jeudi 2 août 2018

Maria Schmidt : « L’Union européenne veut briser notre identité au nom de la démocratie »

"Alors que les leaders occidentaux contestent la politique autoritaire de Victor Orban, l’historienne et ex-conseillère du premier ministre hongrois, qui s’exprime dans une tribune au « Monde », voit dans la démocratie libérale européenne une « tentative d’ingérence étrangère ».
[Peu connue à l’étranger, l’historienne hongroise Maria Schmidt est pourtant l’une des intellectuelles les plus influentes de son pays. Elle est notamment l’inspiratrice et la directrice  d’un des monuments les plus visités de Budapest : la Maison de la terreur, cet ancien siège des Croix fléchées, parti fasciste pro-nazi, puis de la police politique communiste, transformé en musée en 2000 sous le premier gouvernement de Viktor Orban. Une mise en scène tape-à-l’œil y fait passer aux visiteurs un unique message : la Hongrie a été au XXesiècle sous le joug de deux totalitarismes comparables : le fascisme et le communisme.
Ce musée est ce qui résume le mieux l’œuvre de cette femme de 65 ans, farouche adversaire du libéralisme européen : l’utilisation de l’histoire à des fins politiques. Chargée en 2016 de diriger les commémorations du soulèvement de 1956, Maria Schmidt résume celui-ci à un vaste mouvement populaire, passant sous silence le rôle du premier ministre d’alors Imre Nagy, et plus largement des intellectuels hongrois qui avaient conçu et pris part à cette révolution.
Perçue par certains Hongrois comme encore plus idéologue que Viktor Orban dont elle a été la conseillère de 1998 à 2002, Maria Schmidt est une des figures marquantes de la « démocratie illibérale », un mouvement qui dépasse évidemment les frontières hongroises et dont en France, Chantal Delsol est l’un des principaux relais.]" La suite sur lemonde.fr (article payant)

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