mercredi 28 août 2013

L’agriculture et l'industrie comme moteurs de la croissance économique

Communiqué de l'Ambassade de Hongrie en France

Très peu de pays seraient capables de « se libérer » eux-mêmes de l'assistance du Fonds monétaire international comme l’a fait la Hongrie, et ce, sans souscrire à un nouvel emprunt. C’est ce qu’a affirmé le ministre hongrois de l’Economie nationale Mihály Varga à Szentendre à l’occasion d’un événement organisé par la Fondation Rákóczi.
D’après le ministre, l’agriculture et l’industrie devraient devenir les principaux secteurs de l’économie dans les années à venir. Il a également estimé que si le déficit budgétaire de la Hongrie tombait en-dessous des 3 % et que sa croissance économique atteignait un niveau optimal au-dessus de 1,5-2 %, le pays serait progressivement en mesure, étape par étape, de sortir du piège de la dette. Mihály Varga a ainsi fait référence à la Corée du Sud et Taiwan dans les années 1950 – lesquels sont parvenus, malgré leur profond endettement, à redresser leur économie.
Le ministre a par ailleurs insisté sur l’importance de la poursuite de la politique d’ouverture de la Hongrie vers l’Est, considérant que la mise en œuvre de ce programme nécessitait des relations économiques plus étroites avec les pays arabes, la Chine et la Russie.
Au cours des dernières années, une partie des ressources européennes allouées à la Hongrie (environ 7000-8000 milliards de forints) a été insuffisamment utilisée, a noté le ministre, ajoutant que des sommes conséquentes ont été investies dans des projets de prestige inutiles. Afin d'éviter que cela se reproduise et de garantir la meilleure utilisation possible des fonds de l’Union européenne, il est prévu que ces derniers ne soient plus centralisés mais sous la responsabilité de quatre ministères.
Concernant le renforcement de la défense des intérêts hongrois au sein de l’Union européenne, Mihály Varga a également souligné  l’importance de la coopération entre les pays du groupe de Visegrád. Rappelant que la population des quatre pays du groupe  –  la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et la Hongrie  –  totalisait 63 millions de personnes, le ministre a déclaré que de bons résultats avaient été obtenus entre les partenaires sur plusieurs questions agricoles.

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