entre la porte d’entrée et l’accueil, la cage d’escalier entre le rez-de-chaussée et le premier étage et l’ascenseur. Les photos et les plans de ces espaces sont joints dans les annexes.

Les postulants sont priés d’examiner les questions suivantes

  • comment intégrer l’œuvre à la vie des instituts
  • comment exploiter les différences linguistiques et les particularités des relations franco-hongroises

Le candidat retenu aura l’opportunité de

  • voire son exposition réalisée avec le soutien de la Fondation C3, son exposition
  • de bénéficier de la publicité figurant dans les publications des instituts (programme imprimé, newsletter, site web, communiqué de presse)

Le budget consacré à la réalisation et à l’installation de l’œuvre (pour les deux sites) est de 4000 euros. Cette somme couvre les matériaux et les dispositifs nécessaires, les droits d’auteur éventuels, les honoraires, les frais d’entretien et toute autre dépense à l’exception des frais de connexion internet et de logement (maximum 14 jours pour 3 personnes à Paris ou à Budapest). Ce budget ne peut pas être dépassé.

Le dossier de candidature doit comporter

  • une brève description de l’œuvre à réaliser (maximum 2000 caractères)
  • un projet visuel : photos (au minimum 5, au maximum 10 clichés, format JPG) ou plans (format PDF) en format A4 et de qualité d’impression de 300 DPI ou vidéo/animation de 60 secondes (prise en compte de la disposition des espaces et des paramètres techniques)
  • projet de budget
  • les CV des artistes participants (maximum 1 page format A4 par personne)
  • portfolios des œuvres antérieures (maximum 5)

Le concours est ouvert à tous mais nous privilégierons la candidature des artistes et des étudiants dans le domaine artistique possédant déjà une certaine expérience de ce type de réalisation.
Les projets réalisés dans le cadre d’une collaboration franco-hongroise sont prioritaires !

Délai de remise des candidatures

15 février 2010 à 24h00

Conditions de la remise des dossiers

Les projets d’installation doivent être adressés en format PDF ou sous forme de lien à l’adresse contactpromte@c3.hu avec la mention « Paris-Budapest ».

Législatives : la bataille peut commencer

"Le Président hongrois László Sólyom a annoncé vendredi les dates des élections législatives : les deux tours se dérouleront le 11 puis le 25 avril. Cette annonce donne aussi le départ d’une campagne électorale volontairement écourtée. A trois mois exactement du "verdict", plus rien ne semble pouvoir empêcher la FIDESz de s’emparer du pouvoir." La suite de l'article sur hu-lala.org du 25 janvier 2010

samedi 23 janvier 2010

Pécs manque encore de culture

"Capitale européenne de la culture aux côtés d’Istanbul et d’Essen, la ville magyare a bien du mal à sortir de l’ombre de Budapest. Le pays serait-il incapable de créer un événement digne d’intéresser l’Europe ?, s’interroge le site d’information Hírszerzö.

"En 2010, la Hongrie a deux capitales", a annoncé le Premier ministre Gordon Bajnai aux 20 000 spectateurs rassemblés sur la place Széchenyi de Pécs, le 10 janvier, sous des huées peu civilisées. Or, même si l’une d’elles est "culturelle", cela ne suffit pas pour que nous ayons le sentiment d’être vraiment européens. Ces dernières années, nous avons malmené le projet qui a perdu sa virginité le jour même de l’annonce de la victoire, quand la municipalité d’alors, flairant la pluie d’argent, a évincé les associations auxquelles la ville devait sa victoire. Malgré cela, Pécs 2010 peut toujours donner une belle saison culturelle et attirer des foules de touristes hongrois et étrangers [350 manifestation sont prévues tout au long de l’année]. Il y a cinq ans, le défi initial était : en Hongrie, peut-on créer, en dehors de la capitale une vie digne de l’attention de l’Europe ? Que cette question ait été le thème principal au moment où onze villes concouraient pour ce titre montre à quel point nous ne sommes pas européens. Dans les régions plus favorisées du continent, personne n’aurait eu l’idée de proposer une capitale, puisque le but de l’opération est précisément le développement régional et la décentralisation." La suite sur presseurop.eu

La petite histoire de Loczy

"C'est à Emmi Pikler, une pédiatre hongroise du siècle dernier, que l'on doit la création de l'orphelinat de Loczy, à la philosophie si avant-gardiste: être au service du développement autonome de l'enfant.

Formée à Vienne dans les années 20, Emmi Pikler revient à Budapest avec l'idée de créer un monde meilleur. «On sortait de la Première Guerre, une ignoble boucherie, et il y avait ce sentiment du: «plus jamais ça, créons un monde meilleur»», explique le réalisateur Bernard Martino. Bien avant Dolto, Winnicott ou Brazelton, donc, Pikler part du postulat que l'enfant est une personne qui mérite le respect, et à qui il faut aussi laisser faire son travail d'enfant: découvrir le monde. Après la Seconde Guerre mondiale, en 1947, elle fonde un orphelinat guidé par ce principe." La suite sur cyberpresse.ca
Voir aussi L’Association Pikler Lóczy - France